27/10/2014

BURNT GRASS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR RAY WONG

 

BURNT GRASS

 

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Résumé :Un couple découvre quelque chose de bizarre au fond de son jardin qui duplique la vie organique.

 

Réalisateur: Ray Wong

 

Scénariste: Ray Wong

 

Acteurs: Alex Paxton-Beesley,Christopher Jacot

 

 

Pays :Canada

 

Année : 2014

 

Durée: 12 min.

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Critique : 

 

Burnt Grass met en scène un triangle amoureux destructif et original. Sa mise en scène classique et sans fausses notes sert une histoire fantastique mêlant cynisme et jalousie avec une touche de second degré. Un mélange bien dosé qui fait mouche. Le réalisateur en quelques minutes parvient a planter le décors. Un couple pas très folichon est soumis a un fait surnaturel: au fond de leur jardin une petite parcelle de gazon brûlé multiplie les êtres vivants qui y mettent les pieds. La tentation sera trop forte pour la femme, qui ne pourra s’empêcher de tester sur elle le dédoublement. Une action qui aura un effet désastreux sur le couple.  

Formellement, le réalisateur manie à la perfection les ellipses, évitant les longueurs indésirables et favorisant intelligemment le hors champ . Telle une bande dessinée, les images montrées à l'écran servent entièrement l'histoire: pas de superflu ni de remplissage indésirables. Les plans ainsi que l'atmosphère travaillés donnent aux acteurs la possibilité de développer leurs jeux qui, soit dit en passant, sont très bons autant dans le verbal que dans le non verbal. Bref, Burnt Grass est un court fantastique génialement interprété et mis en images.

 

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Note : 17/20

 

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Interview de Ray Wong (le réalisateur et scénariste)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Ray Wong : Je suis un réalisateur canadien qui a travaillé dans la publicité,les clips vidéos et les émissions télé. J'ai toujours voulu raconter une histoire basée sur les personnages avec une touche de fantastique/SF ou du moins dont les éléments surnaturels sont le catalyseur qui conduit au drame humain.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Ray Wong : Je ne m'en rappèle pas. Peut-être Prometheus, pas spécialement pour le film en lui-même mais plutôt pour la manière dont les spectateurs y ont réagi. Pour moi il s'agit d'un film de sf tellement engagé et solide que je ne peux comprendre toute la haine qu'il a suscité. J'attends avec impatience d'être surpris par Inherent Vice de Paul Thomas Anderson et Interstellar de Christopher Nolan. J'en attends beaucoup. Ne me décevez pas les gars.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

 

Ray Wong : Il y a beaucoup de demande pour les films de genre. Ces films qui sont habituellement relégués à un public spécifique sont en train de devenir mainstream, et la norme pour un large public qui est à la recherche d'histoires uniques et de sensations fortes. C'est peut-être pour cela que la production Marvel "geek-chic" a explosé. C'est devenu cool de dire que l'on aime les films de genre. Comme le public devient de plus en plus exigeant, il y a un appétit grandissant pour les surprises originales. L'horreur, le fantastique et les thrillers semblent être ceux qui sont à même de repousser les limites. 

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet de Burnt Grass?

 

Ray Wong : C'est dure de répondre exactement. J'étais en train de nager dans une piscine quand l'idée m'est venue. En fait beaucoup de mes idées viennent quand je fais des longueurs. Il suffit de se perdre dans ses idées sans faire attention au reste. Je sortais à ce moment là avec une fille qui avait une soeur jumelle. J'avais toujours peur de les confondre toutes les deux. C'est certainement de là que l'idée de base m'est venue. 

 

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Burnt Grass en 5 mots ?

 

Ray Wong : Les obsessions d'un couple avec duplication = désastre.(Couple’s Obsession with Replication = Disaster)

 

 

Fantasticmovies: Burnt Grass est vraiment très beau à regarder et le travail du son est très bien. Etait-ce un long travail en post-production?

 

Ray Wong : Merci. J'ai passé beaucoup de temps en post-production, simplement en recomposant l'histoire lors du montage. C'est toujours un vrai challenge de composer avec ce que vous avez et ce que vous attendez parce que souvent certaine choses prennent forme lors du tournage. L'histoire est restée relativement la même. La chose la plus amusante fut le travail du son et de la musique en accord avec les performances et les décisions qui ont été prises lors du tournage. 

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Ray Wong : Nous étions 20 personnes entassées dans une petite maison pleine à craquer.Nous ne pouvions nous offrir uniquement 2 jours de tournages. Nous devions faire vite. Nous ne pouvions faire qu'une ou deux prises par plans. Il faut donc croire en votre casting et en votre équipe. Même les deux chiens ( qui, soit dit en passant, ont obtenu le plus d'attention) ont fait ce qu'il fallait en une ou deux prises. J'étais vraiment inquiet à propos des chiens.

 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Ray Wong : Habituellement, après chaque projet, je retourne dans ma cave pour écrire. Je fais cela jusqu'à obtenir quelque chose d'excitant. Puis je rassemble l'équipe à nouveau. Pour l'instant, je travaille avec un ami pour faire de Burnt Grass un long. Nous avons une bonne histoire. Je croise les doigts pour revoir la lumière du jour

 

 

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Ray Wong : Avec Burnt Grass, nous espérons avoir fait un film bizarre, sombre et qui fait réfléchir. 

 

 

 

 

 

 

27/09/2014

TIME LAPSE: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR ,BRADLEY KING ET DU CO-SCéNARISTE ,B.P. COOPER

 

TIME LAPSE

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Résumé :Trois amis découvrent une mystérieuse machine qui prend des photos vingt-quatre heures dans le futur.

 

Réalisateur: Bradley King

 

Scénariste: Bradley King,B.P. Cooper

 

Acteurs:Danielle Panabaker,Matt O’Leary, George Finn, John Rhys-Davies,Amin Joseph,Jason Spisak,David Figlioli,Sharon Maughan,Judith Drake

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 104min.

 

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Critique : 

 

Un presque huis clos, une machine à l’allure steampunk,des polaroids, et trois personnages principaux. Le décor est planté pour un thriller de SF intelligent avec en toile de fond, le voyage dans le temps. Vous êtes sceptiques? C’est tout à fait normal. De nombreux films se sont cassés les bobines en se frottant au paradoxe spatio-temporel. Time Lapse (sans spoiler l’intrigue) évite soigneusement de tomber dans les pièges de ce sous-genre. Tout dans le film est cadré et cadenassé, le voyage dans le temps étant un outil narratif et non une fin en soi.Le réalisateur, Bradley King, et le co-scénariste,B.P. Cooper, contournent le paradoxe temporel en figeant le futur grâce aux actes intentionnels de leurs trois personnages principaux. Trois potes découvrent que leur voisin est décédé. Dans une pièce de son appartement se trouve une machine braquée sur la fenêtre de leur salon qui prend des polaroids du futur. Ils s’efforceront de ne pas perturber cet avenir sur papier en calquant leurs comportements sur ce que leur montrent les photos.

Superbement mis en images, Time Lapse bénéficie d’une photographie classieuse magnifiant son aspect intimiste. Le récit à twists sans fausses notes tient parfaitement la route. Le scénario en béton armé multiplie les rebondissement pour aboutir à un retournement final joliment amené. Aidée par des acteurs franchement convaincants, la mise en scène est réussie.

Bref, Time Lapse est une petite pépite bien écrite qui manie à la fois les codes du thriller à twists et le voyage dans le temps. A voir.

 

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Production:Uncooperative Pictures, Veritas Production

 

Note : 18/20

 

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Interview de Bradley King (réalisateur et scénariste) et de B.P. Cooper (scénariste et producteur) 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Bradley King: Je m'appelle Bradley King, je suis le réalisateur et co-scénariste de Time Lapse

 

B.P.Cooper: Je suis BP Cooper, le co-scénariste et producteur de Time Lapse.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Bradley King: Honnêtement, le dernier film qui m'a vraiment surpris fut "Les Gardiens De La Galaxie". Le trailer ne me disait rien, je ne connaissais pas les personnages et j'étais quelque peu inquiet que Marvel tombe dans le piège de penser qu'ils pouvaient faire n'importe quoi au cinéma des comics dont ils étaient propriétaires et que quoiqu'il arrive, les gens viendraient en masse les voir.Inutile de dire que j'ai été agréablement surpris. C'était très divertissant.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord. On l'a vu ensemble et en avions la même appréhension avant de le voir.A peine sortis de la salle, nous nous sommes dit que nous devions le revoir le plus vite possible.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Bradley King: Mes sentiments sont partagés à propose de l’état du cinéma de genre aux Etats-Unis. D’une part le nombre de réalisateurs indépendant oeuvrant dans le genre augmente et cela apporte son lot de belles surprises.D’autre part, les studios semblent prendre de moins en moins de risques, produisent donc moins de films et s’appuient trop sur les remakes,suites et reboots. Parfois ça marche, mais c’est très souvent horrible.

 

B.P.Cooper: Je suis très content de voir que les films de genre ont commencé à gagner un certain respect et ce de façon beaucoup plus large. Internet, en est la raison principale.Nous pouvons voir des films de n’importe quelle période et de n’importe quel pays en appuyant sur un bouton.Le jeunes découvrent les vieux films cultes et les personnes plus âgées, découvrent des films réalisés par des cinéastes étrangers dont ils ignoraient l’existence. Ca crée une nouvelle mane de fans. Le côté négatif de cela c’est qu’il y a trop de merdes et qu’il faut passer au crible la production pour trouver des joyaux, bien plus qu’avant. Mais ça ne me dérange pas.

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

B.P.Cooper: Les histoires passionnantes. C’est une réponse assez vague et large, je l’admets mais mes influences en terme de genre et de réalisateurs vont dans tous les sens. Imaginez la diversité de migrants à Ellis Island (l’endroit où débarquèrent les migrants pour les Etats Unis ndr) en 1900, ça décrit assez bien mes gouts cinématographiques. Un melting-pot total. Cependant, les films qui ont directement influencés Time Lapse sont :Shallow Grave, Rear Window, Primer, Bound, Time Crimes…

 

Bradley King: J’ai grandit dans les années 80, certains réalisateurs à cette époque m’ont marqués: Lucas, Spielberg, Coppola, Kurosawa, Sergio Leone. Puis, au collège, j’ai commencé à vraiment étudier Hitchcock. Je ne regardais rien d’autre. J’ai été aussi très influencé par les compositeurs. J’ai tendance à mettre des musiques de film quand j’écris. Carter Burwell ou Bernard Herrmann ont certainement influencé quelques twists du film que nous avons écrits.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Time Lapse en 5 mots ?

 

Bradley King: Suspense, passionnant, science-fiction ... film. Yep, je suis vraiment créatif là.

 

B.P.Cooper: Cent trois minutes (One Hundred And Three Minutes). Ok je suis un âne mais c’est parce que Bradley a piqué toutes les descriptions. Si je devais en ajouter 5 nouvelles, ce serait: intrigant,prémisses ,fin à réflexion.

 

 

Fantasticmovies : Time Lapse est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Bradley King: Merci pour les compliments. Le directeur photo, Jonathan Wenstrup, en est pour beaucoup concernant l'esthétique du film. Nous avons aussi eu la chance de travailler avec des équipes «  son  » en production et en post-production, très compétentes(Icemen Audio et Juniper Post). Bien que nous avions quelques plans à nettoyer et à truquer en CGI et que nous avons redoubler quelques dialogues, le gros de ce que vous voyez à l'écran, sont les prises faites les jours de production. En grande partie, c'est grace à Cooper que nous avons pu le faire. En tant que producteur, il nous a concocté un calendrier de tournage confortable de 27 ou 28 jours. Ce qui est beaucoup pour un film indépendant. Cela nous a permis de souffler un peu. Quand vous n'êtes pas trop pressé, vous faites moins d'erreurs et tous les artistes impliqués dans le projet ont plus de temps pour réfléchir à leurs choix.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord avec tout ce que Bradley vient de dire,  plus spécialement, la partie élogieuse à mon sujet.

 

Fantasticmovies:Time Lapse est un thriller spatio-temporel et il ne tombe pas dans le piège du paradoxe temporel. Comment avez-vous construit le scripte?

 

B.P.Cooper: Nous avons fait de notre mieux pour éviter les pièges du paradoxe temporel. Avoir vu presque tous les films de voyage dans le temps, ça aide.Comme personne n’a encore voyagé dans le temps physiquement,je pense que nous aurions eu un défi encore plus grand si nous avions dû composer avec cela.En ce qui concerne la façon dont nous avons construit le script, je laisse l’explication à Bradley.

Bradley King: Notre processus d'écriture commence avec des notes accrochées au mur.Pour Time Lapse, nous avions besoin de beaucoup de polaroïdes collés au mur représentant le fil de l’histoire et illustrant les liens de causalités entre les lignes temporelles. Cette organisation visuelle, nous a permis d’éviter de trébucher ou de s’engluer dans des paradoxes inexplicables. Nous voulions que le film ait une logique cohérente, ne laissant aucunes questions sans réponses. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous de l’excellent casting et de l’arrivée de John Rhys-Davies, sur le projet.

 

Bradley King: Il a été génial de travailler avec les acteurs du film. Ca a été éclatant de travailler avec Danielle Panabaker après l’avoir vue dans Girls Against Boys au SXSW cette année. George et Matt ont été castés, nous avons eu de la chance de travailler avec eux. J’étais très excité de travailler avec Sharon Maughan, je la connaissait  via son travail dans The Bank Job.Jason Spisak, en fait, je l’ai connu en jouant au jeu vidéo Fallout: New Vegas, il y a apporté sa voix. Et oui, John Rhys-Davies était de la partie. Hélas sa scène principale a été coupée au montage durant la post -production. Ca a été un véritable honneur et une joie immense de travailler avec lui. C’est sûr vous verrez sa scène dans les bonus du film. C’était un flashback dans lequel on voit comment Mr. Bezzerides découvre pour la première fois « la photo ». Durant la projection test, nous avons réalisé que :A) les informations étaient déjà présentent autre-part dans le film, B) la scène ralentit le rythme là où il doit accélérer. Cependant, ça a été génial de l’avoir dans les brefs caméos et je voudrais intensément retravailler avec lui.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

B.P.Cooper: Voici quelques personnes réelles qui se sont invitées sur le tournage: des ivrognes,des voleurs,des flashers, des flics,….tout ça la première semaine.

 

Bradley King: Il y a eu un incendie dans le building à côté de l’appartement dans lequel nous tournions. Les pompiers et les électriciens ont pris des tuyaux de notre plateau pour l’éteindre. Le complexe d’appartements abandonnés dans lequel nous tournions avait des problèmes de plomberie. Nous avons commencé avec 14 salles de bain en fonctionnement, pour finir avec une seule. 50 ou 60 personnes devaient utiliser la même salle de bain, 12 heures par jour. Je ne sais pas quel a été le budget plomberie pour réparer les désagréments mais ça a dû être cher.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Time Lapse.

 

Bradley King: Hélas, comme nous sommes toujours dans le processus de vente du film, nous ne pouvons pas trop parler du budget. La blague cliché veut que le film a coûté moins qu’Avatar mais plus que Primer.  Le film a beaucoup moins couté que ce que l’on peut penser en voyant le film. Les artistes et les producteurs ont réussi à étirer le budget beaucoup plus que je ne l'aurais cru possible.

 

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

B.P.Cooper: Nous avons appris assez tot que c’était mieux d’utiliser du vrai sang. Le B négatif est celui qui a la meilleure viscosité mais est très rare. Heureusement j’ai ce type de sang. J’en ai donné quelques pintes.

 

Bradley King:(rire) Je ne connais pas bien la recette . C’était une création des maquilleurs. J’ai une bonne anecdote à ce propos. Danielle Panabaker devait se faire asperger sur la figure avec du faux sang. Elle portait des lentilles de contacte, nous ne devions ne pas en mettre dans ses yeux , et il fallait beaucoup de temps pour le lui enlever afin qu’elle ait l’air « normal ». On avait beaucoup de pression surtout que le maquilleur ne pouvait pas être présent. Après que plusieurs aient essayer, il s’avérait que j’étais le meilleur à l’exercice. Une fois que la caméra s’est mise à tourner, j’ai foiré. J’ai envoyé le sang directement dans ses yeux. Ca a donné une bonne prise et Danielle a été compatissante mais pendant dix secondes j’ai cru que je n’allais plus pouvoir aller déjeuner à Hollywood.

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Bradley King: Cooper et moi, sommes en train d’écrire ce que nous espérons être notre prochain film.  Nous avons ce scripte sur le feu depuis un moment. Nous ne pouvons pas en dire plus pour l’instant. C’est un film de science fiction et de détective.

 

B.P.Cooper: On nous a aussi demandé de travailler sur une version « série » de notre film.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Bradley King: Merci beaucoup pour ces questions perspicaces! La Belgique a une place spéciale dans mon coeur. La première de Time Lapse a eu lieu au BIFFF et ce fut la plus magique des premières mondiales qu’un réalisateur peut espérer. J’attends avec impatience d’y revenir avec notre prochain film, et pouvoir répondre à d’autres chouettes interviews comme celle-ci.

 

B.P.Cooper: Merci à tous ceux qui prendront le temps de lire ceci. Dès que le film est dispo dans votre pays, jetez-y un oeil. Vous devriez adorer.