04/02/2015

DEADLY REVISIONS: CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR: GERGORY BLAIR

 

DEADLY REVISIONS

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Résumé : Grafton Torn, un grand écrivain de romans d’horreur, se réveille à l'hôpital partiellement amnésique. Son meilleur ami, l’invite dans sa maison de campagne afin qu’il se repose et essaye de retrouver la mémoire. Il va suivre une psychothérapie pour l’aider à affronter et comprendre ses cauchemars. Hélas pour lui, la réalité et ses délires ne vont plus faire qu’un.

Réalisateur: Gregory Blair

 

Scénariste: Gregory Blair

 

Acteurs: Bill Oberst Jr., Mikhail Blokh,Cindy Merrill,Lise Hart,Gregory Blair,Ronny Coleman,Shaun Gerardo,Dawna Lee Heising,Josh Patterson

Pays : Etats-Unis

Année :2013

Durée: 95 min.

Production: PIX/SEE Productions,Good Kids Productions

 

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Critique :

Suite à une chute dans les escaliers qui a entraîné un court coma,Grafton( joué par l'excellent Bill Oberst Jr), se réveille dans son lit d'hôpital totalement désorienté et amnésique. Son pote, lui propose de passer sa convalescence dans la maison de campagne familiale. Petit à petit des bribes de souvenirs vont refaire surface et le rendre complètement fou.

Thriller psychologique à la lisière du fantastique, Deadly Revisions s'amuse à jouer avec son intrigue, menant ses spectateurs sur de nombreuses fausses pistes. Comme dans Nightmare On Elm Street, la désorientation est de mise et l'on ne distingue plus le réel de l'imaginaire torturé du personnage principal. Le réalisateur,Gregory Blair, a soigné sa mise en scène, offrant un spectacle visuellement travaillé, sans jouer la surenchère d'effets pompeux. Deadly Revisions est sobre et focalise toute son énergie sur la psychologie dérangée de son personnage principal. On peut regretter néanmoins des scènes de dialogues redondantes, une disparité qualitative de jeu entre les différents acteurs et un climax en rupture de ton qui annihile toute la tension amenée graduellement par le métrage.

Bref, Deadly Revisions est un thriller psychologique honnête dont la progression de l’intrigue mène le spectateur dans “un faux semblant “ efficacement surprenant.

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Note : 16/20

 

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Interview de Gregory Blair (réalisateur,scénariste et acteur)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

Gregory Blair: Je suis un acteur, écrivain et producteur dans les domaines du cinéma,du théatre et de la télévision. J’écris aussi des fictions en prose, des chansons et de la poésie. Je suis une espèce rare: un natif de l’actuelle Californie du sud.


Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

Gregory Blair: Warm Bodies, que j’ai loué il n’y a pas si longtemps que ça.  Une comédie romantique avec des zombies...qui n’est pas une blague? Et qui fonctionne! Il était génial,inattendu et totalement original.

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

Gregory Blair: Je pense que beaucoup essayent de dépasser les limites dans le bon sens du terme(Warm Bodies en est un bon exemple). Mais il y a aussi des productions ennuyantes et peu originales. Le found footage par exemple est un style qui a été utilisé jusqu’à en avoir la nausée. Toutes ces productions sont molles, sans moyens et peu originales.

Fantasticmovies : Deadly Revisions est beau à regarder et le travail du son est vraiment bon. Etait-ce beaucoup de travail en post-production?

Gregory Blair: Le look du film, on le doit en grande partie à mon directeur photo, Kate Sobo. Je l’ai invitée à rejoindre le projet après avoir vu son travail sur d’autres films. Je savais qu’elle pourrais rendre mon film, le plus beau possible au regard de son budget. Le look du film a été travaillé durant la production. Pour le son, tout le mérite revient à mon compositeur,Andrew Poole Todd et à mon ingénieur du son,Rusty Dunn. Ces deux mecs ont compris instinctivement, la tonalité et la texture que je voulais pour le film. Le son a été travaillé en post-prod.

Fantasticmovies : Deadly Revisions joue avec les attentes du spectateur. Est-ce la réalité ou nous sommes dans l’esprit de Grafton? Le climax est surprenant. Comment avez-vous écrit le scripte, quelle est votre méthode pour écrire?

 

Gregory Blair: J’ai écrit le scénario en fonction de ce que je voulais voir dans le film. Je me suis dit: “ j’écris ou je regarde un film qui se déroule principalement dans un seul lieu, il vaudrait mieux qu’il y ait une tonne de twists afin que l’histoire reste prenante.” J’avais une idée du concept de base, puis j’y ai ajouter les éléments que j’aime dans les films d’horreur: des couloirs glauques, des ombres, des sons mystérieux,... Si ça me fait peur, je l’écris. J’utilise après toutes ces choses pour construire l’histoire. Cela m'amuse que certaines personnes argumentes sur ce qui se passe dans le film. La chose marrante à son propos c’est que l’on peut l’interpréter différemment. A vous de faire vos choix d’interprétation.

Fantasticmovies : Parlez nous du budget du film.

Gregory Blair: J’avais un budget avec un producteur. Quand j’ai changé de producteur, le budget a lui aussi changé. Les choses ont évoluées au fur et à mesure. C’est la nature même de faire des films: les choses changent tout le temps. Ca a été un apprentissage difficile pour moi. Etre producteur a influencé mon écriture, autant que mon jeu d’acteur a influencé ma réalisation.

Fantasticmovies : Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

Gregory Blair: J’ai plusieurs histoires horribles qui me viennent en tête. Nous tournions dans une rue très calme, mais un jour un groupe de jardiniers avec leurs tondeuses à gazon, leurs souffleuses et tout ce qui pouvait faire du bruit ont paradé. Mon directeur de production est sorti,torse nu, leur demander d'arrêter le bruit de temps en temps afin que nous puissions tourner.  Une fois qu’ils étaient partis, il y eu un énorme accident sur l’autoroute proche. Les jardiniers ont alors laissé leur place aux sirène, aux hélicoptères et aux klaxons. Ca aurait pu être marrant si je ne m’étais pas arraché tous les cheveux.

Fantasticmovies : Parlez-nous du casting.

Gregory Blair: J’ai été très chanceux de travailler avec  mes quatre acteurs principaux. Je les admirais ou j’avais travaillé avec eux auparavant.  Je leur ai demandé de travailler sur le projet, leur ai montré mon scripte et ils ont dit “oui”.Bill Oberst, Jr. est un acteur récompensé (je suis fier qu’il ait obtenu deux nouvelles récompenses pour son rôle dans Deadly Revisions). J’avais déjà travaillé avec Cindy Merrill et Mikhail Blokh et vu le travail de Lise Hart et je savais qu’ils seraient parfaits pour leurs rôles. En plus d’être talentueux, ce sont des professionnels aguerris et de gentilles personnes.   

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre film en cinq mots?

Gregory Blair: Résumé: les pensées hantées d’un écrivain sont mortelles (Haunted writer’s visions are deadly)

Avec style: Le thriller psychologique rencontre la romance horrifique (Psychological thriller meets horror valentine)

Fantasticmovies : Quelle est votre recette du faux sang?

Gregory Blair: Vous devez poser la question à mon maquilleur. Je pense que j’ai dû en faire pour le trailer promotionnel. Nous avons utilisé du sirop de maïs, du colorant rouge et du sirop de chocolat.

Fantasticmovies: Des projets futurs?

Gregory Blair: J’en ai plusieurs. Je continue à faire la tournée des festivals avec Deadly Revisions. Je me concentre sur plusieurs projets. D’abord un scripte de film de détective que j’écris pour un producteur qui veut que je joue le rôle principal. Ensuite, une comédie d’horreur que j’écris dans laquelle je voudrais jouer et que je voudrais co-réaliser… si je trouve la bonne poire… je veux dire le bon partenère.

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

Gregory Blair: Je voulais vous remercier pour m’avoir introduit dans l’univers de Fantasticmovies. Je suis honoré d’en faire partie.




 



31/10/2014

ZOMBIE CASSEROLE: CRITIQUE /INTERVIEW DES REALISATEURS

 

ZOMBIE CASSEROLE

 

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Résumé : Les invasions de zombies, c’est du passé. Maintenant les morts vivants essayent de s’intégrer dans la société. Wally est un bigot anti zombies. Il sera obliger de ravaler quelque peu sa haine lors du dîner de famille qui lui réservera une belle surprise.

 

Réalisateurs: Sanj Surati,John Iwasz

 

Scénaristes:Sanj Surati,John Iwasz,Bara Jay Hellman

 

Acteurs:Andrew Prokurat,Bruce Clifford,Dara Swisher Carman,Jesse Gruberg,Baxter Guilfoyle

 

 

Pays :Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 28 min.

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Critique : 

 

Zombie Casserole est l'archétype même du film réalisé par des passionnés avec les moyens du bord.Des effets cheaps, un son en prise directe craspec, de nombreuses erreurs de raccords et un jeu d'acteurs approximatif. On serait vite tenté de passer à autre chose. Mais le film de Sanj Surati et de John Iwasz est, malgré ses maladresses, assez plaisant à suivre. Wally,le personnage principal est un anti zombies notoire. Alors que ceux -ci mènent un combat pour améliorer leur condition, lui les envoie bouler sans ménagement. L'originalité dans la manière dont les zombies sont dépeints, rend le film intéressant. Ces êtres en décomposition sont en fin de compte des citoyens qui demandent une  place dans la société. Zombie Casserole revient donc aux fondamentaux des films de zombies de Romero: la critique sociale.  

L'ensemble s’avère être bien rythmé et sympathique. L'humour à deux balles fonctionne.

Bref, Zombie Casserole est une zombédie imparfaite mais accrocheuse qui a le mérite de proposer un divertissement  fun et original au message anti discrimination. 

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Note : 15/20

 

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Interview de Sanj Surati et de John Iwasz, les co-scénaristes et co-réalisateurs

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Bonjour, nous sommes John Iwasz et Sanj Surati, deux amis qui ont décidé, un jour, en brassant de la bière, de réaliser des courts métrages "tutoriels"avec des zombies  postés sur youtube. Après en avoir réalisés quelques uns (Brewing for Zombies, Grilling for Zombies,First Aid for Zombies et Cocktails for Zombies). Nous nous sommes vraiment amusés. Donc après avoir réussi à acquérir du matériel amateur, on s'est mis à faire des films avec une intrigue, mettant en vedettes d'autres personnes que nous-mêmes.

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oculus, nous l'avons vu car il nous a été recommandé par un ami réalisateur. Il est vraiment bien fait. La juxtaposition des plans avec les mêmes personnages adultes et enfants rendent l'histoire phénoménale. Ca nous a maintenu intéressés et dans l'attente.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Aux Etats-Unis, les films "mainstream" sont une blague. Les studios essayent d'augmenter leurs profits, en produisant des films "sans risques". Nous avons donc droit à un paquet de séquelles et de remakes. La réelle activité cinématographique et la passion se retrouvent dans le cinéma indé. Ayants rencontré d'autres réalisateurs dans des festivals, constatants leurs efforts et l'amour qu'ils mettent dans leurs projets, nous pouvons dire que c'est génial de se retrouver à faire ce genre de films.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons décidé d'écrire un scripte et de voir si nous pouvions convaincre des acteurs et des maquilleurs de rejoindre notre projet. Nous savions que nous n'allions pas écrire un film post-apo. Après plusieurs faux départs,John a proposé que nous fassions quelque chose dans la veine de Devine Qui Vient Diner?( Guess Who’s Coming to Dinner?) avec des zombies. Nous avons écrit notre premier jet et accepté les dures mais justes critiques de nos confrères et amis.En se basant sur ces feedbacks, nous avons réécrit presque 60 pour-cents de l'histoire, et avons construit un scripte qui pouvait être filmé. Nous avons établi un calendrier de tournage pour la mi-novembre. Une dizaine de jours avant le tournage, nous avions réussi à rassembler un casting qui pouvait perdre une semaine.  

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Zombie Casserole en 5 mots ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Les zombies veulent juste un peu de respect. (Zombies just want some respect )

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oui, nous en avons quelques unes. C'était la première fois que nous travaillions avec des personnes que nous ne connaissions pas. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous avions très peur que personne ne vienne à tel point que Sanj était prêt à jouer n'importe quel role y compris les féminins. Heureusement, tout le monde est venu et nous avons passé un excellent tournage.

Nous avons filmé la scène du grand carnage dans laquelle 10 zombies déchiquètent une victime, dans le jardin avant de John. Nous avons stoppé le trafique. Plusieurs fois nous avons dû demander à des voitures de bouger du cadre, car les conducteurs restaient plantés là, à regarder la caméra fixement, fenêtre baissée.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Sanj Surati et John Iwasz: C’est très scientifique. Trois mesures de sirop de maïs pour une mesure d’eau. A cela s’ajoute du colorant alimentaire rouge et de la sauce chocolat. 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous sommes en post-production d’un court qui s’appelle Spammer. Il est inspiré librement de la nouvelle:” L’Affaire Charles Dexter Ward” de H.P. Lovecraft. C’est un récit édifiant sur ceux qui inondent nos adresses email de missives indésirables.

En plus de Spammer, nous travaillons dans des productions d’autres réalisateurs en tant que directeur photo pour John et technicien lumière et capture de son pour Sanj. Le plus abouti est un slasher de noël intitulé Slay Bells, réalisé par Tom Smith. Nous travaillons aussi sur un court surnaturel :”Where Is My Golden Arm ?”.

Depuis la fin de Zombie Casserole, nous nous rebaptisé “For Zombies Productions” en “Small Basket Studios”. Bien que nous aimons l’horreur, changer de nom, nous permet de toucher à d’autres genres. L’année prochaine nous tournerons notre premier drame. C’est un court métrage sur la maladie mentale.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons auto-édité le DVD de Zombie Casserole, il est rempli de bonus (commentaires audio, scènes coupées) que nous rendront disponibles online avant la fin de l’année. Allez jeter un oeil sur le site:http://www.forzombies.net/zombie-casserole-film-release/ pour plus d’infos.

En ayant commencé à filmer à 40 ans, nous avons tous les deux appris que si on a assez de passion et de ténacité, vous pouvez arriver à tout.

Aucuns de nous n’avaient fait une formation classique en cinéma. Nous faisons des films et apprenons de nos nombreuses erreurs.  Cinq ans plutôt, nous n’aurions jamais penser réaliser nos propres films et les éditer en DVD. Nous n’avons jamais laissé le fait que nous ne savions pas ce que nous faisions ni le fait que cela nous dépasse, nous empêcher  d’avancer.

 

 

 

 

 

27/10/2014

BURNT GRASS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR RAY WONG

 

BURNT GRASS

 

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Résumé :Un couple découvre quelque chose de bizarre au fond de son jardin qui duplique la vie organique.

 

Réalisateur: Ray Wong

 

Scénariste: Ray Wong

 

Acteurs: Alex Paxton-Beesley,Christopher Jacot

 

 

Pays :Canada

 

Année : 2014

 

Durée: 12 min.

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Critique : 

 

Burnt Grass met en scène un triangle amoureux destructif et original. Sa mise en scène classique et sans fausses notes sert une histoire fantastique mêlant cynisme et jalousie avec une touche de second degré. Un mélange bien dosé qui fait mouche. Le réalisateur en quelques minutes parvient a planter le décors. Un couple pas très folichon est soumis a un fait surnaturel: au fond de leur jardin une petite parcelle de gazon brûlé multiplie les êtres vivants qui y mettent les pieds. La tentation sera trop forte pour la femme, qui ne pourra s’empêcher de tester sur elle le dédoublement. Une action qui aura un effet désastreux sur le couple.  

Formellement, le réalisateur manie à la perfection les ellipses, évitant les longueurs indésirables et favorisant intelligemment le hors champ . Telle une bande dessinée, les images montrées à l'écran servent entièrement l'histoire: pas de superflu ni de remplissage indésirables. Les plans ainsi que l'atmosphère travaillés donnent aux acteurs la possibilité de développer leurs jeux qui, soit dit en passant, sont très bons autant dans le verbal que dans le non verbal. Bref, Burnt Grass est un court fantastique génialement interprété et mis en images.

 

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Note : 17/20

 

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Interview de Ray Wong (le réalisateur et scénariste)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Ray Wong : Je suis un réalisateur canadien qui a travaillé dans la publicité,les clips vidéos et les émissions télé. J'ai toujours voulu raconter une histoire basée sur les personnages avec une touche de fantastique/SF ou du moins dont les éléments surnaturels sont le catalyseur qui conduit au drame humain.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Ray Wong : Je ne m'en rappèle pas. Peut-être Prometheus, pas spécialement pour le film en lui-même mais plutôt pour la manière dont les spectateurs y ont réagi. Pour moi il s'agit d'un film de sf tellement engagé et solide que je ne peux comprendre toute la haine qu'il a suscité. J'attends avec impatience d'être surpris par Inherent Vice de Paul Thomas Anderson et Interstellar de Christopher Nolan. J'en attends beaucoup. Ne me décevez pas les gars.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

 

Ray Wong : Il y a beaucoup de demande pour les films de genre. Ces films qui sont habituellement relégués à un public spécifique sont en train de devenir mainstream, et la norme pour un large public qui est à la recherche d'histoires uniques et de sensations fortes. C'est peut-être pour cela que la production Marvel "geek-chic" a explosé. C'est devenu cool de dire que l'on aime les films de genre. Comme le public devient de plus en plus exigeant, il y a un appétit grandissant pour les surprises originales. L'horreur, le fantastique et les thrillers semblent être ceux qui sont à même de repousser les limites. 

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet de Burnt Grass?

 

Ray Wong : C'est dure de répondre exactement. J'étais en train de nager dans une piscine quand l'idée m'est venue. En fait beaucoup de mes idées viennent quand je fais des longueurs. Il suffit de se perdre dans ses idées sans faire attention au reste. Je sortais à ce moment là avec une fille qui avait une soeur jumelle. J'avais toujours peur de les confondre toutes les deux. C'est certainement de là que l'idée de base m'est venue. 

 

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Burnt Grass en 5 mots ?

 

Ray Wong : Les obsessions d'un couple avec duplication = désastre.(Couple’s Obsession with Replication = Disaster)

 

 

Fantasticmovies: Burnt Grass est vraiment très beau à regarder et le travail du son est très bien. Etait-ce un long travail en post-production?

 

Ray Wong : Merci. J'ai passé beaucoup de temps en post-production, simplement en recomposant l'histoire lors du montage. C'est toujours un vrai challenge de composer avec ce que vous avez et ce que vous attendez parce que souvent certaine choses prennent forme lors du tournage. L'histoire est restée relativement la même. La chose la plus amusante fut le travail du son et de la musique en accord avec les performances et les décisions qui ont été prises lors du tournage. 

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Ray Wong : Nous étions 20 personnes entassées dans une petite maison pleine à craquer.Nous ne pouvions nous offrir uniquement 2 jours de tournages. Nous devions faire vite. Nous ne pouvions faire qu'une ou deux prises par plans. Il faut donc croire en votre casting et en votre équipe. Même les deux chiens ( qui, soit dit en passant, ont obtenu le plus d'attention) ont fait ce qu'il fallait en une ou deux prises. J'étais vraiment inquiet à propos des chiens.

 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Ray Wong : Habituellement, après chaque projet, je retourne dans ma cave pour écrire. Je fais cela jusqu'à obtenir quelque chose d'excitant. Puis je rassemble l'équipe à nouveau. Pour l'instant, je travaille avec un ami pour faire de Burnt Grass un long. Nous avons une bonne histoire. Je croise les doigts pour revoir la lumière du jour

 

 

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Ray Wong : Avec Burnt Grass, nous espérons avoir fait un film bizarre, sombre et qui fait réfléchir.