22/07/2010

Salvage

Salvage

 

  

 

salvage.jpg

 

 

 

Résumé

 

 

 

Un mystérieux container échoue sur la côte anglaise. Aussitôt, tout un quartier de la petite ville toute proche est mis en quarantaine : tandis que des hélicoptères ne cessent de survoler les lieux, les militaires bouclent les environs et les habitants ne sont plus autorisés à sortir de chez eux. Certains résidents meurent dans d’atroces circonstances. Attaque terroriste ? Contamination nucléaire ? Expérience scientifique qui a mal tournée ? Nul ne sait ce qui est en train de se passer, et tous se barricadent chez eux…

 

 

 

Réalisateur : Lawrence Gough

 

Scénaristes: Lawrence Gough, Colin O'Donnell

 

 

 

Acteurs :

 

Shahid Ahmed, Dean Andrews, Sufian Ashraf, Ben Batt, Linzey Cocker, Shaun Dooley, Trevor Hancock, Kevin Harvey, Paul Howell, Neve McIntosh

 

 

 

 

 

Pays : Angleterre

 

 

 

Durée: 79 min.

 

 

 

Année : 2009

 

 

 

Critiquesalvage 2.jpg

 

S’il vous vient à l’idée de passer vos vacances bien méritées dans un cottage anglais, réfléchissez-y à deux fois. Vous pourriez tomber nez à nez avec un tueur dégénéré façon The Cottage de Paul Andrew Williams ou encore être forcé à rester cloîtré dans votre demeure de location par un groupe de soldats dangereux qui chasse on ne sait quelle menace.

 

Réalisé par Lawrence Gough, Salvage n’a de points communs avec le film de Williams que le lieu d’action et bien sûr son origine anglaise. Un gage de qualité, tant le pays des meatpies a vu émergé ces dernières années des réalisateurs de talent.

 

 Salvage 3.png

 

Salvage, loin d’être original, se montre d’une efficacité fulgurante. Rythme soutenu mais surtout direction d’acteurs impeccable, Lawrence Gough a su tirer le meilleur de ses comédiens. Le spectateur ne peut qu’avoir de l’empathie pour cette mère divorcée, n’ayant qu’un seul but : rejoindre sa fille partie se réfugier chez une voisine de l’autre côté de la rue, après avoir surpris sa mère en plein acte sexuel en compagnie d’un inconnu. Problèmes : le quartier est bouclé par l’armée qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge et pour couronner le tout, une mal invisible hante secteur.

 

 

 

Gough maintient le suspense de son métrage de bout en bout jusqu’à son dénouement final aussi prévisible qu’efficace.

 

Le spectateur bien que omniscient (on reçoit des indices de ce que pourrait-être la menace dès le générique), se prend au jeu des acteurs, qui ne sont pas au courant de ce qui se passe dans leur quartier. Les supputations des protagonistes vont donc bon train et sont en rapport avec la triste actualité de notre vingt et unième siècle : menace terroriste ? Bombe bactériologique ? Une paranoïa collective que Cough met en image de manière naturaliste sans effets de mouvements de caméra tout en suivant de très prêt ses comédiens. Le peu de plans d’ensemble renforce les sentiments de claustrophobie et d’angoisse des personnages.

 

 

 

Le réalisme sobre des effets gores nous fait croire aux blessures.  Ce qui rend Salvage encore plus efficace.

 

 

 

 

 

Bref, Salvage, petit DTV tendu, est à voir.salvage 4.jpg

 

 

 

 

 

Note : 15/20

 

 

 

Bande Annonce


 

 

 

 

 

19:39 Publié dans Survivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ciné, info cine, info cinema, infos, infos cinema, résumé, réalisateur, scénario, critique, salvage, acteurs, horreur, gore |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | Killg

30/07/2008

Diary Of The Dead/La Chronique Des Morts Vivants.

Diary Of The Dead


diary of the dead 1

 

Résumé

 

Des étudiants en cinéma tournent dans une forêt un film d’horreur, quand dans les médias, on annonce que les morts reviennent à la vie.

Jason, le réalisateur, décide alors de prendre sa caméra pour couvrir l’événement.

 

Acteurs principaux 

 

Michelle Morgan: Debra/ Joshua Close: Jason/Amy Ciupak Lalonde: Tracy/Shawn Roberts: Tony/ Joe Dinicol: Eliot

 diary of the dead 4

Critique

 

Le maître des films de zombies, Georges A. Romero, revient  avec un cinquième métrage mettant en scène des morts vivants.

Après La Nuit Des Morts Vivants où le réalisateur mettait les bases d’un nouveau genre, le film de zombies et dénonçait la ségrégation raciale en prenant comme héros un noir américain. Après Zombie où il fustigeait la société de consommation. Après Le Jour Des Morts Vivants, où il montrait une armée décadente. Après Land Of The Dead où il se moquait de la politique sécuritaire anti-terroriste, Romero met en scène ce Diary Of The Dead dans lequel, il s’attaque à la société de l’information.

 diary of the dead 6

Diary Of The Dead, n’est pas une suite à la quadrilogie initiale mais un film à prendre à part. Un métrage indépendant des autres, revenant aux origines de l’invasion des zombies sans pour autant en donner la cause. Nous vivons  cet envahissement à travers ce que vivent une bande de jeunes cinéastes partis tourner un film d’horreur en forêt.

 diary of the dead 3

A l’instar d’un Rec. ou d'un Cloverfield, pour les plus récents, Diary Of The Dead est filmé majoritairement en caméra subjective à une différence près, c’est que Romero utilise ostentatoirement les artifices cinématographiques que sont la musique et le montage pour mettre en boîte son métrage. Le spectateur n’étant pas dupé vu que ce choix artistique est expliqué dès le début du film via le personnage de Debra qui nous dit que ce que l’on voit à l’écran est monté et accompagné de musique.

La camera subjective n’est pas le seul média que Romero utilise pour son Diary Of The Dead. Intelligemment, il monte des images provenant aussi d’un GSM, d’Internet et de caméras vidéo de surveillance.  C’est ainsi que le réalisateur arrive à faire passer son message d’une société submergée de manière anarchique  par l’information instantanée, sans recul, relayée par Internet.

Le personnage de Jason en étant le produit, celui-ci préférant garder à l’épaule sa caméra plutôt que d’aider ses amis à survivre.

 diary of the dead 12

Le jeu des acteurs est assez bon et la chorégraphie des scènes extrêmement bien travaillée.

Les effets gores sont bien rendus et crus.

 

Il est néanmoins à déplorer que le métrage soit dénué de moments de trouilles, ce qui est un comble pour un film d’épouvantes.Romero préfère privilégier le message sous-jacent de son film plutôt que de nous faire peur. 

Diary Of The Dead, film à petit budget, est plus à voir comme un brûlot contre la société de l’information plutôt qu’un film d’horreur foutant les choquotes.

 

Killg

 

Cote : 14/20

 

Bandes annonces

 

 

Encore des photos 

 diary of the dead 5

diary of the dead 7

diary of the dead 8


Site officiel

http://www.bacfilms.com/site/diary/