28/01/2015

I SURVIVED A ZOMBIE HOLOCAUST: CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR

 

I SURVIVED A ZOMBIE HOLOCAUST

 

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Résumé : Wesley,un jeune assistant à tout faire sur un film de zombies, vit un premier jour de tournage d’enfer quand de véritables zombies envahissent le plateau. Qui sont les vrais zombies? Qui sont les figurants? La décapitation est à manier avec précaution.

 

Réalisateur: Guy Pigden

 

Scénariste: Guy Pigden

 

Acteurs:Harley Neville,Jocelyn Christian,Ben Baker,Reanin Johannink,Mike Edward,Andrew Laing,Simon Ward,Mark Neilson,Patrick Davies,Harry Love,Erica Betts,Sean Braid,Janna Cachola,Angela Calteaux,Campbell Cooley

 

Pays : Nouvelle Zélande

 

Année : 2014

 

Durée: 104 min.

 

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Critique : 

 

La mode du zombie ne semble pas se tarir. Preuve en est, le succès fulgurant de la série The Walking Dead et la pléthore de longs et de courts qui sortent le bout de leur pellicule et inondent l'espace restraint audio visuel dédié au fantastique. Dans cette manne de chair en putréfaction, il y a beaucoup de déchets et quelques réussites. Le film de zombies s'est diversifié et a engendré des sous - genres comme la zombédie( contraction de zombie et de comédie) dont I Survived A Zombie Holocaust fait partie. Initiée par le cultissime et jamais égalé, Shaun Of The Dead , la zombédie  tente des réalisateurs et des scénaristes en quête d'originalité et de succès commercial. Hélas, peu sont ceux qui arrivent intelligemment à doser l'humour et l'horreur sans que cela devienne potache.

Il faut donc avouer qu'à la vision d’ I Survived A Zombie Holocaust , on peut être agréablement surpris.

Le film de Guy Pigden bénéficie d'un traitement technique travaillé: belles images, cadrages intelligents, montage millimétrée ( la scène qui met en parallèle un match de rugby avec une poursuite de zombies est tout simplement bluffante), et rythme sans lourdeurs.

Les acteurs donnent vie à des personnages attachants aux répliques absurdes totalement en décalage de ton par rapport à ce qu'ils vivent. Ils forment une bande d'anti-héros qui va braver courageusement les nombreux dangers qu'impliquent leur condition de proies.

Le film s'amuse à détourner joyeusement les codes établis se moquant de lui même et du monde du cinéma. En effet son histoire se déroule lors d'un tournage de film de zombies qui va être attaqué par de vrais morts vivants. Les différents métiers présents sur le set sont caricaturés: un réalisateur mégalo, un premier assistant frustré qui se venge sur les autres, des acteurs “has been” qui ont des exigences de divas, une actrice ratée forcée de faire le ravitaillement, un homme à tout faire humilié, un scénariste effacé, etc.

La mise en abîme fonctionne à merveille et réserve aux spectateurs son lot de quiproquos, de second degré et de clins d'oeil cinéphiles bien sentis.

Bref,  I Survived A Zombie Holocaust, ne se prend pas au sérieux mais propose un spectacle savamment orchestré qui fait mouche instantanément. C’est drôle,malin, attachant et gore. 

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Note : 16/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview du réalisateur : Guy Pigden

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Guy Pigden: Bonjour Fantasticmovies, je m’appelle  Guy Pigden, je suis un cinéphile et un réalisateur. J’ai commencé à faire des films avec mes amis à l’age de 16 ans, ce qui correspond à plus ou moins à la moitié de mon âge actuel et je continue à faire des films avec tous mes amis. Je viens d’apprendre que I Survived A Zombie Holocaust allait être distribué dans le monde entier. Je suis tombé amoureux du cinéma quand mon père m’y a introduit alors que j’étais tout petit avec les romans de science fiction et de fantasy. Ils ont capturé mon imagination et depuis j’ai toujours voulu être un conteur d’histoires. 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Guy Pigden: Le dernier film que j’ai vu et qui m’a le plus surpris était The Tourist Trap , un vieux slasher de 1979 qui est très cool. Le directeur photo de mon nouveau film m’a recommandé Beyond The Black Rainbow. Ce film est impressionnant et surprenant dans tous les sens du terme. Si vous voulez sortir de l’ordinaire, je vous le recommande. C’est un film extraordinairement bizarre et beau.

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Guy Pigden: J’ai envie de dire que je suis influencé par beaucoup de réalisateurs, il est donc compliqué de les citer. George Lucas avec Star Wars fut le premier puis vinrent Peter Jackson, John Carpenter, Sam Raimi, Zemeckis, James Cameron Stanley Kubrick…  La liste est encore longue. Je suis aussi influencé par les dessins animés, les comics, les jeux vidéos,les livres et tout ce qui touche aux années 1980.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Guy Pigden: En général, je trouve qu’il y a beaucoup de chouettes films d’horreur/fantastiques qui sortent pour l’instant. Je pense que nous avons été chanceux de connaître cette renaissance du genre qui date de ces quinze dernières années. En Nouvelle Zélande, il y a malheureusement moins de passion pour ce genre de films. Malgré tout, cette année nous avons quelques belles sorties avec des films comme: Housebound et What We Do In The Shadows. J’aimerais que le genre soit plus apprécié dans mon pays… mais je ne suis pas très objectif.

 

Fantasticmovies:I Survived… est très beau à regarder et le travail su son est excellent. Etait-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Guy Pigden: Merci. Notre directeur photo, Jon Wilson a fait de son mieux pour donner au film son aspect actuel. Notre responsable des couleurs Dave Mclaren a fait de l’excellent boulot, rendant le film plus beau. De même que notre ingénieur du son, Vedat Kiyic, qui a fait attention aux détails, ajoutant au film une nouvelle dimension. Nous avons passé beaucoup de temps en post-production. 

 

Fantasticmovies: La zombédie est en vogue pour le moment pourquoi avoir choisi ce genre? Qu’est-ce qui fait, selon vous, l’originalité de votre film?

 

Guy Pigden: Bien, je pense qu’effectivement il y a beaucoup de zombédies pour le moment . Il n’y en a pas beaucoup qui ont quelque chose de nouveau à proposer. Pour nous l’idées que de vrais zombies attaquant un plateau de tournage d’un film de zombies n’a jamais été fait . Je suis un grand fan des films de genre , j’ai donc essayé de construire un film avec des éléments que je n’avais pas vus avant et je voulais réaliser un film de zombies. J’ai donc travaillé dur pour rendre ce film unique.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir votre film en 5 mots ?

 

Guy Pigden: Marrant,gore,satirique et sincère. Ca n’en fait que quatre.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Guy Pigden: Nous avons passé beaucoup de temps à essayer de produire des effets originaux et intéressants. La plupart de ceux que vous voyez à l’écran, ont été améliorés avec des CGI. Notre superviseur des effets a travaillé avec moi de manière très proche afin que tout semble authentique . 

 

Fantasticmovies: Parlez nous du casting .

 

Guy Pigden: Cela fait quelques années que je travaille avec Harley Neville. Je savais qu’il serait super pour le rôle de Wesley grâce à son talent comique. Idem pour  Jocelyn Christian, qui joue le rôle de Susan. Elle a apporté de la crédibilité et de l’intelligence à son rôle.  C’était une joie de travailler avec Mike Edward  car il a compris le côté archétypal de son rôle et il se moquait de son personnage. Il n’avait pas peur de paraître ridicul  pour l’histoire. Ben Bake est arrivé très tard sur le projet. Il a remplacé un acteur qui a abandonné le projet. Il est l’ancre de tout le film. 

Simon Ward en Richard, est excellent et j’adore le côté “Jack Nicholson “ de la performance d’ Andrew Lain .Mark Neilson (Randy) était très drôle. Je l’ai laissé improvisé prises après prises car toutes les idées avec lesquelles il venait étaient excellentes. Patrick Davies qui joue Greg Winston était tellement drôle, que l’équipe entière riait à presque chacune de ses prises. Reanin Johannink, joue une bimbo blonde, alors que dans la vrai vie, elle est totalement à l’opposé de son personnage. Harry Love qui joue Harold m’a fait penser à Alec Guinness (l’acteur qui a joué le rôle d’Obi Wan Kenobi dans la trilogie originale de Georges Lucas ndr). Il a d’ailleurs joué une scène dans laquelle il est habillé en Obi Wan Kenobi, qui a malheureusement été coupée au montage.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Guy Pigden: Ca a été un tournage très dur. Harley Neville a presque perdu un oeil quand il a reçu en pleine face une caméra qui était positionnée trop près de lui. Nous avons dû aussi retourner la scène la plus compliquée du film (celle qui se déroule la nuit dans un marécage) car nous avions perdu les rushs du tournage. La seconde fois, nous étions au milieu de l’hiver et le marécage était super froid. Mon directeur photo (qui était en hypothermie)a été surpris par une énorme araignée qui se baladait sur ma tête, il est tombé dans l’eau et a nager loin. Il ne savait pas que certaines araignées savent nager. Elle était presque aussi grosse que ma tête. Je déteste aussi ces bestioles, mais heureusement je ne savais pas quelle taille elle avait, jusqu’à ce qu’elle tombe , si non l’entièreté de l’équipe m’aurait entendu crier comme une fillette. Ce marécage a été un test de survie. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget d’I Survived...

 

Guy Pigden: Le budget était très restreint : 250 000 dollars néo zélandais, ce qui vaut à peu près à 130 000 euros. Nous devions donc être très créatifs et travailler dur afin que notre film ait un look de blockbuster. 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Guy Pigden: Nous avons utilisé le sang des membres de l’équipe (rire).

 

Fantasticmovies: A quand une sortie européenne du film?

 

Guy Pigden: Notre agent des ventes,Shoreline, est en pour parler avec des distributeurs. Donc, courant 2015. Gardez un oeil sur notre page facebok:  www.facebook.com/isazh.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Guy Pigden: Oui, je suis en train de monter mon prochain film, Older, qui est un drame romantique. Vous pouvez voir le trailer sur le site: www.oldermovie.com

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Guy Pigden: Si vous aimez les films de Peter Jackson comme Braindead et Bad Taste, vous allez aimer I Survived A Zombie Holocaust.  C’est  l’esprit de ces métrages que nous avons essayé de capturer pour le notre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/11/2014

DEAD KANSAS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

 

DEAD KANSAS

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Résumé : Dans un pays ravagé par les « Infectés »,une jeune fille et son père essayent de survivre. Pendant ce temps, un groupe de dégénérés a comme plan d’enlever la fille pour la vendre au plus offrant. 

 

Réalisateur: Aaron K. Carter

 

Scénaristes: Aaron K. Carter,Nicholas A. DeNicola

 

Acteurs:Erin Miracle,Alexandria Lightford,Aaron Guerrero,Michael Camp,Kevin C. Beardsley,Juliette Danielle,Irwin Keyes,Ben Woolf,Joe McQueen,Anthony Della Catena,Adam Ledezma,Juan Martinez,Jose Blackman Jr.,Darryl Dick,Jorge Barba

 

Pays : Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 64 min.

 

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Critique : 

Dans un monde post apocalyptique se résumant au Kansas, c’est l'hécatombe. Suite à la propagation fulgurante d’ un virus touchant en primeur le sexe faible, l'humanité se retrouve sans boniche procréatrice . Il n'y a plus mémé pour faire la popote, le ménage et perpétuer la race humaine.  

La testostérone  est  donc livrée à elle- même et à ses packs de bière. 

C'est dans ces conditions que doivent survivre un père bigot et sa fille immunisée. Perpétuellement sur le qui vive, ils sont  à  l'affût de la moindre attaque de zombies ou d'affreux métaleux en ruth. Aaron K. Carter met en scène un petit film de zombies (en fait une websérie de cinq épisodes réunis en un métrage) sans prétention et quelque peu bancal. Certes le jeu des acteurs laisse à désirer, les effets sont cheaps, l'histoire est banale et les codes cinématographiques de base, pas toujours respectés, il n'en demeure pas moins que le métrage reste regardable.  

La narration garde un rythme de croisière constant sans de gros ralentissements,le récit est correctement découpé et les personnages sont attachants. Voulu ou pas, les zombies ne sont jamais montrés mais prennent néanmoins vie à l’écran via le procédé de la caméra subjective. Une touche d’originalité artistique qui apporte un plus à ce petit film.  

Les pinailleurs auront relevé que le personnage principal est joué par deux actrices qui ne se ressemblent pas. Effectivement, mais ce sont les aléas des petits budgets et en fin de compte cela n’entache en rien la narration.

Bref, Dead Kansas est un micro budget sans prétention, éminemment sincère, qui, à défaut d’une mise scène travaillée, propose une histoire de zombies distrayante et correctement rythmée.

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Note : 14/20

 

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Interview du réalisateur : Aaron K. Carter

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Aaron K. Carter:Bonjour. Je m’appelle Aaron K. Carter, à ne pas confondre avec le chanteur pop Aaron Carter. J’ai dû ajouter l’initial de mon deuxième prénom à mon nom “professionnel” pour ne pas que l’on nous confonde. J’ai découvert récemment sur Youtube qu’il existe un autre chanteur qui s’appelle, lui, Aaron K. Carter. Bordel!

Quoi qu’il en soit, j’ai écrit,réalisé et produit une websérie de cinq épisodes réunis en un film qui s’appelle Dead Kansas. Le fil suit Emma, une jeune fille qui survit dans un monde post-apocalyptique rempli d’infectés, de crapules et de fêlés. Le film commence à gagner en popularité et devient culte.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Aaron K. Carter:Croyez le ou non, je vais rarement au cinéma. Quoi qu’il en soit deux films m’ont impressionnés dernièrement: Edge Of Tomorrow et Sin City 2. Dommage qu’ils n’aient pas connu le succès qu’ils méritaient. Si vous ne les avez pas vu, jetez-y un oeil.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Aaron K. Carter:Les films de genre font partie du cinéma depuis sa création. On peut soutenir que chaque décennie engendre ses propres films d’horreur. Mais, moi, j’aime les films d’horreur des années 1980. Regardez The Shining, American Werewolf In London, Evil Dead, Nightmare on Elm Street, Friday The 13th, etc. Ce sont tous des classiques. Ce que j’apprécie particulièrement, dans ce cinéma, ce sont les effets spéciaux traditionnels ringards. Je suis un peu déçu des films d’horreur modernes. Il y a trop de gore,de torture et de remakes. Ils n’ont pas le charme des anciens films. Des films comme Jaws ou Psycho vous collent à la peau. Ils vous hantent pour toujours.

Avoir pu montrer Dead Kansas dans le circuit des festivals, m’a donné foi en l’avenir des films d’horreur. Tous ces réalisateurs indépendants (qui n’ont pas 200 millions de dollars et Brad Pitt) font des films très créatifs. Ils comprennent le genre horrifique. Heureusement, les studios sont en train de les remarquer.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir votre film en 5 mots ?

 

Aaron K. Carter:Ne ressemblant à rien de ce que vous avez vu auparavant. (Unlike anything you've seen before.)

 

Fantasticmovies: Parlez nous du casting et pourquoi le personnage d’Emma est joué par deux actrices différentes?

 

Aaron K. Carter:Mon casting principal est composé d’amis proches. Je sorts plusieurs fois par semaines avec Michael Camp (Jebediah), Kevin Beardsley (Zeke & Rusty) et Adam Ledezma (co-director and co-producer). La raison pour laquelle j’ai travaillé avec mes amis est que faire un film prend beaucoup de temps et est très difficile. Vous devez travailler avec des personnes de confiance sur qui vous pouvez vous reposer. Alexandria Lightford est tombée enceinte à la moitié du tournage. Nous l’avons remplacée par Erin Miracle. Les deux actrices ont fait de l’excellent travail d’interprétation du personnage d’Emma. Pour ceux qui se plaignent, regarder cela sous cet angle: maintenant, il y a deux jolies actrices dans le film! 

 

Fantasticmovies: Un film de zombies, sans zombies visibles à l’écran, était-ce un choix artistique ou une contrainte de budget?

 

Aaron K. Carter:En apparence cela a l’air d’une restriction de budget? Bien , dans Dead Kansas, ne pas montrer les infectés est intentionnel. C’était plus une vision artistique. Dans les gros budgets comme The Walking Dead ou Zombieland, la norme est de montrer les créatures. Dead Kansas est différent, nous voulions donc que les zombies soient différents. On voit  à l’écran leurs points de vue, et les acteurs réagissent face caméra. A ma connaissance cela n’a jamais été fait dans un film de zombies auparavant.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Aaron K. Carter:Oui, beaucoup d’histoires et de choses marrantes se sont déroulées durant le tournage de Dead Kansas. Dans le deuxième épisode, nous avons filmé dans un bar à la décoration de cirque dans le nord d’Hollywood. Nous n’avions que quatre heures pour y tourner, ce qui n’est pas énorme. Il y avait à l’extérieur du bar un groupe de gars bizarres qui se baladaient dans la rue. Vous imaginez bien que le trafic ralentissait pour regarder. En parlant de cela, dans l’ épisode trois, quand nous tournions à l’extérieur, il y avait des voitures qui n’arrêtaient pas de faire le tour du bloc, histoire d’apercevoir  notre actrice principale,Erin Miracle.  Certains la sifflaient , ce qui est devenu très perturbant.  Je leur ai dit qu’ils pouvaient rester et regarder. Ils ont fini par le faire mais avaient leur radio de voiture allumée, ce qui était pire. Je peux aussi dire que beaucoup de bière a été consommée durant le tournage.

 

Fantasticmovies: Comment s’appelle le groupe qui a fait la b.o. ?

 

Aaron K. Carter:Le groupe s’appelle Power Of Aggression. Adam Ledezma (le co-réalisateur et co-producteur) et moi-même jouions dedans. Nous avons utilisé pour le film une démo que nous avions enregistrée il y a à peu près 10 ans.  Si vous êtes fan de punk ou de heavy metal, vous allez adorer les morceaux. 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Aaron K. Carter:Qui a dit que c’était du faux? L’un de nos acteurs avait une infection urinaire et pissait du sang. Une pinte de ce liquide faisait l’affaire. En fait, dans Dead Kansas, nous avons évité les scènes gores. Nous étions plus intéressés par l’histoire et les personnages. 

Entre parenthèse, je pense que c’était un mélange de  sirop de maïs avec du colorant alimentaire. 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Aaron K. Carter:Des gens me demandent de continuer la série” Dead Kansas”. Peut-être que je devrais...

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Aaron K. Carter:Allez voir quand vous le pouvez Dead Kansas gratuitement sur Youtube. Les cinq épisodes y sont. Dites-le à vos amis.

 

 

 

 

 

 

 

25/01/2013

THE ESCHATRILOGY: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

THE ESCHATRILOGY

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Résumé :

Seul dans un monde monstrueux, Matthew passe son temps à se cacher loin de zombies, à collecter et à bruler les cadavres. Mais les choses prennent une tournure inhabituelle quand il rencontre un vagabond anonyme qui porte avec lui un livre mystérieux. Dans ce livre sont réunis trois contes de l'apocalypse, des histoires d'horreur et de survie qu'il a recueillies lors de ses voyages.

 

Réalisateur:Damian Morter

 

Scénariste:Damian Morter

Acteurs :Damian Morter,Stuart Wolfenden, Sarah Jane Honeywell,Sam Cullingworth, Tim Mcgill Grieveson,...

 

Pays : Angleterre

 

 

Année : 2012

 

 

Durée:103 min.

 

 

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Critique :

Il avoir du sacré courage voire un instinct suicidaire pour réaliser de nos jours, par ses propres moyens un film de genre ambitieux et qui plus est, traitant de zombies.

A moins que l'exercice ne soit tout simplement guidé que par passion du 7e art.C'est donc un sacré challenge qu'a relevé Damian Morter pour mettre en boite son The Eschatrilogy, un film à sketches de 3 histoires traitant d'une invasion de zombies vue au travers de trois expériences de vie à trois moments différents.

Tourné pour presque rien et avec les moyens du bord, le réalisateur a mis tout son talent de metteur en scène, d'acteur et de scénariste pour rendre le résultat à l'écran  convaincant, prouvant une fois de plus que ce n'est pas le budget qui fait le film.

La première histoire (Dead Inside) nous compte les débuts de l'invasion en se focalisant sur un père de famille de retour du boulot qui se fera infecter. Arrivé chez lui, il s'en prendra à sa famille.

La seconde histoire (The Dying Breed) raconte les mésaventures d'Alex, qui, après avoir perdu sa petite amie lors d'une attaque de zombies, décide d'aller rejoindre sa mère et sa soeur.

Et enfin la troisième histoire (et de loin la plus prenante) (A Father For The Dead) quant à elle, suit l'errance d'un père psychiatre et de son fils à la recherche d'un lieu où s'abriter. Ils trouveront refuge dans une ferme abandonnée dans laquelle ils rencontreront d'autres survivants très étranges.

Ces 3 récits se retrouvent consignés dans un livre retrouvé dans les affaires de l'énigmatique Cal, qui est venu se réfugier dans une forteresse de fortune habitée par Matthew,  l’un des derniers survivants de l’invasion qui passe son temps à récupérer les corps morts qui jonchent la route pour les brûler.

Mot valise composé des termes: «eschatologie»( discours théologique et philosophique sur la fin des temps) et trilogie, The Eschatrilogy est un film intelligemment mis en scène.

La cohérence de l’ensemble est renforcée tant  narrativement que visuellement  par le fait qu’à la tête du projet il n’y a qu’un réalisateur d’une part, et que chaque histoire a été tournée à un moment de l’année différent, ce qui permet une meilleure compréhension du temps qui passe et des ellipses d’autre part.

 Composé essentiellement d’acteurs amateurs, dont le jeu approximatif plombe quelque peu le ton sérieux de l’ensemble, le film ne perd cependant pas sa crédibilité. Damian Morter  n’hésite pas à sacrifier et à malmener ses personnages principaux. Chose rare à l’écran pour le souligner, les enfants subissent autant que les adultes.

Les effets gores à l’ancienne sont assez bien foutus  et le faux sang coule à profusion. Vu qu’il s’agit d’un film de zombie, on ne sera pas épargné des scènes d’éventration et de dégustation d’intestins tout chauds, qui sont assez nombreuses et redondantes.

Bref, The Eschatrilogy  n’est certainement pas parfait mais au vue de son budget et de ses moyens inexistants le résultat est convaincant. Une belle petite surprise à découvrir, en espérant qu’il sorte dans nos contrées.

 

 

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Note: 15/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Producteur: Safehouse Pictures. 

 

 

 

Interview du réalisateur Damian Morter

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Damian Morter : Je m’appelle Damian Morter, je suis un scénariste,monteur et réalisateur qui habite en Angleterre.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

D.M.: Le dernier film qui m’a le plus surpris (dans le bon sens du terme) est Hate Crime de James Cullen Bressack que j’ai vu en ligne durant le  Killerfilm fest de 2012 au Massachusetts. Je ne suis pas un fan des found footages mais celui-ci était audacieux, brutal, superbement monté et la performance de Jody Barton était exceptionnelle ... James est définitivement un réalisateur à suivre, il n’a que 20 ans... J’étais très impressionné. J’ai hate de voir ce qu’il va faire par la suite. 

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?


D.M.:Je pense que nous avons besoin de nouvelles histoires, les remakes qui sortent sont grossiers et sans épaisseur, je suis sûre que vous avez entendu cela de nombreuses fois.

La plupart des thèmes et des histoires ont déjà été abordés dans le passé bien sûr, mais il est important de prendre le meilleur de ce que vous aimez et de créer avec cela votre propre monde avec vos propres éléments et touches... C’est en tout cas comme cela que je veux procéder.

 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


D.M.: John Carpenter m’a énormément influencé. Halloween est le premier film d’horreur que j’ai vu et il m’a réellement effrayé. Les enfants possèdent une fantastique imagination que nous perdons quand nous mûrissons. Mais aussi les travaux de Clive Barker, qu'il s'agisse de son écriture ou des quelques films qu'il a effectivement réalisés.Le visuel et ses messages sont une source d'inspiration. Mon amour des monstres est certainement venue en lisant et en regardant son travail. Ses créatures dans Nightbreed et Hellraiser sont à la fois horribles et belles, il n’y a que lui pour trouver ce juste milieu dans le monde qu’il crée.

 

 

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre dans votre pays? 

 

D.M.: Il est en train de s’améliorer, notamment grâce aux artistes indépendants. Nous nous concentrons davantage sur la narration, qui est la chose la plus importante dans la création d’un film. Les belles images et le bon montage sont la cerise sur le gâteau. Mais nous avons encore besoin encore de faire nos armes.

 

 

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

D.M.: C'était très dur, la météo britannique souffre du syndrome bipolaire .. il ne fait jamais le même temps à deux reprises, et celui-ci peut basculer à n'importe quel moment de la journée. Notre ciel au Royaume-Uni est généralement maussade, ce qui n'est jamais agréable à regarder. Nos températures ne sont pas agréables ce qui peut être très inconfortable, surtout pour les acteurs et les figurants qui passent beaucoup de temps à attendre, je suis juste heureux que l’équipe était composée de gens de bonne volonté qui ont fait le film pour l’amour du cinéma.

Nous avons tourné chaque segment du film durant une saison différente pour essayer de donner au film un vrai sens du temps qui a passé. Un seul a été tourné pendant l'été. Je pense que c'était celui que mes acteurs et mon équipe ont le plus aimé ... mais bon, s’il fait froid, il suffit de porter un pull épais et de mettre des sacs en plus de vos chaussettes sous vos chaussures!Et si il commence à pleuvoir ... et alors! Reste sur place et continue à travailler!

Le son a été aussi un problème. Je ne voulais pas de chants d’ oiseaux dans mon film (oiseaux = vie), alors tout le film a été redoublé: avec bruitage et dialogues en post-production.Nous n'avions pas d'argent, alors j'ai dû enregistrer tous les sons seule dans ma chambre à la maison, en utilisant toutes sortes d'objets, c’ était très répétitif. Par exemple: l'enregistrement de chaque bruit de pas était produit avec des chaussures différentes. Il fallait tenir compte si les personnages marchaient d'un pas plus lourd ou plus léger. Je passe sur tous les autres bruits fous et imaginables que j’ai du produire, et je vais mourir un homme heureux si je n'ai plus à faire une autre gémissement de zombie dans ma vie! Je ne pourrais pas vous énumérer tous les sons ce que j'ai produits, ça prendrait des jours (rire).

La post syncro a également été faite dans ma chambre, ce qui était aussi un challenge! Je peux vous dire que le chien de mon voisin a failli être empoisonné à cause de  ses nombreux aboiements continus!(Désolé les amis des chiens, mais vous serez heureux de savoir que je me suis retenu et que le chien va très bien!)

 

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

D.M.: Je venais de terminer mon premier film, "Bicycle Day",  qui a été produit pour moins de 100 £. Il a remporté des prix et a eu quelques excellentes critiques. Mais c'était ma première tentative en définition standard, avec seulement 3 membres d'équipe et 4 de casting ...Je voulais améliorer mes compétences,tourner en haute définition , et en tant que réalisateur, je voulais travailler avec plus de personnes pour me rendre compte de la pression que cela met.  Donc, un casting de 700 personnes, c’était un bon début. 

 

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

D.M.: Rien au cinéma n’ est facile si vous le faites sérieusement, mais heureusement, il y a beaucoup de gens merveilleux et talentueux qui cherchent à acquérir de l'expérience. "Bicycle Day" m’a beaucoup aidé, il a montré à d'autres cinéastes que j'étais sérieux et très loin d’être paresseux. Alors, quand nous avons décidé de  produire Eschatrilogy, quelques-uns m'ont contacté et voulaient participer au projet et bizarrement , tout le monde semble aimer les zombies!Mais, une fois que l'idée et la structure des histoires de mon film ont commencé à se propager de bouches à oreilles, il est devenu plus populaire que je ne pouvais l’espérer et de plus en plus de personnes ont rejoint l'équipe.

Des acteurs motivés est essentiel pour diriger et, heureusement, ceux que nous avons rencontrés et aimés le sont  extrêmement pour leur métier. 99% d'entre eux étaient des débutants. Ce qui était formidable,  c’est que le film les a aidés à construire leur confiance,à apprendre comment fonctionne un tournage. Ils n’avaient pas non plus un «ego» surdimensionné... Ils étaient donc contents d’être là.... et si ils commençaient à perdre leur motivation, on leur donnait un petit coup de fouet jusqu'à ce qu'ils récupèrent .

 

 

Fantasticmovies:  Parlez-nous du budget de The The Eschatrilogy . 


D.M.: Il était inexistant, il n'y avait pas de trésor, pas de financement, et je n'avais pas un sou en poche, il se résumait donc à du travail acharné et à de la créativité purs. 

Au cours des derniers mois de tournage, nous avons obtenu des dons comprenant du matériel de maquillage provenant d'entreprises comme « Dempsey's blood» et "Charles Fox" de Londres d'autres entreprises plus petites comme «Skulls direct» nous ont donné quelques crânes et os très réalistes. Egalement une petite entreprise locale de vêtements "Five finger thing"nous a donné des T-shirts pour l’équipe. Désolé si je leur fait un peu de publicité, mais je leur dois beaucoup!Nous avons également récolté 1000 £ grâce à un crowdfunding organisé à Sheffield durant lequel le public a pu faire de petits dons qui ont financé principalement les gallons de faux sang utilisés dans le film (rire)!

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?


D.M.: Nous tournions une scène près d’un canal quand les services de police et des ambulanciers sont arrivés, toutes sirènes hurlantes, croyant qu'il y avait eu une un terrible accident prévenus par un badaud. Quand ils sont arrivés, ils ont réalisé qu'il  s’agissait des figurants déguisés en zombies. Cette infos a fait le tour du monde, une situation vraiment marrante. 

 

Fantasticmovies: Pourquoi les zombies et pourquoi un film à sketches?

D.M.: Ma femme et productrice  est une  fan de zombies, et m'a convaincu de faire un  film de zombies. Je ne suis pas un passionné du genre. Il était donc important pour moi de faire quelque chose d’unique. Je suis un fan des films à sketches, du  sous-estimé "The Offspring" de Jeff Burr et biensur des deux "Creepshow"(Les créateurs du troisième opus doivent être mis au pilori et fouetté!). J’ai donc voulu essayer et faire dans ce genre.

Quand je vivais et travaillai s à Londres,j'avais l'habitude d'attraper les métros de travailler tous les jours, entouré de milliers et de milliers de personnes, chacune avec sa propre histoire, ses difficultés, ses réussites et ses sentiments sans que nous ne sachions rien d’elles parce que ça fait partie de leur intimité et que les gens ne parlent plus. Parfois ces vies se croisent et s’interconnectent peut-être seulement pour un bref moment. Mais ça arrive. Ca me fascine, et donc, je voulais que ce thème soit abordé dans mon film :une communauté d'étrangers liés par des événements dramatiques et traumatisantes, comme une apocalypse.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre méthode pour mettre à leur aise les enfants sur le plateau?

 

D.M.: J’ai moi-même quatre enfants et un cinquième en route. Il m’apprennent comment être un être humain plus patient et plus tolérant, et aussi à rester jeune. Je ne les traite  jamais comme des bébés.  je veux qu’ils soient capables  de parler de tout avec moi et je les laisse prendre leurs propres décisions. Ils doivent sentir qu’ils font partie intégrante  de l’unité de la famille. Donc, leur donne des éléments de liberté (sauf quand c’est le moment d’aller au lit ). C’est la même chose sur le plateau. Ils ont leur mot à dire sur leurs personnages.  Je leur demande comment ils pourraient réagir face à une situation.  Je leur faire sentir qu’ils font parti du processus  sans être des accessoires. Les enfants sont beaucoup trop intelligents. Jamais je ne les sur couve. C’est important pour que leurs parents se sentent eux-aussi en confiance, je leur parle toujours de ce qui va se passer. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

D.M.: Je méprise les C.G.I., ils sont trop lisses et deviennent maintenant plus importants que les histoires racontées par les films. J’aime que les choses paraissent poisseuses. J’ai donc décidé de revenir au «old school». Sur le plateu les effets à moindres couts mais correctement montés donnent un gros coup de pied au cul à chaque fois aux C.G.I. Les génies tels que: Tom Savini, Greg Nicotaro et Rob Botin sont mon inspiration. Nous avons tourné une seule scène sur fond vert, simplement parce-que je ne pense pas que quelqu’un m’aurait laissé le couper en deux  en le percutant avec une Volvo à pleine vitesse. Ca doit être illégal non?

 

 

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

D.M.: Oh oui, je suis en train d’écrire un nouveau scripte. The Eschatrilogy m’a ouvert de nombreuses portes, et l’industrie commence à en prendre compte. Je suis une abeille ouvrière avec une vision claire et maintenant je veux aller de l’avant. Il s’agit d’un film de monstres, un autre genre que j’adore qui a été presque oublié. Nous prévoyons de le tourner en été et nous avons quelques grands noms prévus à l’affiche. J’ai tellement d’hommages à réaliser pour ces cinéastes qui m’ont inspirés.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

D.M.: J’encourage tous les aspirants cinéastes à se lancer. Les outils sont là. L’équipement devient très abordable et votre chambre à coucher peut se transformer en un studio de post-production, comme la mienne. Tout est plus facile. Vous devez juste travailler dur. Je veux dire, imaginez vous de retour dans les années 70, ce qu’ont du inventer Richard Chew, Paul Hirsch et George Lucas pour fabriquer Star Wars. Maintenant d’un simple pressage de bouton ou d’un clic de souris, on peut y arriver.

Il suffit d’être dans l’état d’esprit de vouloir travailler ensemble. N’attendez pas que le financement tombe du ciel, et ne vous plaignez pas si vous ne l’obtenez pas. Personne ne vous donnera quoique ce soit si vous ne faites pas d’abord vos preuves. Bougez votre cul et faites le, prouvez à l’industrie que l’on a pas besoins de millions ni de milliers pour divertir avec des films. Vous êtes l’auteur. Pour citer 

Freddy Krueger «C’est un tout nouveau terrain de jeu».

 

Merci de m’avoir donné  l’opportunité de m’exprimer.