16/11/2013

Court métrage: ZOMBIE CHERI - CRITIQUE- INTERVIEW DU REALISATEUR: JEROME GENEVRAY

 

ZOMBIE CHERI

 

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Résumé :Paris est peuplé de zombies. Les derniers humains s’organisent pour survivre dans cette civilisation dangereuse et intolérante. Aurore tente de vivre en couple mixte une belle histoire romantique.

 

Réalisateur:Jérôme Genevray

 

Scénariste: Jérôme Genevray

 

Acteurs: Linh-Dan Pham, Pio Marmaï,Eric Savin,Julien Ratel,Gérard Dessalles, Cybèle Villemage,Noa Genevray,Emma Debroise,Yves Alion

 

Pays :France

 

Année : 2012

 

Durée:10 min

 

Production: Full House

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Critique :

Zombies par-ci, zombies par là, au cinéma, à la télé, en BD, c’est une véritable invasion. De quoi donner une indigestion de cerveau à ceux qui ne sont pas accros à ce genre.

Heureusement tout de même, certaines oeuvres sortent leur épingle du jeu en s’écartant d’un balisage stricte et contraignant que confère l’univers zombièsque. C’est le cas de ce Zombie Chéri, réalisé par Jérome Genevray. 

Dans un Paris peuplé de morts vivants, Aurore, à la quête d’une vie normalisée parfaite, s’adapte à sa nouvelle condition, vivant même en concubinage avec un zombie.

Le film pose la question suivante, inhérente à notre société moderne : «Pour survivre doit-on rentrer dans les rangs et devenir nous-même des zombies ; nous fondre dans la masse et nous adapter à une culture unique dominante uniformisée? » Une véritable satire sociale qui va au-delà de la simple histoire d’amour des deux personnages principaux.

La mise en scène de Genevray est  magistrale et offre aux acteurs un terrain de jeu qui magnifie leurs prestations.La musique travaillée et les maquillages réussis font de ce court une véritable friandise cinéphilique.

 

Bref, Zombie Chéri,un court dont la satire sociale en toile de fond et le traitement des personnages rappellent le message engagé de Romero. Un véritable gage de qualité qui coiffe au poteau nombre de grosses prods du même genre.

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Note : 16/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview du réalisateur et scénariste:Jérôme Genevray

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Jérôme Genevray : J'ai commencé au lycée à réaliser avec des amis mes premiers courts métrages. On bidouillait à l'époque avec des caméras DV et analogiques, en passant des nuits à faire des montages et trucages sur un ordinateur qui plantait.. Depuis, j'ai réalisé plusieurs courts, écrit un long métrage pour Ugc et créé des cours d'entraînement pour les comédiens au jeu face caméra. Ma passion est devenu mon métier ! Je termine l'écriture de mon premier long métrage avec une société de production . 

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

J.G. : Sans hésitation Gravity, autant sur l'histoire que sur la forme. Même si je regrette un ou deux rebondissements un peu artificiels pour relancer l'histoire (ex : le manque de fuel dans la navette de sauvetage...), ce film est exceptionnel et me marquera longtemps (comme Children of men !)

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

J.G. : Si je devais n'en choisir qu'un : Spielberg est celui qui m'a donné le plus envie de faire du cinéma depuis adolescent. Sa maîtrise de la narration (et son apparente simplicité) est un modèle.

Du côté de la télévision, des séries comme Dexter (mais pas toutes les saisons), Oz, Tutor et surtout Homeland sont une grande source d'inspiration scénaristique.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays? 


J.G. : Je regrette que l'on arrive plus à faire de bons films de genre, alors qu'on avait un savoir-faire original à une certaine époque (par exemple La beauté du diable de René Clair). Le problème est  moins une question d'argent que d'avoir un bon scénario. Malheureusement, les derniers films que j'ai vu reposent plus sur un visuel, un décors ou même une situation inhabituelle que sur un conflit fort entre les personnages. Et c'est toujours le conflit qui dirige l'histoire et non un univers étonnant.

 

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

J.G. : De l'envie de faire un film de zombie depuis longtemps, et de creuser ce qui me touche beaucoup dans ce mythe : que reste-t-il de notre part d'humanité quand le corps se décompose. Autrement formulé : qu'est-ce qui fait de nous des êtres humains ?

Partant de cette question (génialement bien traitée dans Walking Dead), j'ai eu l'idée de raconter une histoire d'amour qui dépasse la mort, comme dans le très baroque "Della morte Dell'amore" de Michel Soavi (1996).

L'autre envie, plus ludique, c'était de réunir dans une même salle (pour dix petites minutes ;), les garçons (plutôt fan de films de zombie) et les filles (plutôt fan des comédies romantiques).

 

J'ai reçu des messages de spectateurs me disant qu'il avait trouvé ce film de zombies émouvant. C'est formidable, c'est ce que j'espérais !

 

Fantasticmovies: Zombie Chéri est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

J.G. : Déjà : merci beaucoup, cela me touche ! Hé bien non, l'essentiel du travail pour les effets visuels était au tournage. La partie la plus importante de la post-production était pour le son, pour recréer une ambiance complète puisqu'il ne fallait pas de bruit de civilisation (voitures, etc.). J'ai travaillé avec Nicolas Bourgeois et Vincent Cosson, qui sont sound designer et mixer. C'était passionnant de recréer un univers sonore. La musique compte beaucoup avec les chansons originales de Mark Daumail (le leader de Cocoon) et les musiques d'Emmanuel d'Orlando (le compositeur de la BOF de Populaire).

La post-prod sur l'image s'est limitée à l'étalonnage. Une première fois dans une société de prod qui ne m'a pas donné satisfaction, une deuxième fois sur l'ordinateur portable de mon chef-opérateur Williams  O'Callaghan. Nous avons utilisé Color, pour obtenir ce rendu post années 70, avec une saturation importante.

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

J.G.: Les effets spéciaux étaient uniquement sur le terrain, il n'y a eu aucun trucage numérique. Je suis né avec le digital, mais dans les films, je l'aime quand il ne se voit pas (ce qui est n'est pas encore toujours le cas aujourd'hui.). Avec David Scherer (un incroyable pro des SFX et maquillages traditionnels), nous voulions des zombies à l'ancienne (soit réalistes : la pourriture devait être crédible et suintante). Les techniques ont progressé : David a créé dans son atelier des décalcomanies en relief, que l'on applique rapidement sur la peau des comédiens. Il faut moins de dix minutes sur un tournage pour avoir un zombie au visage complètement ravagé. Le gain de temps est considérable, surtout quand il faut maquiller une vingtaine de zombies.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

J.G.: Oui, et j'étais ravi de cette belle énergie collective que nous avons tous eu. Je me souviens que pour convaincre Pio Marmaï pour jouer le rôle d'un zombie, ou Mark Daumail pour m'écrire deux chansons originales, cela a été très simple. Mon pitch a suffit ("une comédie romantique dans un monde zombie").

 

Fantasticmovies: Votre recette du faux sang.

 

J.G.: Je ne la connais pas, il faut demander à David Scherer (l'homme des effets spéciaux sur le terrain). Mais je sais que cela avait un goût de framboise (pour avoir fait un humain qui se fait attaquer dans le générique) !

 

Fantasticmovies: Pour survivre doit-on rentrer dans les rangs et devenir nous-même des zombies,nous fondre dans la masse et nous adapter à une culture unique dominante uniformisée?

 

J.G.: A l'époque de la mondialisation, où nous sommes tous sur Facebook ou presque, la question est essentielle. Nous sommes au coeur de la problématique des zombies, qui est une belle satire sociale. Le film "Dawn of the Dead" de Romero a clairement amené cette dimension sociale dans le mythe zombie; notamment quand les zombies retournent "bêtement" dans le centre commercial, seul résidu de leur (triste) vie humaine. "Walking Dead", épisode après épisode ou album après album pose cette même question : doit-on tout abandonner quand on n'est plus dans la norme ? "Je suis une légende" (je pense à la nouvelle, et non au film qui était décevant) pose aussi cette question. Dans Zombie Chéri, mon héroïne tente de garder un sens à sa vie grâce à son amour. Ce qui semble impossible.

Le paradoxe de l'homme est qu'il ne peut pas vivre seul, mais a besoin de singularité dans un groupe.

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

J.G.: Nous devions tourner un dimanche après midi une scène avec un steadycam, qui opérait un 180° autour de l'héroïne (la délicieuse et incroyable Linh-Dan Pham, pour qui j'ai écrit cette histoire). Manque de bol, nous arrivons au moment du seul rayon de soleil de la journée. Le parc se remplit de familles avec leurs enfants (ce qui est la moindre des choses pour un dimanche après midi  à Paris !). Impossible de faire le plan sans avoir un "humain bien frais" dans le cadre, ce qui ne colle pas du tout à l'histoire. Pendant que je modifie fébrilement mon découpage pour faire coûte que coûte cette scène, mes deux régisseurs vont voir un par un les 30 familles dans le parc. Ils les convainquent de se mettre dans un petit coin du parc (incroyable !). Nous pouvons finalement tourner notre plan pendant une heure. Conclusions : 1/ vive les régisseurs, et 2/ les parisiens sont des gens gentils :)


Fantasticmovies:Parlez-nous du budget de Zombie Chéri. 

J.G.: Nous avons eu de la part de Canal +, qui a commandé le court métrage, le même budget que les autres films de la collection ("la collection écrire pour..."), soit aux alentours de 25000€. Ce qui n'est pas beaucoup, vu le nombre de lieux, les maquillages et l'obligation de tourner en pellicule (dans notre cas, du 16mm). Mais avec une équipe soudée et des producteurs qui connaissent sacrément bien leur métier (Full House Films), nous nous en sommes très bien sorti !

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

J.G.: Oui, je développe un long métrage avec un producteur. Nous commençons la phase du financement. Et je continue avec bonheur mes ateliers de coaching pour les comédiens face caméra (http://workshop.genevray.com)

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

J.G.: Garglllll !

 

 

 

 

 

 

 

16/10/2013

News: M Is For Mocking Death dans ABC’s Of Death?

 

News: M Is For Mocking 

 

Death dans ABC’s Of 

 

Death?

 

 

M Is For Mocking Death, le nouveau court des deux trublions Victor Druillet et Norman Bosse-Platière (Les Fantastiques Aventures D’Athanase, critique ici) participe au concours pour faire partie d’un des segments du film à sketchs ABC’s Of Death 2. VOUS pouvez les aider en votant pour le métrage en suivant le lien ci-dessous.

6 des 12 finalistes seront choisis en fonction du nombre de likes qu’ils auront reçus. 


Le lien: http://26th.abcsofdeathpart2.com/entry/m-is-for-mocking-d...

12/10/2013

A TOUT PRIX: CRITIQUE ET INTERVIEW DU RéALISATEUR YANN DANH

 

 

 

 

 

A TOUT PRIX

 

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Résumé :Suite à la délocalisation de leur entreprise, trois sacrifiés du système prennent les armes et kidnappent leur ex patron. Bien que leur demande de rançon ait été rejetée, ils comptent bien prouver qu'ils sont prêts à tout pour obtenir l'argent qu'ils réclament.

 

Réalisateur:Yann Danh

 

Scénaristes: Yann Danh, Mahi Bena

 

Acteurs : Fatima Adoum, Onna Clairin, Marc Duret, Simon Frenay,Pascal Henault, Bruno Henry, Franck Sarrabas

 

Pays :France

 

Année : 2012

 

Durée: 15 min


Production: Wallpaper productions


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Critique :

 

Tout simplement somptueux, A Tout Prix du réalisateur Yann Danh, joint agréablement la forme au fond. 

Dénonçant une société néolibérale qui n’hésite pas à remercier gracieusement ses dirigeants tout en écrasant les «petits»,le court joue avec les codes du thriller et de la mise en scène ultra-léchée pour délivrer son message. 

Les kidnappeurs, au centre de cette histoire, apparaissent comme le fruit de la crise que nous traversons. Obligés de séquestrer leur patron pour obtenir de l’argent, ces bras cassés représentent la lutte légitime du pot de terre contre le pot de fer perdue d’avance. L’usage de la violence devenant inéluctable, rend en fin de compte leur démarche immorale et contre productive. A Tout Prix ironise aussi sur la manipulation des masses et de l’individu. Vous en dire plus équivaut à vous lever un coin du voile de ce film au final surprenant.


Bref: Somptueux, bien foutu, intelligent et engagé, A Tout Prix est un court enragé qui vaut son pesant de douilles.


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Note : 17/20

 

 

Teaser:

A TOUT PRIX - TEASER from Yann Danh on Vimeo.


 

 

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Interview du réalisateur et scénariste:Yann Danh

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Yann Danh: J’ai 37 ans, je suis réalisateur scénariste et je veux faire du cinéma depuis mon adolescence. 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

Y.D.: Y’en a beaucoup ! Je cite ceux qui me viennent en tête : Dark Knight Rises & Zero Dark Thirty (vu en BluRay – je l’avais loupé en salle) En même temps Bigelow et Nolan sont des TRES TRES grands.

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Y.D.: Scorsese, Spielberg, Leone, Coppola, Melville, De Palma, Nolan, Fincher, Oliver Stone, Schatzberg, Kurozawa, Kubrick, Yves Boisset, Paul Thomas Anderson, Sam Mendes, Kassovitz, Bryan Singer, John Woo, Bigelow, Tsui Hark... 
Je peux continuer longtemps en fait… J'adore beaucoup de réals.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Y.D.:Comme toujours il y’a du bon et du moins bon.

Ce que l’on peut se dire c’est que de façon générale le « GENRE » est moins cloisonné qu’à une époque. Il suffit de voir certaines séries TV à succès : « The Walking Dead » (US) « DEAD SET » (UK) ou encore « LES REVENANTS » (France)

 Le GENRE est entré dans la culture populaire et c’est tant mieux. En ce qui concerne la France il y’a eu une vague que j’ai trouvé très intéressante. Pas toujours parfait mais ça démontre à mon sens qu’il y’a de vrais talents émergents. Je pense que malheureusement, et indépendamment des qualités et défauts de certains, on a un public à regagner. Je pense d’ailleurs que ça passera par le petit écran ! Plus la télé Française produira du GENRE de qualité plus le public aura confiance en notre capacité à en faire… 

On voit bien quand on discute que les gens ont pas mal de souci à croire qu’un film d’horreur Français sera aussi réussi que n’importe quel film étranger. Et bizarrement ces films de Genre Français sont bien accueillis à l’étranger ou quand ils passent sur Canal+. 

Enfin je pense qu’il est important de travailler sur nos propres mythologies, notre Histoire pour faire nos films. Il ne sert à rien d’essayer de faire du sous cinéma américain. Travaillons sur nos spécificités tout en ayant la même volonté de produire des films pour les gens qui paient leur place. En gros faisons un cinéma exigeant mais populaire.

 

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

Y.D.:Ces dernières années, alors que la situation économique et sociale de notre pays se dégradait j’ai ressentit une énorme crispation. J’ai d’ailleurs été choqué par certains politiciens qui ont attisé ce « chacun pour soi » « la peur de l’autre »… 

« Où allons nous ? Doit on prendre l’argent par tous les moyens nécessaires et se tirer ? Peut on encore rêver à des lendemains meilleurs ? Où sont passés les idéaux ? » 

On se croirait en pleine guerre… où chacun essaie de survivre sans trop réfléchir aux conséquences… Au sein d’une des entreprises où j’ai travaillé j’ai vu des responsables diviser pour mieux régner (au lieu de résoudre les vrais problèmes) … et j’ai eu le même sentiment vis à vis de certains politiciens… 

« A qui profite le crime ? »

En même temps, il suffit d’ouvrir un livre d’Histoire pour se rendre compte que ce n’est pas nouveau.

 

Fantasticmovies: A Tout Prix est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

Y.D.: Je te remercie beaucoup. On a tenté avec nos petits moyens d’aller vers ce que je disais tout à l’heure : un cinéma exigeant mais populaire. Et en ce qui me concerne j’ai toujours aimé le cinéma où l’image et le son sont très travaillés et contribuent à faire vivre une pure expérience de cinéma. 

Pour y arriver c’est un très gros travail en préparation, au tournage et bien entendu en post-prod. Mais aucune des étapes ne peut fonctionner sans les autres. La post-prod ne peut pas réinventer un travail qui n’est pas là (surtout pour l’image). Maintenant on a eu un énorme travail de post-prod son (sound design entre autre) et j’en profite pour tirer de nouveau mon chapeau au très talentueux Arnaud Julien pour son travail et son talent !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Y.D.:Le film a des FX plateaux effectués par le talentueux David Scherer. Ils se devaient d’être discrets et « réalistes » (même si j’exècre ce mot quand il s’agit de cinéma). On a plusieurs plans numériques et pareil : vu le type de film il fallait que ce soit invisible. Autrement dit, ça a demandé pas mal de temps pour arriver à un équilibre où on ne voit pas le travail. Ca peut être frustrant pour ceux qui le font… Mais la seule chose qui compte c’est le film.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

Y.D.:Ce ne fut pas très compliqué. Certains de mes collaborateurs sur ce film (cast ou technique), ça fait un moment que l’on travaille ensemble. De plus j’ai réalisé des clips ainsi que d’autres courts métrages qui ont été remarqués (Ca aide pour attirer ou convaincre des gens de talent à nous suivre dans l’aventure.)

 

Fantasticmovies:A Tout Prix dénonce les dérives de notre société néolibérale qui mènent inéluctablement à la violence. Pensez-vous que pour faire changer les choses, il faut prendre les armes?

 

Y.D.: J’ose espérer que mon film ne laisse pas penser ça ?!

Je suis contre la violence même si elle est une composante de l’Histoire de l’humanité.

Va-t-on assister à une nouvelle révolution ? Peut être… 

Est ce que ça passera par les armes ? Je le crains…

 

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Y.D.:J’en ai des tonnes ! Hahaha ! Plus sérieusement il m’est difficile d’en choisir une… Il y’a un très bon Making Of présent avec le court métrage sur le Double DVD collector de la Guerre des Gangs de Lucio Fulci (Editeur : The Ecstasy of Films) qui revient sur les différentes phases de fabrication du film et les problèmes rencontrés… Et je peux te dire que ça n’a pas été de tout repos ! L’équipe et moi même on en a chié sévère !!!

 

Fantasticmovies:Parlez-nous du budget d’A Tout Prix. 

Y.D.: Le film a coûté 8000 Euros. Encore merci à l’équipe, au cast , aux différents prestataires (en particulier ALGA PANAVISION & PANALUX) ainsi que WALLPAPER PROD qui ont permis que le film se fasse avec un budget aussi ridicule! Sans leur contribution cela aurait été IMPOSSIBLE !

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

Y.D.: J’ai signé en mai avec Metaluna productions pour un de mes projets de long métrage : « IMPLACABLE »

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Y.D.:J’ai beaucoup de chance !