14/03/2014

COURT METRAGE: SLEEPWORKING/CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR GAVIN WILLIAMS

 

SLEEPWORKING

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Résumé :Dans un futur proche, une jeune femme devient «sleepworker» c’est-à-dire que son corps est programmé à effectuer des tâches simples pour son travail pendant qu’elle dort. Cependant, elle commence à souffrir d’effets secondaires qui l’embarquent dans un dangereux voyage où elle va découvrir ce que font réellement les «sleepworkers» durant leur sommeil.

 

Réalisateur:Gavin Williams 

 

Scénariste:Gavin Williams 

 

Acteur:Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson

 

Pays : Angleterre

 

Année : 2013

 

Durée: 16 min.

 

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Critique : 

Travailler 18 heures par jour, 7 jours sur 7, sans effets secondaires, voilà ce que propose docteur Kate Feathers, neurobiologiste, dans un spot qui débute ce court. Grace à une petite chirurgie du cerveau, on est capable de vous faire exécuter des tâches simples inconsciemment alors que vous êtes endormi. 

La mise en scène elliptique de Gavin Williams est rondement menée, nous offrant un thriller cérébral sur fond de satire du milieu du travail. Dépeignant un monde aseptisé dans lequel les relations interpersonnelles importent peu, le film grâce à une mise en scène ambitieuse visuellement et narrativement arrive d'emblée à accrocher l'oeil et l'esprit du spectateur.

La beauté classieuse de l'ensemble surprend. Williams a, tel un orfèvre , travaillé minutieusement tous les petits détails de son film. C'est percutant et beau à la fois tout en prenant son temps. 

 

Bref, Sleepworking est un film de SF à message, respectueux de son genre et généreux. A voir.

 

Producteur:Ed Barratt

 

Note : 17/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview du réalisateur et scénariste : Gavin Williams

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Gavin Williams: Je suis un réalisateur du nord de l'Angleterre. J'ai commencé ma carrière en tant qu'écrivain de nouvelles fantastiques, de science fiction,et d'horreur. J'ai aussi coécrit le roman Hush avec l'écrivain Tim Lebbon qui a été nommé pour un British Fantasy Society Award ( http://amzn.to/1hAzirW ). Après celà, j'ai commencé à écrire des scénarios, principalement des comédies et des drames.En 2009, je suis tombé dans le bain de la réalisation avec mon court Breath (un thriller à propos d'un jeune homme qui accidentellement interfère dans la vie d'une femme qu’il harcèle après l'avoir sauvée d'un étouffement!). Sleepworking est ma première expérience en tant que réalisateur de science-fiction, mon premier amour.   

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

G.W.: J'ai été surpris par le film à petit budget:  Safety Not Guaranteed. C'est l'histoire simple, un peu différente de Sleepworking, d'un trio de reporters qui enquètent sur un gars bizarre qui a publié dans un journal local  une annonce , cherchant un compagnon pour un voyage dans le temps. Est-ce réèl, ou est-il simplement fou? C'est très drôle, extremement bien pensé, une comédie romantique imaginative avec les excellentes performances d'acteurs de Aubery Plaza ( Parks and Rec) et Mark Duplass. L'aspect du film qui m'a le plus surpis est la manière dont j'ai été émotionnellement impliqué.C'est la conséquence directe de la manière dont le film a soigneusement tissé les liens entre les personnages. Ce qui vous montre au combien des personnages convaincants sont importants. . Les réalisateurs ignorent à leurs risques et périls, l'importance de créer des personnage marrants pour populariser leurs histoire de genre.  Ca montre aussi  comment un film à petit budget peut vous faire remarquer. Depuis, le réalisateur Colin Trevorrow, a été approché pour réaliser le reboot de Jurassic Park.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Sleepworking en 5 mots ?

 

G.W.:Dystopique, inquiétant, hallucinatoire,froid, cruel.

Fantasticmovies : Sleepworking est vraiment très beau à regarder, le travail du son et les sfx sont vraiment bons, était-ce  beaucoup de travail en post-production ?

 

G.W: Oui. Nous avons presque passé un an à la post-production car je savais exactement ce à quoi l'univers du film et son son devaient ressembler. Et aussi parce que nous avons dépensé preque tout notre budget dans le tournage.  Comme dans la plupart des petits budgets,nous devions compter sur le bon vouloir et les horaires chargés de l’équipe. J'ai colaboré étroitement avec mon équipe tallentueuse  composée d'un monteur, Ben Wilson, d'un ingénieur du son, Stu Wright,d'un compositeur, Roma Yagnik, d'un coloriste, Stephen Hedley et des effets digitaux du studio Bloom Studio pour mettre la dernière touche au film. Ceci dit, le film doit beaucoup au directeur photo, Si Bell et à son équipe de cadreurs(Sleepworking vient de gagner le prix de la meilleure  cinématographie au  HorrorQuest Independent Film Festival). Construire l'univers du film a été un gros travail. On a dû se projeter dans l'état d'esprit du futur, car pour nos personnages, ce n'est pas le futur mais le présent. C'était un défi, pour un petit budget de le faire ressembler à un film futuriste. Nous devions trouver des lieux de tournage inhabituels, penser «subtil», et à une manière peu couteuse de donner vie à un monde “alien” pour le public. Par exemples, jai décidé que dans le futur de Sleepworking, le modèle économique chinoix s'était inséré dans la culture anglaise. Donc, certains figurants sont maquillés comme des acteurs de théatre chinois . Ce sont de petits détails comme ceux-ci qui donnent au film sa pate visuelle.

 

Fantasticmovies : Comment avez-vous fait pour créer un scripte aussi intelligent?

 

G.W: Je suis écrivain, j'ai donc beaucoup d'expérience pour élaborer des récits “compliqués”.  C'est mon travail à temps plein si vous voulez. Réaliser est neuf pour moi. Dans ce domaine, je continue à apprendre.J'ai toujours lu et regardé de la SF, pensé aux possibilités que ce genre apporte mais aussi aux  dangers de la technologie. Les influences d'écrivains de SF comme  William Gibson et  Bruce Sterling m'ont aidées pour étoffer le monde du filmainsi que les films récents come Moon et District 9. Je voulais avoir des bases thématiques profondes pour ma première incursion dans le cinéma de SF. Je voulais aussi parler de l'avenir du monde. Pour moi, Sleepworking est une satire de l'exploitation du milieu du travail. C'est quelque chose qui nous accable dans notre monde post-crise. Nous avons constament peur de perdre notre job et nous nous inquiétons de savoir si nous serons en mesure de subvenir aux besoins de nos familles si nous ne faisons pas des heures supplémentaires invalidantes.  Le cinéma de SF est  à un intéressant tournant, avec la résurgence d'idées porteuses aux histoires allégoriques comme dans les films susmentionnés tels que Monsters ou Charlie Brooker ou encore l'excellente série télé Black Mirror. Les blockbusters à gros budgets sont bons, mais les petites oeuvres sont bien plus interpellantes.

Fantasticmovies : Parlez-nous du budget de Sleepworking.

 

G.W: Sleepworking a été financé après avoir gagné un concours qui consistait à créer en 6 heures un teaser de mon idée (vous pouvez voir le résultat sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=knSm2UtjisI). Le budget que nous avons réunis s'élève à £9,000 (10,700 Eur). C'était très serré pour ce que nous voulions faire.

Nous n'avons pas dû retourner ou  paniquer lors du montage. Je suis très fier de ce que nous avons fait, fier de mon équipe et de mes acteurs. Mention spéciale à mon producteur Ed Barrat qui a géré impeccablement l'organisation. Le role de producteur est perçu comme étant déconnecté de l'industrie du film mais c'est en fait un travail crucial et très difficile, ce qui veut dire que trouver un bon producteur est très compliqué.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

G.W: L’aspect le plus sympa à révéler à un public sont les révélations des artifices qui font la magie du ciné. 

Le lit que l'on voit à l'écran est en fait le sofa en H du salon du popriétaire de l'appartement dans lequel nous tournions. Nous lui avons attaché un matelas et utilisé des feuilles de plastique pour protéger le meuble en dessous car le sofa coutait plus cher que la production du film en lui-même. Cependant, je voulais que la scène que nous tournions soit très gore et nous avions des litres de faux sang à utiliser que l’on avait déjà payés.- Donc quand est arrivé le moment de recouvrir le lit, j'ai demandé au département artistique d'asperger plus de sang pendant que les acteurs, derrière nous chuchotaient entre-eux et se demandaient si nous avions remarqué que le sang coulait vers le bas directement sur la cuir blanc du sofa (le décorateur a été horrifié). Heureusement on a su tout nettpyer et personne ne s’est pleint.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

G.W.: Je suis en train d'écrire un thriller de SF à petit budget qui s'intitule Behind The Eye, une sorte de mélange délirant entre Death And The Maiden, Invasion Of The Body Snatchers, Saw et Rashomon.

J'essaye de capturer la tension d'un de mes films à petit budget préférés, Memento ainsi que la sensation que peu avoir le public en étant confronté à cette histoire qui avance à l'envers. Vous ne pouvez pas vous filler aux apparences. Vous n'êtes jamais sûr de ce qui va arriver, qui est le héros et qui est le méchant. Si je fais correctement mon job, le film va être rempli d'effets de surprises comme j'aime en trouver quand je vais dans un salle de cinéma en tant que spectateur. Nous commencerons à chercher son financement l'année prochaine.

 

 

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

G.W: Depuis de nombreuses années, j'ai écrit des scénarios de commandes pour les distributeurs, les chaines de télévision et les sociétés de production sans jamais voir la lumière du jour. C'était comme écrire dans une cellule de prison, pas très motivant. Je suis sûre que beaucoup d'écrivains ressentent la même chose, surtout si ils essayent de percer dans l'industrie. A tous les niveaux, c'est frustrant. Avec Sleepworking, c'est la première fois que mon travail en tant que réalisateur a été montré au monde et le public a pu en faire sa propsre opinion. Heureusemant, les réponses ont été positives. C'est très encourageant et ça me met en confiance pour mes projets futurs. Avec 7 prix et 35 sélections dans les festivals, 2013 a été une anée fantastique.

 

 

30/11/2013

NEWS: EXTREME PINOCCHIO, CA AVANCE

NEWS: EXTREME PINOCCHIO, CA AVANCE

 

On assiste aux malheurs de Patrick, un junkie de petite taille. Il tente désespérément de décrocher de la drogue, depuis qu’il sait

qu’il va devenir père. Pris à la gorge par ses dealers, à qui il doit beaucoupd’argent,ilaccepteun ultimeboulot: Voler Gaëtan, un psychopathe qui se prend pour Geppetto... Gaëtan est un homme répugnant, qui a passé la moitié de sa vie en prison pour de sordides histoires de mœurs. Pour espérer parvenir à ses fins, Patrick doit se déguiser en Pinocchio, et se faire passer pour son fils. Mais, rien ne se passe comme prévu.

 

Le synopsis bien noir de cette production française promet du lourd dans un univers barré.

 

Extreme Pinocchio vient de terminer son tournage. Réalisé par Pascal Chind, le film promet un véritable délire visuel.

7 jours de tournage (3 nuits en extérieur et 4 journées dans les  studios Lamy ) ont été nécessaires pour sa mise en boite.

Le film entre donc, maintenant en post-production et devrait-être ready pour début 2014.

Pascal Chind, ne s'arrêtera pas là, il a dors et déjà prévu d’adapter d’autres contes qu’il regroupera sous l’intitulé : Les Contes De L’extrême et dont Extrême Pinocchio fera partie.

 

Quelques photos du tournage

 

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23/11/2013

COURT METRAGE-MECS MEUFS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR LIAM ENGLE

 

 

 

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Résumé :Bob en est convaincu : dans les rapports de drague, les femmes sont le sexe fort. Mais que se passerait-il si les rôles étaient inversés...?

 

Réalisateur:Liam Engle

 

Scénariste:Liam Engle

 

Acteurs:Robert Hospyan,Laure Maloisel,Amandine Klep,Liam Engle,Camille Chloé,Florence Maury,Juliette Delacroix,Aurélia Hascoat,Christophe Gomes,Stéphane Navarro,Manie Malone,Nicolas Kersiak

 

Pays :France

 

Année : 2013

 

Durée:13 min

 

Production: Affreux Sales Et Méchants


 

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Critique :

Dans notre société machiste urbaine, la «femme» est une proie tacite et l’"homme",un prédateur presque malgré lui. Des rôles respectifs que nous nous sommes octroyés et qui,insidieusement, sont devenus la norme. Dans la tête du mec, tout est fait à l’avantage des femmes (entrées dans les boîtes et inscriptions sur les sites de rencontre gratuites,la drague,...). Il doit constamment faire des efforts pour s’imposer dans ce monde devenu féminin. Le sexe fort n’est plus masculin. 

Des propos balayés d’un revers de la main dans ce court où Bob va à la suite d’un passage aux toilettes d’un café, être transporté dans un monde parallèle dans lequel les rôles sont inversés. Les meufs ont pris la place des mecs et inversement. D’abord heureux de se faire mater et draguer dans la rue, de profiter des gratuités que lui offre son statu d’homo masculus,il va vite déchanter.

Réalisé par Liam Engle, ce court profondément féministe, nous rappelle que rien n’est gagné. La parité et l’égalité des sexes sont une utopie qui par essence ne peut être atteinte et que les beaux discours ainsi que les soit-disant privilèges accordés au «sexe faible», ne sont que poudre aux yeux, un voile de fumée qui cache un réel problème que nos politiques feraient bien de prendre en compte (quoi on est sur un blog ciné? et alors? un peu de conscientisation c’est bien aussi!).    

 

Bref, Mecs Meufs, malgré son apparente allure de comédie légère  est un brulot féministe cinglant bien réalisé et joué et qui mériterait de se trouver dans les programmes scolaires.


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Note : 16/20

 

Extraits:

"Mecs Meufs" - extraits from Laure Maloisel on Vimeo.


 

 

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Interview du réalisateur et scénariste: Liam Engle


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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Liam Engle:Je m’appelle donc Liam Engle, j’ai 32 ans et je suis le réalisateur du court-métrage Mecs Meufs. Je réalise des films depuis que je suis tout petit, mais si j’enlève ma flopée de films amateurs, Mecs Meufs est mon troisième court-métrage professionnel, à savoir réalisé avec une boîte de production, une équipe complète, etc.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

L.E.: Mecs Meufs est né originellement de ma frustration quand j’avais une vingtaine d’années. J’étais un mec normal, ni un laideron, ni un beau gosse, mais c’était dur d’attirer les faveurs des filles. Lorsqu’une fille marche dans la rue, elle reçoit souvent des marques d’intérêt, alors que pour nous, que dalle (en France tout du moins). A la limite, il n’y a que les mecs homos qui nous lancent des sourires ou des regards sans ambiguïtés. En 2007, je me suis inscrit sur Meetic, et j’étais dégoûté de voir que le site était payant pour les hommes mais gratuit pour les filles, et qu’une fois inscrit, c’était quand même à nous de faire tout le travail. Bref, c’est de cette situation qu’a jailli la première idée de Mecs Meufs, que j’ai ensuite développée avec Robert Hospyan (qui joue Bob dans le film) et Daniel Brunet, avec qui j’ai co-réalisé le court-métrage Lose Actually.

 

Fantasticmovies: Traiter d’un sujet lourd tout en restant dans le registre de la comédie est un exercice périlleux. Comment avez-vous bravé les pièges du traitement «facile»? 

 

L.E.: Ce qui m’intéressait c’était de basculer très rapidement du rire au drame. On commence le film comme une comédie pop et sucrée, et l’idée était de tomber de manière brutale dans la violence. En plus de l’exercice de style que ça représentait (comment doser cette irruption au beau milieu de la comédie ?), c’était une manière de montrer la réalité que certaines filles risquent de vivre à tout moment. Evidemment, toutes les filles ne vont pas se faire violer dans leur vie, mais ce geste transgressif, disproportionné par rapport au reste du film, était là pour symboliser tout ce qu’elles peuvent parfois subir au quotidien : les sous-entendus graveleux, les menaces, le harcèlement sexuel qui ne dit pas son nom…


Fantasticmovies: Avez-vous vu le reportage «Femme De La Rue» de Sofie Peeters montrant le quotidien devenu normalisé du harcèlement subit par les femmes dans la rue? Votre court, sous d’autres aspects parle de la même problématique.

 

L.E.: Tout à fait. Je l’ai vu alors que j’étais en pré-production sur le film, et ça m’a conforté dans l’idée qu’il fallait concrétiser dans le film cette violence qui – heureusement – reste souvent au stade des mots.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

L.E.: Ayant déjà réalisé un film avec la société Affreux, Sales et Méchants, il a été facile pour nous de réunir le noyau dur de mes films précédents, avant de l’étoffer avec de nombreux techniciens qui sont venus gracieusement sur le film. On avait ni suffisamment d’argent, ni suffisamment de temps pour tourner le court-métrage (deux jours et demi de tournage seulement), il nous fallait donc beaucoup d’aide. L’équipe était pléthorique. On avait parfois l’impression de réaliser un long-métrage !

 

Fantasticmovies: Mecs Meufs est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

L.E.: Merci. Le montage image avec Jérémy Pitard a pris très longtemps, sept semaines au total, ce qui nous a permis de peaufiner le rythme. Au final, on me dit souvent que le film passe vite, ce qui est un des meilleurs compliments qu’on puisse entendre. Le montage son, qui a été effectué par Alix Breinl, a lui aussi bénéficié de plusieurs allers-retours qui nous ont permis de prendre du recul sur chaque étape. Enfin, l’étalonnage, réalisé par Thibaut Pétillon, a pris une journée et demi, une durée normale.

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

L.E.: A vrai dire il n’y en a quasiment aucun. Quelques morceaux de PQ numériques ont été rajoutés lors de la scène du départ de Bob vers le monde alternatif, et on a du rajouter une lame numérique sur le cutter dans la scène du viol. 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

L.E.: J’ai toujours eu un faible pour les réalisateurs qui combinaient dans leurs films une générosité, une ouverture sur le grand public, avec une exigence artistique. Des gens comme Spielberg, Oliver Stone, James Cameron… Sinon j’apprécie aussi des auteurs plus radicaux, comme Werner Herzog, Kechiche, Alain Cavalier.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

L.E.:J’ai beaucoup aimé La Vie d’Adèle justement, et sinon comme tout le monde Gravity, qui combine la patte d’un auteur, une mise en scène assumée et audacieuse, et un grand spectacle. Sinon j’attends énormément Capitaine Phillips de Paul Greengrass.

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays? 

 

L.E.: Il y a clairement un problème en France où les films de genre (hormis le polar) sont souvent cantonnés à des petits budgets et des petites sorties. Il nous faudrait un énorme carton, comme le fût L’Orphelinat en Espagne par exemple, pour débloquer la situation. Mais les distributeurs le permettront-ils ?

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

L.E.:Passer au long-métrage le plus vite possible ! J’écris plusieurs projets, on verra ce qui aboutit.

 

Fantasticmovies: Merci beaucoup d’avoir répondu à cette interview.

L.E. : Merci à toi, c’est trop rare de parler de courts-métrages !