08/08/2014

NAKED ZOMBIE GIRL: CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR

 

NAKED ZOMBIE GIRL

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Résumé :Un film «grind house» dans lequel une femme nue tue des zombies avec une tronçonneuse. 

 

Réalisateur: Rickey Bird Jr.

 

Scénariste: Rickey Bird Jr.

 

Acteurs:Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 28min.

 

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Critique : 

En voilà un court qui ne ment pas dans son titre! Si vous aimez les péloches totalement barrées, les femmes nues, le gore et les zombies,lisez ce qui suit, ça risque bien de vous intéresser. 

Effectivement Naked Zombie Girl, c’est du pur amusement, un condensé d’action hyper bien foutu servi par des acteurs qui donnent de leur personne. L’imagerie kitsch, dans la plus pure tradition «grindhouse», avec ses couleurs baveuse et son gros grain ravira les nostalgiques des regrettées années 1980.

D’ailleurs c’est dans l’air du temps, les films  à l’esthétique vintage pullulent,surtout dans le circuit indé de genre. Est-ce une réponse à la morosité de notre société? Les éditeurs poussent le vice coloré jusqu’à vendre des éditions VHS de leurs films. Ou, est-ce un retour en arrière, syndrome d’un cinéma de genre actuel qui ne se trouve pas d’identité? Quoiqu’il en soit, aller chercher de l’inspiration dans le passé pour une nécessaire pérennité du genre n’est pas une mauvaise chose. Faut-il encore que cela soit bien fait et respectueux des codes de l’époque. 

Naked Zombie Girl fait heureusement partie de ses films qui honorent leurs racines. Réalisé par Rickey Bird Jr., le métrage se concentre sur son héroïne(Meghan Chadeayne) nue comme un vers,BTS boucherie option tronçonneuse en poche, qui se débat (et non s’ébat)avec des morts vivants belliqueux.

Le spectateur est directement plongé dans le vif du sujet. Pas de temps morts, ni de mise en situation et encore moins de dialogues. Cela donne l’impression d’avoir pris un film en cour de route au meilleur moment au hasard d’un zapping désespéré. Et ça marche. Le film surprend et attire l’attention, pas seulement grâce à la plastique généreuse de Meghan Chadeayne mais aussi grâce à l’extrême professionnalisme de l’ensemble.

Bref, Naked Zombie Girl est sympathique et nourri à la vitamine «série»B, un petit (s)trip zombièsque que ne renierait pas Robert Rodriguez.

 

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Production:Hectic Films, Solid Weld Productions

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

Sites Internet :

 

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Interview du réalisateur et scénariste : Rickey Bird Jr.

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Rickey Bird Jr. :Je m’appelle Rickey Bird, je suis le scénariste,réalisateur et producteur de Naked Zombie Girl. Que puis-je dire de plus? J’aime les zombies et ...les filles.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Rickey Bird Jr. : Le Transperceneige (Bong Joon-Ho) que j’ai eu la chance de voir en salle. Je n’en savait pas grand chose avant de le voir, la surprise en a été plus grande. Le concept est original et le casting excellent. J’ai aimé tout ce qui concernait le train et la majorité de l’histoire.  

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons quelques bons films de genre aux Etats-Unis, mais étonnement d’excellents viennent souvent de l’étranger, comme par exemple mon film de zombie préféré, Cemetery Man (DellaMorte DellAmore de Michele Soavi). Dans mon pays, l’horreur c’est un peu n’importe quoi. Si un film est vraiment bon, ils en font des suites et des suites qui, selon moi, sont prévisibles et répétitives.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Queen Of Blood en 5 mots ?

 

Rickey Bird Jr.: Grindhouse,kitsch,amusant, horreur,zombies

 

Fantasticmovies : Naked Zombie Girl est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Rickey Bird Jr.: Merci. Oui, pour notre monteur et co-fondateur d’Hectic Films, Jason Sanders, ce fut une quantité non négligeable de travail. Je pense que nous avions cinq montages du film avant d’être prêts. Jason a fait beaucoup pour rendre l’histoire sans dialogues cohérente. Il a aussi rendu l’imagerie du film kitsch grâce à un ajout de grain à l’image et à des effets sanglants.La majorité de la musique a été composée par Rohan Cowden et Blake Tedder.Ils y ont passé quatre semaines. Mais l’aspect du film doit beaucoup à notre équipe de maquilleurs dirigée par Nick Reisinger,qui est à la tête de notre département maquillage et effets spéciaux.

 

Fantasticmovies: Pourquoi avoir opté pour le style «grindhouse» qui est en vogue pour le moment, surtout dans le cinéma indé?

 

Rickey Bird Jr.:Oui, ça l’est.Je pense qu’il devrait y avoir plus de qualités cinématographiques dans ces films à l’aspect kitsch. Nous avons passé beaucoup de temps à travailler la lumière,la manière de filmer et sur les zombies pour produire un métrage un échelon au dessus du reste. Dans la limite de ce que nous pouvions faire avec notre budget.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile pour Meghan Chadeayne de jouer nue?

 

Rickey Bird Jr.:Au départ, elle était un peu gênée, mais au plus nous tournions, au plus elle se sentait à son aise. Le plus dingue, c’est qu’elle ne s’est jamais plainte. Elle était toujours prête pour la prise suivante. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Rickey Bird Jr.: Si vous regardez attentivement, vous pouvez nous voir pousser la voiture sur un plan. Nous attendions que le soleil se couche pour commencer à tourner afin de filmer la voiture sur la route au crépuscule. La voiture n’a pas voulu démarrer, donc nous avons dû la pousser. Elle était  énorme et lourde. La pousser, le jour suivant au sommet d’une cote, n’a pas été un jeu d’enfant.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget.

 

Rickey Bird Jr.: Le budget était de 8000 dollars que nous avons utilisés pour les quatre jours de tournage,le plateau,réparer la voiture,acheter une tronçonneuse et en jeter deux versions,commander un trailer,etc.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Rickey Bird Jr.: Vous devez poser la question à Nick Reisinger à ce propos. Tout ce que je sais c’est qu’il nous fallait le bon sang pour le tournage.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons signé un accord avec la société FRI et nous préparons un long métrage de Naked Zombie Girl. J’écris aussi un script avec mon ami et auteur Nick Belardes, ça sera un film de démons très effrayant.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Rickey Bird Jr.: Merci pour l’intéret que tu portes à notre film. Je voulais encore remercier l’équipe d’ Hectic Films pour leur énorme travail. Nous travaillons sur un comic de Naked Zombie Girl qui plaira certainement aux fans de Grind house. Voici le lien pour plus d’infos sur le film et le comic: Facebook.com/nzgmovie

 

 

 

 

 

07/08/2014

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE): CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR/LE COURT

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE)

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Résumé :Une jeune fille mène un combat contre son «moi» masculin.

 

Réalisateur:Joseph Catté

 

Scénariste:Joseph Catté, Roland Topor(texte)

 

Acteur: Pauline Helly

 

Pays :France

 

Année : 2014

 

Durée: 5 min 19.

 

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Critique : 

Adaptation de «La Bataille Intime» de Roland Topor, Like A Doll est un voyage sanglant dans l’esprit torturé d’une jeune fille qui, face caméra nous explique comment elle est venue à bout de sa masculinité. 

Esthétiquement travaillé et singulier, le court montre que son auteur,Joseph Catté a déjà une sacrée personnalité cinématographique. Like A Doll est beau et bien joué (au vu de son budget riquiqui)! Le court bénéficie d’une superbe photographie et surtout du charisme de son actrice principale(Pauline Helly) qui, à elle seule, apporte toute la dramatisation nécessaire pour rendre l’ensemble convaincant. Grace au travail sur la lumière qui est tout simplement bluffant et au montage  maitrisé,les deux univers, le réel et le fantasmé, se croisent sans perturber l’essence narrative du court basé sur un monologue.

Comme quoi, l’hexagone est un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à émerger pour renouveler un cinéma frenchie qui a la caméra un berne, enlisé dans le télévisuellement correct. 

 

Bref, Like A Doll est une petite surprise trop courte mais intense à voir.Ca tombe bien, il est juste en -dessous.

 

 

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Note : 16/20

 

Le court

Like a Doll - Comme une Poupée from Joseph Catté on Vimeo.

 

 

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Interview du réalisateur: Joseph Catté

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Joseph Catté: Je m'appelle Joseph Catté et je suis un jeune réalisateur basé en région parisienne. Graphiste de formation, je travaille également dans les effets spéciaux numériques pour le cinéma et la publicité.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Joseph Catté: Sans aucuns doutes La Grande Aventure Lego. Au delà de son humour génial et de sa richesse visuelle, j'ai surtout été bluffé par la qualité d'un scénario incroyablement intelligent, à plusieurs niveaux de lecture. C'est presque un film politique, qui délivre de vraies leçons de vie sans jamais être niais. A montrer à tous les enfants, juste après Le Géant de Fer et Happy Feet !

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Joseph Catté: Si je suis sensible à tous les cinémas,  je suis surtout un grand fan de mélanges de genre. Je suis souvent gêné par la capacité qu'ont beaucoup de films à ne jamais s'aventurer au-delà de leurs codes. Par exemple, le blockbuster hollywoodien aura tendance à enchaîner les scènes d'action sans repos ni émotion sincère et le drame intimiste à s'interdire tout trait d'humour qui pourrait relâcher la tension. Je suis donc un grand admirateur de réalisateurs comme Danny Boyle (Une Vie Moins Ordinaire), Emir Kusturica (Underground) ou encore James Gunn (Super).  Leurs oeuvres mélangent l'humour, le drame, l'horreur, le fantastique, la romance et n'en sont que plus riches et surprenantes !

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Joseph Catté: Il est évident que le cinéma de genre n'est absolument pas reconnu en France, ce qui  témoigne d'une énorme fermeture d'esprit et d’une frilosité dramatique de la part des financiers. On se donne bonne conscience  en produisant un Cavayé par-ci et un Gans par là mais il serait peut-être temps de réellement donner les moyens de leurs ambitions à tous les français envieux de tirer notre cinéma vers le haut. Pourtant, des films comme Largo Winch (sorti en même temps que Quantum of Solace) prouvent que nous pouvons largement faire le poids face aux américains, qui nous ont semés depuis longtemps sur le plan culturel. En laissant tous nos talents partir là bas, le cinéma français risque bien de devenir une terre désertée où ne se bousculeront plus que les films de Louis Garrel et de Frank Dubosc...

 

Pour ce qui est du cinéma américain, le genre semble reconnu et respecté depuis toujours. On y trouve donc absolument de tout et il est difficile d'émettre un jugement général quand on voit se côtoyer Twilight, Hostel, Avengers, Stoker et The Grey. Chacun peut y trouver son bonheur. J'ai juste le sentiment que les films ont de plus en plus de mal à combiner transgression et ambition, comme le faisaient Friedkin ou Verhoeven, mais c'est une tendance qui ne devrait pas tarder à revenir.

 

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet?

 

Joseph Catté: Initialement, je cherchais à travailler avec la comédienne Pauline Helly, sans avoir de projet spécifique en tête. Elle m'a alors proposé quelques textes qui lui plaisaient particulièrement, dont la pièce 'Bataille Intime' de Roland Topor qui a attiré mon attention. J'y ai vu une bonne occasion de m'essayer au genre horrifique.

 

Fantasticmovies : Like A Doll est vraiment beau à regarder et le travail du son est vraiment bien. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Joseph Catté: Merci ! C'était en effet beaucoup de travail, principalement car j'ai dû effectuer seul toutes les étapes de post-production (montage, étalonnage, effets-spéciaux, mixage). Je ne regrette pas car, entre mes rushs bruts et le résultat final, c'est le jour et la nuit et je pense qu'il est primordial de ne pas sous-estimer ces étapes, d'y passer du temps pour avoir un rendu digne de ce nom. Cela demande de la patience.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Joseph Catté: Le court-métrage comporte peu d'effets-spéciaux ambitieux à part le relighting, qui s'apparente plus à de l'étalonnage. J'ai fait un peu de retouche beauté, effacé quelques objets du cadre (pour épurer la composition ou éviter des faux-raccords), intégré des gerbes de sang, de la fuméeetc. J'ai également dû faire de l'extension de décor pour permettre le travelling arrière final, qui avait été tourné en plan fixe.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du vrai «faux sang» de cinéma?

 

Joseph Catté: Il me fallait une recette peu coûteuse car j'avais besoin d'une très grande quantité de faux-sang. J'ai donc opté pour un mélange composé de 50% de soupe de tomate et de 50% de sauce tomate. J'obtenais alors la viscosité voulue mais la couleur tirait d'avantage vers le orange vif que vers le rouge sombre. Heureusement, ma formation en effets-spéciaux m'a permis de modifier cette couleur à posteriori afin d'obtenir la teinte adéquate. Mais cette recette est déconseillée à toute personne ne souhaitant pas passer du temps en retouche...

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Joseph Catté: Ce que je peux simplement vous dire, c'est qu'il est plus confortable d'être réalisateur qu'acteur sur ce genre de tournage. Rester allongée des heures dans de la sauce tomate puante et glacée au milieu de la nuit, dans un hôtel désaffecté sans eau chaude pour se laver, n'est certainement pas l'expérience la plus confortable vécue par ma comédienne. D'où l'intérêt de travailler avec des gens motivés et sympathiques.

 

 

Fantasticmovies: Fut-il facile de trouver une équipe motivée pour le film?

 

Joseph Catté: L'équipe était extrêmement réduite sur le plateau. Lors des deux premiers jours de tournage, j'étais seul avec la comédienne. Les deux jours suivants, nous étions quatre. Il ne fut donc pas difficile de trouver une équipe étant donnée qu'elle n'était composée que de deux amis, que j'avais spécialement sollicités pour leur engouement !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Like A Doll

 

Joseph Catté: Au total, je n'ai pas dépensé plus de 350 euros. Tout le monde était bénévole sur le film et la majorité du matériel m'appartenait ou m'a été prêté par des amis. J'ai dépensé environ 250 euros en costumes et accessoires ainsi que 100 euros en essence et nourriture.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Joseph Catté: J'ai quelques nouveaux projets de courts-métrages et de clips, que je vais chercher à financer dans des boîtes de productions. Rien de réellement officiel pour l'instant mais cela ne devrait pas tarder !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Joseph Catté: Merci à vous pour cette interview et merci aux lecteurs pour avoir eu le courage de me lire jusqu'à la fin ! Si mon travail vous a plu, n'hésitez pas à jeter un oeil au reste de mes réalisations sur ma chaîne Vimeo : vimeo.com/josephcatte

 

 

 

 

14/03/2014

COURT METRAGE: SLEEPWORKING/CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR GAVIN WILLIAMS

 

SLEEPWORKING

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Résumé :Dans un futur proche, une jeune femme devient «sleepworker» c’est-à-dire que son corps est programmé à effectuer des tâches simples pour son travail pendant qu’elle dort. Cependant, elle commence à souffrir d’effets secondaires qui l’embarquent dans un dangereux voyage où elle va découvrir ce que font réellement les «sleepworkers» durant leur sommeil.

 

Réalisateur:Gavin Williams 

 

Scénariste:Gavin Williams 

 

Acteur:Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson

 

Pays : Angleterre

 

Année : 2013

 

Durée: 16 min.

 

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Critique : 

Travailler 18 heures par jour, 7 jours sur 7, sans effets secondaires, voilà ce que propose docteur Kate Feathers, neurobiologiste, dans un spot qui débute ce court. Grace à une petite chirurgie du cerveau, on est capable de vous faire exécuter des tâches simples inconsciemment alors que vous êtes endormi. 

La mise en scène elliptique de Gavin Williams est rondement menée, nous offrant un thriller cérébral sur fond de satire du milieu du travail. Dépeignant un monde aseptisé dans lequel les relations interpersonnelles importent peu, le film grâce à une mise en scène ambitieuse visuellement et narrativement arrive d'emblée à accrocher l'oeil et l'esprit du spectateur.

La beauté classieuse de l'ensemble surprend. Williams a, tel un orfèvre , travaillé minutieusement tous les petits détails de son film. C'est percutant et beau à la fois tout en prenant son temps. 

 

Bref, Sleepworking est un film de SF à message, respectueux de son genre et généreux. A voir.

 

Producteur:Ed Barratt

 

Note : 17/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview du réalisateur et scénariste : Gavin Williams

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Gavin Williams: Je suis un réalisateur du nord de l'Angleterre. J'ai commencé ma carrière en tant qu'écrivain de nouvelles fantastiques, de science fiction,et d'horreur. J'ai aussi coécrit le roman Hush avec l'écrivain Tim Lebbon qui a été nommé pour un British Fantasy Society Award ( http://amzn.to/1hAzirW ). Après celà, j'ai commencé à écrire des scénarios, principalement des comédies et des drames.En 2009, je suis tombé dans le bain de la réalisation avec mon court Breath (un thriller à propos d'un jeune homme qui accidentellement interfère dans la vie d'une femme qu’il harcèle après l'avoir sauvée d'un étouffement!). Sleepworking est ma première expérience en tant que réalisateur de science-fiction, mon premier amour.   

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

G.W.: J'ai été surpris par le film à petit budget:  Safety Not Guaranteed. C'est l'histoire simple, un peu différente de Sleepworking, d'un trio de reporters qui enquètent sur un gars bizarre qui a publié dans un journal local  une annonce , cherchant un compagnon pour un voyage dans le temps. Est-ce réèl, ou est-il simplement fou? C'est très drôle, extremement bien pensé, une comédie romantique imaginative avec les excellentes performances d'acteurs de Aubery Plaza ( Parks and Rec) et Mark Duplass. L'aspect du film qui m'a le plus surpis est la manière dont j'ai été émotionnellement impliqué.C'est la conséquence directe de la manière dont le film a soigneusement tissé les liens entre les personnages. Ce qui vous montre au combien des personnages convaincants sont importants. . Les réalisateurs ignorent à leurs risques et périls, l'importance de créer des personnage marrants pour populariser leurs histoire de genre.  Ca montre aussi  comment un film à petit budget peut vous faire remarquer. Depuis, le réalisateur Colin Trevorrow, a été approché pour réaliser le reboot de Jurassic Park.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Sleepworking en 5 mots ?

 

G.W.:Dystopique, inquiétant, hallucinatoire,froid, cruel.

Fantasticmovies : Sleepworking est vraiment très beau à regarder, le travail du son et les sfx sont vraiment bons, était-ce  beaucoup de travail en post-production ?

 

G.W: Oui. Nous avons presque passé un an à la post-production car je savais exactement ce à quoi l'univers du film et son son devaient ressembler. Et aussi parce que nous avons dépensé preque tout notre budget dans le tournage.  Comme dans la plupart des petits budgets,nous devions compter sur le bon vouloir et les horaires chargés de l’équipe. J'ai colaboré étroitement avec mon équipe tallentueuse  composée d'un monteur, Ben Wilson, d'un ingénieur du son, Stu Wright,d'un compositeur, Roma Yagnik, d'un coloriste, Stephen Hedley et des effets digitaux du studio Bloom Studio pour mettre la dernière touche au film. Ceci dit, le film doit beaucoup au directeur photo, Si Bell et à son équipe de cadreurs(Sleepworking vient de gagner le prix de la meilleure  cinématographie au  HorrorQuest Independent Film Festival). Construire l'univers du film a été un gros travail. On a dû se projeter dans l'état d'esprit du futur, car pour nos personnages, ce n'est pas le futur mais le présent. C'était un défi, pour un petit budget de le faire ressembler à un film futuriste. Nous devions trouver des lieux de tournage inhabituels, penser «subtil», et à une manière peu couteuse de donner vie à un monde “alien” pour le public. Par exemples, jai décidé que dans le futur de Sleepworking, le modèle économique chinoix s'était inséré dans la culture anglaise. Donc, certains figurants sont maquillés comme des acteurs de théatre chinois . Ce sont de petits détails comme ceux-ci qui donnent au film sa pate visuelle.

 

Fantasticmovies : Comment avez-vous fait pour créer un scripte aussi intelligent?

 

G.W: Je suis écrivain, j'ai donc beaucoup d'expérience pour élaborer des récits “compliqués”.  C'est mon travail à temps plein si vous voulez. Réaliser est neuf pour moi. Dans ce domaine, je continue à apprendre.J'ai toujours lu et regardé de la SF, pensé aux possibilités que ce genre apporte mais aussi aux  dangers de la technologie. Les influences d'écrivains de SF comme  William Gibson et  Bruce Sterling m'ont aidées pour étoffer le monde du filmainsi que les films récents come Moon et District 9. Je voulais avoir des bases thématiques profondes pour ma première incursion dans le cinéma de SF. Je voulais aussi parler de l'avenir du monde. Pour moi, Sleepworking est une satire de l'exploitation du milieu du travail. C'est quelque chose qui nous accable dans notre monde post-crise. Nous avons constament peur de perdre notre job et nous nous inquiétons de savoir si nous serons en mesure de subvenir aux besoins de nos familles si nous ne faisons pas des heures supplémentaires invalidantes.  Le cinéma de SF est  à un intéressant tournant, avec la résurgence d'idées porteuses aux histoires allégoriques comme dans les films susmentionnés tels que Monsters ou Charlie Brooker ou encore l'excellente série télé Black Mirror. Les blockbusters à gros budgets sont bons, mais les petites oeuvres sont bien plus interpellantes.

Fantasticmovies : Parlez-nous du budget de Sleepworking.

 

G.W: Sleepworking a été financé après avoir gagné un concours qui consistait à créer en 6 heures un teaser de mon idée (vous pouvez voir le résultat sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=knSm2UtjisI). Le budget que nous avons réunis s'élève à £9,000 (10,700 Eur). C'était très serré pour ce que nous voulions faire.

Nous n'avons pas dû retourner ou  paniquer lors du montage. Je suis très fier de ce que nous avons fait, fier de mon équipe et de mes acteurs. Mention spéciale à mon producteur Ed Barrat qui a géré impeccablement l'organisation. Le role de producteur est perçu comme étant déconnecté de l'industrie du film mais c'est en fait un travail crucial et très difficile, ce qui veut dire que trouver un bon producteur est très compliqué.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

G.W: L’aspect le plus sympa à révéler à un public sont les révélations des artifices qui font la magie du ciné. 

Le lit que l'on voit à l'écran est en fait le sofa en H du salon du popriétaire de l'appartement dans lequel nous tournions. Nous lui avons attaché un matelas et utilisé des feuilles de plastique pour protéger le meuble en dessous car le sofa coutait plus cher que la production du film en lui-même. Cependant, je voulais que la scène que nous tournions soit très gore et nous avions des litres de faux sang à utiliser que l’on avait déjà payés.- Donc quand est arrivé le moment de recouvrir le lit, j'ai demandé au département artistique d'asperger plus de sang pendant que les acteurs, derrière nous chuchotaient entre-eux et se demandaient si nous avions remarqué que le sang coulait vers le bas directement sur la cuir blanc du sofa (le décorateur a été horrifié). Heureusement on a su tout nettpyer et personne ne s’est pleint.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

G.W.: Je suis en train d'écrire un thriller de SF à petit budget qui s'intitule Behind The Eye, une sorte de mélange délirant entre Death And The Maiden, Invasion Of The Body Snatchers, Saw et Rashomon.

J'essaye de capturer la tension d'un de mes films à petit budget préférés, Memento ainsi que la sensation que peu avoir le public en étant confronté à cette histoire qui avance à l'envers. Vous ne pouvez pas vous filler aux apparences. Vous n'êtes jamais sûr de ce qui va arriver, qui est le héros et qui est le méchant. Si je fais correctement mon job, le film va être rempli d'effets de surprises comme j'aime en trouver quand je vais dans un salle de cinéma en tant que spectateur. Nous commencerons à chercher son financement l'année prochaine.

 

 

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

G.W: Depuis de nombreuses années, j'ai écrit des scénarios de commandes pour les distributeurs, les chaines de télévision et les sociétés de production sans jamais voir la lumière du jour. C'était comme écrire dans une cellule de prison, pas très motivant. Je suis sûre que beaucoup d'écrivains ressentent la même chose, surtout si ils essayent de percer dans l'industrie. A tous les niveaux, c'est frustrant. Avec Sleepworking, c'est la première fois que mon travail en tant que réalisateur a été montré au monde et le public a pu en faire sa propsre opinion. Heureusemant, les réponses ont été positives. C'est très encourageant et ça me met en confiance pour mes projets futurs. Avec 7 prix et 35 sélections dans les festivals, 2013 a été une anée fantastique.