16/08/2008

Cloverfield

Cloverfield

 

cloverfield 1

Résumé

 

New York, une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob, une fête pour son départ au Japon. Hub, meilleur ami de Rob est chargé de filmer la « party ». Soudain une violente secousse ébranle l’immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule s’est rassemblée en quelques instants. La tête de la statue de la liberté s’effondre sur la chaussée. L’attaque du siècle vient de commencer.

 

Acteurs principaux

 

Lizzy Caplan : Marlena / Jessica Lucas : Lili / T.J. Muller : Hud / Michael Stahl-David : Rob / Mike Vogel : Jason.

 cloverfield 2

Critique

 

Décoiffant, voici un adjectif qui sied parfaitement à ce Cloverfield.

Réalisé par, Matt Reeves et produit par le créateur de la série Lost, JJ. Abrams, Cloverfield,  est un « film catastrophe » mettant en scène l’attaque de Manhattan par un monstre géant. C’est vrai qu’annoncé comme cela, ça ne fait pas trop envie. On repense à l’affreux Gozilla version américaine. Beurk. Excusez-moi je vais aux toilettes…


cloverfield 3

Cloverfield est heureusement aux antipodes de ce navet intersidéral.

Film à la fois intimiste de par l’utilisation de la caméra subjective et spectaculaire de par des effets spéciaux réalistes et impressionnants, Cloverfield est un métrage parfaitement mis en boîte qui ne laisse aucun répit au spectateur.

 cloverfield 4

Mat Reeves décide donc d’utiliser pour son métrage le procédé cinématographique à la mode pour l’instant : les prises de vue en caméra subjective. Procédé immersif, qui plonge le spectateur au cœur de l’action.

Cloverfield envoie aux oubliettes d’un point de vue narratif et formel les films utilisant le même procédé tels que Rec. (et là je ne vais pas me faire des amis) ou encore Diary Of The Dead.

Hud, est chargé de filmer les témoignages des amis de son meilleur pote, Rob qui s’en va pour le japon  à la suite d’une promotion. Caméra mini-DV à la main, il s’amuse à questionner les invités de la soirée d’adieu organisée pour l’occasion. Soudain, c’est la panique. Tremblements de terre, explosions, immeubles en feu, population en fuite, Hud sera le témoin malgré lui de ce qui se passe et ne lâchera plus la caméra, le spectateur est embarqué par  son entremise dans sa fuite pour sa survie.

 

Reeves, maîtrise son médium : les prises de vues imparfaites (mais chorégraphiées) et le découpage intelligent des scènes rendent le métrage crédible en tant que témoignage brut, sans montage ni musique, du drame filmé par Hud.

Le métrage renforce sa crédibilité grâce aussi à l’excellent jeu des acteurs. C’est simple, on y croit.

 cloverfield 5

Un des points forts du film, est sans conteste ses effets spéciaux. Les effets visuels sont d’une beauté primitive s’insérant parfaitement dans les prises de vue « amateurs » de la caméra mini-DV. Les 30 premières minutes du métrage sont d’ailleurs très impressionnantes.

 

Le suspense est maintenu de bout en bout grâce à une narration bien ficelée plongeant le spectateur dans le chaos, découvrant ce qui se passe en même temps que les personnages.

 cloverfield 6

Les défauts et invraisemblances de ce Cloverfield, sont balayés par la maestria globale du métrage.

 cloverfield 7

 

Bref, aussi immersif  qu’impressionnant, Cloverfield  est un film à voir.

 

Killg

 

Cote : 20/20

Bande annonce  

    

 

 

30/07/2008

Diary Of The Dead/La Chronique Des Morts Vivants.

Diary Of The Dead


diary of the dead 1

 

Résumé

 

Des étudiants en cinéma tournent dans une forêt un film d’horreur, quand dans les médias, on annonce que les morts reviennent à la vie.

Jason, le réalisateur, décide alors de prendre sa caméra pour couvrir l’événement.

 

Acteurs principaux 

 

Michelle Morgan: Debra/ Joshua Close: Jason/Amy Ciupak Lalonde: Tracy/Shawn Roberts: Tony/ Joe Dinicol: Eliot

 diary of the dead 4

Critique

 

Le maître des films de zombies, Georges A. Romero, revient  avec un cinquième métrage mettant en scène des morts vivants.

Après La Nuit Des Morts Vivants où le réalisateur mettait les bases d’un nouveau genre, le film de zombies et dénonçait la ségrégation raciale en prenant comme héros un noir américain. Après Zombie où il fustigeait la société de consommation. Après Le Jour Des Morts Vivants, où il montrait une armée décadente. Après Land Of The Dead où il se moquait de la politique sécuritaire anti-terroriste, Romero met en scène ce Diary Of The Dead dans lequel, il s’attaque à la société de l’information.

 diary of the dead 6

Diary Of The Dead, n’est pas une suite à la quadrilogie initiale mais un film à prendre à part. Un métrage indépendant des autres, revenant aux origines de l’invasion des zombies sans pour autant en donner la cause. Nous vivons  cet envahissement à travers ce que vivent une bande de jeunes cinéastes partis tourner un film d’horreur en forêt.

 diary of the dead 3

A l’instar d’un Rec. ou d'un Cloverfield, pour les plus récents, Diary Of The Dead est filmé majoritairement en caméra subjective à une différence près, c’est que Romero utilise ostentatoirement les artifices cinématographiques que sont la musique et le montage pour mettre en boîte son métrage. Le spectateur n’étant pas dupé vu que ce choix artistique est expliqué dès le début du film via le personnage de Debra qui nous dit que ce que l’on voit à l’écran est monté et accompagné de musique.

La camera subjective n’est pas le seul média que Romero utilise pour son Diary Of The Dead. Intelligemment, il monte des images provenant aussi d’un GSM, d’Internet et de caméras vidéo de surveillance.  C’est ainsi que le réalisateur arrive à faire passer son message d’une société submergée de manière anarchique  par l’information instantanée, sans recul, relayée par Internet.

Le personnage de Jason en étant le produit, celui-ci préférant garder à l’épaule sa caméra plutôt que d’aider ses amis à survivre.

 diary of the dead 12

Le jeu des acteurs est assez bon et la chorégraphie des scènes extrêmement bien travaillée.

Les effets gores sont bien rendus et crus.

 

Il est néanmoins à déplorer que le métrage soit dénué de moments de trouilles, ce qui est un comble pour un film d’épouvantes.Romero préfère privilégier le message sous-jacent de son film plutôt que de nous faire peur. 

Diary Of The Dead, film à petit budget, est plus à voir comme un brûlot contre la société de l’information plutôt qu’un film d’horreur foutant les choquotes.

 

Killg

 

Cote : 14/20

 

Bandes annonces

 

 

Encore des photos 

 diary of the dead 5

diary of the dead 7

diary of the dead 8


Site officiel

http://www.bacfilms.com/site/diary/

10/07/2008

Rec.

Rec.

18914006

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

 

18918106

Film réalisé à quatre bras par Jaume Balaguero (La Secte Sans Nom,Fragile) et Paco Plaza, Rec. ne tient pas ses promesses.Pourtant, le buz qu’a créé le film sur Internet et dans la presse ne pouvait qu’allécher l’amateur de frissons cinématographiques : critiques dithyrambiques, vidéo de spectateurs terrifiés lors du visionnage du film, commentaires très positifs de spectateurs sortis de la salle et récolte de nombreux prix dans les festivals. Bref de quoi faire monter la fièvre visionneuse de n’importe quel fantasticophile. Vient alors le jours où, assis dans la salle obscure on attend de faire le « grand huit ». Et là, rien. Le film débute par une demi-heure ennuyeuse au possible nous montrant le quotidien barbant d’une équipe de nuit de pompiers. C’est déjà mal parti pour un film qui est sensé nous scotcher à notre fauteuil. Passé cette entrée molle en la matière, le film démarre tant bien que mal. Le spectateur attend patiemment le grand frisson. Hélas, pas de quoi fouetter un chat : les moments de trouille étant totalement prévisibles.  

 

 

Rec. est réalisé à l’instar de Cloverfield, de C’Est Arrivé Près De Chez Vous ou encore de The Blair Witch Project, en caméra à la première personne. Le spectateur est donc embarqué totalement dans le métrage, le caméraman devenant ses yeux. Rec. qui pourtant a fait l’objet d’une chorégraphie hyper travaillée, ne se démarque pas de ses aînés. Balaguero et Plaza nous proposent un métrage aseptisé et improbable. Un comble pour un film qui est sensé faire « vrai ». Je m’explique : aseptisé car Rec. étant hyper travaillé, celui-ci perd en spontanéité et improbable car le personnage du caméraman ne lache ni ne fait trembler sa caméra même lors des moments les plus intenses.Bref un grand coup dans l’eau.  

 

 

Pour finir, il faut savoir que Rec. a fait l’objet d’un remake « copié collé » outre Atlantique sous le nom de Quarantine et qu’un Rec 2 est en préparation.

18837366

 

Cote: 12/20

Bandes annonces:

Rec. :

Quarantine:

 

Le buzz:

17:58 Publié dans Zombies | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : espagne, cinema, film, cinema, horreur, camera, cine, cine, info cine, rec, info cinema, plaza, balaguero, critique cine, critique cinema |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | Killg