13/05/2015

ANOTHER FRONTIER ( L’ALTRA FRONTERA) (BIFFF 2015): CRITIQUE

ANOTHER FRONTIER

( L’ALTRA FRONTERA)(BIFFF 2015)

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Synopsis :Hannah et son fils Leon fuient une guerre qui a isolé leur pays. En essayant de traverser la frontière, ils entrent dans le No Man’s Land, un camp de réfugiés qui leur fournit un lit et de la nourriture, mais, en contre partie, ils devront se soumettre à un système oppressif, les forçant à se mettre en  concurrence avec les autres “détenus” pour être en mesure de rester dans le camp. Claus, une vieille connaissance, prétend connaître un secret sur Hannah et Leon. Si celui-ci est  mis en lumière, il mettrait en danger leurs vies.

 

Réalisateur:André Cruz Shiraiwa


Scénariste:André Cruz Shiraiwa,Aurora Sulli

 

Acteurs principaux:Ariadna Gil,Biel Montoro,Laura Rayón,Anna Alarcón,Ernesto Collado,Gonzalo Cunill,Llorenç González,Diana Gómez,Francesc Lucchetti,Johnny Melville,Mireia Ros

 

Pays : Espagne

 

Année :2014

 

Durée: 95 min.

 

Production:Cine de Garage

 

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Critique :

Film espagnol, tourné en catalan, Another Frontier est un film hybride à la croisée des genres. On pourrait le qualifier de drame post-apocalyptique mais se serait mettre de côté son aspect dénonciateur d'une société bouffée par un paraître alimenté par le fléau de la télé réalité. Dans le film d’André Cruz Shiraiwa, les médias ont un rôle de sélection peu naturelle .Celle-ci se base sur le respect de règles de vie imposées et sur le calcul perfide des concurrents en lice. C'est dans ce contexte que l'on retrouve une mère,Hannah(Ariadna Gil) et son fils,Leon (Biel Montoro), tous deux réfugiés dans un camp nommé le No Man's Land. Pour y séjourner, les pensionnaires doivent s'acquitter de tâches ingrates et suivre des règles strictes. Chaque semaine ils sont soumis à une vote de spectateurs lors d'un show télé pour savoir si ils ont le droit de rester ou mieux, de monter en grade et ainsi accéder à un plus grand confort. 

André Cruz Shiraiwa met en scène un futur pessimiste tangible car proche de nous , qui n'a su s'amender de l'individualisme, de l'avilissement , des inégalités sociales et du paraître médiatique. C'est notre société que nous voyons au travers d'un microcosme dans lequel les plus faibles et les non calculateurs sont mis au banc.

La mise en scène magistrale rappelle la sobriété percutante d'un Cuaron dans Le Fils De L’Homme.  Elle est dépouillée et fait la part belle au jeu remarquablement convaincant des acteurs. 

Bref, sur fond de post apo, Another Frontier bâtit une histoire solide mêlant télé réalité,mythe perverti du surhomme et aliénation sociale. Un métrage fort qui questionne sur les travers d'une nature humaine qui n'arrive pas à se détacher, malgré sa nouvelle condition, des dictas d'une société bêtement consumériste et ultra conservatrice.

 

 

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Note : 16/20

 

Bande-annonce :

 



Sites Internet :

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IMDB

 

 

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22/07/2013

Dead Weight: critique et interview des réalisateurs: Adam Bartlett et John Pata

 

 

DEAD WEIGHT

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Résumé :A la suite d'une épidémie virale apocalyptique, Charlie Russell traverse un nomansland pour retrouver sa petite amie, Samantha. Le voyage de Charlie le rapprochant de sa destination(Wausau, WI), il doit faire face à l'épuisement physique, les survivants malveillants, et peut-être plus menaçants envore , ses propres émotions. Avec ses compagnons de voyage, Charlie doit tenter de surmonter son obsession pour le passé. Il doit apprendre à lâcher prise.

 

 

Réalisateur: Adam Bartlett, John Pata

 

Scénaristes: Adam Bartlett, John Pata

 

Acteurs :Joe Belknap, Mary Lindberg, Michelle Courvais, Aaron Christensen, Sam Lenz, Jess Ade


Pays :Etats-Unis

 

Année : 2012

 

Durée:89 min.

 

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Critique :

 

Le cinéma indépendant ricain est décidément plein de bonnes surprises. En atteste ce Dead Weight, réalisé et écrit par deux passionnés, Adam Bartlett et John Pata. Film d’»infectés» sans «infectés», et c’est ce qui fait sa force, Dead Weight se centre sur ses personnages, un groupe de survivants lambda en route vers un eldorado fantasmé. Le film pose la question de l’individualisme naturel de l’être humain et de ses conséquences en cas de conditions de survie. Est-ce que l'égoïsme prime sur l’empathie et l’altruisme? En voyant Dead Weight, on est tenté de dire oui. La maxime «chacun sa merde» est-elle universelle? Une question à laquelle Sartre a répondu par son célèbre «L’enfer c’est les autres» dans sa pièce Huis-clos. Trêve de phylosophie de comptoir et revenons-en au film.

Dead Weight est donc un «post apo» dans lequel nous suivons le long voyage de Charlie au sein d’un groupe de survivants vers Wasau, un village où se cacherait sa petite amie.

Basé essentiellement sur des dialogues bien pensés, le film propose au spectateur de vivre au plus près de ces survivants pas du tout armés ni entrainés à ce genre de situation. Exit donc les scène d’actions intempestives, les effets redondants ou quelconque score assourdissant. Bartlett et Pata nous offre un drame sur fond fantastique sans second degré. Un pure film qui vient des et qui prend aux tripes. 

Le casting composé principalement d’acteurs amateurs est criant de vérité. D’un point de vue technique, aussi bien l’image que le son apportent au film une facture d’excellente qualité qui n’a rien à envier aux grosses productions.

 

Bref, Dead Weight est une nouvelle preuve qu’assurément le cinéma passionnant vient de la scène indé. 

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Note: 16/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Production:Head Trauma Productions

 

Sites Internet:

http://CarryingDeadWeight.com

http://facebook.com/CarryingDeadWeight

http://twitter.com/DeadWeightMovie

http://www.imdb.com/title/tt2094810

 

Interview des réalisateurs et scénaristes: Adam Bartlett et John Pata

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Adam Bartlett: Je suis le co-scénariste/réalisateur de Dead Weight.Parallèlement propriétaire du label Gilead Media.

 

John Pata: Je suis l’auteur, co-scénariste/réalisateur de  Dead Weight Je travaille à temps partiel dans un magasin de bd, ce qui me permet de payer mes factures alors que je me concentre sur le cinéma à temps plein. Je suis aussi le président d’une salle de cinéma à but non lucratif à Oshkosh, WI (USA).

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?


J.P.: Il y a quelques semaines, j'ai vu The Forbidden Door, un film indonésien de 2009.C'est un film très lent, centré sur les personnages à l’horreur très crue. Audition de Miike a reçu beaucoup d’éloges concernant son rythme lent qui finit par porter ses fruits mais je crois qu’avec The Forbidden Door, on en a pour son argent.

 

A.B.: Je n'ai pas eu autant de temps que je ne l'avais espéré pour voir beaucoup de films cette année. Je me suis beaucoup dépensé pour le label depuis que John et moi avons fini Dead Weight et le circuit festivals/ conventions, est moins mouvementé cette année.

Je dois dire que j’espérais détester Man Of Steel. Je n’ai jamais aimé le travail de Zack Snyder malgré l’incroyable visuel de ses films. Mais mon père était impatient de le voir, j’ai donc été avec lui le jour de la fête des pères. En sortant de la salle, j’avoue que j’ai adoré le spectacle. Je suis sure que je vais perdre ma crédibilité de réalisateur en disant cela, mais c’est un film qui m’a vraiment surpris.

 

Fantasticmovies:Quelles sont vos influences en tant que cinéastes? 

 

J.P.: Mes influences sont sans fin et varient selon le projet. Pour Dead Weight, nous avons puisé dans plein de références différentes: The Thing, The Road,X-Files,la série de The Dark Tower, 28 Jours Plus Tard,et même Die Hard.C'est vraiment un méli-mélo de films, de romans, de séries et de bandes dessinées.

 

A.B.: John Carpenter,Edgar Wright, David Fincher,Sam Mendes, ils ont tous un immense talent que je respecte.

 

J.P.: Ah,oui, concernant les réalisateurs, Carpenter et Wright ont une immense influence sur moi. Je dois aussi rajouter Peter Jackson et Robert Rodriguez. Et Kurt Russel, qui n’est pas un réalisateur, mais il est Kurt Russel.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

J.P.: Adam et moi-même sommes en train de nous envoyer des textos concernant le Remake d’Oldboy dont nous venons de voir le trailer qui est sorti aujourd’hui (pendant que nous répondons à cette interview). Je pense que c’est une bonne introduction pour répondre à cette question.

 

A.B.: On pourrait râler et se plaindre des films d’horreur des gros studios, que franchement je n’ai pas eu envie de perdre mon temps à regarder.

 

J.P.: Aux États-Unis, cinéma de genre mainstream est frustrant et décevant.J'attends avec impatience le jour où cette phase de fichus remakes et de manque d'originalité à Hollywood périclitent.

 

Fantasticmovies:Comment écrivez-vous un scripte? Quelle est votre manière de travailler?

 

J.P.: Avant même d’ écrire le scénario,nous avons rempli un carnet avec toutes sortes de notes sur l'intrigue, les personnages, l'environnement, l'épidémie, et des tonnes d'autres trucs qui n’apparaissent pas à l'écran. De ces notes, nous en avons tiré 2 ébauches du scénario. L’une qui a lieu au temps présent et l’autre  qui traite des flasbacks. Puis, nous avons planifié et commencé le scripte.

 

A.B.: John et moi écrivons tout ensemble, excepté les petites réécritures du final quelques temps avant que la production ne commence. L’un de nous est assis devant le clavier pendant que l’autre l’est sur un canapé derrière l’ordinateur. Quand l’un a une super idée, nous changeons de place, et laissons l’autre écrire. C’est un bon moyen de sauvegarder les idées et de laisser les mots venir.

 

J.P.: Quand tout cela fut fini, nous avons passé près de 6 mois à écrire le scripte. Nous en avons fait 6 ébauches.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

A.B.:John et moi, nous nous connaissons depuis très longtemps et après la sortie de son premier film, un court qui s’appelle Better Off Undead, il a commencé à travailler sur un nouveau métrage Among The Dead,dans lequel je devais jouer. Le projet a périclité mais je me suis mis en tête qu’il était possible de réaliser un film localement. Pendant que je travaillais à mi-temps dans un call-center et un autre dans une imprimerie que John a fondée, j’ai élaboré 5 ou 6 idées de base pour l’intrigue de Dead Weight  . Je les ai présentées à John un jour où nous travaillions ensemble et nous n’avons pas pu arrêter d’en parler.


J.P.:Nous avons passé chaque journée de travail durant des semaines à discuter de nos idées.

 

A.B.: Finalement, le jour arriva où nous avons décidé de commencer à écrire.

 

Fantasticmovies: Un film à propos d’infectés, sans personnages infectés à l’écran. Dites nous comment vous avez fait pour captiver le public?

A.B.:J’espère que nous avons captivé le public! Au départ,  nous voulions que Dead Weight soit centré sur les personnages. Plus de dialogues, moins d’action.

J.P.: Nous avons décidé d'écrire ce que nous ressentions, nous étions  devenus les personnages. Surtout quand  quand on a abordé  ceux de Charlie et Samantha.On peut se demander pourquoi ils sont encore ensemble? Non pas qu'ils soient à la marge ou quoi que ce soit, c'est juste que parfois les relations ne fonctionnent pas comme nous le voulons. Nous ne voulions pas du cliché d’une relation merveilleuse. Ce n'est pas comme ça que ça marche, les relations ont des hauts et des bas.

A.B.: Tout au long de l'écriture nous méditions sur chaque mot que nous avons écrits pour ces personnages. Pendant le montage du scripte nous avons lutté pour nous assurer que chaque scène serait pertinente,  et avons coupé des lignes autant que possible.Nous avons finalement écrit environ 120 pages dans la première version du script.Beaucoup trop long, mais nous mettions toutes nos idées sur le papier.J'ai l'impression que cela nous a donné l'étendue de nos personnages, et nous a permis de déterminer ce qui devait être éliminé jusqu'à ce que nous  nous fixions sur l’essentiel .

 

Fantasticmovies: Dead Weight est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

A.B.: Tout d'abord, je vous remercie pour vos compliments.

 

J.P.:Comme nous l'avons dit sur ​​le plateau (et depuis) maintes et maintes fois, notre directeur de la photographie, Travis Auclair, est un magicien.Cet homme a le talent et la capacité de rendre tout magnifique.Notre coloriste, Derrick Carey a rendu le film plus classieux   en améliorant la palette de couleurs spécifiques sur laquelle nous avons travaillé. Pour les scènes qui se déroulent au temps présent, il a désaturé  les couleurs. Il a éliminé les parasites et a rendu la palette encore plus fade. Pour les flashbacks, il fait exactement le contraire, la saturation a été augmentée pour rendre les couleurs pop.

 

A.B.: Un des points sur lequel je me suis concentrer dans la post-production était ma conviction que le son peut tuer un film.Si les bruitages ne ​​semblent pas naturels,qu’il n’y a pas de fond sonore ou que les dialogues sont difficiles à entendre, ça va empêcher l’immersion du spectateur dans le monde dans lequel nous voulons le faire entrer.Nous avons compté sur Nick Elert pour gérer la musique du film et sur Adam Tucker pour gérer la post-production audio, et nous ne pouvions pas être plus heureux.Ces deux  mecs ont amené le film à un niveau supérieur.John et moi avons réussi à faire les  bruitages nous-mêmes et ça fonctionne. Ce fut trois jours difficiles. Nous les avons réalisés dans la chambre et la cave de John, dans ma voiture, et dans deux autres endroits.Mais nous y sommes arrivés et c'était probablement ma partie préférée de la post-production.

 

J.P.:Le montage audio a été tout aussi vaste que le montage vidéo.J'ai dû mettre bien plus de trois cents bruitages dans le film, qui comprenait entre autre  tous les bruits de pas, les crépitements de feu, les fermetures de portes, et bien plus encore.Nick et moi  avons ensuite passé trois jours au studio de Tucker (à Minneapolis, MN) pour superviser le mixage et le mastering. C'était un travail difficile et fastidieux, mais qui en vaut la peine et Tucker a excellé.

 

Fantasticmovies: Pensez-vous que Dead Weight puisse plaire à un large public?

J.P.: Pour dire les choses crûment, Dead Weight est un film étrange. Nous le décrivons comme un survival horror combiné avec une histoire d'amour post-apocalyptique.Il se déroule dans un lieu infesté de zombies, mais nous ne  les montrons pas. C’est un film axé sur les personnages et les dialogues, sans trop de violence et dénué de gore.Nous espérons qu'il offre un aspect dramatique plus intense que dans les films d’horreur que nous avons vu pu voir dernièrement, et plus d’éléments d'horreur que dans la plupart des drames .Il ya des éléments qui pourraient très bien plaire à toutes sortes de gens, mais ils sont présentés d'une façon différente.

A.B.: J'aime à espérer qu'un large public puisse apprécier ce que nous avons réalisé, et la façon dont nous avons choisi de raconter l’histoire.Evidemment, nous avons décidé de renoncer à une grande partie des aspects classiques du cinéma pour raconter l'histoire à notre propre sauce, nous comprenons qu'il ne va jamais séduire les masses.Mais nous sommes confiants qu'il ya un certain nombre de gens, en particulier ceux qui apprécient les films indépendants, qui seront en mesure d’pprécier ce que nous avons fait.

Fantasticmovies: Connaissez-vous la citation de Sartre: «L’Enfer C’est Les Autres.»?

J.P.:Vous ne pouvez pas m'empêcher de penser à quelque chose que dit Ollie dans The Mist: «En tant qu'espèce, nous sommes fondamentalement fous».Mettez plus de deux d'entre nous dans une pièce, nous choisirons notre camps et commencerons à rêver à des raisons de tuer l’ autre. 

A.B.: Je ne suis pas familier avec la philosophie, mais cette citation est légendaire, bien sûr. Je ne dirais pas que les idéaux philosophiques spécifiques, largement acceptés ont infulencé John et moi-même dans la création de Dead Weight. La survie est une chose égoïste. 

J.P.: Nous avons tout simplement très peu  foi en l'humanité. Ha.

 

Fantasticmovies:Parlez-nous des effets spéciaux.


J.P.: Puisque l'approche de Dead Weight était de se concentrer sur les personnages, nous avons fait un choix conscient de respecter cette idée, ce qui implique que nous n'allions pas mettre en évidence la violence ou le  gore.Pour cette raison, nous n'avions pas vraiment de nombreux effets spéciaux.

 

 

A.B.: Nous ne voulions pas qu'ils détournent les téléspectateurs de l'histoire.Je pense que l'effet le plus compliqué que nous avons dû réaliser,était une scène  de vomi, ce qui était assez hilarant.

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

A.B.:Pas aussi difficile que nous ne l’avions pensé. Ce qui est propre au Wisconsin c’est de voir comment les gens sont impatients de soutenir la création d’ œuvres honnêtes. John et moi sommes très chanceux de pouvoir compter sur des gens exceptionnels faisant partie de notre sphère d’amis. Grâce à eux Dead Weight est ce qu’il est. Ils ont donné de leur temps et de leur énergie pour faire voir le jour au projet. Nous leur en sommes pour toujours reconnaissants. Pour les acteurs, nous les avons choisis dans nos groupes d’amis. Avec le budget que nous avions, nous ne pouvions pas nous offrir un casting d’acteurs professionnels. Nous en avons quand même quelques-uns. Donc, quand nous écrivions, nous devions avoir en tête des personnes que nous connaissions afin de donner leurs caractéristiques aux personnages. Encore une fois, on est vraiment chanceux d’avoir un tel réseau d’amis dévoués.

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

A.B.: Que nous n’allons plus jamais planifier un tournage de film au Wisconsin dont 70 pourcents a lieu en extérieur en avril. Nous avons eu des vents violents,le blizzard, nous avons eu de la boue et du fumier jusqu’aux chevilles,...C’était un combat contre les éléments.

 

J.P.: Sans oublier que quand nous avons tourné les scènes de flashbacks, il faisait 32 degrés, et nous avons passé toute la journée dans un appartement sans air conditionné au troisième étage. C'était nul.Autre chose à relevé à propos des conditions de tournage, c’est que Dead Weight n’a été tourné qu’en dix jours, ce qui veut dire que c’était très stressant de jour comme de nuit. En raison des horraires de l’équipe et du casting, nous n’avions pas beaucoup de temps pour tourner. Trainer ou prendre notre temps ne furent pas des options.


 

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à propos du tournage?

J.P.: On ne s’est jamais ennuyés sur le tournage,ça on peut le dire!Un de nos producteurs, Dan Kiggins était malade et a commencé à vomir. Lors de la scène du vomi que nous avons mentionnée, Dan a dirrectement couru hors de la maison pour vomir dans les buissons. Ca nous a mis tous en confiance par rapport à cette scène. Au cinquième jour de production, une soirée dansante (composée de l’équipe et du casting) s’est organisée sur la rue. C’était marrant. Il y avait un sadwich de 2m dans la baignoire de l’appartement de Mary Lindberg (Samantha) surnommé le «tub sub». Et c’est dure de ne pas mentionné que durant la scène où Charlie discute avec Harrison et Ellen, un âne avec une érection se trouvait à 2 mètres  de la caméra.

A.B.: On en a pour des jours d’histoires à propos de Dead Weight. Faire des films indépendants, c’est une aventure, que tous les réalisateurs vous confirmeront. Chaque jour a son lot de surprises, bonnes ou mauvaises. Des choses ridicules semblent arriver tout le temps. Sur le moment même pas si droles.  6 mois après la seule chose que nous pouvons faire, c’est d’en rire. 

Ha oui, j’ai chié dans les bois. Deux fois. Ca tuait. 

 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Dead Weight.

A.B.:Pour le moment nous ne pouvons pas vraiment en dire trop sur notre budget, puisque nous finalisons la distribution nationale, et nous commençons à chercher au niveau international. Nous dirons qu'il était inférieur à 2 millions de dollars, parce que c'est ce que nous avons du remplir dans les formulaires de la SAG(la screen actors guild, le syndicat des acteurs ndlr).

J.P.:Comme un bon ami à moi et collègue réalisateur, Cory Udler, a dit: «chaque cinéaste pourrait quotidiennement dépenser un millier de dollars». Des mots plus justes n’auraient pas pu être trouvés .

Fantasticmovies: Des projets futurs?

J.P.: Réponse courte - Oui. Réponse plus longue...

 

A.B.: John et moi avons beaucoup d’idées sur lesquelles nous travaillons. Mais quelle histoire en sortira? Nous n’en sommes encore pas certains nous-mêmes. Il y en a une que nous avons en tête pour le moment mais nous allons voir comment tout va se dérouler.

 

J.P.: De plus nous avons des investisseurs que nous devons rembourser,c’est une priorité absolue.Nous n'avons pas voulu plonger pleinement dans un prochain grand projet jusqu'à ce tout soit réglé. Puisque nous sommes en train de finaliser distribution nationale, nous espérons y arriver très vite et nous focaliser sur le prochain projet.

 

A.B.:J’ai aussi l’écriture d’un livre en projet. Une histoire que j’ai en tête depuis l’élaboration de Dead Weight

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

J.P.: Nous n'avons pas de formation formelle en  éducation du cinéma. J’ai étudié le graphisme. Nous ne faisons pas ça pour l’argent. Nous sommes deux amis qui avons grandi dans le milieu punk-rock-hardcore avec une mentalité de débrouille. Nous pensions que nous pourrions faire un film intéressant.Nous avons été submergés par nos ambitions nous nous sommes dit que rien n’allait nous arrêter. À ce stade, cela fait presque quatre ans que nous avons commencé à parler de Dead Weight. J’ai vendu l’affaire que j’avais cofondée non seulement pour me concentrer sur le film , mais aussi, pour aider à son finencement. Beaucoup de sacrifices ont été faits, beaucoup de sommeil a été perdu, et nous avons probablement perdu quelques années de nos vies à cause du stress.Cependant, au final, nous avons un film que nous avons fait avec nos amis qui a  été projeté en international, qui remporté plusieurs prix,qui  a reçu  encore plus de nominations, et qui nous permet de faire des choses incroyables comme cette interview! 

L’engagement, le dévouement et la passion peuvent vous emmener où vous voulez aller.

 

A.B.: Ce que nous essayons toujours de dire aux gens, c'est que vous n'avez pas besoin d'aller dans certaines grandes villes connues pour être les épicentres du divertissement afin de créer un film ou une œuvre d'art.Il ya des gens talentueux et engagés, peu importe où vous êtes.Nous avons tourné tout le film dans les 20 miles autour de notre petite ville (Oshkosh, WI), en utilisant presque exclusivement des acteurs et une équipe du Wisconsin.Presque tous des amis.Nous avons fait appel à la communauté locale pour nous soutenir, et ils l'ont fait. Les gens voient quand vous travaillez sur un vrai film indépendant, une oeuvre d’art, et vont vous aider tout au long du processus. Il est impossible que Dead Weight ait pu être produit à Los Angeles, New York, Austin, ou Chicago. Mais dans le Wisconsin, nous y sommes parvenus.Et nous ne pouvions pas être plus fier du travail que nous avons fait avec toute cette aide de nos amis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


13/07/2012

THE TAINT

THE TAINT

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Résumé :

 

L’eau est contaminée et empoisonne l'esprit des hommes, les transformant en monstres misogynes tueurs de femmes. Phil O’Giny et son amie, Misandra s’uniront pour combattre ce mal étrange.

 

Réalisateurs:Drew Bolduc,Dan Nelson

 

Scénaristes:Drew Bolduc,Dan Nelson

 

Acteurs :Drew Bolduc,Colleen Walsh,Cody Crenshaw...

 

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année :2010

 

 

Durée:75 min.

 

 

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Critique :

 

Gros délire Z comme seul Troma sait les produire, The Taint nous propose un monde post-apocalyptique(avec les moyens du bord) dans lequel les hommes, bites au vent, se sont transformés en monstres assoiffés de sexe et de sang ,après avoir bu de l’eau contaminée , s’attaquant uniquement aux femmes. 

Scènes absurdes, violence gratuite, pénis qui explosent, scènes de sexe, Drew Bolduc et Dan Nelson nous servent un cocktail détonnant et déjanté libéré de tout dictat moral. Ils foncent tête baissée dans le lard sans néanmoins voler plus haut que les mauvaises blagues scatos.   

Aidée par une musique synthétique réussie, l’athmosphère 80’s du film est assez bien rendue. Le scripte basique  qui rappelle l’excellent épisode de la saison 2 des Masters Of Horrors, La Guerre Des Sexes de Joe Dante dans lequel les hommes atteints d’un virus déciment les femmes, est en fin de compte très décousu. On a la nette impression que The Taint a été construit scènes après scènes sans qu’il n’y ait de réels liens entre elles. Bloduc et Nelson ont du certainement se marrer en écrivant leur scripte, mais le résultat final rame un peu à l’écran. 

Heureusement, les effets dégueulasses, l’humour décalé et l’attachement pour les deux personnages principaux sympathiques relèvent le niveau et confèrent au métrage une bouée d’oxygène le rendant hautement regardable compte tenu de ses faibles (faibles) moyens.

Bref, The Taint est un grand Z ou une petite série B qui n’a d’autre prétention que de vous faire passer un bon moment. 

 

 

 Note : 14/20



 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Production:Troma