25/01/2016

JUDAS GHOST: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

 

JUDAS GHOST

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Synopsis :  Une équipe expérimentée de chasseurs de fantômes est envoyée dans un lieu hanté. Les choses vont vite dégénérer. Ils ne s’attendaient pas à faire fasse à une entité beaucoup plus dangereuse qu’elle n’y parait.

 

Réalisateur: Simon Pearce

 

Scénariste: Simon R. Green



Acteurs: Martin Delaney,Lucy Cudden,Simon Merrells,Alexander Perkins,Grahame Fox,Bernie Hodges,Garry Summers

 

Pays : Angleterre

 

Année :2013

 

Durée: 75 min.

 

Production: Falling Shadows Productions

 

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Critique :

Aborder, pour un premier film de genre, la thématique du lieu hanté est un choix qui peut s'avérer à double tranchant. On pourrait penser que la prise de risque est minime car le fantôme reste une valeur sûre mais c'est sans compter la manne sans fond de films fantastiques qui ont abordé le sujet comprenant parmi eux des chef d'oeuvres du septième art. La comparaison qualitative est donc inéluctable et les films qui s'insèrent dans la brèche spectrale doivent, tout le moins, être à la hauteur des exigences d'un public souvent blasé.

Judas Ghost ne tire hélas pas son épingle du jeu mais arrive à captiver de par sa virtuosité formelle. Visuellement beau et millimétré le film de Simon Pearce est un réel régal pour les yeux. Le design sonore parfois tonitruant apporte de la vie et la tension nécessaire à ce huis clos mettant en scène un groupe de chasseurs de fantômes accompagné d'un cameraman qui font face à une entité vengeresse et bougrement sadique.

Symbiose entre l’ancien et le nouveau, Judas Ghost marie habilement les techniques modernes aux effets simples mais efficaces. A l’écran ca donne  un face à face mêlant technologie et parapsychologie traditionnelle. Le jeune réalisateur,montre un réel professionnalisme dans sa mise en scène (le film se déroule en temps réel) , aidé dans sa tache par des acteurs convaincants et habités. Même si, de prime à bord, l’histoire parait éculée,il réussit à captiver sans tomber dans le ridicule et pourtant il y avait matière.

Bref, Judas Ghost, film de fantômes qui utilise les ressorts habituels du genre, pallie son manque d'originalité par une réelle maîtrise technique de l'image, du son et du rythme et se singularise par son ton “punchy” et moderne.





Note : 15/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview de Simon Pearce (le réalisateur)

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Simon Pearce:Bonjour, Je m’appelle Simon Pearce et je suis le réalisateur de   Judas Ghos, un nouveau film d’horreur surnaturel produit en Angleterre. C’est mon premier film d’horreur, et en tant que fan, je viens seulement de me frotter au genre.

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Simon Pearce:C’est probablement Whiplash, cela peut sembler évident mais je n’ai pas du tout été attiré par le trailer et ne savais pas grand chose sur le film avant de le voir. Je ne pense pas avoir été autant émotionnellement engagé et investi dans un film auparavant. Un film fantastique.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

 

Simon Pearce: Je pense que ce qui est génial pour l’instant, c’est que beaucoup de réalisateurs s’y frottent. Les outils pour réaliser un film  sont devenus accessibles  et l’horreur a toujours été un genre rentable. Le résultat est qu’il y a une ouverture pour des nouveaux talents et des idées fraîches à explorer qui trouveront leur public. Mais dans le même temps, comme  beaucoup de gens s’y mettent, il y a beaucoup de réalisations stéréotypées et il y a un risque de revoir les mêmes choses encore et encore. Il y a toujours eu de l’engouement pour le genre et qu’il a ses avantages et inconvénients.

Judas Ghost comporte beaucoup d’éléments horrifiques familiers mais j’aime à penser qu’il est tout de même singulier et qu’il apporte quelque chose de nouveau au genre, mais il est certainement unique en terme de ton, une des caractéristiques des livres de Simon R. Green(le scénariste du film ndr.). La réussite ou non du film dépendra de son accueil par le public.  






Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre film en cinq mots?

 

Simon Pearce:Une question difficile. Claustrophobique,  à suspense, atmosphérique, sanglant et amusant.( Claustrophobic, suspenseful, atmospheric, bloody and fun!)



Fantasticmovies : Judas Ghost est visuellement très beau et le travail du son, impressionnant. Etait-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Simon Pearce:Merci, l'équipe de post-production a fait un travail incroyable, surtout quand on considère qu'au stade du premier montage, le seul son que nous avions, était celui des dialogues. Nous avons tourné en studio, donc tous les effets sonores que vous entendez dans le film:des beeps des ordinateurs aux pas des personnages en passant par les chuchotements démoniaques dans l'obscurité, tout a été rajouté après. Ca a été compliqué car nous avions peu de temps et beaucoup à faire et il fallait faire la balance de tous ces sons, on ne peut pas tout balancer comme ça.  Beaucoup de films d’horreur fonctionnent grâce à ce qui est suggéré plutot qu’avec ce qui est montré.

L’aspect visuel de film, je le dois à notre extraordinairement talentueux directeur photo, Roger Pearce, qui a travaillé comme cameraman sur des films comme "Casino Royale", "Goldeneye"et "World War Z". Son oeil professionnel nous a permis de retirer le meilleur de ce huis clos.

 

Fantasticmovies : Judas Ghost est un mélange d’”ancien” et de “nouveau”. Quelles ont été vos influences en tans que réalisateur sur ce film?

 

Simon Pearce:Ce qu’a le mieux transcrit Simon R. Green dans sa série des “Ghost Finders”, desquels est basé le film, c’est l’incorporation d’éléments “old school” dans le monde moderne. C’est d’ailleurs un grand fan des histoires d’ M.R. James, et des vieux films comme The Haunting de Robert Wise. On a l’habitude de se voir dérouler les histoires de fantômes dans des églises, des hopitaux abandonnés ou encore dans des manoirs lugubres. Dans ses livres, par contre, elles se déroulent dans des immeubles à bureaux, des supermarchers, des parkings, des stations de train,... Mes influences pour le film sont Le Prince Des Ténèbres de John Carpenter mais aussi 12 Hommes en colère de Sidney Lumet. Nous avons choisi de tourner de manière traditionnelle car les origines du film sont encrées dans une mythologie traditionnelle. Par contre nous voulions lui apporter un style plus moderne.  

 

Fantasticmovies : Parlez-nous de l’excellent casting du film.

 

Simon Pearce: Le casting a fait un travail remarquable. La singularité du projet, c’est qu’il est présent à l’écran durant tout le film. Les acteurs ont dû rester dans leurs rôles et maintenir un niveau émotionnel élevé et ce en temps réel.  Comme l’on se trouve dans un huis clos, les personnages,la manière dont ils ont été investis et leurs interactions sont la clef de voûte qui permet aux spectateurs d’être transportés par le film. Si on se fiche des personnages, comme il n’y a pas grand chose à voir d’autre qu’eux, on est mal barré. Il fallait que le jeu des acteurs soit plausible malgré que les personnages soient presque irréels. Ils ont dû faire ressortir leur coté humain, ce qui nous amène à nous soucier d’eux car le monde dans lequel ils vivent est totalement irréel.

Nous avons eu une semaine de répétitions avant le tournage. La chimie a pris entre les membres du casting, ce qui , je pense leur a permis de transmettre quelques nuances subtiles et des aspects de leur relation en tant qu’ équipe qui ne sont pas nécessairement mis en évidence par le dialogue.

Fantasticmovies : De quel budget disposiez-vous?

 

Simon Pearce:Le film a été financé grâce aux fonds provenant de la vente des livres de Green. Nous avons eu la chance que notre financement provienne d'une source unique - mais ce fut un petit budget pour un film de cette envergure. La construction du plateau de tournage et certains VFX étaient tous très ambitieux, donc aussi grande étaient nos ambitions, nous avons dû arrondir certains angles faire appel à la bonne volonté d'un casting qui a effectué un travail incroyable et d’une équipe de Bristol, Royaume-Uni. Le film a été tourné en 18 jours, c’est-à-dire en  3 semaines de six jours, ce fut très serré, mais heureusement, en raison du huis clos, nous avons pu y arriver. Étant à l'intérieur tout le temps dans un espace contrôlé signifiait que nous n'avons pas eu à nous soucier des désagréments habituels qui plombent un tournage de film comme par exemple, un défaut de lumière ou du mauvais temps!

Fantasticmovies : Une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Simon Pearce:Le film a été tourné dans l’ordre chronologique. C’est une décision que nous avions prise car il se déroule en temps réel. Il était donc plus facile pour l’équipe et les acteurs de savoir où ils en étaient dans l’histoire. Nous avons également ajouté quelques scènes qui n’étaient pas dans le script mais qui s'insèreraient dans le montage. Il y a deux séquences de flash-backs que vous voyez à l’écran, qui sont connectées au personnage de Mark joué par Simon Merrells. Elles n’étaient pas écrites. Je pourrais vous les décrire comme une séquence de rêve impliquant Jerry et Anna qui n’a jamais été officiellement prévue. En fait, l'une de ces séquences impliquait Mark  pourchassé à travers les bois. Nous l’avons tournée près de notre studio le premier jour de tournage pendant que l’équipe terminais d’installer le plateau. Simon a trébuché et s’est pris une branche dans la figure. Résultat: une belle cicatrice. Nous avons réfléchi à comment la couvrir, puis finalement l’avons inclue dans l’histoire. Nous avons dû donc, maquiller une cicatrice sur le visage de Simon durant tous les jours de tournage. Heureusement que l’incident est arrivé le premier jour (rire).

Fantasticmovies : Quelle est votre recette du faux sang?

 

Simon Pearce:Le sang provient d’une société anglaise qui s’appelle Pigs Might Fly. C’est une mixture ultra réaliste qui est utilisée par beaucoup de maquilleurs sur des films et des séries. Comme vous pouvez vous l’imaginer, nous avons dû en commander des litres. Je crois d’ailleurs qu’il m’en reste quelque part.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?



Simon Pearce:Je viens de finir un court métrage qui s’appelle “Watch Over Me”. Je suis en train de l’envoyer aux festivals; On peut dire qu’il s’agit d’une démo de mon futur film, un thriller d’action dans la veine des “Jason Bourne”. Le cinéma d’action m’a toujours plu. C’est aussi une chance pour moi de me faire connaître en tant que réalisateur de films d’action. Vous pouvez voir le trailer ici: https://www.youtube.com/watch?v=ktA-pXD24_c

Sinon, j’ai d’autres projets en développement, notamment un autre film d’horreur. Comme je vous l’ai dit au début de l’interview, je ne suis pas au départ un réalisateur de films de genres. Mais j’ai commencé à en prendre goût. J’adore l’idée de faire monter l’adrénaline des spectateurs.









23/04/2014

VU AU BIFFF: HAUNTER DE VINCENZO NATALI

 

 

 

VU AU BIFFF: HAUNTER DE VINCENZO NATALI

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Résumé :Ça y est : c’est dimanche, la veille du 16e anniversaire de Lisa. Dehors, un brouillard à faire pleurer Stephen King encercle la maison, et Lisa s’apprête à tirer la gueule toute la journée. Son jeune frère Robbie joue à Pacman avec son ami imaginaire, sa mère lui demande de faire le linge, son père travaille dans le garage et ils vont manger - dans l’ordre - des crêpes le matin, des macaronis au fromage à midi et un bon pain de viande le soir, avant de s’éclater en famille devant Arabesque. Mais Lisa en a ras-la-casquette : elle n’arrête pas de revivre cette même journée encore et encore. Ça y est : c’est dimanche, la veille du 16e anniversaire de Lisa. Brouillard, crêpes, macaronis et pain de viande. Elle en a vraiment marre et décide de changer sa routine habituelle en allant traîner dans le grenier, où elle fait une découverte déconcertante. (Copyright :Site officiel du Bifff)

 

Réalisateurs:Vincenzo Natali

 

Scénariste: Matthew Brian King

 

Acteurs:Abigail Breslin,Stephen McHattie,David Hewlett,Peter Outerbridge,Michelle Nolden,Samantha Weinstein,Sarah Manninen,Peter DaCunha,Eleanor Zichy,David Knoll,Marie Dame,Michelle Coburn,Martine Campbell,Tadhg McMahon

 

Pays :Canada

 

Année : 2013

 

Durée: 97 min.

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Critique :

 

Touche à tout de génie , Vincenzo Natali a prouvé tout au long de sa filmographie iconoclaste qu'il maitrisait un large spectre du cinéma de genre. Chacun de ses films a son identité, son esthétique et son traitement original. C'est dans cette originalité d'ailleurs que l'on retrouve la « Natali's touch » : un cinéma inventif et audacieux bousculant gentiment les codes « statiques » du fantastique.

Après s'être attaqué au thriller de sf (Cube,Cypher),au film fantastique décalé (Nothing),au film de monstre(Splice), Natali nous propose sa version du film de fantômes. Non dénué d'intérêt, Haunter rappelle immédiatement la pléthore de films de maison hantée que compte le genre. Du déjà vu et revu. Mais c'est sans compter avec le talent de l'auteur de nous cueillir en beauté. Le métrage brouille les pistes et emmène le spectateur dans un dédale scénaristique qui finalement s'avèrera extrêmement cohérent. Haunter regorge de clins d'oeil faisant appel à l'inconscient collectif du bisseux. On retrouve des éléments de The People Under The Stairs (Wes Craven), de A Nightmare On Elm Street (Wes Craven) , de Poltergeist (Tobe Hooper), de The Others (Alejandro Amenabar),  de Shining(Stanley Kubrick) et même d'Un Jour Sans Fin (Harold Ramis). C'est d'ailleurs le concept de ce dernier qui saute aux yeux dès les premières minutes du métrage. Dans les années 1980, Lisa ( Abigail Breslin)  revit jours après jours la même journée au saint de sa famille. Elle est la seule qui s'en rend compte car elle s'est « réveillée » c'est à dire qu'elle a pris conscience de son état de fantôme. Elle devra essayer de se sortir ainsi que sa famille de ce cercle infernal. Haunter nous sert pèle-mêle du voyage dans le temps, de la possession, des fantômes et un boogeyman. De quoi passer une heure trente de délire assez sobre.

Bref,Haunter n'est certes pas le meilleur Natali mais apporte sa touche de fraicheur à un genre trop balisé qu'est le film de fantômes/ maison hantée.

 

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Note : 15/20

 

Bande annonce:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11/07/2013

THE LAST WILL AND TESTAMENT OF ROSALIND LEIGH:CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR, RODRIGO GUDINO

 

 

THE LAST WILL AND TESTAMENT OF ROSALIND LEIGH.

 

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Résumé : Un collectionneur d’antiquités hérite de la maison de sa mère aliénée. Il découvre que celle-ci vivait dans un sanctuaire consacré à un culte mystérieux. Bientôt, il vient à soupçonner que l’esprit oppressant de sa mère réside encore dans les lieux. Il essaye de communiquer avec lui via les objets de la maison pour lui délivrer un message urgent.

 

Réalisateur:Rodrigo Gudiño

 

Scénaristes:Rodrigo Gudiño

 

Acteurs : Aaron Poole,Vanessa Redgrave,Julian Richings,Stephen Eric McIntyre,Charlotte Sullivan,Mitch Markowitz

 

Pays : Canada

 

Année : 2012

 

Durée:82 min.


 

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Critique :

 

 

La foi engendre-t-elle la peur? Ou est-ce la peur qui engendre la foi? 

Rodrigo Gudiño, rédacteur en chef et fondateur du magasine cultissime canadien «Rue Morgue» (voir interview qui  suit cette critique) réussi son premier essai en tant que réalisateur de long métrage. Mettant en scène un O.F.N.I (objet filmique non identifié) Gudiño joue un jeu avec le spectateur en lui offrant un spectacle autant sensitif que visuel. 

The Last Will And Testament Of Rosalind Leigh (oui, le titre est très long) peut se voir comme un exercice de style sur un sujet de prédilection du cinéma d’horreur; la maison hantée. Bien que formellement académique avec ses beaux mouvements de caméra fluides et ses décors travaillés, le film met son spectateur insidieusement sous une tension qui monte crescendo. On y suit Leon qui vient d’hériter de la vieille maison de sa mère qui vouait un culte aux anges. Explorant le dédale de la vieille bâtisse remplie d’objets de toutes sortes, il va être confronté à ses peurs et à ses souvenirs.

Film fantastique au sens littéraire du terme, The Last Will And Testament Of Rosalind Leigh est un huis clos à un personnage durant presque toute sa durée. Saluons la performance d’acteur d’ Aaron Poole qui tient sur ses épaules la lourde tâche du seul en scène. Les autres protagonistes ne sont présents que brièvement (un voisin bizarre) ou en voix off (discussions téléphoniques voix de la mère qui lit son testament).  Gudiño use intelligemment de sa caméra en ne lâchant pas d’une semelle Leon et en usant d’un tour de passe passe magistral; à un moment donné, Leon quitte la maison,laissant le spectateur seul dans les décors. Cela a pour effet  de l’inclure dans l’histoire en le rendant témoin privilégié de ce qui se passe dans la maison. 

Ajoutons à tout ça un sound design ultra léché, une photo superbe et de très convaincants effets visuels. Mais que demande le peuple?

 

Bref, The Last Will And Testament Of Rosalind Leigh est une très belle surprise, aussi envoutante qu’effrayante. A voir.

 

 

 

 

 

Note: 17,5/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Production: Someone At The Door Productions

 

Sites Internet: Site officiel

                Rue Morgue

                Rodrigo Gudiño

                

 

Interview du réalisateur et scénariste Rodrigo Gudiño

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Rodrigo Gudiño :Je suis le rédacteur en chef, fondateur et président de «Rue Morgue» («Le magasine» de cinéma horrifique canadien ndr). Je suis à la tête de la société depuis sa création en 1997.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

R.G.:Le dernier film que j'ai vu qui m'a surpris serait probablement Big River Man, un documentaire qui montre que la vérité est en effet plus étrange que la fiction.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que réalisateur?

 

R.G. :Stanley Kubrick et David Lynch sont probablement mes plus grandes influences. Ils ont mis au point les approches intellectuelles et instinctive (respectivement) pour faire des films.J'ai l'impression d'être amené à combiner les deux.Mais j’adore aussi œuvres de Fellini, Jodorowsky, Miike, Noe, Scorcese, Leone, Del Toro, Hitchcock, Friedkin, Bergman, PT Anderson, Coppola, John Hughes, la liste est longue ...

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

R.G. :Comme dans n'importe quelle autre période de l'histoire la plupart des films d'horreur qui sont faits aujourd'hui sont assez peu originaux;il n’y en a que quelques-uns qui se démarquent. Ceci dit, le Canada est dans une période excitante avec des réalisateurs comme les Soska Twins, Jason Eisener, Vincenzo Natali et Brandon Cronenberg qui font de l’excellent boulot.

 

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

R.G. :L’idée vient de la nécessité d’écrire un scripte à petit budget. Pour cela, j’ai décidé de me concentrer sur un petit nombre de personnages dont la plupart ne seraient pas présents à l’écran.

De cette façon, j'espérais explorer le thème de la solitude et le poids psychologique qui l'accompagne.Le titre est long et littéraire parce que le film explore aussi le style littéraire, par exemple, le public dans le film est mis à contribution.

Fantasticmovies: The Last Will...est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

R.G. :La post-production a été relativement rapide. Ca a pris 6 mois je pense. Je suis content que vous aimez le travail du son car le film est une expérience plus auditive que visuelle. Derrière ce travail, se trouvent les gars de Post City Sound, qui ont compris ce que je voulais exactement. 

 

Fantasticmovies:Parlez-nous des effets spéciaux.

 

R.G. :J’ai rencontré toutes sortes de gens via «Rue Morgue» et notamment ce mec qui s’appelle Anthony Scott Burns quelques jours avant le tournage. Il a fait un fan film de Tron (Tron Destiny), que vous pouvez voir sur le net.Il l’a réalisé pour 5000 dollars en 3 semaines. Quand vous le voyez, vous vous dites que c’est incroyable.Une fois le film vu, je lui ai dit: «Anthony, je veux que tu travailles sur mon film». Je voulais des créatures en effets pratiques et j’ai auditionné des personnes qui faisaient du yoga. Quand Anthony est arrivé, il est venu avec une équipe parce que c’était du gros travail et ont tout réalisé en numérique. Un autre gars qui a travaillé avec nous est Marcus Alquieres. Il a travaillé sur Les Aventures De Tintin, un film dans ce genre. Une super équipe.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

R.G. :Pas du tout, Aaron était un de mes premiers choix,et comme résultat de mes courts, beaucoup de personnes ont voulu travailler avec moi. Le plus gros obstacle était de trouver le compositeur. Durant le tournage du film, je n’avais pas d’idée concernant la musique. Puis j’ai écouté le morceau «Dust» de Peter Murphy et je me suis dit: «Waou, c’est vraiment bon.» J’avais l'atmosphère de tous les objets présents dans la maison avec un sentiment d’exotisme païen. J’ai rencontré le compositeur et musicien derrière cet album, le génial Mercan Dede. Une fois le film monté, il a réalisé la musique.

 

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

R.G. :Après le premier jour de tournage, j’ai entendu une rumeur selon laquelle un échafaudage se serait écroulé et que des gens seraient blessés. C’était nouveau pour moi. 

Il s'avère que l'accident s'est produit sur un tournage d’un film de zombies voisin.

Malgré tout ce qui a été dit, le tournage a été très calme.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des décors et de tous les objets vintages que l’on retrouve dans cette maison effrayante.

 

R.G. :Quand j’ai commencé à écrire le film, j’ai demandé à mon producteur, de me trouver le lieu de tournage car la façon dont la camera raconte l’histoire est très précise, et que tout devait se trouver dans le scénario. Ca n’a pas été long de trouver la maison qui ressemble beaucoup à ce que vous voyez dans le film. Evidemment, j’ai déplacé des choses, changé les meubles,ajouté des murs et filmé de telle manière que la géographie des lieux soit différente de la réalité (par exemple, il n’y a pas de chapèle en dessous de la chambre). Mais comme je l’ai dit, la plupart des choses était déjà là et ça m’a permis de créer mon histoire.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de The Last Will And Testament Of Rosalind Leigh.

R.G. :C’est une question pour le producteur.

Fantasticmovies: La foi et la peur sont inséparables?

R.G. :La foi et la peur peuvent être séparées mais aiment être ensemble.


Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

R.G. :Beaucoup. Je réalise le remake de Cut Throats Nine, le western hispano-italien de 1972, de plus j’espère tourner un film d’horreur en langue espagnole au Mexique. J’ai aussi un film sur la fin du monde très phylosophique et une suite à The Last Will And Testament Of Rosalind Leigh en projets. Ce qui est étrange car je n’aurais jamais pensé que ce film aurait une suite.