23/12/2014

CREEPERS HORROR ANTHOLOGY MOVIE VOL. 2: CRITIQUE

 

CREEPERS HORROR ANTHOLOGY MOVIE VOL. 2

 

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Résumé :  Une nouvelle anthologie d’horreur comprenant des segments adaptés des histoires de Joe R. Lansdale, Jeff Strand, Lafcadio Hearn & Edgar Allan Poe.

 

Réalisateurs: Gregory Lamberson, Jeremiah Kipp, Christian Walker, Mike T. Lyddon

 

Scénaristes: Jeff Strand, Mike T. Lyddon, Jeremiah Kipp, Christian Walker

 

Acteurs: Catherine Ashton,Christian Walker,Susan Adriensen,Bob Socci,Bradley Creanzo,Thomas Mendolia,Brian Lannigan,Cheryl Koski

 

Pays : Etats-Unis


Année :2014

 

 

Production: Mike T. Lyddon

 

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Critique :

Le soufflé des anthologies est un peu retombé. Malgré tout certains films à sketchs continuent d'émerger en compilant des courts métrages qui n'ont pas grand chose à voir entre eux tant thématiquement qu'esthétiquement mais qui leur permet néanmoins d'obtenir plus de visibilité. Creepers ne déroge pas à cette règle malgré un certain effort de cohérence thématique: tous les courts sont des adaptations de nouvelles fantastiques.

La mise en scène qui fait office de lien entre les segments est un peu faiblarde.

Cette histoire d’un bourgeois déchu qui accueille dans sa demeure un contrôleur fiscal et qui lui raconte des histoires fantastiques , est à la fois désuète mais aussi sur jouée et techniquement en deçà des courts présentés dans cette anthologie.

C’est The Consequences Of A Broken Promise qui ouvre les festivités. Ce premier segment , met en scène la courte descente aux enfers d'une jeune mariée qui est harcelée par le fantôme de la première femme de son mari.

 

Superbement mis en images et parfaitement joué le mértrage gothico fantastique de Christian Walker jouis d'un climax sanglant et dérangeant.

Le deuxième sketch est une adaptation de la nouvelle d'Edgard Alan Poe, Berenice. Le film de Jeremiah Kipp, parfaitement produit, dépeint le quotidien d'un “Tanguy” autiste, qui fantasme sur sa cousine venant passer un moment de convalescence chez lui. C'est froid, malsain et dérangeant. Le malaise s'installe dès les premières secondes du film. Du grand art un tantinet convenu mais qui tape dans mille.

Le troisième court Gave Up The Ghost est une comédie dans laquelle un écrivain qui vient de finir son chef d'œuvre se voit dépouiller de celle-ci par son ordinateur qui a rendu l'âme. Avec l'aide d'un technicien , il réveillera l'esprit de sa machine pour récupérer son dossier. Sans prétention,original et bien interprété le film de Gregory Lamberson apporte le sursaut de second second degré nécessaire pour détendre l'atmosphère pesante installée par les deux précédents segments.

Le quatrième court,By The Hair Of The Head est sans aucuns doutes le moins intéressant de cette série. L'histoire d'un écrivain qui vient chercher l'inspiration dans dans une baraque dont le proprio est un vieux ventriloque. Vous avez deviné la suite? Ben c'est exactement ce à quoi vous pensez. Poupée qui prend vie, ésotérisme et tout le toin toin. Bien foutu techniquement, le film de Mike T. Lyddon manque d'originalité et de rythme .

Bref, Creepers est une anthologie honnête qui compile quatre courts disparates mus par une volonté de bien faire.

 

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Note : 14/20

 

Bande-annonce :

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IMDB

 












 



 

 

 



 

06/12/2014

ADAM AND EVE RAISED CAIN: CRITIQUE /INTERVIEW DU REALISATEUR

 

 

ADAM AND EVE RAISED CAIN

 

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Résumé : Les cicatrices d’une enfance entachée par des événements tragiques ont mené Albert à s’enfermer dans le sous-sol de sa maison. Fabriquer des miniatures est sa seule compétence. Cette passion lui permet d’échapper à la réalité et aux tourments que lui causent sa mère. Le dernier voyage qu’Albert fait dans son passé, va le réveiller et le rendre très dangereux.

 

Réalisateur: Francesco Erba

 

Scénariste: Francesco Erba

 

Acteurs: Giuseppe di Simone,Angelo Esposito,Erika Russo

 

Pays : Italie

 

Année : 2014

 

Durée: 21 min.

 

Production: MaDLaB Productions,Onda V.P.

 

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Critique : 

 

En regardant Adam and Eve Raised Cain, on ne peut être qu'ébloui par la maîtrise narrative et technique de ce film d'animation. L'extrême minutie apportée aux détails, rend l'ensemble singulièrement beau.

L'artiste réalisateur nous sert un film original en stop motion rappelant le travail graphique de Tim Burton éclaboussé par la rudesse de l'imagerie des 70's. Glauque, beau et second degré à la fois, le film nous confronte à un personnage enfermé au sens propre comme au figuré dans ses phobies. Il va en chercher la porte de sortie.

Abordant quelques sujets graves comme la grossesse non désirée, le suicide, la maltraitance, Adam And Eve Raised Cain dose avec minutie :effroi, questionnement et ironie, accompagnés de clins d'oeil complices et affectueux au cinéma horrifique.

Bref, Adam And Eve Raised Cain est un petit bijou animé, un impressionnant voyage destructeur mais libérateur qui sonde la souffrance mentale. 

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Note : 19/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview de Francesco Erba (réalisateur et scénariste)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Francesco Erba: Je suis un réalisateur qui affectionne le cinéma de genre. Je m’en  nourris depuis que je suis enfant. Après mes études artistiques, je me suis immédiatement inscrit dans une école de cinéma. J’y ai réalisé que la seule chose que je devais faire pour devenir un réalisateur de films de genre était de retrousser mes manches et devenir un réalisateur complet. Après mon premier court métrage “live” qui a participé à de nombreux festivals,j’ai décidé de passer trois ans sur un court d’animation en stop motion. C’est le style de cinéma que je trouve le plus complet,fascinant, stimulant et compliqué de tous.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Francesco Erba: Cette année au festival de Stiges, comme à mon habitude, j’ai pu, durant sept jours voir une pléthore de films intéressants.  Concernant l’animation, le dernier film de Laika (société de production ndr), , Boxtroll, marque un point de référence pour le cinéma de genre et pour la technique, poussant une nouvelle fois les limites.  Ils sont géniaux: la technique fait penser à du “vieux” cinéma mais à chaque fois ils s'arrangent pour la renouveler et l’élever au sommet sans changer l’essence même du métrage, introduisant des nouveaux thèmes, les fusionnants avec plus de technique. A part cela, les films qui m’ont impressionnés sont : The Canal de Kavanagh,Honeymoon de Janiak,Musarañas d’ Andres et  Roel, quelques segments d’ABC of Death 2 et  Babadook de Jennifer Kent.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

 

Francesco Erba: En Italie, on considère que le cinéma de genre est obsolète. Je ne suis pas le genre de personne à m'apitoyer sur mon sort. Et même si je suis d’accord et conscient que mon pays est considéré comme stérile à la production de films de genre, je crois sincèrement que cela peut changer. Je suis optimiste à propos du tournant qu’a pris mon pays qui habituellement  favorise un cinéma fait “sur mesure” pour vendre des tickets. Cette dynamique peut être détournée et des petits pas sont faits dans cette nouvelle direction. Les gens avec des idées sont nombreux, ils doivent juste trouver des oreilles et des portefeuilles pour concrétiser leurs projets. Grâce au web, de nombreuses possibilités se sont ouvertes aux réalisateurs, poussant même les gens les plus obtus à trouver du potentiel (économique) dans le cinéma de genre. 

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Francesco Erba: La plupart de mes influences en tant que réalisateur proviennent de Carpenter et de  Cronenberg. Cela peut paraître étrange que je mentionne ces deux réalisateurs qui semblent appartenir à un passé lointain. Je ne peux pas faire autrement. Enfant, j’ai grandi avec les films de John et pris en maturité avec ceux de David. J’aime plein de réalisateurs et je m’inspire de la plupart d’entre eux : Dante, Spielberg, Zemeckis, Scott, Jackson, Verhoeven, Del Toro, Snyder, Zombie, Raimi, Wright et beaucoup d’autres. Pour l’animation: d’Harryhausen au dernier chef d’oeuvre de Laika. Je m’inspire même des excellentes nouvelles séries télé. Partout où vous regardez, et tout ce que vous voyez peut vous amener des idées intéressantes. Mais chaque fois que j’ai un doute, je pense toujours à ce que feraient MacReady (personnage principal de The Thing ndr) ou Jack Burton (personnage principal des Aventures de Jack Burton Dans Les Griffes Du Mandarin ndr).

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Francesco Erba: Doux, malade,perdu,cassé,violent ( Sweet – Sick – lost – Broken - Violent)

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet d’Adam And Eve Raised Cain?

 

Francesco Erba: Le projet est né d’une envie de raconter une histoire et de donner vie à des personnages grâce à la stop motion, sans subir des restrictions dues au budget. Je voulais raconter cette histoire intime et amère qui prend un tournant violent et je voulais être piégé , comme mes personnages, dans une boite servant de plateau miniature.  Le défi était compliqué: un très petit budget, une durée conséquente pour un film d’animation, une variété de décors et de techniques et une post production conséquente et délicate. Cependant, grâce à l’aide de personnes précieuses, une bonne dose de patience et aux nouvelles technologies de plus en plus abordables et de haute qualité, nous avons réussi à réaliser un petit film auquel je tiens et qui me représente à bien des égards.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des techniques d’animation utilisées dans votre film et comment construisez-vous une scène?

 

Francesco Erba: L’idée d’utiliser la stop motion sur des plateaux miniaturisés pour raconter une histoire à la narration et au visuel à différentes échelles, comme dans Chinese Box fut la chose la plus stimulante depuis le début mais aussi la plus compliquée de toute la production. Pour chaque échelle, il fallait le bon ratio entre les accessoires,les poupées et leurs actions. Il fallait calibrer au millimètre près la position de la caméra et ses mouvements sur le plateau. Si il y a bien quelque chose non admis en animation, c’est l’improvisation. Chaque petit détail a été calculé et décidé des mois avant d’être filmé. Il faut éliminer un maximum d’éléments non désirés. En tant que réalisateur, la très longue et méticuleuse pré-production était clairement la partie la plus créatrice, tandis qu’en tant qu’ animateur c’était le tournage. Pour rendre le film plus intéressant et donner aux poupées de latex, une expression humaine, nous avons digitalisé les yeux d’un vrai acteur pour les mettre sur le visage des poupées. Travailler avec des poupées, comme si elles étaient des acteurs et travailler avec des acteurs comme si ils étaient des poupées fut une expérience très étrange,instructive mais surtout très rare.  

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Francesco Erba: Des futurs projets? Toujours.  Je viens de finir le scripte de ce que j’espère être mon premier long métrage “live”. Pour l’instant je développe un nouveau court d’animation que j’espère être un pilote pour une série centrée sur la célèbre “guerre des courants”sur un ton humoristique et macabre.

 

 

 

 

 

 

12/11/2014

ELECTRO-CUTE!: CRITIQUE/INTERVIEW DE LA REALISATRICE TARYN HOUGH

 

ELECTRO-CUTE!

 

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Résumé :Pandora obtient plus que ce dont elle pouvait espérer en utilisant un nouveau dispositif électronique qui lui promet d’attirer les autres à elle.

 

Réalisateur: Taryn Hough

 

Scénariste:Taryn Hough

 

Acteurs:Taryn Hough,Jaclyn Carmichael,Blake Hogue,Michele Knotz,Bill Rogers

 

Pays :Etats Unis

 

Année :2012

 

Durée:11 min.

 

Production:Chain Smoking Monkey

 

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Critique : 

Réalisé, scénarisé, animé et joué par Tarhyn Hough, Electro Cute! est un sympathique court métrage complètement décalé. 

Tout commence quand une jeune fille au look "geek je ne sors pas de chez moi" reçoit de sa gentille maman un paquet contenant l'Electro Cute. 

C'est une machine d'électro stimulation à appliquer sur le visage aux propriétés stupéfiantes, rendant son utilisateur socialement désirable. Hélas pour notre héroïne, rien ne se passera comme prévu.

Mêlant animation, prises de vue réelles et effets spéciaux volontairement cheap, Electro - Cute! se déguste avec le sourire. Cette comédie désinvolte surprend par son aspect délirant totalement maîtrisé. En effet, le court dose parfaitement son rythme et monte en puissance de manière crescendo, un peu comme des touches de punk dans un morceau classique qui se feraient de plus en plus entendre sans dénaturer la musique. D'un point de vue technique, le film est de bonne facture et sa mise en scène est simple mais efficace. Sur le fond, il n'est pas non plus dénué d'intérêt. Si on creuse le questionnement, le métrage met en lumière l'aliénation de l'apparence et de l'avoir. Jusqu'où sommes nous capables d'aller pour rentrer dans les standards communément admis? 

Bref, Electro- Cute! est un court métrage déjanté et amusant qui surprend agréablement par son traitement original et désinvolte. 

 

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Note : 17/20

 

Bande-annonce :

Electro-Cute! trailer from Taryn Hough McCollum on Vimeo.

 

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

 

 

 

Interview de Taryn Hough (réalisatrice,scénariste et actrice principale)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Taryn Hough :Je m’appelle Taryn Hough, et je suis la  propriétaire de Chain Smoking Monkey Productions. Electro-Cute est le projet le plus récent dans lequel je joue et je filme.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Taryn Hough :J’ai vraiment adoré Cashback. Je ne savais rien à propos du film avant de le voir, mais après quelques recherches, il m’a parut encore plus intéressant. Il provoque un sentiment bizarre qui correspond au thème de l’histoire. Chaque effet spécial est là pour servir la narration et ça fonctionne très bien. J’ai découvert que le film était basé sur un court-métrage et que celui-ci est en fait dans le long sans avoir subi de changements. Cashback est l’exemple réussi d’un court adapté en long.

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Taryn Hough :Singulier, dessins animés,films d’horreur(“Oddly enough, cartoons and horror movies”)

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Taryn Hough :J’ai grandi en regardant des dessins animés. Je suis toujours une énorme fan de Scooby Doo, des Simpson, de Futurama, de Regular Show, d’Adventure Time, des Silly Symphonies de Disney, etc…

Mais autant j’aime les dessins animés, autant j’aime avoir peur. Enfant, mes parents ne m’ont pas laissée regarder des films d’horreur. Chaque fois que je voulais voir un film d’horreur à la télé, je devais me cacher, de peur de me faire gronder si je me faisais prendre. L’un de mes plus prégnants souvenirs était la vision de Vendredi 13 à la télé, expurgé des scènes les plus intéressantes. Je n’en ai vu que la moitié car je ne cessais de regarder au-dessus de mon épaule pour ne pas me faire attraper par mes parents. Voici quelques uns de mes films d’horreur préférés: Black Christmas (l’original), Trick ‘r’ Treat,Tremors,The Monster Squad.

En général, j’aime les choses qui sont un peu particulières, ce qui peut se voir dans mes films. Je me concentre d’abord sur l’histoire . Je fais ensuite de mon mieux pour que le visuel serve le mieux possible mon histoire .

Comme beaucoup d’autres réalisateurs, je suis une fan d’ Alfred Hitchcock, de Danny Boyle, de Baz Luhrmann, de Richard Linklater et de  Wes Craven.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet d’Electro-Cute?

 

Taryn Hough :Electro-Cute est basé sur une série de sketches que j’ai mis en ligne. Dans l’un, je parle à un évier dans la salle de bain, dans un autre, je parle à une tasse à café. C’était plus pour le fun et un exercice d’animation qu’autre chose. Ces petits films ont eu du succès, je me suis alors demandée comment je pouvais développer ces concepts en un court métrage? Initialement, mon personnage principal quittait sa maison et interagissait avec d’autres gens, mais ça ne collait pas avec les éléments animés. Après plusieurs changements, j’ai décidé que mon personnage resterait à la maison, permettant au spectateur de vivre en directe tout ce que vit l’acteur principal.

 

Fantasticmovies : Electro-Cute est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Taryn Hough :J’ai travaillé avec une équipe géniale, Ils ont rendu la post-production facile.

Electro-Cute a été tourné par une photographe professionnelle, Cherrie Hamilton . Avoir quelqu’un derrière la caméra, qui est habitué à cadrer pour une image a vraiment aidé à  obtenir l’esthétique que je recherchais pour le film. Elle a aussi compris l’importance du “temps réel” dans Electro-Cute. Son expertise et son utilisation des couleurs a rendu le processus de montage facile.

Le design sonore et la musique ont été réalisés par Phillip McCollum. Comme le film ne montre qu’un acteur “live”, il fallait que les sons soient les plus réels possibles concernant les objets parlants et les cartoons. Filip a fait du bon boulot. La musique qu’il a composée a capturé l’essence du court. Elle permet au spectateur de s’immerger dans l’univers d’Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des éléments d’animation et des effts spéciaux dans le film.

 

Taryn Hough :L’animation fut l’aspect le plus difficile d’ Electro-Cute.

Quand je réalise un court, je me challenge en essayant quelque chose que je n’avais pas fait avant. Dans  Electro-Cute, les défis étaient : l’animation et le mix de médias. L’idée était d’avoir une animation complexe qui paraisse simple comme dans South Park.  J’ai réalisé l’animation en dessinant les personnages ou une partie de ceux-ci sur des morceaux de papier que j’ai ensuite scannés. Je les ai colorisés avec Photoshop puis animés avec After Effects. Ca a donné le résultat d’ une animation rudimentaire mais étrangement complexe. Dans le court j’ai aussi beaucoup utilisé les fonds verts. Je voulais construire les décors animés et des éléments en premier lieu à l’ ordinateur, puis y ajouter  ce qui a été filmé en live. Construire ces scènes m’a pris beaucoup de temps alors que dans le film elles paraissent couler de source et rapides. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Taryn Hough :Le tournage d’Electro-Cute a été marrant. Il a duré cinq jours. La scène dans laquelle mon personnage s’électrocute avec un taser a été très drôle à tourner. Je devais tomber raide sur le sol tout en grognant. J’ai du recommencer la scène encore et encore car je ne pouvais m'empêcher de rire. 

Une question reviens souvent lors des projections dans les festivals: est-ce que je planais quand j’ai fait le film? Je l’ai chaque fois prise pour un compliment, mais non, je ne planais pas quand j’ai fait Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Taryn Hough :Je travaille sur un court et un long avec d’autres réalisateurs, mais je ne sais pas ce que je suis autorisée à en dire. Ce sont des films d’horreur, l’un un drame horrifique, l’autre, un thriller horrifique.

En ce qui concerne mes projets, je travaille sur un documentaire sur un programme scolaire qui s’intitulait Dolls for Democracy . On l’a arrêté il y a vingt ans de cela mais un des professeurs tente de le faire redémarrer . Le documentaire parle de son combat. Nous le tourneront au courant 2015.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Taryn Hough :Mon but avec Electro-Cute était de faire rire l’audience. C’est un court fou destiné à divertir. J’ai fait une chouette tournée des festivals, dans lesquels il a été très bien reçu. Ce qui n’aurait pas été possible sans une super équipe et un bon casting. J’apprécie le travail énorme que chacun a fait pour rendre Electro-Cute réel.  Si vous désirez en apprendre plus sur le court, n’hésitez pas à visiter le site de la production: www.chainsmokingmonkey.com