30/07/2008

Diary Of The Dead/La Chronique Des Morts Vivants.

Diary Of The Dead


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Résumé

 

Des étudiants en cinéma tournent dans une forêt un film d’horreur, quand dans les médias, on annonce que les morts reviennent à la vie.

Jason, le réalisateur, décide alors de prendre sa caméra pour couvrir l’événement.

 

Acteurs principaux 

 

Michelle Morgan: Debra/ Joshua Close: Jason/Amy Ciupak Lalonde: Tracy/Shawn Roberts: Tony/ Joe Dinicol: Eliot

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Critique

 

Le maître des films de zombies, Georges A. Romero, revient  avec un cinquième métrage mettant en scène des morts vivants.

Après La Nuit Des Morts Vivants où le réalisateur mettait les bases d’un nouveau genre, le film de zombies et dénonçait la ségrégation raciale en prenant comme héros un noir américain. Après Zombie où il fustigeait la société de consommation. Après Le Jour Des Morts Vivants, où il montrait une armée décadente. Après Land Of The Dead où il se moquait de la politique sécuritaire anti-terroriste, Romero met en scène ce Diary Of The Dead dans lequel, il s’attaque à la société de l’information.

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Diary Of The Dead, n’est pas une suite à la quadrilogie initiale mais un film à prendre à part. Un métrage indépendant des autres, revenant aux origines de l’invasion des zombies sans pour autant en donner la cause. Nous vivons  cet envahissement à travers ce que vivent une bande de jeunes cinéastes partis tourner un film d’horreur en forêt.

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A l’instar d’un Rec. ou d'un Cloverfield, pour les plus récents, Diary Of The Dead est filmé majoritairement en caméra subjective à une différence près, c’est que Romero utilise ostentatoirement les artifices cinématographiques que sont la musique et le montage pour mettre en boîte son métrage. Le spectateur n’étant pas dupé vu que ce choix artistique est expliqué dès le début du film via le personnage de Debra qui nous dit que ce que l’on voit à l’écran est monté et accompagné de musique.

La camera subjective n’est pas le seul média que Romero utilise pour son Diary Of The Dead. Intelligemment, il monte des images provenant aussi d’un GSM, d’Internet et de caméras vidéo de surveillance.  C’est ainsi que le réalisateur arrive à faire passer son message d’une société submergée de manière anarchique  par l’information instantanée, sans recul, relayée par Internet.

Le personnage de Jason en étant le produit, celui-ci préférant garder à l’épaule sa caméra plutôt que d’aider ses amis à survivre.

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Le jeu des acteurs est assez bon et la chorégraphie des scènes extrêmement bien travaillée.

Les effets gores sont bien rendus et crus.

 

Il est néanmoins à déplorer que le métrage soit dénué de moments de trouilles, ce qui est un comble pour un film d’épouvantes.Romero préfère privilégier le message sous-jacent de son film plutôt que de nous faire peur. 

Diary Of The Dead, film à petit budget, est plus à voir comme un brûlot contre la société de l’information plutôt qu’un film d’horreur foutant les choquotes.

 

Killg

 

Cote : 14/20

 

Bandes annonces

 

 

Encore des photos 

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Site officiel

http://www.bacfilms.com/site/diary/

10/07/2008

Rec.

Rec.

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Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

 

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Film réalisé à quatre bras par Jaume Balaguero (La Secte Sans Nom,Fragile) et Paco Plaza, Rec. ne tient pas ses promesses.Pourtant, le buz qu’a créé le film sur Internet et dans la presse ne pouvait qu’allécher l’amateur de frissons cinématographiques : critiques dithyrambiques, vidéo de spectateurs terrifiés lors du visionnage du film, commentaires très positifs de spectateurs sortis de la salle et récolte de nombreux prix dans les festivals. Bref de quoi faire monter la fièvre visionneuse de n’importe quel fantasticophile. Vient alors le jours où, assis dans la salle obscure on attend de faire le « grand huit ». Et là, rien. Le film débute par une demi-heure ennuyeuse au possible nous montrant le quotidien barbant d’une équipe de nuit de pompiers. C’est déjà mal parti pour un film qui est sensé nous scotcher à notre fauteuil. Passé cette entrée molle en la matière, le film démarre tant bien que mal. Le spectateur attend patiemment le grand frisson. Hélas, pas de quoi fouetter un chat : les moments de trouille étant totalement prévisibles.  

 

 

Rec. est réalisé à l’instar de Cloverfield, de C’Est Arrivé Près De Chez Vous ou encore de The Blair Witch Project, en caméra à la première personne. Le spectateur est donc embarqué totalement dans le métrage, le caméraman devenant ses yeux. Rec. qui pourtant a fait l’objet d’une chorégraphie hyper travaillée, ne se démarque pas de ses aînés. Balaguero et Plaza nous proposent un métrage aseptisé et improbable. Un comble pour un film qui est sensé faire « vrai ». Je m’explique : aseptisé car Rec. étant hyper travaillé, celui-ci perd en spontanéité et improbable car le personnage du caméraman ne lache ni ne fait trembler sa caméra même lors des moments les plus intenses.Bref un grand coup dans l’eau.  

 

 

Pour finir, il faut savoir que Rec. a fait l’objet d’un remake « copié collé » outre Atlantique sous le nom de Quarantine et qu’un Rec 2 est en préparation.

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Cote: 12/20

Bandes annonces:

Rec. :

Quarantine:

 

Le buzz:

17:58 Publié dans Zombies | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : espagne, cinema, film, cinema, horreur, camera, cine, cine, info cine, rec, info cinema, plaza, balaguero, critique cine, critique cinema |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | Killg

25/05/2008

Planète Terreur (Planet Terror)

Planet Terror        

 

 

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 Deuxième film du double programme « Grindhouse » des sieurs Tarantino et Rodriguez, Planet Terror, tire son épingle du jeu. Là où Tarantino s’ « autocongratulait » avec son film « segment » Death Proof, Rodriguez, lui, veut faire plaisir au public. Et ça, Rodriguez, faire plaisir au public, il le fait bien. Aaaaaaaaaaaaa, quel pied. Voilà ce que je me suis dit à la fin de la vision de Planet Terror. Tous les éléments susceptibles d’intéresser le fan de genre sont présents dans le film : gore, gunfights, zombies, acteurs à trognes, actrices sexy, etc. Sans oublier les artifices utilisés par Rodriguez pour donner à son long métrage un style « grindhouse » : vieillissement de la pellicule, bobine manquante en plein milieu du film, travail de la lumière, etc. 

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     Hé oui, Rodriguez sait y faire. Son film est bourré de références au genre ainsi que d’idées géniales. Comment ne pas tomber à la renverse face au fusil qu’arbore fièrement l’actrice Rose McGowan en lieu et place d’une jambe arrachée ? Comment ne pas succomber aux excès gores très funs de cette pellicule ? Comment ne pas rire aux éclats face à l’humour décalé du métrage ? Comment ne pas apprécier la fourberie de Rodriguez d’avoir supprimé une partie du film ? Ce choix assez déroutant, permet, en fait, au spectateur de jouer un rôle actif dans la construction de l’intrigue.   

 

 

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Un des points forts du film est sa mise en image. Rodriguez maîtrise les codes cinématographiques pour les détourner à sa guise. Là où réalisateur fait fort, c’est qu’il arrive à mêler (mieux que Tarantino) à une imagerie « old school » kitsch des 70’s  des C.G. I. invisibles (vieillissement de la pellicule, faux moignon de Cherry,etc.) ce qui permet au réalisateur d’immerger ses spectateurs dans un univers réel mais factice et ne pas faire sombrer son métrage dans le ridicule. Vous me suivez ? Ce n’est pas grave. Ne nous cassons pas la tête. Revenons au sujet principal : le film et son histoire.Ben disons que ça se résume à : gaz toxiqueàpopulation contaminéeàsurvivants essayent de survivre. Assez basique en fait. Du genre à alimenter les critiques acerbes de certains journalistes.Mais bon, que demandons-nous à une bonne série B ? C’est d’être fun avant tout.

Les acteurs surjouent volontairement sans réellement se caricaturer pour rester dans l’esprit « grindhouse » du film. Cherry (Rose McGowan) et Wray (Freddy Rodriguez)sont les deux héros amants. Elle se la pète avec son « fusil-jambe » tout en restant sexy et lui, le corps musclé, bardé de tatouages et de cicatrices, maîtrise la conduite d’une pocket bike et manie habilement les armes à feu. Block (Josh Brolin) est le genre de personnage que l’on aime détester. Médecin et mari maître chanteur n’hésitant pas à paralyser les mains de sa femme pour la tuer. N’oublions pas aussi la présence à ce casting 4 étoiles de Bruce Willis toujours aussi fringuant, de Naveen Andrews (Sayid dans Lost) et de Tom Savini (maquilleur attitré pour la plupart des métrages de Romero entre autre).

 Planet Terror est un film qui va à cent à l’heure rythmé par une musique assez rock signée comme à son habitude par le réalisateur himself.   Bref, c’est un film à voir absolument, un culte instantané, un petit bijou de série B. Killg   

   

    

Cote: 19/20 

 

 

 

 

 

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     Bande annoncehttp://www.youtube.com/watch?v=SQpXdSC4UFk