05/01/2013

HAROLD'S GOING STIFF CRITIQUE ET INTERVIEW DU RéALISATEUR

HAROLD’S GOING STIFF

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Résumé :

Harold Gimble est un pensionné vivant seul. Il est le premier à souffire d’une nouvelle maladie neurologique qui le transforme petit à petit en «zombie». La vie d'hermiTe d’Harold va être bouleversée par une infirmière ,Penny Rudge qui vient lui faire ses soins à domicile. Ils deviendront amis.

 

 

Réalisateur:Keith Wright

 

Scénariste:Keith Wright


Acteurs :Stan Rowe,Sarah Spencer,Andy Pandini,Phil Gascoyne,Lee Thompson,...

 

Pays : Angleterre

 

 

Année : 2011

 

 

Durée:77 min.

 

 

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Critique :

Harold’s Going Stiff fait partie de ces longs-métrages, dont seul le cinéma indé à petit budget peut accouché. Privé de moyen, le film ne trouvera son salu que via la vision d'un réalisateur chevronné.

Hélas bien souvent, l'entreprise se solde par un échec artistique.Mais  parfois certains films tirent leur épingle du jeu. C'est le cas de ce Harold’s Going Stiff, un petit bijou humain, traitant du thème du zombie en axant la focale sur les personnages malades en transformation et leurs rapports avec les gens « normaux ». Social sans être rasoir et émouvant sans être larmoyant, le métrage prend à contre-pied le spectateur habitué au schéma classique « horde de zombie versus survivants ». Filmée comme un reportage, cette histoire centrée sur Harold (l'infecté n°1), un vieillard arthritique aux apparences rustres et sa relation avec l'infirmière qui vient lui prodiguer des soins tous les jours, est d'autant plus captivante, qu'elle est servie par d'excellents acteurs et qu 'elle aborde des thèmes ampathiques (la vieillesse, la solitude, la maladie,l'amitié,...). On ne peut donc rester de marbre face à ce qui se passe à l'écran.

Keith Wright, le réalisateur fait montre d'un réel talent de conteur, embalant son métrage sans artifices tout en soignant son cadre. Tourné à la manière d’un documentaire et ponctué par des témoignages face caméra des principaux personnages, Harold’s Going Stiff est rendu totalement crédible à l’écran. Crédibilité renforcée par le ton juste des acteurs et une réalisation dépouillée.

Bref, Harold’s Going Stiff est un pure film britannique dans le sens noble du terme.

 

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Note: 19/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Producteur: FrissonFilm Ltd. 

 

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Interview du réalisateur Keith Wright

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Keith Wright: J'ai grandi dans le nord de l'Angleterre et j’ai attrapé le virus du cinéma à l’adolescence. Je me suis procuré une caméra 8 mm et ai appris par moi-même le métier de réalisateur.Durant les weekends, je produisait des courts-métrages en filmant les animaux de ma famille, en explosant des «choses»et couvrant mes amis de faux sang.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

K.W.:J'ai récemment été surpris par un film australien qui s’appelle Lac Mungo.Il parvient à être en même temps envoûtant, poétique et émouvant.Il vous implique magistralement dans son histoire,celle d'une jeune fille disparue en jouant avec vos attentes. Il est vraiment très subtile et donne la chair de poule. Les performances d’acteurs sont fantastiques. Il vaut le coup d'oeil ..

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?

 

K.W.: Il y a beaucoup de choses intéressantes, mais il est encore très difficile pour les petits films de ce fait remarquer, principalement parce qu’il y a beaucoup de concurrence. Généralement les bons films se font remarquer grâce à l’appui des festivals, des fans et du Web. Au Royaume-Uni, une nouvelle vague de films et de réalisateurs arrivent sur le marché. J’ai adoré le dernier film de Ben Wheatley, Touristes et celui de Ciaran Foy,Citadelle qui est un premier film d’horreur prometteur. 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

K.W.:  À la fin des années 80 j’ai travaillé dans un  vidéoclub. J’ai réussi à voir un tas de films d’horreur à petit budget et de science-fiction. J’ai eu un petit faible pour les films comme Re-Animator, The Evil Dead étant très production provenant des écuries Roger Corman et Charles Band.

 

 

Fantasticmovies: Harold’s Going Stiff est plus un film social traitant de la maladie, de la condition du troisième age, de la junk food,...  qu’un zombie flick.  Dites-nous comment avez-vous construit le script ?

 

 

K.W.:  Je voulais qu’Harold  soit un film de zombies différent afin qu’il se démarque des autres. J’ai opté pour une approche plus personnelle et humaniste de l'histoire. Ma grand-mère a souffert de démence quand elle a atteint les 70 ans. Au fil des années sa personnalité s’est évanouie au point qu’elle ne reconnaissait plus sa famille. Je pensais que c’était une façon intéressante de voir comment les êtres humains pouvaient se zombifier  du point de vue réel et tragique.

 

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

K.W.: Nous avons eu beaucoup de plaisir à faire Harold. Nous avons tourné le film en seulement neuf jours, ce qui au total est assez rapide pour un long métrage.

 Le film a été tourné dans notre région, nous avons rendu le tournage aussi simple que possible en nous limitant à quelques lieux et en employant une équipe réduite mais dévouée. Nous avons filmé près de ma ville natale, dans le nord de l’Angleterre, et nous avons eu beaucoup de soutien de la population locale.

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

K.W.:  J’ai eu la chance de travailler avec des gens brillants. Nous avons employé beaucoup  d’habitants de la ville dans laquelle nous tournions. Nous avons eu quelques vrais personnages qui ont apporté une grande énergie au film. Je pense que Sarah Spencer qui joue Penny  est une  véritable découverte et j’espère qu’elle jouera dans plus de films après cela. Tout ceux qui ont rejoint le navire  ont aimé le scénario et ont travaillé très dur pour faire du film ce qu’il est.

 

 

Fantasticmovies:  Parlez-nous des festivals dans lesquelles Harold  a été projeté ?

 

K.W.:  Nous avons beaucoup de chance  de faire projeter notre film dans plus de 20 festivals à travers le monde en ramassant en passant quelques récompenses. Les festivals représentent l’amour du cinéma. Les spectateurs sont là parce qu’ils veulent voir quelque chose qui est peut-être un peu différent. C’est donc pour moi un réel privilège en soi d’avoir pu présenter mon film dans des festivals mais gagner des prix c’est encore  mieux. Avoir quelqu’un comme George A. Romero je vous félicite de votre film après l’avoir vu est un buzz absolu.

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

 

K.W.:  J’écris quelques films pour le moment, deux d’entre eux sont des films d’horreur, l’un plus psychologique traite de l’obsession d’une jeune fille pour le petit copain de son amie  et l’autre est un survival  sur un groupe d’artisans artistes qui vont rencontrer quelque chose de mauvais dans la campagne anglaise.

 

 

 

 

 

 

 

02/10/2012

GANGSTERS GUNS AND ZOMBIES: CRITIQUE

GANGSTERS, GUNS & ZOMBIES

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Résumé :

 

Q ne demande qu'une chose : avoir une vie tranquille. Cependant, cela n'est possible qu'en obéissant à Tony. Ce dernier lui demande de conduire un camion, de déposer les garçons et de prendre une part de gâteau. Tout ceci paraît très simple mais les choses ne se passent pas comme prévu...


Réalisateur: 
Matt Mitchell
 

 

Scénariste: Matt Mitchell, Taliesyn Mitchell

Acteurs :  Vincent Jerome, Huggy Leaver, Fabrizio Santino

 

 

Pays :Angleterre

 

 

Année : 2012

 

 

Durée:88 min.

 

 

 

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Critique :

Gangsters, Guns And Zombies a tout pour attiser la curiosité du fan de films bourrins marrants  et sans complexes: un titre accrocheur, une jaquette  bien gore mais surtout la promesse accrocheuse qu’il s’agit d’une comédie d’horreur britannique. Un gage de qualité donc, tant la production de films anglaise excelle dans ce genre. 

 

Démarrant sur les chapeaux de roue, et laissant présager du meilleur, le spectateur pourrait s’attendre à un Snatch chez les zombies.  Sur un fond de musique électro, une voix off présente une bande de truands aux caractères  bien trempés dans leur van, de retour d’un casse presque réussi. Tout ce petit monde se dirige vers une planque pour cacher son butin. Hélas une invasion de zombies va perturber les plans des gangsters, si bien qu’ils se voient obligés de prendre la route en pleine campagne pour rejoindre une autre planque. C’est à ce moment que le film perd tout son rythme  et devient ennuyeux. Un comble pour un film qui se prétend pétaradant, affiche à l’appuis. L’ accroche racoleuse et le titre du métrage ne sont que poudre aux yeux. On nous promets des gangsters armés à l’assaut de hordes de zombies et des litres de sang. En fait les gars n’ont qu’un révolver pour cinq, les zombies ne sont qu’une vingtaine tout au plus et le gore est inexistant

Le réalisateur, Matt Mitchell s’embourbe dans des scènes de dialogues plats, redondants et inutiles. Dommage car l’histoire est non dénuée d’originalité mais Mitchell n’arrive pas à mettre en valeur les quelques bonnes idées de ce Gangsters Guns And Zombies. Sa réalisation plate surtout pour les scènes d’action n’aide pas à mettre en valeur le jeu approximatif d’acteurs en roue libre.

 Bref,Gangsters Guns And Zombies est une petite déception, un énième métrage à petit budget peu inspiré comme il en pullule sur le marché indépendant. 

 Note : 11/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Editeur: Emylia

 

 

DVD :Image: 2.35/Son: Dolby Digital 5.1 DTS/Langues: Français, Anglais,/ Sous-titres : Français/ Copie digitale

 

 


16/09/2012

A CADAVER CHRISTMAS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

A CADAVER CHRISTMAS

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Résumé :

Quand une expérience du professeur de biologie tourne mal , c’est au concierge de l’université qu’incombe la lourde tâche  de nettoyer tout  ce désordre. Armé de son mope et aidé par une bande d’anti-héros, il devra combattre une horde de zombies. Tout cela, le soir du réveillon de Noël.

 

 

Réalisateur:Joe Zerull

 

Scénaristes:Joe Zerull,Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey

 

Acteurs :Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey,Yosh Hayashi,Ben Hopkins,Jessica Denney,...

 

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année :2011

 

 

Durée:86 min.

 

 

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Critique :

Le soir du réveillon de Noel, une invasion de zombies, heu pardon, de cadavres (oui car il y a une différence expliquée dans le film), vient perturber ce moment de paix. Ces morts vivants sont en fait le résultat d’une expérience ratée du professeur de biologie de l’université locale. Son concierge aidé d’une bande de pieds cassés feront le nécessaire pour endiguer ce fléau. Avec un tel synopsis , nul doute que A Cadaver Christmas ne se prend pas au sérieux. C’est un délire grindhouse à l’esthétique 80’s sacrément réussi au vue de son micro budget. 

Mêlant humour, horreur, gore et mauvais gout, le film de Joe Zerull est une ode à tous ces petits films dérangeants mais au combien sympathiques qui trônaient tels des grales dans l’arrière boutique des vidéoclubs près des films de cul à l’époque de la V.H.S.

 

Il est évident que le métrage ne brille pas par son originalité. Les zombies, le ton décalé, la  bande d’anti-héros,... c’est du déjà vu et revu. Mais Zerull contrebalance habilement cet écueil par la générosité. Se jouant des codes du genre et du cinéma, de nombreuses scènes sont à mourir de rire et agrémentées de dialogues horripilants et de moments surréalistes. 

 

Techniquement, pratiquement irréprochable, A Cadaver Christmas souffre d’un rythme inégal. Certaines scènes et dialogues se répètent. Heureusement Zerull emballe son métrage très correctement: image vieillie,  couleurs saturées et montage bien pensé. Effet «grindhouse» assuré.

Ajoutez à cela les effets gores à l’ancienne bien foutus et une musique qui accompagne intelligemment l’action.  

Le jeu des acteurs est bon malgré un surjeu  parfois irritant mais qui apporte au film son ton décaler. 

A Cadaver Christmas  est à mettre dans la catégorie de ces films, certes pas parfaits mais tellement sympathiques qu’ils captent le spectateur.

Bref, A Cadaver Christmas (qui risque de changer de nom pour sa sortie européenne) est un petit zombie movie sans prétention qui surpasse de loin certaines productions à plus gros budget.

 

 

 

 

 

 Note : 17/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Editeur:Cadaver Productions

 

DVD (zone 1):Image: 1.78/ Langue: Anglais//Bonus: «Getting Started», «Gag Reel», Bandes Annonces, Making Of.

 

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Interview du réalisateur Joe Zerull

 

Quel est le film que vous avez vu récemment et qui vous a le plus marqué?

Joe Zerull: C’est difficile à dire car j’ai un enfant de deux ans à la maison et je n’ai plus l’occasion de regarder autant de films de genre que je voudrais. J’ai vu de bons films (courts et longs) dans les festivals et j’ai été impressionné par le talent qui émane de films indépendants tels que: Dead Weight, An Evening with my Comatose Mother,Absentia, Collapse, Potpourri,The Mole Man of Belmont Avenue, Nailbiter.

Il y a d’autres grands films de genre indépendants que j’ai pu visionner récemment: Pontypool,Deadheads et Juan of the Dead.

Deadheads est le film le plus récent que j’ai vu et adoré. Si vous êtes un fan d’horreur-comédie de zombies, je vous le conseille. (voir article sur Deadheads dans ce même blog ndlr).

Quelles sont vos influences en tant que réalisateur?

J.Z.:Les deux films qui ont le plus influencés A Cadaver Christmas sont Evil Dead et Les Aventures De Jack Burton Dans Les griffes Du Mandarin (BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA en V.O.). Il y a d’autres influences et références dans mon film, mais c’est de ces deux -là que vient mon inspiration.

Sam Raimi et John Carpenter sont les meilleurs réalisateurs de films de genre de tous les temps. Il sont mes préférés. J’adore le style et l’humour de ces deux films et j’ai voulu les incorporer autant que possible dans mon film.

 

Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

J.Z. Les avancées technologiques ont permis à n’importe qui de devenir un réalisateur, ce qui est pour moi à la fois génial et terrible. Génial car grace à elles, des gens comme moi ont eu l’opportunité de réaliser un rêve, ce qui était techniquement impossible il y a une dizaine d’années.Cependant il y a des centaines de gens qui, comme moi, rêvent de faire des films et ont innondé le marché du genre indépendant. C’est bien pour les distributeurs mais pas pour les cinéastes indépendants qui veulent  en faire leur métier à plein temps.

Il est impossible de faire du bénéfice grace à un film sauf si celui-ci coute moins de 10 000 dollars. Nous sommes donc bloqués par ces petits budgets.

Je suis persuadé que le prochain grand film culte d’horreur comme Evil Dead émanera du cinéma de genre indépendant.

Les films indépendants que je vous ai énumérés à la première question, sont autant d’exemples de cinéma de qualité que j’ai vus récemment.

Le prochain «grand» film d’horreur ne sortira pas des gros studios car ceux-ci ne prennent aucuns risques et ne produisent que des métrages qui leur garantissent des bénéfices. C’est pour cela qu’il y a tant de remakes et de suites inutiles sur les écrans.

L’avenir du cinéma de genre est en fin de compte entre les mains du public. J’ai foi en lui. Il délaissera les remakes et les suites des gros studios pour se tourner vers le cinéma différent.... Et j’espère que les studios suivront le mouvement.

 

A Cadaver Christmas est votre premier long métrage. Qu’en retirez-vous comme expérience?

J.Z. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir une équipe d’acteurs et de techniciens talentueux qui ont travaillé de nombreuses heures pour presque rien. J’aurais fait de nombreuses choses différemment mais le manque d’argent a guidé la façon dont le film a été produit. Ca nous a aidé à rester naïfs car si nous avions su ce que l’on connait maintenant sur la distribution et la post-production, nous n’aurions pas fait le film.

 

Pourquoi les zombies?

J.Z. Je suis un fan de films de zombies. En fait, A Cadaver Christmas n’est pas vraiment un film de zombies. Nous nous moquons d’eux en les qualifiant de cadavres. Les zombies sont très populaires en ce moment, j’espère que cela va permettre à notre film d’être vu par beaucoup de gens et qu’ils le trouveront amusant et original.

Avez-vous des anecdotes concernant le tournage?

J.Z. Nous en avons eu un tas. Une des histoires les plus drôle est à voir dans ce clip: https://vimeo.com/46522851

Avez-vous d’autres projets?

J.Z. J’ai quelques idées, mais rien de concret. C’est toujours un problème d’argent.  Je ne veux plus mendier à des amis ou à la famille. Je suis heureux et chanceux d’avoir pu faire ce film. C’est comme s’il était un enfant que j’ai élevé et qui doit quitter son nid pour vivre sa vie. 

Si j’ai la chance de faire un autre métrage, je ferai appel à toute l’équipe du film car ils sont géniaux. J’espère juste que la prochaine fois je pourrai les payer.