14/06/2014

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN: MC

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN

 

 

Dans cette rubrique,Fantasticmovies vous invite à un choc des cultures. Des auteurs/illustrateurs vous proposent,via un dessin original (réalisé expressément pour l’occasion) de pénétrer leur univers sous l’angle cinématographique. Un exercice de style dans lequel ils doivent illustrer un film de genre qui les a interpelé.

 

 

L’auteur: MC

 

Nom: MC

 

 

Naissance:1978

 

Site internet: http://omco.illustrateur.org

Biographie: 

Cent pour-cent autodidacte, MC a fait des études en Arts Plastiques, ce qui lui a permis d'ouvrir un peu son horizon, malgré que ce ne soit pas vraiment un contexte ouvert à la BD, d'autant que l'apprentissage technique y est inexistant. Il ne s’en plaint pas cependant, cela lui a apporté énormément de choses.

Par contre, même si il connu une période pendant laquelle il n’a plus dessiné du tout, la BD a toujours fait partie de lui. 

C'est pour lui, un mode d'expression fabuleux.

 

Bibliographie: 

 

Il prépare actuellement un album qui paraîtra en Décembre 2014.

 

 

The Illustration (rien que pour vos yeux)

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Explication de l’illustration par l’auteur:

Donc... j'ai choisi Starship Troopers de Paul Verhoeven. Le premier. J'ai pas vu les suivants et franchement j'ai pas envie vu ce que j'en ai lu.

Par contre celui-ci, en tant que film de genre, je le trouve juste parfait.

C'est de la SF, mais de la vraie SF, à la Asimov, Bradbury, Herbert... Avec en plus cette touche purement « Verhoevienne » de cruauté apparente qui cache une forme d'empathie profonde.

De base, ce film passe pour un film bourrin. Je crois d'ailleurs qu'il a été perçu comme ça par nombre de spectateurs. Mais en réalité, l'analyse du monde qui y est décrit est très subtile et très fine. Et ça c'est quelque chose qui me plaît énormément. Tout est cohérent et le côté rentre-dedans est justement en totale cohérence avec l'univers décrit par le film.

Pour résumer, Straship troopers, c'est un peu « Barbie et Ken partent dézinguer de l'alien ».

Les personnages sont manichéens au possible, de purs clichés. La société décrite en début de film est inégalitaire au possible, mais en même temps présentée comme une espèce d'utopie. Il y a même une réflexion très poussée sur les médias et la propagande. « Do you want to know more ? »

Là où le film est fort, c'est que les clichés et les utopies en prennent plein la tronche. Littéralement.

Ouais, la guerre ça fait saigner, c'est pas joli et ça tache.

La descente est rude. Ça me fait un peu penser à un jeu d'enfant avec des figurines... Les humains, dans ce film, on dirait des G.I. Joe dans les mains d'un gosse. Ça perd des bras, ça hurle, ça appelle sa mère parce que ses tripes sont étalées sur le sol d'une planète loin de tout... On n'est pas dans le réalisme, on est dans la pure exagération. Le film est comme une machine qui s'emballe et va jusqu'au bout des choses.

Starship Troopers me fait un peu penser au film d'Eastwood, « Le Maître de Guerre ». C'est aussi un film à prendre au second degré :très très bourrin dans son approche première (rien que pour les chapelets d'insultes dont sont truffés les dialogues, ça vaut le détour), et par contre, très subtil dans une lecture alternative. Clint Eastwood y campe un espèce de drill sergeant testostéroné qui, dans ses moments perdus consulte des magazines féminins dans l'espoir d'y comprendre quelque chose. C'est juste génial.

Dans l'image que je propose pour Starship Troopers, j'ai choisi de montrer ce côté bourrin, avec des blessures physiques exagérées et cet aspect à la fois cheap et esthétisant des couleurs du sang des aliens (les petits ont le sang vert, les gros, orange... Après la bataille on dirait un dripping de Pollock version pop art)...  

Interview de MC

 

Fantasticmovies:Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

MC: Bon, ça remonte maintenant, mais c'est sans doute « History Of Violence » de Cronenberg. Autant je pouvais reprocher à ce cinéaste un certain maniérisme dans ses films précédents, autant celui-ci m'a totalement bluffé par la maîtrise dont il fait preuve. Cronenberg laisse totalement de côté ses effets de styles habituels (qui faisaient un peu sa marque de fabrique : des éléments iconiques en décalage, comme par exemple la forme du scalpel dans « Faux Semblant », cette espèce de signature visuelle que j'ai toujours considérée comme une béquille qui finalement nuisait à la mise en scène).

Ici, le cinéaste reste sur une proposition totalement cinématographique sans chercher à avoir recours à des artifices stylistiques visuels... Le propos et la forme du film n'en sont que plus forts. Vraiment, ça a été une claque.

 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que dessinateur?

MC: Un peu de tout. Que ce soit de la peinture, du dessin, du cinéma, de la littérature, de la musique, je prends un peu tout ce qui vient et je pioche dans ce qui m'intéresse. Une BD, c'est avant tout de la mise en scène, donc on peut parler en plan, en rythme, en jeu d'acteur... C'est d'ailleurs ce qui me plaît dans la BD. C'est aussi ce qui la rend très comparable au cinéma. 

Après, pour le dessin, je suis plutôt dessins à la main, les trucs faits avec rien, où l’œil et le geste comptent beaucoup. Je suis vachement sensible aux dessins de Moebius, de Bilal -période Métal Hurlant, quand il faisait du noir et blanc... 

A la base, je dessinais avec des feutres « pointe fine » et des gros marqueurs qui puent sur du papier imprimante... Maintenant, c'est la tablette graphique, mais là encore, c'est pas du lourd. C'est juste que ça prend moins de place, que ça tache pas les doigts et que ça coûte pas cher en papier. En plus ça évite toutes les contraintes matérielles lourdingues du style « la société qui fabriquait l'encre dont je me sert a fermé, va falloir que je commande en import »...

Je déteste être tributaire du matos.

Maintenant, je profite du numérique, je m'adapte, j'utilise de la 3D pour mes perspectives. Il y a plein de choses sympas à faire. Mais je ne vais pas m'amuser à faire du vectoriel. J'ai un peu tendance à prendre mon stylet pour un stylo bille amélioré.

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre plus grande peur?

MC: A la base, je voulais répondre un truc drôle... Tant pis. La mort reste quand même à la racine de beaucoup de peurs, c'est un peu le Boss des peurs, je trouve.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd de genre actuelle?

MC: Qu'elle est dominante en quantité dans la BD, ce qui n'est pas forcément le cas au cinéma (quoique, faudrait voir, pour la BD comme pour le ciné, d'ailleurs). Après, j'ai pas grand chose à en dire, je suis un lecteur de BD très... occasionnel en fait. 

 

Fantasticmovies: Comics, bd européennes ou mangas?

MC: Bon, mon point de vue, c'est que c'est dommage de cloisonner la BD selon ces trois catégories. On trouve autant de chefs-d’œuvre dans chacune de ces zones géographiques. Pour moi, que je sois en train de lire GTO, Sin City ou Mézières, ça reste de la BD. 

 

Fantasticmovies: Quels sont vos projets?

MC: Pour l'instant, terminer « Captive – La BD dont vous êtes le héros », chez Makaka Editions, avec Manuro au scénario. 

Oui, c'est bien une BD dans laquelle le lecteur va faire évoluer l'histoire selon ses choix, comme les Livres Dont Vous Etes Le Héros. Ça implique une façon de mettre en scène le récit qui est totalement nouvelle pour moi, extrêmement complexe...

C'est un projet assez exaltant  parce que je ne suis pas en terrain balisé, même si d'autres albums de BD Dont Vous Etes le Héros sont déjà parus chez le même éditeur. Il y a beaucoup de choses à inventer, de nouveaux problèmes à dépasser, une nouvelle grammaire à façonner. Et beaucoup de pages, aussi.

Certaines images de l'album sont déjà visibles sur la page de l'éditeur :

 https://www.facebook.com/pages/Makaka-Editions/136990593024941

Pour la suite, j'aimerai m'atteler à un album plus classique de « vraie BD » en reprenant une des séries que j'avais initiées sur le site 30JoursdeBD.com. C'est déjà plus ou moins en chantier, on va voir ce que ça donne. 

Et de toute façon, un deuxième album de BD Dont Vous Etes le Héros est aussi prévu, toujours chez Makaka.

Bref, j'ai de quoi faire !

 

Fantasticmovies: Est-il facile de trouver son style en tant que dessinateur tout en restant original?

MC: Déjà, faudrait définir ce que « original » veut dire et ce que ça implique. Je trouve que ce type de critère est trop vague, totalement subjectif, finalement. Pour moi, l'originalité ça ne veut pas dire grand chose. Je ne trouve pas que quelque chose soit bien parce que c'est différent du reste... Je trouve ça bien pour d'autres raisons.

Quant au style, je pense qu'on est tous soumis à des influences, ce qui est normal... Je me dis que pour avoir un « style », il suffit juste d'avoir suffisamment digéré ces influences. Ne pas se dire « je veux faire comme Untel », juste faire ça « à notre manière »...

En fait « style » et « originalité », ces deux mots ne sont que des espèces d'épouvantails. Ce qui compte, je trouve c'est avant tout la cohérence. Un dessin qui agit sur le texte, un texte qui porte le dessin, une mise en scène qui lie le tout et fait dialoguer texte et image...

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd numérique?

MC: Que c'est un peu le foutoir ? Qu'on manque de recul pour pouvoir en dire quoique ce soit ? 

En terme de modèle économique, je pense que rien de satisfaisant n'a été trouvé à l'heure actuelle. Que ce soit pour les lecteurs ou pour les auteurs (surtout les auteurs en fait)

Au niveau de la forme, c'est aussi totalement bancal. Je ne suis absolument pas hostile au fait même que la BD numérique existe, mais je pense qu'elle demande à ce qu'une nouvelle forme de BD soit élaborée. Je pense qu'on ne peut pas concevoir une BD numérique comme on conçoit une BD papier. Le support de lecture change (et de plus, sous format numérique, ce support peut être multiple, de la tablette au pc de bureau), cela annule certains effets sur lesquels une BD papier peut jouer, et ça offre de nouvelle façon de concevoir les choses.

A titre d'exemple, une BD papier est composée en planches. Dans un livre, on peut être amené à concevoir une planche en fonction de la suivante ou de la précédente selon qu'elle se situe en face ou sur une autre page... Sous format numérique, ceci n'est plus valide.

J'ai même vu des propositions de BD numérique en case par case.

Parmi les expériences que je trouve les plus pertinentes dans ce domaine, je pourrais citer le Turbomédia. Là oui, c'est une nouvelle forme adaptée au numérique.

 

Fantasticmovies: Un conseil de dessinateur?

MC: Je sais pas, faut voir... Les conseils « dans l'absolu », c'est un peu piègeux, non ?

Du coup, je tente le duo « Ne faites jamais ça ! » et « Allez-y, foncez ! ». Prenez celui qui vous va le mieux au teint.

 

 

Fantasticmovies:Votre bd de chevet?

 

MC: Je ne lis jamais de BD avant de me coucher. Jamais. Si je lis une BD avant de me coucher, je ne dors pas, et quand je l'ai finie, je n'ai plus sommeil. C'est dramatique, mais c'est comme ça.

Bon, après, si on parle de BD préférée, je serai incapable de n'en citer qu'une. Et quand bien même j'en ferai la liste, j'en oublierai certainement.

Du coup, on va faire simple, on remonte aux sources : « Little Nemo » de Windsor Mc Cay. C'est beau, c'est magistral, en terme de BD, tout y est déjà. 1905.

 

 Fantasticmovies: Un coup de coeur artistique?

 

MC: Tout confondu... Vermeer. Absolument. Définitivement. Putain de génie. Truc de ouf.

Ça me parle totalement.

Ouais, c'est pas bien original, mais ses toiles me mettent littéralement sur les genoux. Quand on pense qu'on n'a répertorié qu'une trentaine de toiles, ça force le respect. Ce gars est un peu comme Vinci. Il a pas produit beaucoup, mais à chaque fois c'était un truc de dingue. Il y a par contre chez Vermeer une forme de retenue, d'équilibre, de dialogue entre le géométrique et le vivant qui me laisse vraiment sans voix.

 

 

 

 

 

28/05/2014

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN:FOGMA

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN

 

 

Dans cette rubrique,Fantasticmovies vous invite à un choc des cultures. Des auteurs/illustrateurs vous proposent,via un dessin original (réalisé expressément pour l’occasion) de pénétrer leur univers sous l’angle cinématographique. Un exercice de style dans lequel ils doivent illustrer un film de genre qui les a interpelé.

 

 

L’auteur: Fogma

 

Nom:Fogma

 

Sites internet: https://www.facebook.com/BlackForestGraphicNovel

                               http://hamalet.com

Biographie: 

Fogma est une nantaise expatriée à Londres

 

 

The Illustration (rien que pour vos yeux)

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Explication de l’illustration par l’auteur:

J’ai récemment revu La Mouche de Cronenberg et j’ai trouvé cela franchement dégueulasse et cool. Le vrai film décomplexé des années 80, avec de la romance, du gore et un propos intéressant! Jeff Goldblum passe de beau gosse à sérieusement crade, et cette pauvre Geena Davis semble plus désemparée que jamais!

 

Interview de Fogma

 

Fantasticmovies:Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

Fogma :Comme tout le monde en ce moment, j’ai tendance à trouver que les séries sont plus intéressantes que les films, j’ai été très impressionnée par True Détective.

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que dessinateur?

Fogma :J’adore Hugo Pratt.

Fantasticmovies: Quelle est votre plus grande peur?

Fogma :Un soir de tempête dans une maison de campagne, la fièvre et le manque de sommeil m’ont fait croire que le cavalier sans tête venait me chercher.

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd de genre actuelle?

Fogma :J’ai l’impression que la bd est un peu moins dynamique depuis 2-3ans, mais de manière générale, je suis très enthousiaste pour toutes les bds d’auteurs. Vivant en Angleterre, je ne peux que constater, l’originalité et l’indépendance des créations françaises. Même si la bd indé existe outre-Manche, elle reste presque anecdotique.

Fantasticmovies: Comics, bd européennes ou mangas?

Fogma :J’ai du mal à accrocher aux comics, je ne suis beaucoup plus sensible à la bd européenne où les styles artistiques et les narrations sont très variées.

 

Fantasticmovies: Quels sont vos projets?

Fogma :Je dessine lentement mais surement ma bd “BlackForest” dont les gens peuvent suivre la création au jour le jour sur facebook (https://www.facebook.com/BlackForestGraphicNovel)

C’est mon projet principal, en parallèle j’ai fait des strips pour 30jours de bd, et je suis en train de finir une histoire de 2pages pour le webzine Bohorg (http://bohorg.fr/)

 

Fantasticmovies: Est-il facile de trouver son style en tant que dessinateur tout en restant original?

Fogma :Pour être honnête, je ne me pose pas vraiment la question, je dessine les choses comme je le sens sans trop réfléchir.

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd numérique?

Fogma :J’aime beaucoup la bd numérique pour la simple et bonne raison que je bouge beaucoup et que je ne peux pas me permettre d’acheter, collectionner et stocker des bds papiers!

Fantasticmovies: Un conseil de dessinatrice?

Fogma :De mon point de vue, ce qui est le plus important, c’est de développer sa vision personnelle. Chercher à faire un dessin techniquement parfait qui ressemblerait à des milliers d’autres qu’on pourra voir sur internet n’a que peu d’intérêt.

Fantasticmovies:Votre bd de chevet?

 

Fogma :En ce moment, je lis le manga L’Attaque Des Titans, c’est bien trash et nerveux.

 Fantasticmovies: Un coup de coeur artistique?

 

Fogma :Je suis super impressionnée par les mises en couleur de Kerascoet.

 

 

 

 

 

 

17/05/2014

UN DESSINATEUR/UN FILM/UN DESSIN : ERIC ESPOLIO

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN

 

 

Dans cette rubrique,Fantasticmovies vous invite à un choc des cultures. Des auteurs/illustrateurs vous proposent,via un dessin original (réalisé expressément pour l’occasion) de pénétrer leur univers sous l’angle cinématographique. Un exercice de style dans lequel ils doivent illustrer un film de genre qui les a interpelé.

 

 

L’auteur: Eric Espolio

 

Nom:Espolio

 

Prénom:Eric

 

Naissance:07/11/83

 

Site internet: www.jerkcorp.fr

Biographie: 

Eric a 30 ans, après avoir arrêté l'école le plus tôt possible, il a accumulé des petits boulot, en particulier dans le télémarketing et plus récemment dans un grand magasin de meubles suédois. Aujourd'hui il travaille à son compte et il fait des illustrations à la demande et pratique le tir sportif.

 

Bibliographie: 

 

Bitor: Un Ours En Colère. Chez Z'Art.

 

Speed Dating, chez Z'Art également (ne cherchez pas c'est introuvable)

 

Trois Mousquetaires, chez Amilova que vous pouvez lire gratuitement ici: http://www.amilova.com/fr/BD-manga/1327/trois-mousquetaires/chapitre-1/page-1.html

 

The Illustration (rien que pour vos yeux)

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Explication de l’illustration par l’auteur:

C'est une scène du film Chronicle, un des films qui m'a le plus surpris « récemment » . C'est un film qui parle de super pouvoirs sans super héros. Juste trois ados qui se retrouvent avec des capacités qu'ils n'avaient pas avant et qui font avec...

 

Interview d’ Eric Espolio

 

Fantasticmovies:Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

Eric Espolio : Frozen (la reine des neiges). A 30 ans... Je dois bien dire que les derniers Disney (depuis La Princesse Et La Grenouille) sont vraiment bien foutus, j'adorerais qu'ils en refassent en 2D.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que dessinateur?

Eric Espolio : En premier lieu , les BD Disney bien sûr, les Picsou de Don Rosa et Carl Bark en tête, ce qui a surement forgé mon goût pour les BD qui mettent en scène des animaux.

 Après je dirais que Jeff Smith (Bone) m'a beaucoup influencé. J'aime beaucoup aussi Humberto Ramos ou J.Scott Campbell.

 Je viens de citer 5 illustrateurs étranger. C'est assez drôle parce que j'ai tendance à lire plus de BD franco-belges mais au niveau des dessins, ce sont bien eux mon top du top.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre plus grande peur?

Eric Espolio : Pfou, devoir dévoiler mes sentiments à une fille sans doute. Je peux pas. Je sais pas comment font les gens... Je préférerais affronter Dark Vador à cheval sur un T-Rex en sautant d'un avion sans parachute plutôt que faire ça.

 

Fantasticmovies: Comics, bd européennes ou mangas?

Eric Espolio : BD européennes et comics. Je bloque sur les mangas. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant j'ai été élevé avec Goldorak, Dragon Ball et les Chevaliers Du Zodiaque, mais quand je vois Naruto, One Piece ou D Gray Man... j'peux pas...

 

Fantasticmovies: Quels sont vos projets?

Eric Espolio : Multiples, mais ma priorité pour l'instant va à Mighty Girl, une BD de super héros, dont vous pouvez voir les 5 premières planches sur mon blog.

 

Fantasticmovies: Est-il facile de trouver son style en tant que dessinateur tout en restant original?

Eric Espolio : Je crois que tout a été fait dans tous les styles aujourd'hui, dur d'ouvrir une BD sans se dire « tiens ça me rappelle telle ou telle autre BD ». Donc je pense qu'a défaut d'originalité l'important c'est de maitriser son style, d'être le plus juste possible et de coller au mieux au scénario.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd numérique?

Eric Espolio : Que du bien, d'ailleurs Trois Mousquetaires est une BD numérique. L'important pour un dessinateur c'est d'être diffusé par un média ou un autre.

 

Bien sûr le rêve ultime c'est d'être édité et de faire un album, mais qui sait ? … L'avenir sera numérique sans doute.

 

Fantasticmovies: Un conseil de dessinateur?

Eric Espolio : 2 conseils qui m'ont été donnés par les membres du Zarmatelier à Marseille et qui m'ont permis de progresser d'un coup. D'abord l'encrage au pinceau, dur à maitriser mais ça rend le dessin tellement plus vivant. Ensuite toujours toujours toujours tracer ses perspective. Vite fait, pouf un horizon et 2 points de fuites, on fait un quadrillage et c'est tout de suite plus évident pour les proportions et pour poser les personnages correctement sur le sol.

 

Fantasticmovies:Votre bd de chevet?

 

Eric Espolio : La série De Capes Et De Crocs, carrément essentielle dans la bibliothèque de n'importe qui qui se targue d'aimer un tant soit peu la BD.

 

 

Fantasticmovies: Un coup de coeur artistique?

 

Eric Espolio : Un auteur qui n'a pas (encore) le succès qu'il mérite: Phicil qui a fait l'excellent Georges Frog en 4 tomes aux éditions Carabas. Et puis aussi la géniale série Invincible chez Delcourt (12 tomes pour l'instant).