13/04/2015

TRUE LOVE WAYS: CRITIQUE ( BIFFF 2015)

TRUE LOVE WAYS

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Synopsis : Severine décide de se séparer de son compagnon,Tom. Elle part pour quelques jours, seule à la mer. Hélas, en chemin, sa voiture s'arrête. C’est la panne sèche. Elle devient alors la témoin d’une scène horrible. Elle va devoir se battre pour survivre.

 

Réalisateur:Mathieu Seiler

 

Scénariste:Mathieu Seiler

 

Acteurs principaux:Anna Hausburg,David C. Bunners,Kai Michael Müller,Michael Greiling,Axel Hartwig,Beat Marti,Margarita Ruhl,Marcel Schneider,Christian Weber

 

Pays :Allemagne 

 

Année :2014

 

Production:Grand Hotel Pictures,Klusfilm Berlin,ARRI Film & TV Services

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Critique : 

Projeté au Bifff dans une salle à moitié remplie, True Love Ways de Mathieu Seiler est le genre de film dont une partie infime de notre être cinéphile espère tomber sur une petite pépite. Hélas, le miracle n'a pas eu lieu. Les paupières baillent et l'attention commence à divaguer face à cette œuvre esthétiquement jolie mais profondément ennuyeuse. On y suit une jeune femme à la beauté hypnotique qui a décidé de mettre un terme à sa relation avec son petit ami. Celui-ci fait appel à un gang en col cravate pour la récupérer. 

En lieu et place du déviant transgressif auquel on pouvait s’attendre, Seiler nous sert une bleuette lente et totalement anachronique. Le film à l’ esthétique 60's est plombé par un scripte décousu qui joue à la fois sur “de l’intrigant sérieux” tout en proposant des situations totalement ridicules: notre héroïne se planque dans des endroits improbables alors qu'il en va de sa survie, elle ne quitte jamais ses hauts talons, elle cherche irrémédiablement une prise pour son téléphone portable,.... 

Humour? On ne sait pas trop sur quel pied danser. Le public du BIFFF, lui,  a pris le parti d'en rire. 

Le jeu des acteurs très théâtral renforce le sentiment d'œuvre émotionnellement inaccessible qui se regarde le nombril. Ce constat est d'autant plus décevant que techniquement, le film est maîtrisé. Le très beau noir et blanc ainsi que les cadrages et la photographie d'un classicisme "classieux" sont un régal pour les yeux.

Bref, True Love Ways est un thriller “auteurisant” en demi teinte, à la mise en scène sophistiquée un brin pédante, qui est desservi par une histoire dont les choix narratifs font que la sauce ne prend pas. 

 

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Note : 12/20

 

Bande-annonce :

 

 

 

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11/02/2015

BERKSHIRE COUNTY: CRITIQUE/INTERVIEW DE LA REALISATRICE

 

BERKSHIRE COUNTY

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Synopsis : Kylie Winters, une ados mal dans sa peau qui se fait harceler par ses camarades. Elle accepte de faire du baby sitting le soir d’Halloween dans une énorme propriété isolée. Quand un gamin effrayant avec un masque de cochon vient sonner à sa porte pour recevoir des bonbons, la nuit de Kylie va passer de banale à horrifique.  Kylie va devoir se surpasser pour survivre et protéger les deux enfants à sa charge jusqu’à l’arrivée des secours.

 

Réalisateur: Audrey Cummings

 

Scénariste: Chris Gamble

 

Acteurs:Alysa King, Samora Smallwood, Bart Rochon, Aaron Chartrand, Robert Nolan, Madison Ferguson, Cristophe Gallander, Leo Pady

 

Pays : Canada

 

Année : 2014

 

Durée: 83 min.

Production: Narrow Edge Productions,A71 Productions,High Star Entertainment

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Critique :

Il y a des périodes dans la vie où tout part en cacahuète. Kylie aurait mieux fait de rester bien au chaud chez elle au lieu d'aller à une fête durant laquelle elle a satisfait les désirs lubriques  du beau gosse du coin. Humiliée dans son lycée car ses ébats buccaux ont été filmés, elle va, en plus, devoir faire fasse à des tueurs aux masques de cochons pendant la nuit d'halloween, alors qu'elle fait du babysitting.

Bien que ce teenage slasher semble renouer avec l'esprit 90's du genre , comprenez: un groupe d'ados,des tueurs masqués, un humour limite et des jumpscares inutiles, c'est pour mieux cueillir le spectateur et l'emmener vers un home invasion bougrement efficace.

Malgré son micro budget, Berkshire County est soigné esthétiquement et bien réfléchi scénaristiquement. Le scripte en béton, quoique conventionnel, ne faiblit jamais, rendant la narration du film claire et haletante. Le rythme soutenu évite intelligemment les temps morts et les longueurs indésirables.

La réalisation d’ Audrey Cummings est claire et sans fanfaronnades. Punchy et parfois “rentre dans le lard” , le métrage dose parcimonieusement la tension et le suspense. La direction des acteurs(enfants compris) est sans fausses notes. Alysa King (Kylie) arrive à insuffler à son personnage à la fois de la fragilité mais aussi de la solidité face au danger. Cette ado humiliée, deviendra une guerrière presque sans pitié face à ses assaillants.  Le personnage de Kylie devient donc, au fil de l’histoire du film, une femme forte à l’instar de  Sydney joué par Neve Campbell dans la série des Scream.

Le look des bourreaux glace le sang. Ces assaillants prédateurs, que l’on imagine consanguins, renouent avec l’imagerie craspec de ces clans de serial killers qui pullulaient dans les années 1970 et 1980.

Bref, Berkshire County est un home invasion conventionnel mais totalement maîtrisé qui déjoue les pièges de la facilité pour offrir un spectacle prenant baignant dans une ambiance nostalgique so 90’s.

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Note : 19/20

 

Bande-annonce :

Berkshire County Trailer from Raven Banner Entertainment on Vimeo.

 

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Interview d’Audrey Cummings (réalisatrice)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Audrey Cummings: Je suis une réalisatrice qui est tombée amoureuse des films d’horreur et de science fiction quand elle était petite. Après 9 courts métrages, je suis heureuse d’avoir eu l’opportunité de réaliser mon premier long:  Berkshire County.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Audrey Cummings: Edge of Tomorrow. Il était incroyable et irrésistible. L’humour et la tenson y sont très bien dosés et le jeu des acteurs est incroyable. Je suis aussi surprise de l’avoir vu 3 fois.



Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

 

Audrey Cummings: Avec le succès de Berkshire County, j’ai été introduite dans ce monde fascinant qu’est la culture horrifique. La communauté de fans est incroyablement encourageante et passionnée. C’est un peu comme si j’avais été accueillie dans une nouvelle famille unie. Je n’ai plus envie de la quitter. Je pense réaliser un autre film d’horreur/thriller car j’adore le genre mais aussi parce que ça a été une fantastique expérience pour moi.

 

Fantasticmovies : Vous êtes une femme dans un monde d’hommes A-t-il été facile de trouver votre place dans l’industrie du cinéma de genre?

 

Audrey Cummings: J’ai dû me battre pour trouver les fonds pour mes films. J’ai eu beaucoup de rejets et certains producteurs me demandaient de revenir avec un drame ou quelque chose sur lequel ils pouvaient avoir un certain contrôle.  J’ai toujours pensé avoir deux options. La première consiste à travailler sur un scripte qui ne me correspond pas mais qui pourrait plaire à l’industrie du cinéma. La deuxième, est de continuer à me battre pour ce qui me passionne. Pour Berkshire County, j’ai choisi la deuxième option. Avec Chris Gamble (le scénariste), nous avons décidé de financer le film nous-même. Le budget était serré, mais il était important pour moi de rester dans ma ligne directrice.

 

Fantasticmovies : Berkshire County  est beau à regarder et le travail du son est vraiment bon. Etait-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Audrey Cummings: Travailler pour avoir un scripte parfait, c’est du boulot, le tournage c’est une autre grosse étape et la post-production est une énorme somme de travail durant laquelle tout s’assemble. C’est ce que vous allez montrer au monde. Donc, oui, la post-production fut un travail de fous. Ca nous a mis presque un an entre la fin du tournage et la première projection du film au Shriekfest de  Los Angeles en octobre.  Plein de gens de qualité ont rejoint le projet et m’ont aidé à concrétiser mes ambitieuses visions. Nous avons travaillé dur mais ça en valait la peine. Tout est arrivé simplement et ce micro-budget est en train de bien fonctionner dans le monde.

 

Fantasticmovies :Berkshire County rappelle le style des slashers des années 90 puis se transforme en un home invasion efficace. Comment avez-vous fait pour jouer avec les attentes du spectateur dans un genre qui a été vu maintes fois au cinéma?

 

Audrey Cummings: J’ai toujours aimé les films de babysitteur en péril et je voulais que mon premier film soit de ce genre. Je voulais aussi faire un film nouveau qui reflète la jeunesse d’aujourd’hui.  Nous avons donc travaillé sur les idées topiques comme les vidéos virales d’intimidation sur le net qui sont une nouvelle forme de terreur car les ados vivent cela tous les jours dans le monde. Cela ajoute un élément nouveau au “home invasion”.



Fantasticmovies : A-t-il été facile de travailler avec des enfants?

 

Audrey Cummings: Ça a été facile de travailler avec des enfants. Ils sont incroyablement talentueux et toujours prêts à tout. Le problème était que nous tournions de nuit. Donc on dépassait souvent leurs heures de coucher alors qu’ils devaient aller à l’école le lendemain. Plus nous avancions dans le tournage, plus nous faisions attention à leurs horaires pour ne pas les éreinter. C’est devenu un défi d’essayer d’obtenir ce que nous avions besoin en un minimum de temps.

 

Fantasticmovies: parlez-nous du casting.

 

Audrey Cummings: Je suis chanceuse d’avoir travaillé avec le casting du film. J’ai auditionné près de 200 filles pour le rôle principal et Alysa King était de loin la plus talentueuse. Je devais avoir une actrice qui pouvait jouer la vulnérabilité mais aussi qui pouvait être forte. Car Kylie devient de plus en plus forte tout au long du film. J’ai été très chanceuse, car l’entièreté du casting que je voulais pour le film était présent et se donnait à fond pour réaliser notre vision.  Ce fut de longues nuits froides, mais personne ne s’est plaint.

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Audrey Cummings: Un film de babysitteur en péril intelligent sombre et intense.(A dark, intense and intellectual babysitter-in-peril movie.

 

Fantasticmovies :Avez-vous des anecdotes à raconter à propos du tournage?

 

Audrey Cummings: A la moitié du tournage, un shérif est venu changer les serrures de la maison dans laquelle nous tournions à cause d’une saisie. Nous avons obtenu quelques jours de plus mais nous avons dû modifier le calendrier.

Lorsque nous avons fait les repérages de la maison, nous étions très excités par l’éclectisme des meubles de celle-ci et le proprio était d’accord que nous en disposions. Hélas, le premier jour de tournage, la maison était totalement vide.Nous nous sommes adaptés en changeant le scénario. C’est pour cela que dans le film, la famille est en plein déménagement.

Certains memebres de l’équipe avaient peur de dormir sur place, dans cette maison vide. En plus, on devait respecter des horaires pour les douches car nous n’avions à disposition qu’un petit réservoir d’eau chaude.

Il y avait au moins 30 chats sauvages qui vivaient autour de la maison. Ils arrivaient à se faufiler dans nos plans quand la maison était ouverte. Une grande partie des plans en extérieur étaient ruinée à cause des chats qui s’enfuyaient aux bruits des coups de feu.

Une semaine après le début du tournage, une femme s’est installée dans l’appartement voisin avec 6 chiens qu’elle essayait de réhabiliter. Ceux-ci grognaient sur et chassaient certains membres de l’équipe.

 

L’acteur qui jouait le personnage de Swine était tellement grand et costaud qu’il cassait sans cesses quelque chose sur le plateau. La scène dans laquelle il attaque Kylie à la porte, il a cassé celle-ci en la sortant de ses gonds.  Nous n’avons pas pu continuer à tourner la séquence. Il a aussi casser un grand couteau de chasse et nous devions attendre d’en racheter un pour continuer à tourner. Aussi doux qu’il a essayé d’être, il n’a pas arrêté de casser des trucs.

 

Fantasticmovies : Quelle est votre recette du faux sang?

 

Audrey Cummings: Un mixe de sirop de maïs, de colorant alimentaire rouge et de VFX en post-production.



Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Audrey Cummings: Nous travaillons sur une suite de Berkshire County qui se concentrera sur la famille des “cochons”. Ça va être marrant.  Nous essayons aussi d’avancer sur un thriller de SF que nous espérons pouvoir réaliser.



Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Audrey Cummings: Quelques prix que nous avons gagnés:

 

Shriekfest - Grand prix du jury pour le meilleur film d’horreur

 

HorrorQuest - Le Quest Award pour le meilleur film d’horreur et le prix de la meilleure actrice.

 

Atlanta Horror Film Festival -Le prix du meilleur film

 

Phoenix Fearcon - Le prix du meilleur réalisateur.

 

Blood in the Snow Festival - Le prix de la meilleur actrice



 



27/09/2014

TIME LAPSE: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR ,BRADLEY KING ET DU CO-SCéNARISTE ,B.P. COOPER

 

TIME LAPSE

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Résumé :Trois amis découvrent une mystérieuse machine qui prend des photos vingt-quatre heures dans le futur.

 

Réalisateur: Bradley King

 

Scénariste: Bradley King,B.P. Cooper

 

Acteurs:Danielle Panabaker,Matt O’Leary, George Finn, John Rhys-Davies,Amin Joseph,Jason Spisak,David Figlioli,Sharon Maughan,Judith Drake

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 104min.

 

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Critique : 

 

Un presque huis clos, une machine à l’allure steampunk,des polaroids, et trois personnages principaux. Le décor est planté pour un thriller de SF intelligent avec en toile de fond, le voyage dans le temps. Vous êtes sceptiques? C’est tout à fait normal. De nombreux films se sont cassés les bobines en se frottant au paradoxe spatio-temporel. Time Lapse (sans spoiler l’intrigue) évite soigneusement de tomber dans les pièges de ce sous-genre. Tout dans le film est cadré et cadenassé, le voyage dans le temps étant un outil narratif et non une fin en soi.Le réalisateur, Bradley King, et le co-scénariste,B.P. Cooper, contournent le paradoxe temporel en figeant le futur grâce aux actes intentionnels de leurs trois personnages principaux. Trois potes découvrent que leur voisin est décédé. Dans une pièce de son appartement se trouve une machine braquée sur la fenêtre de leur salon qui prend des polaroids du futur. Ils s’efforceront de ne pas perturber cet avenir sur papier en calquant leurs comportements sur ce que leur montrent les photos.

Superbement mis en images, Time Lapse bénéficie d’une photographie classieuse magnifiant son aspect intimiste. Le récit à twists sans fausses notes tient parfaitement la route. Le scénario en béton armé multiplie les rebondissement pour aboutir à un retournement final joliment amené. Aidée par des acteurs franchement convaincants, la mise en scène est réussie.

Bref, Time Lapse est une petite pépite bien écrite qui manie à la fois les codes du thriller à twists et le voyage dans le temps. A voir.

 

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Production:Uncooperative Pictures, Veritas Production

 

Note : 18/20

 

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Interview de Bradley King (réalisateur et scénariste) et de B.P. Cooper (scénariste et producteur) 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Bradley King: Je m'appelle Bradley King, je suis le réalisateur et co-scénariste de Time Lapse

 

B.P.Cooper: Je suis BP Cooper, le co-scénariste et producteur de Time Lapse.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Bradley King: Honnêtement, le dernier film qui m'a vraiment surpris fut "Les Gardiens De La Galaxie". Le trailer ne me disait rien, je ne connaissais pas les personnages et j'étais quelque peu inquiet que Marvel tombe dans le piège de penser qu'ils pouvaient faire n'importe quoi au cinéma des comics dont ils étaient propriétaires et que quoiqu'il arrive, les gens viendraient en masse les voir.Inutile de dire que j'ai été agréablement surpris. C'était très divertissant.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord. On l'a vu ensemble et en avions la même appréhension avant de le voir.A peine sortis de la salle, nous nous sommes dit que nous devions le revoir le plus vite possible.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Bradley King: Mes sentiments sont partagés à propose de l’état du cinéma de genre aux Etats-Unis. D’une part le nombre de réalisateurs indépendant oeuvrant dans le genre augmente et cela apporte son lot de belles surprises.D’autre part, les studios semblent prendre de moins en moins de risques, produisent donc moins de films et s’appuient trop sur les remakes,suites et reboots. Parfois ça marche, mais c’est très souvent horrible.

 

B.P.Cooper: Je suis très content de voir que les films de genre ont commencé à gagner un certain respect et ce de façon beaucoup plus large. Internet, en est la raison principale.Nous pouvons voir des films de n’importe quelle période et de n’importe quel pays en appuyant sur un bouton.Le jeunes découvrent les vieux films cultes et les personnes plus âgées, découvrent des films réalisés par des cinéastes étrangers dont ils ignoraient l’existence. Ca crée une nouvelle mane de fans. Le côté négatif de cela c’est qu’il y a trop de merdes et qu’il faut passer au crible la production pour trouver des joyaux, bien plus qu’avant. Mais ça ne me dérange pas.

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

B.P.Cooper: Les histoires passionnantes. C’est une réponse assez vague et large, je l’admets mais mes influences en terme de genre et de réalisateurs vont dans tous les sens. Imaginez la diversité de migrants à Ellis Island (l’endroit où débarquèrent les migrants pour les Etats Unis ndr) en 1900, ça décrit assez bien mes gouts cinématographiques. Un melting-pot total. Cependant, les films qui ont directement influencés Time Lapse sont :Shallow Grave, Rear Window, Primer, Bound, Time Crimes…

 

Bradley King: J’ai grandit dans les années 80, certains réalisateurs à cette époque m’ont marqués: Lucas, Spielberg, Coppola, Kurosawa, Sergio Leone. Puis, au collège, j’ai commencé à vraiment étudier Hitchcock. Je ne regardais rien d’autre. J’ai été aussi très influencé par les compositeurs. J’ai tendance à mettre des musiques de film quand j’écris. Carter Burwell ou Bernard Herrmann ont certainement influencé quelques twists du film que nous avons écrits.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Time Lapse en 5 mots ?

 

Bradley King: Suspense, passionnant, science-fiction ... film. Yep, je suis vraiment créatif là.

 

B.P.Cooper: Cent trois minutes (One Hundred And Three Minutes). Ok je suis un âne mais c’est parce que Bradley a piqué toutes les descriptions. Si je devais en ajouter 5 nouvelles, ce serait: intrigant,prémisses ,fin à réflexion.

 

 

Fantasticmovies : Time Lapse est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Bradley King: Merci pour les compliments. Le directeur photo, Jonathan Wenstrup, en est pour beaucoup concernant l'esthétique du film. Nous avons aussi eu la chance de travailler avec des équipes «  son  » en production et en post-production, très compétentes(Icemen Audio et Juniper Post). Bien que nous avions quelques plans à nettoyer et à truquer en CGI et que nous avons redoubler quelques dialogues, le gros de ce que vous voyez à l'écran, sont les prises faites les jours de production. En grande partie, c'est grace à Cooper que nous avons pu le faire. En tant que producteur, il nous a concocté un calendrier de tournage confortable de 27 ou 28 jours. Ce qui est beaucoup pour un film indépendant. Cela nous a permis de souffler un peu. Quand vous n'êtes pas trop pressé, vous faites moins d'erreurs et tous les artistes impliqués dans le projet ont plus de temps pour réfléchir à leurs choix.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord avec tout ce que Bradley vient de dire,  plus spécialement, la partie élogieuse à mon sujet.

 

Fantasticmovies:Time Lapse est un thriller spatio-temporel et il ne tombe pas dans le piège du paradoxe temporel. Comment avez-vous construit le scripte?

 

B.P.Cooper: Nous avons fait de notre mieux pour éviter les pièges du paradoxe temporel. Avoir vu presque tous les films de voyage dans le temps, ça aide.Comme personne n’a encore voyagé dans le temps physiquement,je pense que nous aurions eu un défi encore plus grand si nous avions dû composer avec cela.En ce qui concerne la façon dont nous avons construit le script, je laisse l’explication à Bradley.

Bradley King: Notre processus d'écriture commence avec des notes accrochées au mur.Pour Time Lapse, nous avions besoin de beaucoup de polaroïdes collés au mur représentant le fil de l’histoire et illustrant les liens de causalités entre les lignes temporelles. Cette organisation visuelle, nous a permis d’éviter de trébucher ou de s’engluer dans des paradoxes inexplicables. Nous voulions que le film ait une logique cohérente, ne laissant aucunes questions sans réponses. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous de l’excellent casting et de l’arrivée de John Rhys-Davies, sur le projet.

 

Bradley King: Il a été génial de travailler avec les acteurs du film. Ca a été éclatant de travailler avec Danielle Panabaker après l’avoir vue dans Girls Against Boys au SXSW cette année. George et Matt ont été castés, nous avons eu de la chance de travailler avec eux. J’étais très excité de travailler avec Sharon Maughan, je la connaissait  via son travail dans The Bank Job.Jason Spisak, en fait, je l’ai connu en jouant au jeu vidéo Fallout: New Vegas, il y a apporté sa voix. Et oui, John Rhys-Davies était de la partie. Hélas sa scène principale a été coupée au montage durant la post -production. Ca a été un véritable honneur et une joie immense de travailler avec lui. C’est sûr vous verrez sa scène dans les bonus du film. C’était un flashback dans lequel on voit comment Mr. Bezzerides découvre pour la première fois « la photo ». Durant la projection test, nous avons réalisé que :A) les informations étaient déjà présentent autre-part dans le film, B) la scène ralentit le rythme là où il doit accélérer. Cependant, ça a été génial de l’avoir dans les brefs caméos et je voudrais intensément retravailler avec lui.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

B.P.Cooper: Voici quelques personnes réelles qui se sont invitées sur le tournage: des ivrognes,des voleurs,des flashers, des flics,….tout ça la première semaine.

 

Bradley King: Il y a eu un incendie dans le building à côté de l’appartement dans lequel nous tournions. Les pompiers et les électriciens ont pris des tuyaux de notre plateau pour l’éteindre. Le complexe d’appartements abandonnés dans lequel nous tournions avait des problèmes de plomberie. Nous avons commencé avec 14 salles de bain en fonctionnement, pour finir avec une seule. 50 ou 60 personnes devaient utiliser la même salle de bain, 12 heures par jour. Je ne sais pas quel a été le budget plomberie pour réparer les désagréments mais ça a dû être cher.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Time Lapse.

 

Bradley King: Hélas, comme nous sommes toujours dans le processus de vente du film, nous ne pouvons pas trop parler du budget. La blague cliché veut que le film a coûté moins qu’Avatar mais plus que Primer.  Le film a beaucoup moins couté que ce que l’on peut penser en voyant le film. Les artistes et les producteurs ont réussi à étirer le budget beaucoup plus que je ne l'aurais cru possible.

 

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

B.P.Cooper: Nous avons appris assez tot que c’était mieux d’utiliser du vrai sang. Le B négatif est celui qui a la meilleure viscosité mais est très rare. Heureusement j’ai ce type de sang. J’en ai donné quelques pintes.

 

Bradley King:(rire) Je ne connais pas bien la recette . C’était une création des maquilleurs. J’ai une bonne anecdote à ce propos. Danielle Panabaker devait se faire asperger sur la figure avec du faux sang. Elle portait des lentilles de contacte, nous ne devions ne pas en mettre dans ses yeux , et il fallait beaucoup de temps pour le lui enlever afin qu’elle ait l’air « normal ». On avait beaucoup de pression surtout que le maquilleur ne pouvait pas être présent. Après que plusieurs aient essayer, il s’avérait que j’étais le meilleur à l’exercice. Une fois que la caméra s’est mise à tourner, j’ai foiré. J’ai envoyé le sang directement dans ses yeux. Ca a donné une bonne prise et Danielle a été compatissante mais pendant dix secondes j’ai cru que je n’allais plus pouvoir aller déjeuner à Hollywood.

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Bradley King: Cooper et moi, sommes en train d’écrire ce que nous espérons être notre prochain film.  Nous avons ce scripte sur le feu depuis un moment. Nous ne pouvons pas en dire plus pour l’instant. C’est un film de science fiction et de détective.

 

B.P.Cooper: On nous a aussi demandé de travailler sur une version « série » de notre film.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Bradley King: Merci beaucoup pour ces questions perspicaces! La Belgique a une place spéciale dans mon coeur. La première de Time Lapse a eu lieu au BIFFF et ce fut la plus magique des premières mondiales qu’un réalisateur peut espérer. J’attends avec impatience d’y revenir avec notre prochain film, et pouvoir répondre à d’autres chouettes interviews comme celle-ci.

 

B.P.Cooper: Merci à tous ceux qui prendront le temps de lire ceci. Dès que le film est dispo dans votre pays, jetez-y un oeil. Vous devriez adorer.