20/02/2015

THEY WILL OUTLIVE US ALL: CRITIQUE /INTERVIEW DU REALISATEUR ET DE LA SCENARISTE

 

THEY WILL OUTLIVE US ALL

 

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Synopsis : New York. Les années qui ont suivi le passage de l’ouragan Sandy,la ville a été mise à genoux par d’autres mégas tempêtes. Comme c’est bientôt la saison des ouragans, New York se prépare à une nouvelle vague de destruction. Margot et Daniel, deux colocataires, tentent de survivre en évitant de sortir de chez eux. Hélas, trois morts étranges surviennent dans leur immeuble. Ils vont vite découvrir que les jours paisibles cloîtrés chez eux, c’est fini car un nouveau colocataire  est à leurs trousses.

Réalisateur: Patrick Shearer

 

Scénariste: Bryan Enk,Jessi Gotta

 

Acteurs: Jessi Gotta,Nat Cassidy,Alyssa Simon,Gavin Starr Kendall,Stephen Heskett,Marc Landers,Stephanie Cox-Williams,Pete Boisvert,Desmond Dutcher

 

Pays : Etats-Unis

 

Année :2013

 

Durée: 73 min.

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Critique :

They Will Outlive Us All est l'exemple parfait de ce que le cinéma de genre indépendant et sans budget produit de meilleur. Ce huis clos délirant met en scène le quotidien de Margot et de Daniel, des colocataires joyeusement apathiques qui se voient confrontés à un mal étrange qui contamine leurs voisins. Essentiellement axé sur les interactions entre les deux personnage, le métrage joue avec leur certain détachement par rapport à la gravité de la situation. L'humour pince sans rire fonctionne si bien que les situations rocambolesques du film s'enchaînent sans apporter lourdeur ou potacherie à l'ensemble. Le second degré omniprésent amène le film dans le terrain du surréalisme poussant même jusqu'à l'absurde certaines scène. Ce dosage maîtrisé de l'humour n'entache en rien la cohérence de du film. Le duo, fonctionne à merveille et donne vie à des personnages attachants. La mise en scène intelligente pallie au rachitisme du budget. Le film est beau et s'offre même le luxe de quelques de quelques effets de styles ( sonores,mouvement de caméra, montage) bien sentis. Du beau spectacle généreux drôle et intelligent à la fois.

Bref, They Will Outlive Us All, est une comédie horrifique à l'humour new yorkais rafraîchissant. Un exemple de bon cinéma de "personnages" Indé. Une excellente carte de visite pour son réalisateur et sa scénariste.

 

Note : 17/20

 

Bande-annonce :

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Interview de Jessi Gotta (scénariste et productrice) et de Patrick Shearer (réalisateur).

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Jessi Gotta: Je suis une réalisatrice et une scénariste de films d’horreur et d’autres choses qui touchent à la peur.. J’ai produit et écrit They Will Outlive Us All . Je suis aussi une actrice du film.

 

Patrick Sheare: Je suis un réalisateur, un acteur et un ingénieur du son pour les films et la scène. J’ai réalisé They Will Outlive Us All. J’ai grandit à Burbank en Californie et je vis à New York.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Jess: Il y a deux films que j’ai vus récemment qui m’ont vraiment surpris. Le premier , c’est Birdman. J’ai essayé de ne pas voir ou lire quoi que ce soit sur le film avant de le voir et j’ai été impressionnée. Il est étonnant visuellement, l’histoire est incroyable et les acteurs excellents. Je suis sortie de la salle en pensant avoir vu mon film préféré pour la première fois. La réalisation est brillante. Je viens aussi de voir The Babadook. Au départ, on peut penser qu’il s’agit du sempiternel film de  “parents-enfants contre un monstre”, mais ça ne l’est pas du tout. La réalisatrice en a pris l’essence et a réinventé le genre. C’est tellement subtil, que je n’ai pas tout compris, mais le film vous reste en tête durant des semaines.

 

Patrick: J’ai été surpris par l’audace d’ Escape From Tomorrow. Un petit budget en noir et blanc sur une famille qui explose à Disney World? Et il s’en tire. C’est impressionnant. Je ai été très surpris et inspiré par "Beyond The Black Rainbow."Cosmatos a un oeil incroyable et il est  très inventif visuellement. En ce qui concerne spécifiquement l’ horreur, j’ai été souvent surpris et effrayé par The Bay de Barry Levinson. Je ne dirais pas que l'un de ces films iraient directement dans ma liste de métrages préférés, mais ils contiennent beaucoup de très chouettes choses. (Je pense qu’ils sont regardable sur Netflix).

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

 

Patrick: Il y a beaucoup de bonnes oeuvres , mais il faut les chercher (ou un ami qui vous les conseille) et les passer au crible pour trouver d’ excellents petits bijoux. Je pense que si vous avez été fan pendant un certain temps vous êtes un peu blasé. Dans votre esprit, vous pouvez rester bloqué sur des films comme  The Exorcist et The Shining et Eraserhead et L'Invasion Des Profanateurs De Sépultures et la Chose, etc., etc. Si la qualité des histoires racontées ne correspondent pas à votre idée du cinéma de genre , vous pouvez penser qu’il ne se passe pas grand choses sur la scène horrifique. Détrompez vous. Les films existent mais il faut un peu chercher.  Ceci étant dit, ce qu’il manque au cinéma, c’est la performance d’acteur.  Sous prétexte de faire un film d’horreur (ou de n’importe quel genre), cela ne veut pas dire que vous pouvez faire l’impasse sur le jeu d’acteur et le développement des personnages. Cela se résume à rendre les personnages attachants,  et ce n’ est pas quelque chose que je vois aussi souvent que je le voudrais.



Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

La plupart de mes influences en tant que réalisateur proviennent de Carpenter et de  Cronenberg. Cela peut paraître étrange que je mentionne ces deux réalisateurs qui semblent appartenir à un passé lointain. Je ne peux pas faire autrement. Enfant, j’ai grandi avec les films de John et pris en maturité avec ceux de David. J’aime plein de réalisateurs et je m’inspire de la plupart d’entre eux : Dante, Spielberg, Zemeckis, Scott, Jackson, Verhoeven, Del Toro, Snyder, Zombie, Raimi, Wright et beaucoup d’autres. Pour l’animation: d’Harryhausen au dernier chef d’oeuvre de Laika. Je m’inspire même des excellentes nouvelles séries télé. Partout où vous regardez, et tout ce que vous voyez peut vous amener des idées intéressantes. Mais chaque fois que j’ai un doute, je pense toujours à ce que feraient MacReady (personnage principal de The Thing ndr) ou Jack Burton (personnage principal des Aventures de Jack Burton Dans Les Griffes Du Mandarin ndr).




Fantasticmovies : Comment est né le projet de They Will Outlive Us All?

 

Patrick: Après avoir lu le script de Jessi pour la première fois, j’ai directement pensé que quelqu’un devait faire ce film.  C’était un métrage que je voulais voir. J’étais très excité à son propos et aussi à propos des deux personnages. C’est seulement, après un certain temps, que je me suis dit que je pouvais le réaliser. Au départ, nous nous sommes dit que nous pouvions prendre Phil (mon frère et le directeur photo) sur le projet. Tout est devenu alors limpide. Chaque détail a trouvé une réponse  assez rapidement.

 

Fantasticmovies : They Will Outlive Us All est très beau à regarder et le son est très bon. Etait-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Patrick: Merci beaucoup. Nous sommes contents du résultat. Nous avons réalisé une grande correction des couleurs en post-production avec la firme Deluxe. Mais tout commence d’abord avec le tournage en lui -même. Phil a fait un travail spectaculaire. Il a un oeil de dingue et il éclaire de manière très belle. Je suis très fier du look final du métrage. Nous avons été très chanceux de travailler avec Soundtrack NY pour le son. Ce fut un régal de travailler avec  Daniel Brennan, Craig Kyllonen, Justine Baker et tout le reste de l’équipe.

Ils ont compris immédiatement ce que l’on attendait du son du film. C’est vraiment grisant de travailler avec une équipe que l’on ne connaît pas mais qui est en accord avec ce que vous voulez très rapidement.  La première fois que Jessi et moi, nous sommes assis pour écouter ce qu’ils avaient fabriqué comme sons pour le film, ce fut Noël en juillet.

 

Fantasticmovies : La narration et la façon dont vous présentez vos personnages rappelle le style anglais et (bien sur) newyorkais.  Dites-nous comment vous l’avez construit .

 

Jess: J’ai commencé à travailler sur le scripte un peu après que l’ouragan Sandy ait frappé New York. La ville s’est complètement arrêtée à un point que je n’avais pas connu avant.  Les médias sont devenus dingues à propos du changement climatique et à propos du fait que les ouragans deviendraient la norme. C’est l’étincelle qui a allumé la mèche.

Durant le processus d’écriture, j’ai développé les deux personnages abrasifs et charmants. Vous n’êtes pas comme eux mais ils ressemblent à de vrais gens, des personnes que vous connaissez déjà.  De ce point de vue, They Will Outlive Us All, est un film “de personnages”. Une simple histoire de deux amis  blasés et apathiques qui vivent une situation qui requière de l’action. Vont-ils se bouger ou rester dans leur apathie?

 

Fantasticmovies : Jess, vous êtes une femme dans un monde d’hommes. Est-ce facile de trouver votre place dans l’industrie du cinéma horrifique?

 

Jess: Etre une femme dans ce milieu est à double tranchant. Parfois on vous accorde plus d’attention en tant que réalisatrice, ce qui est une bonne chose. Mais parfois, en tant que “nouvelle”, on peu ne pas vous prendre au sérieux.  C’est comme pour les licornes. Les licornes sont si différentes que les gens y prêtent attention parce que… merde une licorne c’est irréel. Personne ne croit que les licornes sont vraies.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Patrick: Nous avons travaillé avec notre maquilleuse Jane Rose sur différents projets et à chaque fois, ce fut génial.  Elle est très cultivée et talentueuse, ce qui facilite la collaboration. Quant à Stephanie Cox-Williams, avec qui j’ai travaillé au théâtre (elle est appelée “Tom Savini” du Brodway underground ici à New York) arrive à tout surmonter.  On n’aurait pas pu avoir une explosion de cafard géant sans elle. Enfin, notre fabriquant de “poupées”, David Valentine, comment vous dire,si vous avez besoin d’un cafard géant, prenez quelqu’un qui a travaillé avec les muppets.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des conditions de tournage.

 

Patrick: Les conditions celles d’un micro budget horrifique: de longues heures, une petite équipe, des moyens limités, beaucoup d'opportunités d’ être créatif pour résoudre des problèmes et tout le monde a plusieurs casquettes. Mais grâce à nos expériences précédant They Will Outlive Us All, nous étions capables de nous adapter et d’endosser plusieurs rôles sur le film. Il y avait tellement de gens et d’équipement parfois, qu’il fallait jouer à Tetris pour tout caser.

 

Fantasticmovies : Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Patrick: le plus embêtant/marrant/ironique moment était  le fait que certains membres du casting avaient une sorte de gastro qu’ils se refilaient les uns aux autres, dans l’espace restraint de tournage.  On a pu connaitre mieux l”autre”.



Fantasticmovies : Parlez-nous du budget du film.

 

Jess: Il fut très serré: approximativement 25 000 dollars. Nous n’aurions pas pu travailler avec un si petit budget sans le talent et la dévotion des membres de l’équipe. Nous avons été très chanceux.



Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Jess: Je viens de monter ma propre société de production de films indépendants:  Inappropriate Films. L’été passé, nous avons tourné un court d’horreur/thriller: Late Night Local, qui raconte les mésaventures d’une femme coincée dans le métro newyorkais. Il a commencé la tournée des festivals.  Inappropriate Films va tourner un film ce printemps, The Moose Head Over The Mantle, qui suit plusieurs générations d’une famille dérangée disfonctionnelle et violente durant 100 ans et montre comment chaque génération contribue à ce cycle d’horreur. C’est un scripte très dérangeant… Je suis impatiente.

www.inappropriatefilm.com | @InappropriateF | www.facebook.com/InappropriateFilms

 

Fantasticmovies : Pouvons-nous espérer une sortie de They Will Outlive Us All en Europe?

 

Jess: They Will Outlive Us All vient d’être racheté par Wild Eye Releasing pour une distribution internationnale qui devrait débuter en mai 2015.

 

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27/09/2014

TIME LAPSE: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR ,BRADLEY KING ET DU CO-SCéNARISTE ,B.P. COOPER

 

TIME LAPSE

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Résumé :Trois amis découvrent une mystérieuse machine qui prend des photos vingt-quatre heures dans le futur.

 

Réalisateur: Bradley King

 

Scénariste: Bradley King,B.P. Cooper

 

Acteurs:Danielle Panabaker,Matt O’Leary, George Finn, John Rhys-Davies,Amin Joseph,Jason Spisak,David Figlioli,Sharon Maughan,Judith Drake

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 104min.

 

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Critique : 

 

Un presque huis clos, une machine à l’allure steampunk,des polaroids, et trois personnages principaux. Le décor est planté pour un thriller de SF intelligent avec en toile de fond, le voyage dans le temps. Vous êtes sceptiques? C’est tout à fait normal. De nombreux films se sont cassés les bobines en se frottant au paradoxe spatio-temporel. Time Lapse (sans spoiler l’intrigue) évite soigneusement de tomber dans les pièges de ce sous-genre. Tout dans le film est cadré et cadenassé, le voyage dans le temps étant un outil narratif et non une fin en soi.Le réalisateur, Bradley King, et le co-scénariste,B.P. Cooper, contournent le paradoxe temporel en figeant le futur grâce aux actes intentionnels de leurs trois personnages principaux. Trois potes découvrent que leur voisin est décédé. Dans une pièce de son appartement se trouve une machine braquée sur la fenêtre de leur salon qui prend des polaroids du futur. Ils s’efforceront de ne pas perturber cet avenir sur papier en calquant leurs comportements sur ce que leur montrent les photos.

Superbement mis en images, Time Lapse bénéficie d’une photographie classieuse magnifiant son aspect intimiste. Le récit à twists sans fausses notes tient parfaitement la route. Le scénario en béton armé multiplie les rebondissement pour aboutir à un retournement final joliment amené. Aidée par des acteurs franchement convaincants, la mise en scène est réussie.

Bref, Time Lapse est une petite pépite bien écrite qui manie à la fois les codes du thriller à twists et le voyage dans le temps. A voir.

 

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Production:Uncooperative Pictures, Veritas Production

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

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Interview de Bradley King (réalisateur et scénariste) et de B.P. Cooper (scénariste et producteur) 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Bradley King: Je m'appelle Bradley King, je suis le réalisateur et co-scénariste de Time Lapse

 

B.P.Cooper: Je suis BP Cooper, le co-scénariste et producteur de Time Lapse.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Bradley King: Honnêtement, le dernier film qui m'a vraiment surpris fut "Les Gardiens De La Galaxie". Le trailer ne me disait rien, je ne connaissais pas les personnages et j'étais quelque peu inquiet que Marvel tombe dans le piège de penser qu'ils pouvaient faire n'importe quoi au cinéma des comics dont ils étaient propriétaires et que quoiqu'il arrive, les gens viendraient en masse les voir.Inutile de dire que j'ai été agréablement surpris. C'était très divertissant.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord. On l'a vu ensemble et en avions la même appréhension avant de le voir.A peine sortis de la salle, nous nous sommes dit que nous devions le revoir le plus vite possible.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Bradley King: Mes sentiments sont partagés à propose de l’état du cinéma de genre aux Etats-Unis. D’une part le nombre de réalisateurs indépendant oeuvrant dans le genre augmente et cela apporte son lot de belles surprises.D’autre part, les studios semblent prendre de moins en moins de risques, produisent donc moins de films et s’appuient trop sur les remakes,suites et reboots. Parfois ça marche, mais c’est très souvent horrible.

 

B.P.Cooper: Je suis très content de voir que les films de genre ont commencé à gagner un certain respect et ce de façon beaucoup plus large. Internet, en est la raison principale.Nous pouvons voir des films de n’importe quelle période et de n’importe quel pays en appuyant sur un bouton.Le jeunes découvrent les vieux films cultes et les personnes plus âgées, découvrent des films réalisés par des cinéastes étrangers dont ils ignoraient l’existence. Ca crée une nouvelle mane de fans. Le côté négatif de cela c’est qu’il y a trop de merdes et qu’il faut passer au crible la production pour trouver des joyaux, bien plus qu’avant. Mais ça ne me dérange pas.

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

B.P.Cooper: Les histoires passionnantes. C’est une réponse assez vague et large, je l’admets mais mes influences en terme de genre et de réalisateurs vont dans tous les sens. Imaginez la diversité de migrants à Ellis Island (l’endroit où débarquèrent les migrants pour les Etats Unis ndr) en 1900, ça décrit assez bien mes gouts cinématographiques. Un melting-pot total. Cependant, les films qui ont directement influencés Time Lapse sont :Shallow Grave, Rear Window, Primer, Bound, Time Crimes…

 

Bradley King: J’ai grandit dans les années 80, certains réalisateurs à cette époque m’ont marqués: Lucas, Spielberg, Coppola, Kurosawa, Sergio Leone. Puis, au collège, j’ai commencé à vraiment étudier Hitchcock. Je ne regardais rien d’autre. J’ai été aussi très influencé par les compositeurs. J’ai tendance à mettre des musiques de film quand j’écris. Carter Burwell ou Bernard Herrmann ont certainement influencé quelques twists du film que nous avons écrits.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Time Lapse en 5 mots ?

 

Bradley King: Suspense, passionnant, science-fiction ... film. Yep, je suis vraiment créatif là.

 

B.P.Cooper: Cent trois minutes (One Hundred And Three Minutes). Ok je suis un âne mais c’est parce que Bradley a piqué toutes les descriptions. Si je devais en ajouter 5 nouvelles, ce serait: intrigant,prémisses ,fin à réflexion.

 

 

Fantasticmovies : Time Lapse est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Bradley King: Merci pour les compliments. Le directeur photo, Jonathan Wenstrup, en est pour beaucoup concernant l'esthétique du film. Nous avons aussi eu la chance de travailler avec des équipes «  son  » en production et en post-production, très compétentes(Icemen Audio et Juniper Post). Bien que nous avions quelques plans à nettoyer et à truquer en CGI et que nous avons redoubler quelques dialogues, le gros de ce que vous voyez à l'écran, sont les prises faites les jours de production. En grande partie, c'est grace à Cooper que nous avons pu le faire. En tant que producteur, il nous a concocté un calendrier de tournage confortable de 27 ou 28 jours. Ce qui est beaucoup pour un film indépendant. Cela nous a permis de souffler un peu. Quand vous n'êtes pas trop pressé, vous faites moins d'erreurs et tous les artistes impliqués dans le projet ont plus de temps pour réfléchir à leurs choix.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord avec tout ce que Bradley vient de dire,  plus spécialement, la partie élogieuse à mon sujet.

 

Fantasticmovies:Time Lapse est un thriller spatio-temporel et il ne tombe pas dans le piège du paradoxe temporel. Comment avez-vous construit le scripte?

 

B.P.Cooper: Nous avons fait de notre mieux pour éviter les pièges du paradoxe temporel. Avoir vu presque tous les films de voyage dans le temps, ça aide.Comme personne n’a encore voyagé dans le temps physiquement,je pense que nous aurions eu un défi encore plus grand si nous avions dû composer avec cela.En ce qui concerne la façon dont nous avons construit le script, je laisse l’explication à Bradley.

Bradley King: Notre processus d'écriture commence avec des notes accrochées au mur.Pour Time Lapse, nous avions besoin de beaucoup de polaroïdes collés au mur représentant le fil de l’histoire et illustrant les liens de causalités entre les lignes temporelles. Cette organisation visuelle, nous a permis d’éviter de trébucher ou de s’engluer dans des paradoxes inexplicables. Nous voulions que le film ait une logique cohérente, ne laissant aucunes questions sans réponses. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous de l’excellent casting et de l’arrivée de John Rhys-Davies, sur le projet.

 

Bradley King: Il a été génial de travailler avec les acteurs du film. Ca a été éclatant de travailler avec Danielle Panabaker après l’avoir vue dans Girls Against Boys au SXSW cette année. George et Matt ont été castés, nous avons eu de la chance de travailler avec eux. J’étais très excité de travailler avec Sharon Maughan, je la connaissait  via son travail dans The Bank Job.Jason Spisak, en fait, je l’ai connu en jouant au jeu vidéo Fallout: New Vegas, il y a apporté sa voix. Et oui, John Rhys-Davies était de la partie. Hélas sa scène principale a été coupée au montage durant la post -production. Ca a été un véritable honneur et une joie immense de travailler avec lui. C’est sûr vous verrez sa scène dans les bonus du film. C’était un flashback dans lequel on voit comment Mr. Bezzerides découvre pour la première fois « la photo ». Durant la projection test, nous avons réalisé que :A) les informations étaient déjà présentent autre-part dans le film, B) la scène ralentit le rythme là où il doit accélérer. Cependant, ça a été génial de l’avoir dans les brefs caméos et je voudrais intensément retravailler avec lui.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

B.P.Cooper: Voici quelques personnes réelles qui se sont invitées sur le tournage: des ivrognes,des voleurs,des flashers, des flics,….tout ça la première semaine.

 

Bradley King: Il y a eu un incendie dans le building à côté de l’appartement dans lequel nous tournions. Les pompiers et les électriciens ont pris des tuyaux de notre plateau pour l’éteindre. Le complexe d’appartements abandonnés dans lequel nous tournions avait des problèmes de plomberie. Nous avons commencé avec 14 salles de bain en fonctionnement, pour finir avec une seule. 50 ou 60 personnes devaient utiliser la même salle de bain, 12 heures par jour. Je ne sais pas quel a été le budget plomberie pour réparer les désagréments mais ça a dû être cher.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Time Lapse.

 

Bradley King: Hélas, comme nous sommes toujours dans le processus de vente du film, nous ne pouvons pas trop parler du budget. La blague cliché veut que le film a coûté moins qu’Avatar mais plus que Primer.  Le film a beaucoup moins couté que ce que l’on peut penser en voyant le film. Les artistes et les producteurs ont réussi à étirer le budget beaucoup plus que je ne l'aurais cru possible.

 

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

B.P.Cooper: Nous avons appris assez tot que c’était mieux d’utiliser du vrai sang. Le B négatif est celui qui a la meilleure viscosité mais est très rare. Heureusement j’ai ce type de sang. J’en ai donné quelques pintes.

 

Bradley King:(rire) Je ne connais pas bien la recette . C’était une création des maquilleurs. J’ai une bonne anecdote à ce propos. Danielle Panabaker devait se faire asperger sur la figure avec du faux sang. Elle portait des lentilles de contacte, nous ne devions ne pas en mettre dans ses yeux , et il fallait beaucoup de temps pour le lui enlever afin qu’elle ait l’air « normal ». On avait beaucoup de pression surtout que le maquilleur ne pouvait pas être présent. Après que plusieurs aient essayer, il s’avérait que j’étais le meilleur à l’exercice. Une fois que la caméra s’est mise à tourner, j’ai foiré. J’ai envoyé le sang directement dans ses yeux. Ca a donné une bonne prise et Danielle a été compatissante mais pendant dix secondes j’ai cru que je n’allais plus pouvoir aller déjeuner à Hollywood.

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Bradley King: Cooper et moi, sommes en train d’écrire ce que nous espérons être notre prochain film.  Nous avons ce scripte sur le feu depuis un moment. Nous ne pouvons pas en dire plus pour l’instant. C’est un film de science fiction et de détective.

 

B.P.Cooper: On nous a aussi demandé de travailler sur une version « série » de notre film.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Bradley King: Merci beaucoup pour ces questions perspicaces! La Belgique a une place spéciale dans mon coeur. La première de Time Lapse a eu lieu au BIFFF et ce fut la plus magique des premières mondiales qu’un réalisateur peut espérer. J’attends avec impatience d’y revenir avec notre prochain film, et pouvoir répondre à d’autres chouettes interviews comme celle-ci.

 

B.P.Cooper: Merci à tous ceux qui prendront le temps de lire ceci. Dès que le film est dispo dans votre pays, jetez-y un oeil. Vous devriez adorer.

 

 

 

 

 

 

 

14/03/2014

COURT METRAGE: SLEEPWORKING/CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR GAVIN WILLIAMS

 

SLEEPWORKING

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Résumé :Dans un futur proche, une jeune femme devient «sleepworker» c’est-à-dire que son corps est programmé à effectuer des tâches simples pour son travail pendant qu’elle dort. Cependant, elle commence à souffrir d’effets secondaires qui l’embarquent dans un dangereux voyage où elle va découvrir ce que font réellement les «sleepworkers» durant leur sommeil.

 

Réalisateur:Gavin Williams 

 

Scénariste:Gavin Williams 

 

Acteur:Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson

 

Pays : Angleterre

 

Année : 2013

 

Durée: 16 min.

 

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Critique : 

Travailler 18 heures par jour, 7 jours sur 7, sans effets secondaires, voilà ce que propose docteur Kate Feathers, neurobiologiste, dans un spot qui débute ce court. Grace à une petite chirurgie du cerveau, on est capable de vous faire exécuter des tâches simples inconsciemment alors que vous êtes endormi. 

La mise en scène elliptique de Gavin Williams est rondement menée, nous offrant un thriller cérébral sur fond de satire du milieu du travail. Dépeignant un monde aseptisé dans lequel les relations interpersonnelles importent peu, le film grâce à une mise en scène ambitieuse visuellement et narrativement arrive d'emblée à accrocher l'oeil et l'esprit du spectateur.

La beauté classieuse de l'ensemble surprend. Williams a, tel un orfèvre , travaillé minutieusement tous les petits détails de son film. C'est percutant et beau à la fois tout en prenant son temps. 

 

Bref, Sleepworking est un film de SF à message, respectueux de son genre et généreux. A voir.

 

Producteur:Ed Barratt

 

Note : 17/20

 

Bande-annonce :

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

Page Facebook

 

 

Interview du réalisateur et scénariste : Gavin Williams

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Gavin Williams: Je suis un réalisateur du nord de l'Angleterre. J'ai commencé ma carrière en tant qu'écrivain de nouvelles fantastiques, de science fiction,et d'horreur. J'ai aussi coécrit le roman Hush avec l'écrivain Tim Lebbon qui a été nommé pour un British Fantasy Society Award ( http://amzn.to/1hAzirW ). Après celà, j'ai commencé à écrire des scénarios, principalement des comédies et des drames.En 2009, je suis tombé dans le bain de la réalisation avec mon court Breath (un thriller à propos d'un jeune homme qui accidentellement interfère dans la vie d'une femme qu’il harcèle après l'avoir sauvée d'un étouffement!). Sleepworking est ma première expérience en tant que réalisateur de science-fiction, mon premier amour.   

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

G.W.: J'ai été surpris par le film à petit budget:  Safety Not Guaranteed. C'est l'histoire simple, un peu différente de Sleepworking, d'un trio de reporters qui enquètent sur un gars bizarre qui a publié dans un journal local  une annonce , cherchant un compagnon pour un voyage dans le temps. Est-ce réèl, ou est-il simplement fou? C'est très drôle, extremement bien pensé, une comédie romantique imaginative avec les excellentes performances d'acteurs de Aubery Plaza ( Parks and Rec) et Mark Duplass. L'aspect du film qui m'a le plus surpis est la manière dont j'ai été émotionnellement impliqué.C'est la conséquence directe de la manière dont le film a soigneusement tissé les liens entre les personnages. Ce qui vous montre au combien des personnages convaincants sont importants. . Les réalisateurs ignorent à leurs risques et périls, l'importance de créer des personnage marrants pour populariser leurs histoire de genre.  Ca montre aussi  comment un film à petit budget peut vous faire remarquer. Depuis, le réalisateur Colin Trevorrow, a été approché pour réaliser le reboot de Jurassic Park.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Sleepworking en 5 mots ?

 

G.W.:Dystopique, inquiétant, hallucinatoire,froid, cruel.

Fantasticmovies : Sleepworking est vraiment très beau à regarder, le travail du son et les sfx sont vraiment bons, était-ce  beaucoup de travail en post-production ?

 

G.W: Oui. Nous avons presque passé un an à la post-production car je savais exactement ce à quoi l'univers du film et son son devaient ressembler. Et aussi parce que nous avons dépensé preque tout notre budget dans le tournage.  Comme dans la plupart des petits budgets,nous devions compter sur le bon vouloir et les horaires chargés de l’équipe. J'ai colaboré étroitement avec mon équipe tallentueuse  composée d'un monteur, Ben Wilson, d'un ingénieur du son, Stu Wright,d'un compositeur, Roma Yagnik, d'un coloriste, Stephen Hedley et des effets digitaux du studio Bloom Studio pour mettre la dernière touche au film. Ceci dit, le film doit beaucoup au directeur photo, Si Bell et à son équipe de cadreurs(Sleepworking vient de gagner le prix de la meilleure  cinématographie au  HorrorQuest Independent Film Festival). Construire l'univers du film a été un gros travail. On a dû se projeter dans l'état d'esprit du futur, car pour nos personnages, ce n'est pas le futur mais le présent. C'était un défi, pour un petit budget de le faire ressembler à un film futuriste. Nous devions trouver des lieux de tournage inhabituels, penser «subtil», et à une manière peu couteuse de donner vie à un monde “alien” pour le public. Par exemples, jai décidé que dans le futur de Sleepworking, le modèle économique chinoix s'était inséré dans la culture anglaise. Donc, certains figurants sont maquillés comme des acteurs de théatre chinois . Ce sont de petits détails comme ceux-ci qui donnent au film sa pate visuelle.

 

Fantasticmovies : Comment avez-vous fait pour créer un scripte aussi intelligent?

 

G.W: Je suis écrivain, j'ai donc beaucoup d'expérience pour élaborer des récits “compliqués”.  C'est mon travail à temps plein si vous voulez. Réaliser est neuf pour moi. Dans ce domaine, je continue à apprendre.J'ai toujours lu et regardé de la SF, pensé aux possibilités que ce genre apporte mais aussi aux  dangers de la technologie. Les influences d'écrivains de SF comme  William Gibson et  Bruce Sterling m'ont aidées pour étoffer le monde du filmainsi que les films récents come Moon et District 9. Je voulais avoir des bases thématiques profondes pour ma première incursion dans le cinéma de SF. Je voulais aussi parler de l'avenir du monde. Pour moi, Sleepworking est une satire de l'exploitation du milieu du travail. C'est quelque chose qui nous accable dans notre monde post-crise. Nous avons constament peur de perdre notre job et nous nous inquiétons de savoir si nous serons en mesure de subvenir aux besoins de nos familles si nous ne faisons pas des heures supplémentaires invalidantes.  Le cinéma de SF est  à un intéressant tournant, avec la résurgence d'idées porteuses aux histoires allégoriques comme dans les films susmentionnés tels que Monsters ou Charlie Brooker ou encore l'excellente série télé Black Mirror. Les blockbusters à gros budgets sont bons, mais les petites oeuvres sont bien plus interpellantes.

Fantasticmovies : Parlez-nous du budget de Sleepworking.

 

G.W: Sleepworking a été financé après avoir gagné un concours qui consistait à créer en 6 heures un teaser de mon idée (vous pouvez voir le résultat sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=knSm2UtjisI). Le budget que nous avons réunis s'élève à £9,000 (10,700 Eur). C'était très serré pour ce que nous voulions faire.

Nous n'avons pas dû retourner ou  paniquer lors du montage. Je suis très fier de ce que nous avons fait, fier de mon équipe et de mes acteurs. Mention spéciale à mon producteur Ed Barrat qui a géré impeccablement l'organisation. Le role de producteur est perçu comme étant déconnecté de l'industrie du film mais c'est en fait un travail crucial et très difficile, ce qui veut dire que trouver un bon producteur est très compliqué.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

G.W: L’aspect le plus sympa à révéler à un public sont les révélations des artifices qui font la magie du ciné. 

Le lit que l'on voit à l'écran est en fait le sofa en H du salon du popriétaire de l'appartement dans lequel nous tournions. Nous lui avons attaché un matelas et utilisé des feuilles de plastique pour protéger le meuble en dessous car le sofa coutait plus cher que la production du film en lui-même. Cependant, je voulais que la scène que nous tournions soit très gore et nous avions des litres de faux sang à utiliser que l’on avait déjà payés.- Donc quand est arrivé le moment de recouvrir le lit, j'ai demandé au département artistique d'asperger plus de sang pendant que les acteurs, derrière nous chuchotaient entre-eux et se demandaient si nous avions remarqué que le sang coulait vers le bas directement sur la cuir blanc du sofa (le décorateur a été horrifié). Heureusement on a su tout nettpyer et personne ne s’est pleint.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

G.W.: Je suis en train d'écrire un thriller de SF à petit budget qui s'intitule Behind The Eye, une sorte de mélange délirant entre Death And The Maiden, Invasion Of The Body Snatchers, Saw et Rashomon.

J'essaye de capturer la tension d'un de mes films à petit budget préférés, Memento ainsi que la sensation que peu avoir le public en étant confronté à cette histoire qui avance à l'envers. Vous ne pouvez pas vous filler aux apparences. Vous n'êtes jamais sûr de ce qui va arriver, qui est le héros et qui est le méchant. Si je fais correctement mon job, le film va être rempli d'effets de surprises comme j'aime en trouver quand je vais dans un salle de cinéma en tant que spectateur. Nous commencerons à chercher son financement l'année prochaine.

 

 

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

G.W: Depuis de nombreuses années, j'ai écrit des scénarios de commandes pour les distributeurs, les chaines de télévision et les sociétés de production sans jamais voir la lumière du jour. C'était comme écrire dans une cellule de prison, pas très motivant. Je suis sûre que beaucoup d'écrivains ressentent la même chose, surtout si ils essayent de percer dans l'industrie. A tous les niveaux, c'est frustrant. Avec Sleepworking, c'est la première fois que mon travail en tant que réalisateur a été montré au monde et le public a pu en faire sa propsre opinion. Heureusemant, les réponses ont été positives. C'est très encourageant et ça me met en confiance pour mes projets futurs. Avec 7 prix et 35 sélections dans les festivals, 2013 a été une anée fantastique.