14/03/2014

COURT METRAGE: SLEEPWORKING/CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR GAVIN WILLIAMS

 

SLEEPWORKING

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Gavin Williams, Gavin Williams, Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson,court,court-métrage, Angleterre, 2013, Ed Barratt,short,mystery,sci-fi,thriller,sleepworking, Tim Lebbon,Ben Wilson, Stu Wright,Roma Yagnik,Stephen Hedley,Bloom Studio,Si Bell, Ed Barrat,Behind The Eye,sexy

 

 

Résumé :Dans un futur proche, une jeune femme devient «sleepworker» c’est-à-dire que son corps est programmé à effectuer des tâches simples pour son travail pendant qu’elle dort. Cependant, elle commence à souffrir d’effets secondaires qui l’embarquent dans un dangereux voyage où elle va découvrir ce que font réellement les «sleepworkers» durant leur sommeil.

 

Réalisateur:Gavin Williams 

 

Scénariste:Gavin Williams 

 

Acteur:Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson

 

Pays : Angleterre

 

Année : 2013

 

Durée: 16 min.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Gavin Williams, Gavin Williams, Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson,court,court-métrage, Angleterre, 2013, Ed Barratt,short,mystery,sci-fi,thriller,sleepworking, Tim Lebbon,Ben Wilson, Stu Wright,Roma Yagnik,Stephen Hedley,Bloom Studio,Si Bell, Ed Barrat,Behind The Eye,sexy

 

Critique : 

Travailler 18 heures par jour, 7 jours sur 7, sans effets secondaires, voilà ce que propose docteur Kate Feathers, neurobiologiste, dans un spot qui débute ce court. Grace à une petite chirurgie du cerveau, on est capable de vous faire exécuter des tâches simples inconsciemment alors que vous êtes endormi. 

La mise en scène elliptique de Gavin Williams est rondement menée, nous offrant un thriller cérébral sur fond de satire du milieu du travail. Dépeignant un monde aseptisé dans lequel les relations interpersonnelles importent peu, le film grâce à une mise en scène ambitieuse visuellement et narrativement arrive d'emblée à accrocher l'oeil et l'esprit du spectateur.

La beauté classieuse de l'ensemble surprend. Williams a, tel un orfèvre , travaillé minutieusement tous les petits détails de son film. C'est percutant et beau à la fois tout en prenant son temps. 

 

Bref, Sleepworking est un film de SF à message, respectueux de son genre et généreux. A voir.

 

Producteur:Ed Barratt

 

Note : 17/20

 

Bande-annonce :

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

Page Facebook

 

 

Interview du réalisateur et scénariste : Gavin Williams

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Gavin Williams, Gavin Williams, Catherine MacCabe,Stephen Gregory,Jacqueline Phillips,Eva Quinn,Philip Harrison ,Gail-Nina Anderson,Charlie Arnold,Christopher Foley,Sarah Henderson,court,court-métrage, Angleterre, 2013, Ed Barratt,short,mystery,sci-fi,thriller,sleepworking, Tim Lebbon,Ben Wilson, Stu Wright,Roma Yagnik,Stephen Hedley,Bloom Studio,Si Bell, Ed Barrat,Behind The Eye,sexy

 

 

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Gavin Williams: Je suis un réalisateur du nord de l'Angleterre. J'ai commencé ma carrière en tant qu'écrivain de nouvelles fantastiques, de science fiction,et d'horreur. J'ai aussi coécrit le roman Hush avec l'écrivain Tim Lebbon qui a été nommé pour un British Fantasy Society Award ( http://amzn.to/1hAzirW ). Après celà, j'ai commencé à écrire des scénarios, principalement des comédies et des drames.En 2009, je suis tombé dans le bain de la réalisation avec mon court Breath (un thriller à propos d'un jeune homme qui accidentellement interfère dans la vie d'une femme qu’il harcèle après l'avoir sauvée d'un étouffement!). Sleepworking est ma première expérience en tant que réalisateur de science-fiction, mon premier amour.   

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

G.W.: J'ai été surpris par le film à petit budget:  Safety Not Guaranteed. C'est l'histoire simple, un peu différente de Sleepworking, d'un trio de reporters qui enquètent sur un gars bizarre qui a publié dans un journal local  une annonce , cherchant un compagnon pour un voyage dans le temps. Est-ce réèl, ou est-il simplement fou? C'est très drôle, extremement bien pensé, une comédie romantique imaginative avec les excellentes performances d'acteurs de Aubery Plaza ( Parks and Rec) et Mark Duplass. L'aspect du film qui m'a le plus surpis est la manière dont j'ai été émotionnellement impliqué.C'est la conséquence directe de la manière dont le film a soigneusement tissé les liens entre les personnages. Ce qui vous montre au combien des personnages convaincants sont importants. . Les réalisateurs ignorent à leurs risques et périls, l'importance de créer des personnage marrants pour populariser leurs histoire de genre.  Ca montre aussi  comment un film à petit budget peut vous faire remarquer. Depuis, le réalisateur Colin Trevorrow, a été approché pour réaliser le reboot de Jurassic Park.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Sleepworking en 5 mots ?

 

G.W.:Dystopique, inquiétant, hallucinatoire,froid, cruel.

Fantasticmovies : Sleepworking est vraiment très beau à regarder, le travail du son et les sfx sont vraiment bons, était-ce  beaucoup de travail en post-production ?

 

G.W: Oui. Nous avons presque passé un an à la post-production car je savais exactement ce à quoi l'univers du film et son son devaient ressembler. Et aussi parce que nous avons dépensé preque tout notre budget dans le tournage.  Comme dans la plupart des petits budgets,nous devions compter sur le bon vouloir et les horaires chargés de l’équipe. J'ai colaboré étroitement avec mon équipe tallentueuse  composée d'un monteur, Ben Wilson, d'un ingénieur du son, Stu Wright,d'un compositeur, Roma Yagnik, d'un coloriste, Stephen Hedley et des effets digitaux du studio Bloom Studio pour mettre la dernière touche au film. Ceci dit, le film doit beaucoup au directeur photo, Si Bell et à son équipe de cadreurs(Sleepworking vient de gagner le prix de la meilleure  cinématographie au  HorrorQuest Independent Film Festival). Construire l'univers du film a été un gros travail. On a dû se projeter dans l'état d'esprit du futur, car pour nos personnages, ce n'est pas le futur mais le présent. C'était un défi, pour un petit budget de le faire ressembler à un film futuriste. Nous devions trouver des lieux de tournage inhabituels, penser «subtil», et à une manière peu couteuse de donner vie à un monde “alien” pour le public. Par exemples, jai décidé que dans le futur de Sleepworking, le modèle économique chinoix s'était inséré dans la culture anglaise. Donc, certains figurants sont maquillés comme des acteurs de théatre chinois . Ce sont de petits détails comme ceux-ci qui donnent au film sa pate visuelle.

 

Fantasticmovies : Comment avez-vous fait pour créer un scripte aussi intelligent?

 

G.W: Je suis écrivain, j'ai donc beaucoup d'expérience pour élaborer des récits “compliqués”.  C'est mon travail à temps plein si vous voulez. Réaliser est neuf pour moi. Dans ce domaine, je continue à apprendre.J'ai toujours lu et regardé de la SF, pensé aux possibilités que ce genre apporte mais aussi aux  dangers de la technologie. Les influences d'écrivains de SF comme  William Gibson et  Bruce Sterling m'ont aidées pour étoffer le monde du filmainsi que les films récents come Moon et District 9. Je voulais avoir des bases thématiques profondes pour ma première incursion dans le cinéma de SF. Je voulais aussi parler de l'avenir du monde. Pour moi, Sleepworking est une satire de l'exploitation du milieu du travail. C'est quelque chose qui nous accable dans notre monde post-crise. Nous avons constament peur de perdre notre job et nous nous inquiétons de savoir si nous serons en mesure de subvenir aux besoins de nos familles si nous ne faisons pas des heures supplémentaires invalidantes.  Le cinéma de SF est  à un intéressant tournant, avec la résurgence d'idées porteuses aux histoires allégoriques comme dans les films susmentionnés tels que Monsters ou Charlie Brooker ou encore l'excellente série télé Black Mirror. Les blockbusters à gros budgets sont bons, mais les petites oeuvres sont bien plus interpellantes.

Fantasticmovies : Parlez-nous du budget de Sleepworking.

 

G.W: Sleepworking a été financé après avoir gagné un concours qui consistait à créer en 6 heures un teaser de mon idée (vous pouvez voir le résultat sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=knSm2UtjisI). Le budget que nous avons réunis s'élève à £9,000 (10,700 Eur). C'était très serré pour ce que nous voulions faire.

Nous n'avons pas dû retourner ou  paniquer lors du montage. Je suis très fier de ce que nous avons fait, fier de mon équipe et de mes acteurs. Mention spéciale à mon producteur Ed Barrat qui a géré impeccablement l'organisation. Le role de producteur est perçu comme étant déconnecté de l'industrie du film mais c'est en fait un travail crucial et très difficile, ce qui veut dire que trouver un bon producteur est très compliqué.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

G.W: L’aspect le plus sympa à révéler à un public sont les révélations des artifices qui font la magie du ciné. 

Le lit que l'on voit à l'écran est en fait le sofa en H du salon du popriétaire de l'appartement dans lequel nous tournions. Nous lui avons attaché un matelas et utilisé des feuilles de plastique pour protéger le meuble en dessous car le sofa coutait plus cher que la production du film en lui-même. Cependant, je voulais que la scène que nous tournions soit très gore et nous avions des litres de faux sang à utiliser que l’on avait déjà payés.- Donc quand est arrivé le moment de recouvrir le lit, j'ai demandé au département artistique d'asperger plus de sang pendant que les acteurs, derrière nous chuchotaient entre-eux et se demandaient si nous avions remarqué que le sang coulait vers le bas directement sur la cuir blanc du sofa (le décorateur a été horrifié). Heureusement on a su tout nettpyer et personne ne s’est pleint.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

G.W.: Je suis en train d'écrire un thriller de SF à petit budget qui s'intitule Behind The Eye, une sorte de mélange délirant entre Death And The Maiden, Invasion Of The Body Snatchers, Saw et Rashomon.

J'essaye de capturer la tension d'un de mes films à petit budget préférés, Memento ainsi que la sensation que peu avoir le public en étant confronté à cette histoire qui avance à l'envers. Vous ne pouvez pas vous filler aux apparences. Vous n'êtes jamais sûr de ce qui va arriver, qui est le héros et qui est le méchant. Si je fais correctement mon job, le film va être rempli d'effets de surprises comme j'aime en trouver quand je vais dans un salle de cinéma en tant que spectateur. Nous commencerons à chercher son financement l'année prochaine.

 

 

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

G.W: Depuis de nombreuses années, j'ai écrit des scénarios de commandes pour les distributeurs, les chaines de télévision et les sociétés de production sans jamais voir la lumière du jour. C'était comme écrire dans une cellule de prison, pas très motivant. Je suis sûre que beaucoup d'écrivains ressentent la même chose, surtout si ils essayent de percer dans l'industrie. A tous les niveaux, c'est frustrant. Avec Sleepworking, c'est la première fois que mon travail en tant que réalisateur a été montré au monde et le public a pu en faire sa propsre opinion. Heureusemant, les réponses ont été positives. C'est très encourageant et ça me met en confiance pour mes projets futurs. Avec 7 prix et 35 sélections dans les festivals, 2013 a été une anée fantastique.

 

 

13/03/2014

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN : SOUTCH

UN DESSINATEUR/UN FILM/ UN DESSIN

 

 

Dans cette rubrique,Fantasticmovies vous invite à un choc des cultures. Des auteurs/illustrateurs vous proposent,via un dessin original (réalisé expressément pour l’occasion) de pénétrer leur univers sous l’angle cinématographique. Un exercice de style dans lequel ils doivent illustrer un film de genre qui les a interpelé.

 

 

L’auteur: Soutch

 

 

Site internet/blog: http://soutch.deviantart.com

 

Bibliographie:

Je fais essentiellement du dessin par ordinateur. Quelques planches de bd sont visibles sur le site webcomcis.fr dont Critix, des strips inspirés de parties de jeux de rôle, écrits par le scénariste Anthony Calla.

The Illustration (rien que pour vos yeux)

BD,bd,bande dessinée,illustration,dessin,dessinateur,scénariste,critique,album,série,underworld,soutch,interview,interview de soutch,cinéma bd,bd cinéma, dessin,exclusivité,ciné

Explication de l’illustration par l’auteur:

Le film Underworld se laisse regarder même si Michael est une tête à claque. J'aurais pu trouver mieux mais la raison du choix est simple: Kate Beckinsale en tenue moulante, une épée à la main, retombant avec grâce (j'ai sans doute raté ce côté-là).

J'aime bien les personnages de combattantes cool et sexy. Mais c'est encore mieux avec un peu d'humour (Buffy et Xena).

 

Interview de Soutch

 

Fantasticmovies:Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

Soutch:Lego Movie, un concentré de fun et de références, avec un brin de nostalgie. Mais il faut accrocher au délire des réalisateurs. Je conseille aussi Tempête de Boulettes Géantes, des mêmes gars.

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que dessinateur?

Soutch: Akira Toriyama, Bruce Timm, Mike Mignola.

Fantasticmovies: Quelle est votre plus grande peur?

Soutch: Affronter des zombies en Enfer.

Fantasticmovies: Comics ou bd européennes?

Soutch: Plutôt comics, ces derniers temps (Wonder Woman et Hellboy), même si j'en achète rarement.  

Fantasticmovies: Quels sont vos projets?

Soutch: Quelques chapitres de manga, peut-être des projets professionnels, si tout va bien. Devenir riche, conquérir le monde, des choses banales en somme.

Fantasticmovies: Est-il facile de trouver son style en tant que dessinateur tout en restant original?

Soutch: Non, je cherche encore. Plus sérieusement, il faut surtout être à l'aise dans ce que l'on fait, accepter ses erreurs, continuer d'avancer.

Fantasticmovies: Que pensez-vous de la bd numérique?

Soutch: Cela à l'avantage de pouvoir garder les mains propres.

Fantasticmovies: Un conseil de dessinateur?

Soutch: Utiliser des images de références, faire quelques caricatures, dessiner d'après une description. Trois exercices bien utiles.

Fantasticmovies: Votre bd de chevet?

Soutch: L'Art invisible (et les deux tomes suivants) de Scott McCloud.

Fantasticmovies: Un coup de coeur artistique?

 

Soutch: La Source d'Ingres.

 

03/03/2014

COURT METRAGE:PENNY DREADFUL/CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR SHANE ATKINSON

 

 

 

PENNY DREADFUL

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Shane Atkinson, Avatar Studios, ASCAP, Oona Laurence,David Stevens, Marnie Schulenburg,Rick Zahn,Richard D. Busser,Gary Betsworth, Etats-Unis, 2013,court métrage,penny dreadful,short,comedy,crime,comédie,drama,drame.

 

 

 

Résumé :C’est l’histoire d’un kidnapping qui va virer au cauchemar.

 

Réalisateur:Shane Atkinson

 

Scénariste:Shane Atkinson

 

Acteurs:Oona Laurence,David Stevens, Marnie Schulenburg,Rick Zahn,Richard D. Busser,Gary Betsworth,...

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 18 min.

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Shane Atkinson, Avatar Studios, ASCAP, Oona Laurence,David Stevens, Marnie Schulenburg,Rick Zahn,Richard D. Busser,Gary Betsworth, Etats-Unis, 2013,court métrage,penny dreadful,short,comedy,crime,comédie,drama,drame.

 

Critique :

Une comédie avec des malfrats gauches et inexpérimentés, ça marche à tous les coups. Le sentiment d’empathie du spectateur envers ces «méchants» de bac à sable est d’autant plus exacerbée que leur côté humain et gaffeur est exploité et mis en avant à l’écran. Si, en plus vous ajoutez dans le casting un enfant futfut, c’est bingo. 

Cette histoire de kidnappeurs ravissant la mauvaise petite fille est rondement menée. Le spectateur est pris dans un savant mélange des genres finement mis en scène. On passe du rire aux larmes en un clin d’oeil sans que cela paraisse anormal. L’histoire nous guide là où elle veut tout en n’oubliant pas de dépeindre une misère sociale en toile de fond. On peut apparenté le ton de Penny Dreadful à celui des comédies sociales anglaise. Un véritable gage de qualité qui apporte au film un fond solide. 

Quant à la forme, c’est bien simple, c’est une réussite. Belle photo, cadrages «Leoniens»,musique et son nickels. Bluffant quand on sait qu’il s’agit du travail de fin d’étude du réal. Les acteurs quant à eux ne sont pas en reste et sont excellents. La petite Oona Laurence crève l’écran. Elle est depuis d’ailleurs devenue une actrice à Broadway. 

 

Bref, Penny Dreadful raconte un Syndrome de Stockholm à l’envers, le bourreau devenant victime de ses actes et s’attachant à sa proie. Une bien belle réussite scénaristique et technique à voir

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Shane Atkinson, Avatar Studios, ASCAP, Oona Laurence,David Stevens, Marnie Schulenburg,Rick Zahn,Richard D. Busser,Gary Betsworth, Etats-Unis, 2013,court métrage,penny dreadful,short,comedy,crime,comédie,drama,drame.

 

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

Page Facebook

 

 

Interview du réalisateur et scénariste :Shane Atkinson

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Shane Atkinson, Avatar Studios, ASCAP, Oona Laurence,David Stevens, Marnie Schulenburg,Rick Zahn,Richard D. Busser,Gary Betsworth, Etats-Unis, 2013,court métrage,penny dreadful,short,comedy,crime,comédie,drama,drame.

 

 

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Shane Atkinson: Je suis un réalisateur qui vit à Los Angeles. J’ai été gradué en mai en cinéma à l’université de Columbia à New York. Penny Dreadful était ma thèse de fin d’étude.  Avec ma femme, nous sommes retournés il y a quelques mois sur la côte ouest de laquelle je suis originaire.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

S.A.: The Conjuring. Ma femme est une grande fan de films d’horreur. Je regarde donc beaucoup de films de genre.  Ce n’est pas  toujours mon truc, mais à chaque fois que j’en vois un, je l’apprécie. The Conjuring est le plus récent que j’ai vu.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Penny Dreadful en 5 mots ?

 

S.A.: Film noir campagnard qui rencontre la comédie noire (Country noir meets dark comedy)

 

Fantasticmovies : Penny Dreadful est vraiment très beau à regarder, le travail du son et les sfx sont vraiment bons, était-ce  beaucoup de travail en post-production ?

 

S.A.: La post production a été un long processus. Beaucoup de gens    super nous ont aidés. Nous n’avions pas beaucoup de moyens, donc nous devions attendre que chacun ait fini son travail dans d’autres projets mieux payés.  C’est la vie d’un réalisateur de courts métrages.  Nous sommes vraiment heureux du résultat. La musique a été produite grâce à des subventions de l’ASCAP.  Nous avons travaillé avec un compositeur talentueux et un fantastique groupe de musiciens aux Avatar Studios de New York. Sans l’ASCAP, nous n’aurions pas pu vivre cette expérience .

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

S.A.: Nous avons tourné six jours durant le mois de novembre. Nous n’avions que 9 heures de journée. C’était ridiculement ambitieux, et nous n’aurions pas pu y arriver sans l’équipe et le casting qui ont été super. Oona nous a sauvé plus d’une fois. Le soleil commençait à se coucher et nous devions encore tourner toute une scène avec elle. Elle a pris ses marques et la première scène était la bonne. Elle était très professionnelle.  Nous avions oublié à quel point elle était jeune. Nous le remarquions quand elle jouait autours du set entre les prises. Nous nous regardions et nous nous disions : «  Ah oui, elle n’a que 9 ans ». Nous l’avions oublié.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

S.A.: Je travaille sur le film de Penny Dreadful.

 

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

S.A.:Merci pour le soutien. Nous avons fait une chouette tournée des festivals et l’accueil du public dans le monde était enthousiaste. Nous ne savons pas si le film va être diffusé en dehors des Etats-Unis. C’est une histoire très « américaine ». Le public a été très généreux, et le film fonctionne même mieux hors des Etats-Unis. Ce qui est très gratifiant.