12/10/2012

COURT METRAGE 2079:THE FORTUNE TELLER + INTERVIEW DU REALISATEUR

2079: THE FORTUNE  TELLER

Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note, Nicolas Cliet-Marrel, Ben Cliche, Eva Carol, Sébastien Cloutier, Alexandra Bonan, Patrick Mambwe, Pierre Chamberland, Dorotea Saykaly,canada,france,2079: the fortune teller, court métrage, interview,

 

Résumé:

2079. Après la Grande Désillusion, le monde est en panne. Pour éviter le chaos, ses dirigeants ont décidé de confier le sort de l’humanité à la sagesse des Diseuses de Bonne Aventure, des êtres supérieurs dotés du pouvoir de prédiction. Mais dans la réalité, elles ne se contentent pas de visualiser l’avenir, elles le choisissent à votre place… 

 

 

Réalisateur:Nicolas Cliet-Marrel

 

Scénariste:Nicolas Cliet-Marrel

 

Acteurs:Ben Cliche, Eva Carol, Sébastien Cloutier, Alexandra Bonan, Patrick Mambwe, Pierre Chamberland, Dorotea Saykaly


Production: Columboy.2079

 

Pays:Canada/France

 

Année:2012

 

Durée:10 min


 

Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note, Nicolas Cliet-Marrel, Ben Cliche, Eva Carol, Sébastien Cloutier, Alexandra Bonan, Patrick Mambwe, Pierre Chamberland, Dorotea Saykaly,canada,france,2079: the fortune teller, court métrage, interview,


 

Le court:

2079: The Fortune Teller reprend le concept de la destinée préétablie à l’instar du Le Meilleur Des Mondes d’Huxley ou encore de Bienvenue A Gattaca de Niccol. Sauf qu’ici ce ne sont pas des machines qui décident de l’avenir des personnages mais bien des diseuses de bonne aventure. Le monde post apocalyptique dépeint par le réalisateur Nicolas Cliet-Marrel est mis en image de manière minutieuse. Servi par un noir et blanc «Sin Cityèsque», un travail du son splendide et un bon jeu d’acteurs, 2079: The Fortune Teller, est une petite friandise dont on aurait aimé qu’elle dure un peu plus longtemps.    

 

Note: 18/20

 

Teaser:


 


 

 

Interview du réalisateur:

 

Quel est le dernier film que vous avez vu et qui vous a le plus marqué?

Nicolas Cliet-Marrel :Je viens de découvrir en blu-ray ce classique : Peeping Tom (Le Voyeur) de Michael Powell de 1960. Le film est sorti très peu de temps avant Psycho, et pourtant il y a déjà dedans tous les thèmes de la névrose, du voyeurisme et de l’obsession, chers à Hitchcock et à De Palma plus tard. Il y a aussi dans le film un incroyable concept sur la terreur qui sera repris beaucoup plus tard par Kathryn Bigelow dans Strange Days. Une vraie découverte que je recommande chaudement !

Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

N.C.Pour 2079: The Fortune Teller, j’avais beaucoup de références en tête au moment de l’écriture, du tournage et du montage. Des films comme La Jetée de Chris Marker, Le Septième Sceau et Le Magicien d’Ingmar Bergman. La Main du Diable de Maurice Tourneur est aussi un film qui m’a beaucoup influencé : du pur cinéma fantastique « sans effet ». Pour les œuvres plus récentes : Mad Max, Blade Runner, New-York 1997, Avalon (et le clin d’œil du chien, un basset hound).

Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

N.C.J’aime beaucoup ce cinéma dans les années 70-80. Les premiers films de Carpenter, Cronenberg, Sam Raimi, Peter Jackson. Aujourd’hui, j’avoue que je suis un peu plus perdu. Il y a de bonnes choses en Espagne et en France. Il y a 10 ans, Haute Tension d’Alexandre Aja m’avait fait un super effet, et dans le genre plus fantastique /SF, j’ai beaucoup aimé Maléfique d’Éric Valette et Eden Log de Franck Vestiel. Mais ces dernières années, il y a eu une longue liste de ratages critiques qui n’ont pas non plus réussi à trouver leur public. J’espère que ça va repartir. Même si je n’ai pas vraiment accroché à The Tall Man de Pascal Laugier, il a rencontré un tel succès en France qu’il devrait rouvrir la porte un peu plus grand à ce cinéma-là.

L’utilisation du Noir et blanc de votre court fait penser à Sin City, par contre vos personnages semblent sortis tout droit de Blade Runner. Pouvez-vous nous en dire plus sur vos choix artistiques pour la réalisation de votre travail?

N.C.Le noir et blanc, ça sauve beaucoup de choses quand on a peu de budget. Un futur post-apocalyptique bien contrasté en noir et blanc, c’est plus facile à rendre crédible qu’en couleur où plein de petits détails de notre quotidien peuvent à l’image venir parasiter l’ambiance. Pour plus de libertés au montage, j’ai choisi de tourner en couleurs. Mais j’avais déjà décidé que le film serait en noir et blanc. Du reste, mes indications pour les costumes et le maquillage allaient dans ce sens. Il fallait que tout soit le plus contrasté possible. Pareil pour l’éclairage, poussé au maximum sur certains détails, sans brûler. Ça a donné des visages marqués dans des jeux d’ombre et de lumière qui apportent une tonalité poétique et fantastique à l’ensemble, presque surréaliste, un peu dans l’esprit du cinéma expressionniste allemand. 

 

En plus du travail soigné sur l’image, il y a un gros travail sur le son. Comment avez-vous procédé?

N.C.Comme pour l’image, j’ai eu la chance d’être super bien entouré pour le son et la musique. Concernant le score, le compositeur Alexis Maingaud (www.alexismaingaud.com), qui a déjà une très riche expérience dans le court-métrage, a fait un travail remarquable. Je souhaitais de l’étrange, de l’inquiétant et évoquer un environnement hostile. Je lui ai notamment proposé de s’inspirer un peu du travail de Jerry Goldsmith sur La Planète des Singes de Franklin J. Schaffner. Le résultat final a dépassé mes attentes.

Quant au son, Guillaume Nyssens (https://guillaumenyssens.wordpress.com) a tout simplement fait de la magie. Pour diverses (mauvaises) raisons, il n’y a pas vraiment eu de captation sonore durant le tournage. Résultat, Guillaume a dû tout recréer en post-production : les pas du chien sur la neige, le vent dans les herbes, le grillage, les sons d’ambiance dans la pièce de prédiction, le contact de la relation télépathique, la voix transformée de la Diseuse et plein d’autres effets sonores pour renforcer les aspects post-apocalyptique et futuriste.

Quels sont vos projets futurs? 

N.C.Depuis 2079 : The Fortune Teller, officiellement terminé en juin dernier et actuellement en soumission dans les festivals, j’ai notamment participé à la première édition à Montréal du 48h Film Project et réalisé un très court-métrage d’une minute, Muscle (https://vimeo.com/46953274) pour le Festival M60 des films de 60 secondes de Montréal. Sinon en ce moment, je suis en pleine écriture de mon nouveau projet de court-métrage toujours dans le genre fantastique. Mais plus ambitieux que le précédent, alors ça prend du temps. J’aimerais bien tourner au printemps prochain si j’arrive à avoir un peu de subventions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16/09/2012

A CADAVER CHRISTMAS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

A CADAVER CHRISTMAS

Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note,bande annonce,editeur,a cadaver christmas, Joe Zerull,Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey, Yosh Hayashi,Ben Hopkins,Jessica Denney, Cadaver Productions,dvd,comedy, comédie,horror,horreur,christmas,cadaver,cadavre,zombie,camp, sexy, interview du réalisateur, interview,vimeo

Résumé :

Quand une expérience du professeur de biologie tourne mal , c’est au concierge de l’université qu’incombe la lourde tâche  de nettoyer tout  ce désordre. Armé de son mope et aidé par une bande d’anti-héros, il devra combattre une horde de zombies. Tout cela, le soir du réveillon de Noël.

 

 

Réalisateur:Joe Zerull

 

Scénaristes:Joe Zerull,Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey

 

Acteurs :Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey,Yosh Hayashi,Ben Hopkins,Jessica Denney,...

 

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année :2011

 

 

Durée:86 min.

 

 

Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note,bande annonce,editeur,a cadaver christmas, Joe Zerull,Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey, Yosh Hayashi,Ben Hopkins,Jessica Denney, Cadaver Productions,dvd,comedy, comédie,horror,horreur,christmas,cadaver,cadavre,zombie,camp, sexy, interview du réalisateur, interview,vimeo

 

 

Critique :

Le soir du réveillon de Noel, une invasion de zombies, heu pardon, de cadavres (oui car il y a une différence expliquée dans le film), vient perturber ce moment de paix. Ces morts vivants sont en fait le résultat d’une expérience ratée du professeur de biologie de l’université locale. Son concierge aidé d’une bande de pieds cassés feront le nécessaire pour endiguer ce fléau. Avec un tel synopsis , nul doute que A Cadaver Christmas ne se prend pas au sérieux. C’est un délire grindhouse à l’esthétique 80’s sacrément réussi au vue de son micro budget. 

Mêlant humour, horreur, gore et mauvais gout, le film de Joe Zerull est une ode à tous ces petits films dérangeants mais au combien sympathiques qui trônaient tels des grales dans l’arrière boutique des vidéoclubs près des films de cul à l’époque de la V.H.S.

 

Il est évident que le métrage ne brille pas par son originalité. Les zombies, le ton décalé, la  bande d’anti-héros,... c’est du déjà vu et revu. Mais Zerull contrebalance habilement cet écueil par la générosité. Se jouant des codes du genre et du cinéma, de nombreuses scènes sont à mourir de rire et agrémentées de dialogues horripilants et de moments surréalistes. 

 

Techniquement, pratiquement irréprochable, A Cadaver Christmas souffre d’un rythme inégal. Certaines scènes et dialogues se répètent. Heureusement Zerull emballe son métrage très correctement: image vieillie,  couleurs saturées et montage bien pensé. Effet «grindhouse» assuré.

Ajoutez à cela les effets gores à l’ancienne bien foutus et une musique qui accompagne intelligemment l’action.  

Le jeu des acteurs est bon malgré un surjeu  parfois irritant mais qui apporte au film son ton décaler. 

A Cadaver Christmas  est à mettre dans la catégorie de ces films, certes pas parfaits mais tellement sympathiques qu’ils captent le spectateur.

Bref, A Cadaver Christmas (qui risque de changer de nom pour sa sortie européenne) est un petit zombie movie sans prétention qui surpasse de loin certaines productions à plus gros budget.

 

 

 

 

 

 Note : 17/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Editeur:Cadaver Productions

 

DVD (zone 1):Image: 1.78/ Langue: Anglais//Bonus: «Getting Started», «Gag Reel», Bandes Annonces, Making Of.

 

Ciné,cinéma,infos ciné, youtube,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note,bande annonce,editeur,a cadaver christmas, Joe Zerull,Daniel Rairdin-Hale,Hanlon Smith-Dorsey, Yosh Hayashi,Ben Hopkins,Jessica Denney, Cadaver Productions,dvd,comedy, comédie,horror,horreur,christmas,cadaver,cadavre,zombie,camp, sexy, interview du réalisateur, interview,vimeo


 

Interview du réalisateur Joe Zerull

 

Quel est le film que vous avez vu récemment et qui vous a le plus marqué?

Joe Zerull: C’est difficile à dire car j’ai un enfant de deux ans à la maison et je n’ai plus l’occasion de regarder autant de films de genre que je voudrais. J’ai vu de bons films (courts et longs) dans les festivals et j’ai été impressionné par le talent qui émane de films indépendants tels que: Dead Weight, An Evening with my Comatose Mother,Absentia, Collapse, Potpourri,The Mole Man of Belmont Avenue, Nailbiter.

Il y a d’autres grands films de genre indépendants que j’ai pu visionner récemment: Pontypool,Deadheads et Juan of the Dead.

Deadheads est le film le plus récent que j’ai vu et adoré. Si vous êtes un fan d’horreur-comédie de zombies, je vous le conseille. (voir article sur Deadheads dans ce même blog ndlr).

Quelles sont vos influences en tant que réalisateur?

J.Z.:Les deux films qui ont le plus influencés A Cadaver Christmas sont Evil Dead et Les Aventures De Jack Burton Dans Les griffes Du Mandarin (BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA en V.O.). Il y a d’autres influences et références dans mon film, mais c’est de ces deux -là que vient mon inspiration.

Sam Raimi et John Carpenter sont les meilleurs réalisateurs de films de genre de tous les temps. Il sont mes préférés. J’adore le style et l’humour de ces deux films et j’ai voulu les incorporer autant que possible dans mon film.

 

Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

J.Z. Les avancées technologiques ont permis à n’importe qui de devenir un réalisateur, ce qui est pour moi à la fois génial et terrible. Génial car grace à elles, des gens comme moi ont eu l’opportunité de réaliser un rêve, ce qui était techniquement impossible il y a une dizaine d’années.Cependant il y a des centaines de gens qui, comme moi, rêvent de faire des films et ont innondé le marché du genre indépendant. C’est bien pour les distributeurs mais pas pour les cinéastes indépendants qui veulent  en faire leur métier à plein temps.

Il est impossible de faire du bénéfice grace à un film sauf si celui-ci coute moins de 10 000 dollars. Nous sommes donc bloqués par ces petits budgets.

Je suis persuadé que le prochain grand film culte d’horreur comme Evil Dead émanera du cinéma de genre indépendant.

Les films indépendants que je vous ai énumérés à la première question, sont autant d’exemples de cinéma de qualité que j’ai vus récemment.

Le prochain «grand» film d’horreur ne sortira pas des gros studios car ceux-ci ne prennent aucuns risques et ne produisent que des métrages qui leur garantissent des bénéfices. C’est pour cela qu’il y a tant de remakes et de suites inutiles sur les écrans.

L’avenir du cinéma de genre est en fin de compte entre les mains du public. J’ai foi en lui. Il délaissera les remakes et les suites des gros studios pour se tourner vers le cinéma différent.... Et j’espère que les studios suivront le mouvement.

 

A Cadaver Christmas est votre premier long métrage. Qu’en retirez-vous comme expérience?

J.Z. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir une équipe d’acteurs et de techniciens talentueux qui ont travaillé de nombreuses heures pour presque rien. J’aurais fait de nombreuses choses différemment mais le manque d’argent a guidé la façon dont le film a été produit. Ca nous a aidé à rester naïfs car si nous avions su ce que l’on connait maintenant sur la distribution et la post-production, nous n’aurions pas fait le film.

 

Pourquoi les zombies?

J.Z. Je suis un fan de films de zombies. En fait, A Cadaver Christmas n’est pas vraiment un film de zombies. Nous nous moquons d’eux en les qualifiant de cadavres. Les zombies sont très populaires en ce moment, j’espère que cela va permettre à notre film d’être vu par beaucoup de gens et qu’ils le trouveront amusant et original.

Avez-vous des anecdotes concernant le tournage?

J.Z. Nous en avons eu un tas. Une des histoires les plus drôle est à voir dans ce clip: https://vimeo.com/46522851

Avez-vous d’autres projets?

J.Z. J’ai quelques idées, mais rien de concret. C’est toujours un problème d’argent.  Je ne veux plus mendier à des amis ou à la famille. Je suis heureux et chanceux d’avoir pu faire ce film. C’est comme s’il était un enfant que j’ai élevé et qui doit quitter son nid pour vivre sa vie. 

Si j’ai la chance de faire un autre métrage, je ferai appel à toute l’équipe du film car ils sont géniaux. J’espère juste que la prochaine fois je pourrai les payer.

 

 


 

20/07/2012

DANS L'OMBRE: LE COURT+INTERVIEW DU REALISATEUR

DANS L’OMBRE

 Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note, Fabrice Mathieu, Roger Candy, France,dans l’ombre,court métrage,interview,video, Buried, Shutter Island, 28 Semaines Plus Tard, Bug, Agora, A Bitter Sweet Life, Mary & Max, Ghost In The Shell 2: Innocence, Le Géant De Fer,

 

Résumé:

Une ombre raconte sa vie avec son "Portant", ce double de chair et de sang, qu'elle décide un jour d'éliminer...

 

Réalisateur:Fabrice Mathieu

 

Scénariste:Fabrice Mathieu

 

Narrateur:Roger Candy

 

Pays:France

 

Année:2011

 

Durée: 7min.50

 

 Ciné,cinéma,infos ciné, infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs, pays année,durée,critique,note, Fabrice Mathieu, Roger Candy, France,dans l’ombre,court métrage,interview,video, Buried, Shutter Island, 28 Semaines Plus Tard, Bug, Agora, A Bitter Sweet Life, Mary & Max, Ghost In The Shell 2: Innocence, Le Géant De Fer,

 

Le court:

Fabrice Mathieu nous propose un exercice de style bluffant et franchement efficace. Ayant monté les plans de pas moins de 50 films pour raconter son histoire d’une ombre qui va éliminer son «portant».Dans L’Ombre est un Travail d’autant plus réussi, qu’il est en parfaite adéquation avec le récit  brillamment écrit, compté par la voix grave et suave de Roger Candy.

Bref une belle réussite que le réalisateur présente comme le préquel d’un futur long métrage.  

 

Note: 18/20

 

Dans L’Ombre:


 


 

Interview du réalisateur:

 

Quel est le dernier film que vous avez vu et qui vous a le plus marqué?

Fabrice Mathieu :C'est difficile de ne penser qu'à un seul film... Récemment,
Buried et Shutter Island m'ont beaucoup impressionné, à plusieurs niveaux. Si on remonte un peu le temps, 28 Semaines Plus Tard et Bug sont également des films très surprenants et marquants ! Tous ces films ont continué à m'habiter après les avoir vu. Et je n'avais qu'une envie, les revoir, les partager, ou les redécouvrir avec un autre point de vue. Ce cinéma m'attire beaucoup.
Dans des registres différents, d'autres films me viennent à l'esprit comme :
Agora, A Bitter Sweet Life, et côté animation, Mary & Max, Ghost In The Shell 2: Innocence ou encore Le Géant De Fer.


Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

F.B.:Au cinéma, les films et les réalisateurs que je préfère sont ceux qui m'emportent dans leurs univers. Je pense à Jacques Tati, Terry Gilliam, Spike Jonze, Tim Burton, Jeunet & Caro, Jim Henson, Alfred Hitchcock, Guillermo del Toro, Mamoru Oshii, Pixar avec John Lasseter et Brad Bird, et bien d'autres… dans des styles et des genres différents.
J'essaie de travailler dans cette direction. Ce qui m'intéresse, c'est parler de sujets qui nous concernent, tout en puisant dans ce qui nous entoure, et ceci de manière décalée et imaginaire… C'est ce que j'ai tenté de faire avec
Dans L'Ombre !


Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

F.B.:Aujourd'hui, je pense que le style peut parfois faire de l'ombre au genre. Trop d'effets "clippés" par exemple, ne rendent pas forcément service à l'histoire : c'est elle qui est primordiale et il faut essayer de la raconter le mieux possible, tout en utilisant les nouvelles possibilités offertes par la 3D et le relief. La technique doit être au service de la narration et des émotions du spectateur. Aujourd'hui, dans les films, tous les rêves sont réalisables. Le cinéma de genre actuel ne s'en porte donc que mieux et s'enrichit par l'arrivée de nouveaux codes. L'inspiration n'a plus, maintenant, qu'à être au rendez-vous !