05/01/2013

HAROLD'S GOING STIFF CRITIQUE ET INTERVIEW DU RéALISATEUR

HAROLD’S GOING STIFF

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Résumé :

Harold Gimble est un pensionné vivant seul. Il est le premier à souffire d’une nouvelle maladie neurologique qui le transforme petit à petit en «zombie». La vie d'hermiTe d’Harold va être bouleversée par une infirmière ,Penny Rudge qui vient lui faire ses soins à domicile. Ils deviendront amis.

 

 

Réalisateur:Keith Wright

 

Scénariste:Keith Wright


Acteurs :Stan Rowe,Sarah Spencer,Andy Pandini,Phil Gascoyne,Lee Thompson,...

 

Pays : Angleterre

 

 

Année : 2011

 

 

Durée:77 min.

 

 

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Critique :

Harold’s Going Stiff fait partie de ces longs-métrages, dont seul le cinéma indé à petit budget peut accouché. Privé de moyen, le film ne trouvera son salu que via la vision d'un réalisateur chevronné.

Hélas bien souvent, l'entreprise se solde par un échec artistique.Mais  parfois certains films tirent leur épingle du jeu. C'est le cas de ce Harold’s Going Stiff, un petit bijou humain, traitant du thème du zombie en axant la focale sur les personnages malades en transformation et leurs rapports avec les gens « normaux ». Social sans être rasoir et émouvant sans être larmoyant, le métrage prend à contre-pied le spectateur habitué au schéma classique « horde de zombie versus survivants ». Filmée comme un reportage, cette histoire centrée sur Harold (l'infecté n°1), un vieillard arthritique aux apparences rustres et sa relation avec l'infirmière qui vient lui prodiguer des soins tous les jours, est d'autant plus captivante, qu'elle est servie par d'excellents acteurs et qu 'elle aborde des thèmes ampathiques (la vieillesse, la solitude, la maladie,l'amitié,...). On ne peut donc rester de marbre face à ce qui se passe à l'écran.

Keith Wright, le réalisateur fait montre d'un réel talent de conteur, embalant son métrage sans artifices tout en soignant son cadre. Tourné à la manière d’un documentaire et ponctué par des témoignages face caméra des principaux personnages, Harold’s Going Stiff est rendu totalement crédible à l’écran. Crédibilité renforcée par le ton juste des acteurs et une réalisation dépouillée.

Bref, Harold’s Going Stiff est un pure film britannique dans le sens noble du terme.

 

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Note: 19/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Producteur: FrissonFilm Ltd. 

 

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Interview du réalisateur Keith Wright

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Keith Wright: J'ai grandi dans le nord de l'Angleterre et j’ai attrapé le virus du cinéma à l’adolescence. Je me suis procuré une caméra 8 mm et ai appris par moi-même le métier de réalisateur.Durant les weekends, je produisait des courts-métrages en filmant les animaux de ma famille, en explosant des «choses»et couvrant mes amis de faux sang.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

K.W.:J'ai récemment été surpris par un film australien qui s’appelle Lac Mungo.Il parvient à être en même temps envoûtant, poétique et émouvant.Il vous implique magistralement dans son histoire,celle d'une jeune fille disparue en jouant avec vos attentes. Il est vraiment très subtile et donne la chair de poule. Les performances d’acteurs sont fantastiques. Il vaut le coup d'oeil ..

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?

 

K.W.: Il y a beaucoup de choses intéressantes, mais il est encore très difficile pour les petits films de ce fait remarquer, principalement parce qu’il y a beaucoup de concurrence. Généralement les bons films se font remarquer grâce à l’appui des festivals, des fans et du Web. Au Royaume-Uni, une nouvelle vague de films et de réalisateurs arrivent sur le marché. J’ai adoré le dernier film de Ben Wheatley, Touristes et celui de Ciaran Foy,Citadelle qui est un premier film d’horreur prometteur. 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

K.W.:  À la fin des années 80 j’ai travaillé dans un  vidéoclub. J’ai réussi à voir un tas de films d’horreur à petit budget et de science-fiction. J’ai eu un petit faible pour les films comme Re-Animator, The Evil Dead étant très production provenant des écuries Roger Corman et Charles Band.

 

 

Fantasticmovies: Harold’s Going Stiff est plus un film social traitant de la maladie, de la condition du troisième age, de la junk food,...  qu’un zombie flick.  Dites-nous comment avez-vous construit le script ?

 

 

K.W.:  Je voulais qu’Harold  soit un film de zombies différent afin qu’il se démarque des autres. J’ai opté pour une approche plus personnelle et humaniste de l'histoire. Ma grand-mère a souffert de démence quand elle a atteint les 70 ans. Au fil des années sa personnalité s’est évanouie au point qu’elle ne reconnaissait plus sa famille. Je pensais que c’était une façon intéressante de voir comment les êtres humains pouvaient se zombifier  du point de vue réel et tragique.

 

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

K.W.: Nous avons eu beaucoup de plaisir à faire Harold. Nous avons tourné le film en seulement neuf jours, ce qui au total est assez rapide pour un long métrage.

 Le film a été tourné dans notre région, nous avons rendu le tournage aussi simple que possible en nous limitant à quelques lieux et en employant une équipe réduite mais dévouée. Nous avons filmé près de ma ville natale, dans le nord de l’Angleterre, et nous avons eu beaucoup de soutien de la population locale.

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

K.W.:  J’ai eu la chance de travailler avec des gens brillants. Nous avons employé beaucoup  d’habitants de la ville dans laquelle nous tournions. Nous avons eu quelques vrais personnages qui ont apporté une grande énergie au film. Je pense que Sarah Spencer qui joue Penny  est une  véritable découverte et j’espère qu’elle jouera dans plus de films après cela. Tout ceux qui ont rejoint le navire  ont aimé le scénario et ont travaillé très dur pour faire du film ce qu’il est.

 

 

Fantasticmovies:  Parlez-nous des festivals dans lesquelles Harold  a été projeté ?

 

K.W.:  Nous avons beaucoup de chance  de faire projeter notre film dans plus de 20 festivals à travers le monde en ramassant en passant quelques récompenses. Les festivals représentent l’amour du cinéma. Les spectateurs sont là parce qu’ils veulent voir quelque chose qui est peut-être un peu différent. C’est donc pour moi un réel privilège en soi d’avoir pu présenter mon film dans des festivals mais gagner des prix c’est encore  mieux. Avoir quelqu’un comme George A. Romero je vous félicite de votre film après l’avoir vu est un buzz absolu.

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

 

K.W.:  J’écris quelques films pour le moment, deux d’entre eux sont des films d’horreur, l’un plus psychologique traite de l’obsession d’une jeune fille pour le petit copain de son amie  et l’autre est un survival  sur un groupe d’artisans artistes qui vont rencontrer quelque chose de mauvais dans la campagne anglaise.

 

 

 

 

 

 

 

28/12/2012

WOUND: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR CULTE DAVID BLYTH

WOUND

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Résumé :

Tanya revenue d’entre les morts recherche sa mère , Susan, qu'elle n'a jamais connue. Fruit d’un inceste, elle va la posséder et la confronter à toutes ses peurs les plus profondes et ses désirs. Susan va sombrer dans un état de folie mêlant vengeance et gore.

 

 

Réalisateur:David Blyth

 

Scénaristes: David Blyth


Acteurs :Kate O'Rourke,Te Kaea Beri,Campbell Cooley,Sandy Lowe,Brendan Gregory,...

 

Pays :Nouvelle Zélande

 

 

Année : 2010

 

 

Durée:76 min.

 

 

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Critique :

Wound fait partie de ces OFNI (objets filmiques non identifiés) tellement bizarres et malsains qu’ils en deviennent une expérience sensorielle dérangeante.

David Blyth, le réalisateur, nous plonge dans le quotidien poisseux et morne d’une femme célibataire hantée par ses souvenirs incestueux avec son père. Elle se construit un monde fantasmagorique dans lequel se mêlent meurtres,sm,délires et revenants.

Blyth déstabilise son public en proposant un spectacle construit comme pourrait l’être un cauchemar avec toute l’incohérence que cela implique. N’essayez donc pas de trouver un sens à l’histoire composée d’un enchevêtrement de scènes iconique et symboliques. Wound est plutôt un essai de mise en images d’une folie destructrice sans être pompeux  ou ennuyant.

 Techniquement rien n’est à redire malgré son micro budget. David Blyth connaît son boulot.  La mise en image « ambiance 80’s»  est honnête et ponctuée d’effets gores à l’ancienne aussi outranciers que bien foutus. Le rythme est soutenu et le travail du son et bluffant. 

 Côté casting, retenons surtout le travail impressionnant de l’actrice Kate O’Rourke  qui joue le personnage de Susan. Un jeu vrai et puissant qui ne laisse pas indifférent.

 Bref,Wound  est un petit film à consonance «lynchéenne»,  un délire conscient qui laisse au spectateur sa liberté d’interprétation.

 

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Note: 16/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Production: ILA Films

 

 

 

Interview du réalisateur David Blyth


 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

David Blyth:Je suis un réalisateur qui a réalisé le premier film d’horreur néo-zélandais Death Warmed Up. J’ai travaillé en Amérique du Nord sur des films comme Red Blooded American Girl, Hot Blooded,  sur quelques épisodes des premiers Power Rangers mais aussi sur des docummentaires underground comme Transfigured Night qui traitait de la vie intime des webcammers masqués et costumés. Enfin en 2010 Wound mon plus récent long métrage a commencé son voyage autour du monde.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

D.B.: Enter The Void de Gaspar Noé

 

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?


D.B.: Il y a trop de remakes et de suites  dont le respect de l’intrigue a été mis à mort.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

D.B.: Les réalisateurs: Bunuel, Jodorowsky, Russell, Cocteau, Fellini, Fassbinder, Lynch, Noé, Miiike, Oshima.

 

Fantasticmovies: Castration, punition, schizophrénie, souffrance,Wound n’est vraiment pas une comédie. Êtes-vous une personne optimiste ?

 

D.B.:Je m’intéresse à l'horreur de la vie quotidienne. Le cinéma n'est pas pour moi un opium du peuple, mais plutôt un moyen puissant pour explorer le monde de l'inconscient.

 

Fantasticmovies: Vous êtes originaire de Nouvelle-Zélande. Est-ce que le succès de Peter Jackson a apporté un renouveau du cinéma dans votre pays ? Est-il plus facile d’y faire des films ?


D.B.:Peter Jackson est un réalisateur international qui travaille en Nouvelle-Zélande, il a fourni de l'emploi à des milliers de personnes dans l'industrie cinématographique.L'industrie du film en Nouvelle-Zélande est soutenue par les films étrangers et la production télévisée tournés ici.

Le financement local de longs métrage est encore largement soutenu par le gouvernement.

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

D.B.:Le tournage de Wound a duré un peu plus de 12 jours. Mon équipe était composée de 15 personnes, un mélange de professionnels et d’étudiants.

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet? 

 

D.B.: Wound vient de mon désir de faire un film à petit budget en utilisant les dernières technologies numériques et de continuer à raconter des histoires de femmes privées de leurs droits. 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

D.B.: J'ai été très chanceux de trouver un casting et une équipe qui a compris et a cru en ma vision.J'ai enseigné à temps partiel dans une école de cinéma locale durant de nombreuses années, j’ai pu ainsi mettre en place une base de contacts comprenant beaucoup de jeunes acteurs et d’ étudiants pour former une équipe.

Fantasticmovies:Pensez-vous que Wound pourrait plaire à un large public?


D.B.: Wound est destiné aux cinéphiles avertis, qui en veulent plus que la formule prévisible habituelle que les films proposent. Pour Wound, vous devez entrer dans un monde nouveau qui vous oblige à établir vos propres conclusions en fonction de vos expériences de vie.

Pour moi ça ne correspond pas à un «large public» (rire).

 

Fantasticmovies: Avez-vous des anecdotes à propos du tournage?

 

D.B.: Le propriétaire de la maison dans laquelle se déroulait le tournage était un maniaque bipolaire. Il avait l’habitude de se retourner pendant que nous tournions, et manifestait toutes sortes d’autres comportements bizarres. Par exemple, il jonglait avec des haches de tomahawk devant l’équipe féminine tout en délirant. La réalité est parfois plus étrange que la fiction.

 

Fantasticmovies: La narration de Wound  rappelle le travail de David Lynch.Racontez-nous comment vous avez construit le script de votre film.

 

D.B.:Wound  Est un puzzle  qui s'appuie sur un récit pictural,symbolique et visuel avec un épatant sound design. Les éléments du script sont tirés de l'inconscient et ont leur propre logique. La dualité et le surréalisme également jouent leur rôle dans la narration.

 

Fantasticmovies: J’ai lu sur le site IMDB  que vous n’êtes pas seulement un réalisateur de films d’horreur/gores. Que pouvez-vous nous dire sur votre carrière ?

D.B.:Ma carrière a duré plus de 30 ans. Mon premier long métrage surréaliste et s’appelait Angel Mine. J’ai réalisé des drames Maoris comme que Kahu et Maia et des documentaires sur mon grand père vétéran de la première guerre mondiale qui a libéré le nord de la France et la Belgique. J’ai aussi réalisé des films de vampires comme 

Grandpa Munster avec  Al Lewis ou encore  Red Blooded American Girl avec Christopher Plummer.

Venez jeter un coup d’oeil à mes sites pour plus d’informations sur mes films. www.davidblyth.com

www.woundmovie.com

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

D.B.:  Je suis actuellement en préproduction de mon dernier projet:Ghost Bride, un film d’horreur et d’amour interculturel. Je suis très enthousiasmé par le potentiel de ce nouveau projet.

Merci de l’ intérêt que vous portez à mes films.

 

 

 

 

23/11/2012

KILLER SCHOOL GIRLS FROM OUTER SPACE: CRITIQUE + INTERVIEW DU REALISATEUR

KILLER SCHOOL GIRLS FROM OUTER SPACE

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Résumé :

Une étoile filante atterrit à Small Town. Ben, un quaterback de son école qui envisage de quitter l'équipe et sa petite amie pom-pom girl, Allison, décident d’aller voir ce qu’il se passe.Ils découvrent qu’il s’agit d’une soucoupe volante pilotée par trois Ecolières tueuses envoyées pour détruire la terre. Ben décide de défendre sa ville.

 

 

Réalisateur:Alexander Shumake

 

Scénaristes:Alexander Shumake

Acteurs :Donny Boaz,Denise Williamson,Derek Lee Nixon,Clem Beard,Julin,...

 

Pays : Etats-Unis

 

 

Année : 2012

 

 

Durée: 91min.

 

 

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Critique :

Hommage assumé au cinéma de Roger Corman des années 50-60, Killer School Girls From Outer Space est un réel plaisir pour le fana de séries B. On se retrouve plongés dans l'ambiance des films de drive-in à petits budgets qui permettaient  aux couples d'ados d'entant de s'envoyer en l'air dans l'habitacle de la voiture sans pour autant perdre le fil de l'histoire du film qu'ils étaient venus voir, tant celui-ci était linéaire et prévisible mais rythmé par des scènes « chocs ». 

Malgré son micro budget, un soin tout particulier a été apporté au traitement de l'image et au son , pour coller le plus possible au design de l'époque. Ce qui lui permet  de trouver son ressort comique dans les nombreux anachronismes présents dans les scènes. En gros l'histoire se passe maintenant tout en ayant une apparence de film d'époque.

Les effets visuels apportent, eux, leur touche kitsh et carton pate assumée. 

Killer School Girls From Outer Space, est servi par des acteurs motivés et professionnels (voir dans les bonus du DVD, les scènes de tournage). 

Ils arrivent à donner à des personnages caricaturaux une présence à l'écran, les rendant plausibles et ce, sans surjeu (ou presque).

 Alexander Shumake, déborde de générosité et d'enthousiasme communicatif. Il fait partie de ces réalisateurs s'accrochant à leur passion sans suivre un quelconque dictat. 

Mettre en scène une invasion jeunes filles sexy extra-terrestre  en jupette, si ça ce n'est pas une preuve d'amour du bis ?

Bref, Killer School Girls From Outer Space  est une petite série b. qui ne se prend pas au sérieux mais qui est tellement généreuse qu'elle en devient extrêmement sympathique.

 

 

 

 

 

Note: 16/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Production: Angry Nun Production

 

DVD (zone 1):Bonus: featurettes,interview de Ron Jeremy, making-of,commentaires du réalisateur et des acteurs

 

 

Interview du réalisateur Alexander Shumake

 

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Alexander Shumake: Je m’appelle Alexander Shumake,je suis originaire d’Austin au Texas. Je suis le scénariste, le réalisateur et le monteur du film Killer School Girls From Outer Space. Je suis aussi le rédacteur du blog http://www.indiemoviemaking.com qui donne des conseils,les outils nécessaire et des informations aux réalisateurs ou aspirants réalisateurs  pour la fabrication et la distribution de leur film.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

A.S.: Killer Joe. Si vous ne l’avez pas encore vu, allez le voir.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

A.S.: Tout le cinéma, aussi bien le bon que le mauvais.

J’admire beaucoup les réalisateurs qui sont à tous les postes: acteur, scénariste, producteur, monteur, etc.

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?


A.S.: Dans le cinéma de genre, il y a du bon et du moins bon. J’aimerais que ce cinéma soit plus populaire auprès du public. Les fans de genre sont géniaux; ils vous soutiennent et sont très enthousiastes.Malheureusement, le marché n’est pas assez grand et les plates-formes de distribution pas assez rentables pour que les films de genre se développent comme ils le faisaient auparavant.

Par exemple, dans les années 1970, vous pouviez sortir en salles un film d'action à petit budget comme Death Wish, Billy Jack, ou Dirty Harry, y mettre à l’affiche quelques noms d’ acteurs connus et faire un profit énorme, malgré une qualité d'image médiocre.

De nos jours, tout le monde veut des blockbusters comme The Avengers, Transformers, ou Pirates des Caraïbes, ce qui est bien, mais ils coûtent très cher à produire. Je me languis du jour où Hollywood produira des films à petits budgets que les spectateurs apprécieront.

 

Fantasticmovies: Killer School Girls From Outer Space est votre premier long métrage. Qu’en tirez-vous comme expérience?

 

A.S.: La connaissance que j'ai acquise de la production  de Killer School Girls From Outer Space fut énorme; la courbe d'apprentissage a été exponentielle.

Je n'avais pas d'argent pour embaucher un monteur, un ingénieur du son ou encore un compositeur. J'ai eu tout à faire et à apprendre.

J'ai étudié à l'école de cinéma de l'Université du Texas à Austin. Bien que le programme RTF (radio,télévision,film ndlr) était fantastique, j’ai beaucoup plus appris en produisant mon film.

La plus grande leçon que je retire de Killer School Girls From Outer Space est l’expression "JUST DO IT". Oui, il y a beaucoup de préparations et de tracasseries administratives impliquées dans la fabrication d'un film, mais si vous attendez trop longtemps ou que vous vous posez trop de questions vous ne ferez jamais le long métrage.

N'ayez pas peur. Ayez confiance en vous. Lancez-vous.

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

A.S.:Les conditions de tournage étaient assez confortables, nous avons eu suffisamment de nourriture et d'eau,une super équipe travailleuse, un casting incroyable, et seulement dix heures de travail par jour.

Cependant, deux contraintes ont alourdi les conditions de tournage:

Tout d'abord,le film a été tourné durant la nuit. Ce fut dur pour certains membres de l'équipe, mais pour la plupart, ils se sont adaptés rapidement et facilement.

En fait, je préfère filmer la nuit, ça permet de contrôler plus facilement l’éclairage et en ce qui concerne notre film,il y a moins de sujets à distraction.

Deuxièmement, la condition la plus compliquée à gérer, c'était la chaleur, ce fut insupportable. Le shooting a eu lieu à Austin, TX au courant de l'été,durant le mois de juillet. La nuit, la température atteignait 32 à 37 degrés.

Heureusement, la plupart des acteurs et des membres de l'équipe étaient du Texas et ont su gérer la chaleur.

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet? 

 

A.S.: Killer School Girls From Outer Space a évolué à partir d'un certain nombre de situations.

À l'époque quand j'allais au collège, durant un de mes cours, j'ai esquissé une affiche de faux film intitulé: Killer Bunnies From Outer Space. Ce devait être un film sur un groupe de lapins aliens géants qui terrorisent une ville.

Le temps passant, j’ai développé l’idée de «Killer Bunnies» en me demandant si ils ne seraient pas mieux en lapins Playboy. J'ai aimé l'idée et pour être honnête,je l’aime toujours.C’est en partant de là que Bill le producteur et moi-même avons décidé d’écrire le scénario du film qui deviendra Killer School Girls From Outer Space.

Quel que soit le début du titre du film nous savions, qu’après des années de visionnage de films de sf «old school»,il devait se terminer par «from Outer Space».  

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

A.S.: Oui et non.

Nous avons réuni une équipe sans difficultés.Elle était composée de 3 personnes sans compter celles responsables du maquillage, du service traiteur,de  l’habillement , et le producteur Bill. Pour certains jours de tournage plus difficiles, nous avons eu de l’aide supplémentaire.

Quand l’équipe était réduite, tout fonctionnait très bien,chaque membre faisait même plus que le travail qui lui était demandé. Sans eux le projet n’aurait pas abouti.

Le casting était amusant mais laborieux et a pris du temps. On a tenu des auditions pendant 6 semaines.

Heureusement, nous avons casté plusieurs acteurs talentueux et enthousiastes.

Je dois remercier quelques-uns des principaux acteurs et actrices qui m’ont recommandé de nombreux artistes pour notre production.

Cependant, dans chaque production, il y a toujours des personnages qui semblent impossibles à caster; Dans notre cas,ce fut le shérif.

Je me souviens, nous avons dû voir tous les hommes âgés de plus de 40 ans de la grande région du Texas, mais personne ne convenait ; bonnes performances, bonnes interprétations, mais pas en rapport avec le personnage du shérif.

Nous étions à cinq semaines du tournage lorsque Daniel Sawtelle nous a présenté Beard Clem. Nous avons fait une audition en tête-à-tête et il convenait. Nous lui avons immédiatement offert le rôle. C'était un grand jour, une grande performance.

 

Fantasticmovies: Le film semble avoir été tourné dans les 50’s. Etait-ce un gros travail en post-production?

 

A.S:Nous avons tourné le film dans le style des films de science-fiction de la fin des années 50, début des années 60, mais avec une touche de modernité sexy.

De toute évidence, les accessoires d'époque sont chers. Donc, ce que nous avons tenté d'obtenir c’est un équilibre entre l’apparence et l’histoire du film par le biais des dialogues, des costumes, de l’éclairage et en introduisant des éléments modernes comme un véhicule, du sexe et de la violence.

En post-production, nous avons ajouté une quantité énorme d’effets numériques: des lasers, des explosions, des brûlures, de la poussière, etc.

Sans oublier que nous avons fait des tests considérables sur les lasers et les explosions durant la pré-production. Cependant, malgré tous les préparatifs, il y a eu beaucoup de problèmes que nous n'avions pas prévus.

Notre budget était limité, plutôt que d'embaucher un ingénieur du son, un monteur et un compositeur, etc. J’ai tout fait moi-même. Ca m’a pris environ un an mais  ça a été une expérience formidable.

 

Fantasticmovies: Pourquoi des écolières?

 

A.S: Honnêtement, je pense que la raison pour laquelle nous avons choisi le mot"schoolgirls" c'est parce qu'il  sonne bien dans le titre.

De plus, tout le monde aime regarder les belles femmes en jupettes armées des canons lasers (rire).

 

Fantasticmovies: Avez-vous des anecdotes à propos du tournage?

 

A.S.: Oui, beaucoup trop pour tenir dans cette interview.

Celle qui me vient à l'esprit, c'est quand l’agent Winslow( Daniel Sawtelle) a fait ses débuts à l'écran.

Aucuns des autres acteurs n’ avaient vu l'interprétation de Daniel en agent Winslow. L’ayant vu au casting, je savais que tout le monde allait l'adorer tout en étant totalement pris au dépourvu.

Quand nous avons fait la première prise, Daniel était tellement dans son rôle qu’il a littéralement explosé à l'intérieur du poste de police. À la fin de la scène tout le monde éclata de rire et applaudit, ce qui lui a valu une standing ovation de l'ensemble du casting et de l'équipe.

Tout le monde a été surpris, ce fut hilarant! 

 

Fantasticmovies:Vous êtes un fan de Roger Corman, plus en tant que producteur ou plus en tant que réalisateur?

 

A.S.: Roger Corman est l'un de mes cinéastes préférés. Je ne peux que rêver d'avoir la carrière impressionnante qu'il a eu, à la fois comme producteur et comme réalisateur.

C'est une question difficile. Mais, si je dois vous donner une réponse, je suis un fan de Roger Corman plus en tant que producteur. Je crois que, à l'exception de quelques films, Corman produit presque tous les films qu'il dirige.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

A.S.: Merci d’avoir mené cet entretien, il a été très de plaisant. Je voudrais inviter les cinéastes à visiter notre blog, www.indiemoviemaking.com, et bien sûr si vous aimez regarder de belles filles tirer aux lasers en mini- jupes, visionnez Killer School Girls from Outer Space. Vous pouvez acheter l'incroyable double DVD sur www.killerschoolgirls.com, et si vous aimez le film, s'il vous plaît, partagez-le avec vos amis et répandez la bonne parole. Merci!