03/03/2013

MON AMI: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

 

 

MON AMI

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Résumé :

Cal et Teddy, deux anciens meilleurs amis, essayent de raviver leur amitié en élaborant un plan de kidnapping. Leur victime: la fille de leur patron, Cristal. Mais avec la famille de Crystal sur leurs traces et la femme de Teddy de plus en plus méfiante, tout commence à s'écrouler autour d'eux. Leur amitié survivra-t-elle à tous ces tracas? 

 

Réalisateur:Rob Grant

 

Scénariste:Rob Grant


Acteurs :Mike Kovac,Scott Wallis,Bradley Duffy,Chelsey Reist,John Fitzgerald,...

 

Pays :Canada

 

 

Année : 2012

 

 

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Critique :

 

Les couples de mecs en marge de la société à qui il arrive des choses hors du commun et qui sont victimes de leurs actes  entraînant pléthore de situations délirantes allant crescendo, sont courants au cinéma.

Mon Ami de Rob Grant ne déroge pas à la règle avec ses deux personnages Ted et Cal, lacés par leur boulot dans un grand magasin de bricolage qui décident de mettre en oeuvre leur plan de kidnapping de la fille du patron. Évidemment rien ne se passera comme prévu. Tirant son comique du détachement des deux personnages principaux par rapport aux événements qu’ils vont subir, Mon Ami est un habile mélange d’absurde, de grand-guignol, et de dialogues savoureux. La construction narrative du métrage est habilement menée. Telle une montagne russe, le script nous propose un enchaînement de situations de plus en plus extrêmes tout en ne laissant pas de côté l’aspect humain des personnages.

Tourné pour 14 000 $, en gros le budget catering  d’une production moyenne,Mon Ami  est une réelle réussite rappelant ce qui se fait de mieux outre-Manche en comédie horrifique. Techniquement irréprochable, le film  est agréable à voir: belles images,chouettes effets et rythme soutenu.  Le duo d’acteurs Mike Kovac et Scott Wallis  fonctionne à fond rappelant la nonchalance  et l’humanité de Simon Pegg et Nick Frost dans Shawn of The Dead .  N’oublions pas le reste du casting lui aussi,très bon qui apporte au métrage sa consistance et sa crédibilité. Rob Grant, évite les écueils débilisants du genre en ne versant pas dans la comédie lourdingue.

Bref,Mon Ami vous fera passer un bon moment et mérite largement une grande distribution.

 

 

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Note: 18/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Producteur: True Hype Productions

 

 

 

Interview du réalisateur Rob Grant

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Rob Grant: Salut, mon nom est Rob Grant et je suis le scénariste/réalisateur du long métrage indépendant Mon Ami. Je travaille à plein temps dans un département de montage à Vancouver au Canada, et c’est pendant mon temps libre, entre deux shows, que j’arrive à faire ces films indépendants à zéro budget.

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

R.G.: Olala, question difficile. Je suppose que ce n’est pas vraiment un film de genre mais «Sound Of My Voice» m’a vraiment captivé l’année passée. Réellement envoutant pour un film à petit budget, très bien écrit, et intéressant.

 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


R.G.: Mes influences sont généralement variées. La plupart du temps je dirais que c’est Stanley Kubrick puisque ses films sont à un autre niveau. Une de ses idées sur le cinema qui m’a vraiment marquée est que toutes les histoires ont déjà été racontées,il s’agit juste de les montrer de manières différentes.

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

R.G.: Le cinéma d’horreur/fantastique/thriller canadien vit quelque peu des  moments difficiles.  Il y a des règles bien précises afin de recevoir des aides etc. pour la réalisation d’un film. Il faut que les films contiennent un certains nombre de contenu canadien. Bien évidemment cela rend le film très ... canadien, ce  que nous devons essayer d’éviter car le reste du monde n’y est pas très réceptif. Donc en essayant de recevoir un peu d’aide pour un script un peu fou comme celui de  Mon Ami, nous n’avions pas beaucoup de chance. Afin de faire quelque chose de différent, vous devez presque essayer de le faire seul pour éviter d’y voir «l’influence canadienne». Ca vous menotte concernant ce que vous pouvez réaliser avec peu ou pas d’argent. Donc je pense qu’il y a beaucoup de très bon films indépendants réalisés ici en dehors du système, mais j’aimerais voir les plus grandes productions prendre plus de risques pour pousser le cinema de genre parce qu’il y a beaucoup de talents par ici.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

R.G. : L’idée m’est venue après que nous ayons terminé notre premier film, le film de zombies «Yesterday». Les gens nous demandaient tout le temps quelle serait la suite. J’avais toutes ces différentes idées en tête mais j’ai toujours été attiré par l’écriture d’un film qui mettait en lumière les méchants plutôt que les gentils. Je pensais que ce serait un chouette challenge à écrire et à filmer afin de voir si c’était possible de garder un public captivé et sympathique envers des méchants du cinéma.Ensuite, tout s’est mis en place quand j’ai pensé à comment les gens de tous les jours essayeraient de devenir des criminels. Une de mes plus grandes bêtes noires dans d’autres films était de voir une personne moyenne simplement prendre un pistolet et être capable de tirer comme un tireur d’élite sans entrainement. Je voulais essayer de montrer une version réaliste de gens ordinaires essayant de commettre des crimes.

 

Fantasticmovies: Mon Ami est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

R.G.: Merci ! Notre directeur photo, Michael Baier, mérite tous les compliments concernant l’esthétique du film. Il avait des ressources très limitées et a rendu l’aspect du film irréel. Nous avons tourné en 17 jours ce qui correspond en gros à tourner à plein régime tout le temps, il avait beaucoup de pression sur lui pour rester dans le timing et il a assuré. Je ne pourrais pas être plus content de ce qu’il a fait et je pense qu’il s’en sortira bien dans ce business.

Le film a été fait avec 14.000$ ce qui est un avantage et un désavantage. Evidemment ça limite le champ d’action et vous manquez de délai de tournage. On a pris deux ans à monter ce film, ce qui est énorme pour gros budget. Mais cela nous a offert la chance unique de trouver le bon ton pour une comédie si noire. Nous avons essayé plusieurs version des scènes jusqu’à ce que ça soit parfait. Nous avons même invité un bon paquets d’amis avec leurs amis et avons fait trois différentes projections test.

Durant tout ce temps, notre sound designer et premier assistant Ian Robinson a participé au processus de montage. Ca nous a permis de beaucoup communiquer sur le son. Beaucoup de peaufinage avant notre première au Fantasia Film Festival de Montréal.

Fantasticmovies: Pourquoi le titre du film est en français? «My Friend» c’était trop banal?


R.G.:Il y a plusieurs raisons à cela. Nous voulions tout d’abord l’appeler tout simplement «Friends» mais ce nom était déjà pris par une célèbre série télé (rire). Nous avons aussi pensé à «My Friend»  mais Mon Ami  sonnait beaucoup mieux. Nos deux acteurs principaux qui sont très  prétentieux ont ainsi pu jouer dans un film qui a le prestige d’avoir un titre français.

Fantasticmovies:: La narration et la façon dont vous dépeignez vos personnages, rappellent le style anglais. Dites nous comment vous avez construit le script?


R.G.:Le script a changé radicalement durant l’année de préproduction. Il était au départ beaucoup plus sombre et moins drôle. Nous pensions que nous pouvions perdre du public si nous continuions sur cette route.  Nous avons fait en sorte que les personnages puissent se racheter par la comédie  tout en évitant  de traiter le sujet de manière maladroite. On nous a souvent dit que notre film relevait de l’humour british  cela est dû au fait que les punch lines  sont dites simplement. Nous avons travaillé durement dessus car elles sont en  décalage  par rapport aux situations comiques hors normes du film sans être stupides. Nous avons fait en sorte que les personnages ne rigolent jamais.  Ils devaient prendre les choses au sérieux  pour être crédibles.

 Il y avait aussi toutes sortes d’informations  qui devaient être relayées  tout au long du film.  Nous avons essayé de les concentrer pour pouvoir les incorporer dans les scènes ou les retirer rapidement. Presque personne n’ entre ou ne sort des scènes, elles commencent dans un lieu avec les personnages . On a essayé de rendre tout cela dynamique. Le premier montage durait 2:30.  Nous ne voulions pas que le film dépasse l’heure et demi.  Nous avons dû réellement hacher les scènes et les condenser.

Fantasticmovies: Les critiques sur internet comparent votre film avec le travail d’Edgar Wright. Etes-vous d’accord avec cela?


R.G.: Je peux reconnaître la comparaison dans la manière dont nous avons monté le film mais je ne peux pas me prononcer sur l’entièreté du film. Je peux juste me sentir heureux d’ être comparé a un si talentueux réalisateur.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

R.G.: Nous avons essayé ,dans la mesure du possible, à tout réaliser sur le plateau. La tête qui passe à travers le pare-brise a été faite grâce à un mannequin qui portait une perruque. L’effet du robinet a été réalisé grâce à un tuyau sous pression sous l’évier. Les seuls éléments digitaux que j’ai du  ajouter lors de la post production, sont les panneaux  de parking réservés 'Hal's Hardware'. J’ai dû aussi effacer quelques fois la tête du voisin .  Par contre nous avons réellement aspergé l’entièreté du mur avec du sang(rire). Les scènes principales ont été tournées dans la maison de mes parents quand ils étaient en vacances.  Ils ont été surpris de tout ce sang déversé  sur les murs lors de la vision du film.


Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

R.G.: Oui, trouver une équipe motivée n’est pas difficile quand vous travaillez avec vos amis.  La True Hype team  est composée de Scott Mainwood, de moi-même et de nos deux acteurs principaux :Mike Kovac et Scott Wallis. Les autres personnes qui sont associées au projet sont des gens dont nous sommes proches ,en qui nous croyons et avec qui nous avons  déjà travaillé.  Nous avons travaillé dur pour que les gens se sentent inclus dans le tournage. Cela doit se passer ainsi lorsque vous demandez à des équipes de travailler gratuitement. Si ils ont envie d’être là,  l’environnement créatif ne sera que meilleur.

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?


R.G.: Nous somment vraiment chanceux sur ce film comparé à notre premier. Aucunes caméras cassées,  aucun problème en faite. Les choses se sont passées très facilement. Notre seule difficulté a été le tournage du kidnapping dans la rue. Comme nous ne pouvions pas nous offrir les permis,  nous avons tourné la scène à la «kamikaze» en espérant que personne n’appelle la police. Nous avons fait de notre mieux pour prévenir les voisins et faire en sorte qu’ils se sentent à l’aise avec le tournage. Un des voisins n’était pas content et a menacé de nous dénoncer. Tout ce que nous pouvions faire c’était de filmer le plus rapidement possible.  Heureusement la police n’est pas venue.

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

R.G.: L’entièreté de la seconde partie du film a été tournée dans et autours de la maison de mes parents. J’avais l’habitude d’inviter les acteurs et l’équipe à rester à la maison pendant cette période afin que tout le monde se connaisse mieux. Donc sur plusieurs jours, nous tournions  puis nous sortions les chaises longues jusqu’à ce que chacun ait besoin d’aller au lit. Je trouve cela très chouette le fait de rester dans la zone créative  durant le tournage.

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

R.G.: J’ai plusieurs projets en cours parce que je ne sais pas rester en place. L’un d’eux est un film que j’ai tourné sans équipe et sans argent durant les week-ends  et le montage de Mon Ami. C’était complètement improvisé et c’est juste une manière pour moi de continuer à pratiquer.  En quelque sorte un film en est sorti. Je me demande comment le distribuer.

 Je suis aussi en train d’écrire le script d’un film qui s’appelle «Reset» et qui raconte l’histoire de trois collégiens qui sont capables de réapparaître après leurs morts.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

R.G.: Merci pour l’intéret que vous portez à Mon Ami. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/02/2013

BELOW ZERO: CRITIQUE ET INTERVIEW DE LA SCENARISTE/PRODUCTRICE,SIGNE OLYNYK

 

 

 

BELOW ZERO

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Résumé :

Jack, un écrivain en panne d’inspiration pour un roman dans lequel ses personnages sont prisonniers d’une chambre froide, se fait enfermer pour plusieurs jours dans une chambre froide au milieu de nulle part. Mais au fur et à mesure que la température baisse, la terrifiante histoire qu’il écrit va prendre vie…

 

Réalisateur:Justin Thomas Ostensen 

 

Scénariste: Signe Olynyk


Acteurs :Edward Furlong,Michael Berryman,Kristin Booth,Dee Hanna,...


Pays :Canada

 

 

Année : 2011

 

 

Durée:95min.

 

 

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Critique :

 

Retrouver dans un même film la vielle trogne de Michael Berryman (La Colline A Des Yeux) et l' ados désormais ravagé par le temps, Edward Furlong (Terminator 2), ça a de quoi titiller la curiosité des fantasticophiles.

Petite production indépendante réalisée par Justin Thomas Ostensen , Below Zero met en scène un scénariste peu prolifique qui se retrouve séquestré dans une ancienne chambre froide. N'ayant pour seule distraction qu'une carcasse de cochon pendue à un crochet, il n'a d'autre choix que de laisser libre court à son imagination pour pondre un scripte commandé par son agent. Une histoire basée sur des faits réels. En effet, pour écrire le scénario du film, Signe Olynyk  s'est enfermée dans un congélateur afin de ne pas être dérangée par les distractions de son environnement.  (v. Interview qui suit cette critique).

Reposant sur la mise en abime (un récit dans le récit), Below Zero nous présente didactiquement le travail d'un scénariste lambda utilisant des faits réels pour les incorporer dans sa fiction.

Une mise en image du processus de création qui joue avec les codes du genre traditionnels (plans d'insert, scènes abordées suivant différents points de vue,...) pour ensuite brouiller les pistes, rendant confus le réel et l'imaginaire.

Artistiquement bien foutu, Below Zero offre aux spectateurs une production honnête : de belles images (qui rappellent l'Hostel d'Eli Roth), un sound design et des effets visuels maitrisés.

Edward Furlong est convaincant, épaulé par le jeu juste de Kristin Booth.  Le physique atypique de Berryman fait toujours mouche et la petit garçon, joué par Sadie Madu (une petite fille) est inquiétant.

Bref, Below Zero est une série B bien foutue , qui hélas est trop explicite au début pour installer une quelconque tension mais qui aménage néanmoins un suspense latent qui atteindra son appogée dans le dernier quart d’heure. 

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Note: 15/20

 

 

Bande Annonce :

 

 

Producteur: Twilight Pictures 

 

 

 

Interview de la scénariste/productrice Signe Olynyk

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Signe Olynyk: J’ai l’habitude de me considérer comme une «scénariste réticente» productrice. Je suis devenue productrice afin de voir mes films se réaliser. Je pense que c’est ce que doivent faire plus de scénaristes. Nous avons souvent besoin d'être la force motrice de nos films afin de les voir produits.

Je suis aussi la fondatrice des Great American PitchFest, Great Canadian PitchFest et Great British PitchFest. J’ai organisé ces événements afin d’aider les scénaristes à rencontrer les bonnes personnes pour avancer dans leurs carrières.Nous avons près de 2.000 écrivains qui les fréquentent et le Great American PitchFest  est devenu la plus grande conférence sur le scénario à Los Angeles.Nos cours sont tous libres et sont  un moyen d'aider d'autres écrivains à maîtriser leur métier.N'importe qui peut y aller, y compris les lecteurs de Fantasticmovies qui sont intéressés. Vous pouvez visiter le site http://www.pitchfest.com/ ou m’envoyer un mail à info@pitchfest.com pour plus d’informations.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

S.O.:  J'ai eu l'occasion de voir quelques classiques du grand écran durant cette  année, à différents festivals tels que Delivrance,Shining et Duel. Ce qui m'a surpris le plus, c'est de voir à quel point les films d'horreur ont changé depuis que ces films ont été produits.Ceux-ci que j'appellerais «à combustion lente» prennent leur temps pour la construction du suspense.Les films d'aujourd'hui sont beaucoup plus rapide, et le public est devenu plus exigeant à bien des égards.Il s'attend au chat qui surgit de nulle part ou à quelque chose qui va être révélé au travers de la fenêtre derrière un personnage sans méfiance.Les réalisateurs doivent être plus créatifs dans leur façon de créer du suspense,et s’assurer que les moments de trouille sont originaux et inattendus.Pour moi, les films d'horreur et de suspense ne reposent pas sur les litres de sang déversés mais plutôt sur  de bonnes histoires avec des personnages intéressants

 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que scénariste?


S.O.:Je suis influencée par tant de gens formidables.Je suis influencée par les conférenciers fabuleux et les instructeurs avec qui j'ai eu le plaisir de travailler au Great American  PitchFest et par leurs excellents livres sur le scénario. Je suis aussi influencée par d'autres scénaristes et auteurs qui parlent de leur métier et partagent les leçons qu'ils ont apprises durant leurs propres carrières.Stephen King est génial de par son originalité, sa maîtrise de la peur et du suspense et par la profondeur de ses personnages.Et enfin, je suis influencée par mes pairs scénaristes qui tentent de construire leur carrière et de développer leurs propres scripts.J'ai lu beaucoup de livres et de scénarios et j’ apprends de chaque travail que je critique.Je suis très chanceuse d'avoir autant de ressources et de personnes pour approfondir mes connaissances. 

 

 

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre technique pour écrire un scripte? 

 

S.O.: Quand j'ai écrit le scénario de Below Zero , j'ai développé le pire cas de syndrome de la page blanche que j'ai connu.Ce n'est pas facile d'écrire des thrillers ou des films d'horreur avec des lieux de tournage limités et un nombre de personnages restreint tout en créant une histoire convaincante qui offre quelque chose de nouveau et qui respecte le public.Mon histoire traite de quelqu'un enfermé dans une chambre froide. Afin de surmonter mon syndrome de la page blanche, je me suis infligée le même calvaire que mon personnage principal. Je me suis enfermée dans une chambre froide. J'y ai passé cinq jours, travaillant l'histoire et l'écriture du scénario.Beaucoup de gens me demandent ce que c'est que d'écrire un scénario dans ces conditions et je leur réponds que ce n'est pas aussi contraignant que ça y parait .En tant qu'écrivain, je suis constamment aux prises avec des distractions telles que les e-mails, les appels téléphoniques, et toutes les autres demandes qui bouffent votre temps. Lorsque vous êtes enfermée comme ça, vous supprimez toutes ces distractions et vous pouvez vous concentrer uniquement sur ce que vous devez faire.Je vais écrire tous mes scripts dans un congélateur à partir de maintenant!


Fantasticmovies: Vous êtes une femme dans un monde d’homme. Etait-il facile de trouver votre place en tant que femme dans l’industrie du cinéma d’horreur/thriller?

 

S.O.: Mon expérience a été incroyable.Avec Below Zero , je voulais écrire quelque chose qui apporte du nouveau au genre et qui était à la fois, je l'espère, un peu plus intelligente et intéressante que la plupart des films d'horreur que j'ai vus durant la dernière décennie. Je pense que les fans reconnaissent et apprécient cela. Ils ont été très enthousiastes.J’ai écris une histoire que je voulais voir à l’écran. J’espère que les fans y seront réceptifs. Ca a été un parcours formidable jusqu'ici, et nous sommes impatients de nous lancer dans la suivante.

 

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

S.O.:Nous avons été très chanceux avec notre casting .Michael Berryman est très talentueux et nous avons aimé travailler avec lui.Il a une apparence hors du commun et il est souvent appelé pour des rôles mettant en avant son physique et non son jeu d’acteur. Pour Below Zero , nous avons pu lui offrir un personnage qu’il était en mesure de faire briller grâce à ses talents d'acteur. Avec Edward Furlong, nous avons également eu de la chance, car il joue un personnage qui lui ressemble beaucoup. Il a eu une tâche très difficile sur ce film car nous devions filmer toutes les scènes en 11 jours, ce qui est scandaleux.  Faire ce film a été un petit miracle.

 

Fantasticmovies:En tant que scénariste, êtes-vous satisfaite du résultat à l’écran?

 

S.O.:Ce film ressemble à un produit de studio, et j’en suis très fière. Tourner avec un tel budget n’a pas été une expérience facile.Je suis déçue que la distribution du film n’a pas été plus large. Nous avons essayé tout ce qui était possible pour obtenir auprès des sociétés distributrices, une distribution à plus grande échelle.Bien que ce côté de l'expérience a été décevant, nous sommes très fiers du fait que nous avons fait un grand film que les spectateurs recherchent.Nous allons certainement aborder différemment la distribution sur le prochain.

 

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

S.O.:Nous sommes en cours de développement du long métrage de mon partenaire de production :Lane Breakdown.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

S.O.: J'encourage vos lecteurs à envisager de faire leur propre film. Regardez les ressources dont vous disposez dans votre propre vie et utilisez les comme ingrédients dans votre scénario.Si vous connaissez quelqu'un qui a une voiture de sport décapotable, ou un chalet «Oceanside», peut-être que vous pouvez utiliser ces éléments dans une histoire. Pensez à écrire un film d’ horreur ou un thriller parce que les fans dévorent ces films et ils sont également plus faciles à vendre dans d'autres pays. J'écris généralement des histoires softs, mais parce que la peur est universelle, elle se vend bien au niveau international.Et si vous ne savez pas comment écrire un scénario, venez à nos cours gratuits du Great American PitchFest pour apprendre tout ce que vous pouvez (www.pitchfest.com). Si vous ne connaissez personne à Hollywood, vous aurez des contacts d'ici la fin du week-end. C'est un événement très spécial et nous en sommes tous très fiers. Nous avons également enregistré un commentaire sur notre DVD expliquant comment nous avons fait notre film donc j’encourage toutes les personnes intéressées à l’écouter.Vous pouvez l'acheter sur Amazon.com ou sur le site www.belowzeromovie.com, et n'hésitez pas à m'envoyer un email directement à info@pitchfest.com si vous souhaitez obtenir des conseils ou de plus amples renseignements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25/01/2013

THE ESCHATRILOGY: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

THE ESCHATRILOGY

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Résumé :

Seul dans un monde monstrueux, Matthew passe son temps à se cacher loin de zombies, à collecter et à bruler les cadavres. Mais les choses prennent une tournure inhabituelle quand il rencontre un vagabond anonyme qui porte avec lui un livre mystérieux. Dans ce livre sont réunis trois contes de l'apocalypse, des histoires d'horreur et de survie qu'il a recueillies lors de ses voyages.

 

Réalisateur:Damian Morter

 

Scénariste:Damian Morter

Acteurs :Damian Morter,Stuart Wolfenden, Sarah Jane Honeywell,Sam Cullingworth, Tim Mcgill Grieveson,...

 

Pays : Angleterre

 

 

Année : 2012

 

 

Durée:103 min.

 

 

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Critique :

Il avoir du sacré courage voire un instinct suicidaire pour réaliser de nos jours, par ses propres moyens un film de genre ambitieux et qui plus est, traitant de zombies.

A moins que l'exercice ne soit tout simplement guidé que par passion du 7e art.C'est donc un sacré challenge qu'a relevé Damian Morter pour mettre en boite son The Eschatrilogy, un film à sketches de 3 histoires traitant d'une invasion de zombies vue au travers de trois expériences de vie à trois moments différents.

Tourné pour presque rien et avec les moyens du bord, le réalisateur a mis tout son talent de metteur en scène, d'acteur et de scénariste pour rendre le résultat à l'écran  convaincant, prouvant une fois de plus que ce n'est pas le budget qui fait le film.

La première histoire (Dead Inside) nous compte les débuts de l'invasion en se focalisant sur un père de famille de retour du boulot qui se fera infecter. Arrivé chez lui, il s'en prendra à sa famille.

La seconde histoire (The Dying Breed) raconte les mésaventures d'Alex, qui, après avoir perdu sa petite amie lors d'une attaque de zombies, décide d'aller rejoindre sa mère et sa soeur.

Et enfin la troisième histoire (et de loin la plus prenante) (A Father For The Dead) quant à elle, suit l'errance d'un père psychiatre et de son fils à la recherche d'un lieu où s'abriter. Ils trouveront refuge dans une ferme abandonnée dans laquelle ils rencontreront d'autres survivants très étranges.

Ces 3 récits se retrouvent consignés dans un livre retrouvé dans les affaires de l'énigmatique Cal, qui est venu se réfugier dans une forteresse de fortune habitée par Matthew,  l’un des derniers survivants de l’invasion qui passe son temps à récupérer les corps morts qui jonchent la route pour les brûler.

Mot valise composé des termes: «eschatologie»( discours théologique et philosophique sur la fin des temps) et trilogie, The Eschatrilogy est un film intelligemment mis en scène.

La cohérence de l’ensemble est renforcée tant  narrativement que visuellement  par le fait qu’à la tête du projet il n’y a qu’un réalisateur d’une part, et que chaque histoire a été tournée à un moment de l’année différent, ce qui permet une meilleure compréhension du temps qui passe et des ellipses d’autre part.

 Composé essentiellement d’acteurs amateurs, dont le jeu approximatif plombe quelque peu le ton sérieux de l’ensemble, le film ne perd cependant pas sa crédibilité. Damian Morter  n’hésite pas à sacrifier et à malmener ses personnages principaux. Chose rare à l’écran pour le souligner, les enfants subissent autant que les adultes.

Les effets gores à l’ancienne sont assez bien foutus  et le faux sang coule à profusion. Vu qu’il s’agit d’un film de zombie, on ne sera pas épargné des scènes d’éventration et de dégustation d’intestins tout chauds, qui sont assez nombreuses et redondantes.

Bref, The Eschatrilogy  n’est certainement pas parfait mais au vue de son budget et de ses moyens inexistants le résultat est convaincant. Une belle petite surprise à découvrir, en espérant qu’il sorte dans nos contrées.

 

 

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Note: 15/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Producteur: Safehouse Pictures. 

 

 

 

Interview du réalisateur Damian Morter

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Damian Morter : Je m’appelle Damian Morter, je suis un scénariste,monteur et réalisateur qui habite en Angleterre.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

D.M.: Le dernier film qui m’a le plus surpris (dans le bon sens du terme) est Hate Crime de James Cullen Bressack que j’ai vu en ligne durant le  Killerfilm fest de 2012 au Massachusetts. Je ne suis pas un fan des found footages mais celui-ci était audacieux, brutal, superbement monté et la performance de Jody Barton était exceptionnelle ... James est définitivement un réalisateur à suivre, il n’a que 20 ans... J’étais très impressionné. J’ai hate de voir ce qu’il va faire par la suite. 

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?


D.M.:Je pense que nous avons besoin de nouvelles histoires, les remakes qui sortent sont grossiers et sans épaisseur, je suis sûre que vous avez entendu cela de nombreuses fois.

La plupart des thèmes et des histoires ont déjà été abordés dans le passé bien sûr, mais il est important de prendre le meilleur de ce que vous aimez et de créer avec cela votre propre monde avec vos propres éléments et touches... C’est en tout cas comme cela que je veux procéder.

 

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


D.M.: John Carpenter m’a énormément influencé. Halloween est le premier film d’horreur que j’ai vu et il m’a réellement effrayé. Les enfants possèdent une fantastique imagination que nous perdons quand nous mûrissons. Mais aussi les travaux de Clive Barker, qu'il s'agisse de son écriture ou des quelques films qu'il a effectivement réalisés.Le visuel et ses messages sont une source d'inspiration. Mon amour des monstres est certainement venue en lisant et en regardant son travail. Ses créatures dans Nightbreed et Hellraiser sont à la fois horribles et belles, il n’y a que lui pour trouver ce juste milieu dans le monde qu’il crée.

 

 

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre dans votre pays? 

 

D.M.: Il est en train de s’améliorer, notamment grâce aux artistes indépendants. Nous nous concentrons davantage sur la narration, qui est la chose la plus importante dans la création d’un film. Les belles images et le bon montage sont la cerise sur le gâteau. Mais nous avons encore besoin encore de faire nos armes.

 

 

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

D.M.: C'était très dur, la météo britannique souffre du syndrome bipolaire .. il ne fait jamais le même temps à deux reprises, et celui-ci peut basculer à n'importe quel moment de la journée. Notre ciel au Royaume-Uni est généralement maussade, ce qui n'est jamais agréable à regarder. Nos températures ne sont pas agréables ce qui peut être très inconfortable, surtout pour les acteurs et les figurants qui passent beaucoup de temps à attendre, je suis juste heureux que l’équipe était composée de gens de bonne volonté qui ont fait le film pour l’amour du cinéma.

Nous avons tourné chaque segment du film durant une saison différente pour essayer de donner au film un vrai sens du temps qui a passé. Un seul a été tourné pendant l'été. Je pense que c'était celui que mes acteurs et mon équipe ont le plus aimé ... mais bon, s’il fait froid, il suffit de porter un pull épais et de mettre des sacs en plus de vos chaussettes sous vos chaussures!Et si il commence à pleuvoir ... et alors! Reste sur place et continue à travailler!

Le son a été aussi un problème. Je ne voulais pas de chants d’ oiseaux dans mon film (oiseaux = vie), alors tout le film a été redoublé: avec bruitage et dialogues en post-production.Nous n'avions pas d'argent, alors j'ai dû enregistrer tous les sons seule dans ma chambre à la maison, en utilisant toutes sortes d'objets, c’ était très répétitif. Par exemple: l'enregistrement de chaque bruit de pas était produit avec des chaussures différentes. Il fallait tenir compte si les personnages marchaient d'un pas plus lourd ou plus léger. Je passe sur tous les autres bruits fous et imaginables que j’ai du produire, et je vais mourir un homme heureux si je n'ai plus à faire une autre gémissement de zombie dans ma vie! Je ne pourrais pas vous énumérer tous les sons ce que j'ai produits, ça prendrait des jours (rire).

La post syncro a également été faite dans ma chambre, ce qui était aussi un challenge! Je peux vous dire que le chien de mon voisin a failli être empoisonné à cause de  ses nombreux aboiements continus!(Désolé les amis des chiens, mais vous serez heureux de savoir que je me suis retenu et que le chien va très bien!)

 

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

D.M.: Je venais de terminer mon premier film, "Bicycle Day",  qui a été produit pour moins de 100 £. Il a remporté des prix et a eu quelques excellentes critiques. Mais c'était ma première tentative en définition standard, avec seulement 3 membres d'équipe et 4 de casting ...Je voulais améliorer mes compétences,tourner en haute définition , et en tant que réalisateur, je voulais travailler avec plus de personnes pour me rendre compte de la pression que cela met.  Donc, un casting de 700 personnes, c’était un bon début. 

 

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

D.M.: Rien au cinéma n’ est facile si vous le faites sérieusement, mais heureusement, il y a beaucoup de gens merveilleux et talentueux qui cherchent à acquérir de l'expérience. "Bicycle Day" m’a beaucoup aidé, il a montré à d'autres cinéastes que j'étais sérieux et très loin d’être paresseux. Alors, quand nous avons décidé de  produire Eschatrilogy, quelques-uns m'ont contacté et voulaient participer au projet et bizarrement , tout le monde semble aimer les zombies!Mais, une fois que l'idée et la structure des histoires de mon film ont commencé à se propager de bouches à oreilles, il est devenu plus populaire que je ne pouvais l’espérer et de plus en plus de personnes ont rejoint l'équipe.

Des acteurs motivés est essentiel pour diriger et, heureusement, ceux que nous avons rencontrés et aimés le sont  extrêmement pour leur métier. 99% d'entre eux étaient des débutants. Ce qui était formidable,  c’est que le film les a aidés à construire leur confiance,à apprendre comment fonctionne un tournage. Ils n’avaient pas non plus un «ego» surdimensionné... Ils étaient donc contents d’être là.... et si ils commençaient à perdre leur motivation, on leur donnait un petit coup de fouet jusqu'à ce qu'ils récupèrent .

 

 

Fantasticmovies:  Parlez-nous du budget de The The Eschatrilogy . 


D.M.: Il était inexistant, il n'y avait pas de trésor, pas de financement, et je n'avais pas un sou en poche, il se résumait donc à du travail acharné et à de la créativité purs. 

Au cours des derniers mois de tournage, nous avons obtenu des dons comprenant du matériel de maquillage provenant d'entreprises comme « Dempsey's blood» et "Charles Fox" de Londres d'autres entreprises plus petites comme «Skulls direct» nous ont donné quelques crânes et os très réalistes. Egalement une petite entreprise locale de vêtements "Five finger thing"nous a donné des T-shirts pour l’équipe. Désolé si je leur fait un peu de publicité, mais je leur dois beaucoup!Nous avons également récolté 1000 £ grâce à un crowdfunding organisé à Sheffield durant lequel le public a pu faire de petits dons qui ont financé principalement les gallons de faux sang utilisés dans le film (rire)!

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?


D.M.: Nous tournions une scène près d’un canal quand les services de police et des ambulanciers sont arrivés, toutes sirènes hurlantes, croyant qu'il y avait eu une un terrible accident prévenus par un badaud. Quand ils sont arrivés, ils ont réalisé qu'il  s’agissait des figurants déguisés en zombies. Cette infos a fait le tour du monde, une situation vraiment marrante. 

 

Fantasticmovies: Pourquoi les zombies et pourquoi un film à sketches?

D.M.: Ma femme et productrice  est une  fan de zombies, et m'a convaincu de faire un  film de zombies. Je ne suis pas un passionné du genre. Il était donc important pour moi de faire quelque chose d’unique. Je suis un fan des films à sketches, du  sous-estimé "The Offspring" de Jeff Burr et biensur des deux "Creepshow"(Les créateurs du troisième opus doivent être mis au pilori et fouetté!). J’ai donc voulu essayer et faire dans ce genre.

Quand je vivais et travaillai s à Londres,j'avais l'habitude d'attraper les métros de travailler tous les jours, entouré de milliers et de milliers de personnes, chacune avec sa propre histoire, ses difficultés, ses réussites et ses sentiments sans que nous ne sachions rien d’elles parce que ça fait partie de leur intimité et que les gens ne parlent plus. Parfois ces vies se croisent et s’interconnectent peut-être seulement pour un bref moment. Mais ça arrive. Ca me fascine, et donc, je voulais que ce thème soit abordé dans mon film :une communauté d'étrangers liés par des événements dramatiques et traumatisantes, comme une apocalypse.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre méthode pour mettre à leur aise les enfants sur le plateau?

 

D.M.: J’ai moi-même quatre enfants et un cinquième en route. Il m’apprennent comment être un être humain plus patient et plus tolérant, et aussi à rester jeune. Je ne les traite  jamais comme des bébés.  je veux qu’ils soient capables  de parler de tout avec moi et je les laisse prendre leurs propres décisions. Ils doivent sentir qu’ils font partie intégrante  de l’unité de la famille. Donc, leur donne des éléments de liberté (sauf quand c’est le moment d’aller au lit ). C’est la même chose sur le plateau. Ils ont leur mot à dire sur leurs personnages.  Je leur demande comment ils pourraient réagir face à une situation.  Je leur faire sentir qu’ils font parti du processus  sans être des accessoires. Les enfants sont beaucoup trop intelligents. Jamais je ne les sur couve. C’est important pour que leurs parents se sentent eux-aussi en confiance, je leur parle toujours de ce qui va se passer. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

D.M.: Je méprise les C.G.I., ils sont trop lisses et deviennent maintenant plus importants que les histoires racontées par les films. J’aime que les choses paraissent poisseuses. J’ai donc décidé de revenir au «old school». Sur le plateu les effets à moindres couts mais correctement montés donnent un gros coup de pied au cul à chaque fois aux C.G.I. Les génies tels que: Tom Savini, Greg Nicotaro et Rob Botin sont mon inspiration. Nous avons tourné une seule scène sur fond vert, simplement parce-que je ne pense pas que quelqu’un m’aurait laissé le couper en deux  en le percutant avec une Volvo à pleine vitesse. Ca doit être illégal non?

 

 

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

D.M.: Oh oui, je suis en train d’écrire un nouveau scripte. The Eschatrilogy m’a ouvert de nombreuses portes, et l’industrie commence à en prendre compte. Je suis une abeille ouvrière avec une vision claire et maintenant je veux aller de l’avant. Il s’agit d’un film de monstres, un autre genre que j’adore qui a été presque oublié. Nous prévoyons de le tourner en été et nous avons quelques grands noms prévus à l’affiche. J’ai tellement d’hommages à réaliser pour ces cinéastes qui m’ont inspirés.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

D.M.: J’encourage tous les aspirants cinéastes à se lancer. Les outils sont là. L’équipement devient très abordable et votre chambre à coucher peut se transformer en un studio de post-production, comme la mienne. Tout est plus facile. Vous devez juste travailler dur. Je veux dire, imaginez vous de retour dans les années 70, ce qu’ont du inventer Richard Chew, Paul Hirsch et George Lucas pour fabriquer Star Wars. Maintenant d’un simple pressage de bouton ou d’un clic de souris, on peut y arriver.

Il suffit d’être dans l’état d’esprit de vouloir travailler ensemble. N’attendez pas que le financement tombe du ciel, et ne vous plaignez pas si vous ne l’obtenez pas. Personne ne vous donnera quoique ce soit si vous ne faites pas d’abord vos preuves. Bougez votre cul et faites le, prouvez à l’industrie que l’on a pas besoins de millions ni de milliers pour divertir avec des films. Vous êtes l’auteur. Pour citer 

Freddy Krueger «C’est un tout nouveau terrain de jeu».

 

Merci de m’avoir donné  l’opportunité de m’exprimer.