12/11/2014

ELECTRO-CUTE!: CRITIQUE/INTERVIEW DE LA REALISATRICE TARYN HOUGH

 

ELECTRO-CUTE!

 

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Résumé :Pandora obtient plus que ce dont elle pouvait espérer en utilisant un nouveau dispositif électronique qui lui promet d’attirer les autres à elle.

 

Réalisateur: Taryn Hough

 

Scénariste:Taryn Hough

 

Acteurs:Taryn Hough,Jaclyn Carmichael,Blake Hogue,Michele Knotz,Bill Rogers

 

Pays :Etats Unis

 

Année :2012

 

Durée:11 min.

 

Production:Chain Smoking Monkey

 

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Critique : 

Réalisé, scénarisé, animé et joué par Tarhyn Hough, Electro Cute! est un sympathique court métrage complètement décalé. 

Tout commence quand une jeune fille au look "geek je ne sors pas de chez moi" reçoit de sa gentille maman un paquet contenant l'Electro Cute. 

C'est une machine d'électro stimulation à appliquer sur le visage aux propriétés stupéfiantes, rendant son utilisateur socialement désirable. Hélas pour notre héroïne, rien ne se passera comme prévu.

Mêlant animation, prises de vue réelles et effets spéciaux volontairement cheap, Electro - Cute! se déguste avec le sourire. Cette comédie désinvolte surprend par son aspect délirant totalement maîtrisé. En effet, le court dose parfaitement son rythme et monte en puissance de manière crescendo, un peu comme des touches de punk dans un morceau classique qui se feraient de plus en plus entendre sans dénaturer la musique. D'un point de vue technique, le film est de bonne facture et sa mise en scène est simple mais efficace. Sur le fond, il n'est pas non plus dénué d'intérêt. Si on creuse le questionnement, le métrage met en lumière l'aliénation de l'apparence et de l'avoir. Jusqu'où sommes nous capables d'aller pour rentrer dans les standards communément admis? 

Bref, Electro- Cute! est un court métrage déjanté et amusant qui surprend agréablement par son traitement original et désinvolte. 

 

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Note : 17/20

 

Bande-annonce :

Electro-Cute! trailer from Taryn Hough McCollum on Vimeo.

 

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

 

 

 

Interview de Taryn Hough (réalisatrice,scénariste et actrice principale)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Taryn Hough :Je m’appelle Taryn Hough, et je suis la  propriétaire de Chain Smoking Monkey Productions. Electro-Cute est le projet le plus récent dans lequel je joue et je filme.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Taryn Hough :J’ai vraiment adoré Cashback. Je ne savais rien à propos du film avant de le voir, mais après quelques recherches, il m’a parut encore plus intéressant. Il provoque un sentiment bizarre qui correspond au thème de l’histoire. Chaque effet spécial est là pour servir la narration et ça fonctionne très bien. J’ai découvert que le film était basé sur un court-métrage et que celui-ci est en fait dans le long sans avoir subi de changements. Cashback est l’exemple réussi d’un court adapté en long.

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Taryn Hough :Singulier, dessins animés,films d’horreur(“Oddly enough, cartoons and horror movies”)

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Taryn Hough :J’ai grandi en regardant des dessins animés. Je suis toujours une énorme fan de Scooby Doo, des Simpson, de Futurama, de Regular Show, d’Adventure Time, des Silly Symphonies de Disney, etc…

Mais autant j’aime les dessins animés, autant j’aime avoir peur. Enfant, mes parents ne m’ont pas laissée regarder des films d’horreur. Chaque fois que je voulais voir un film d’horreur à la télé, je devais me cacher, de peur de me faire gronder si je me faisais prendre. L’un de mes plus prégnants souvenirs était la vision de Vendredi 13 à la télé, expurgé des scènes les plus intéressantes. Je n’en ai vu que la moitié car je ne cessais de regarder au-dessus de mon épaule pour ne pas me faire attraper par mes parents. Voici quelques uns de mes films d’horreur préférés: Black Christmas (l’original), Trick ‘r’ Treat,Tremors,The Monster Squad.

En général, j’aime les choses qui sont un peu particulières, ce qui peut se voir dans mes films. Je me concentre d’abord sur l’histoire . Je fais ensuite de mon mieux pour que le visuel serve le mieux possible mon histoire .

Comme beaucoup d’autres réalisateurs, je suis une fan d’ Alfred Hitchcock, de Danny Boyle, de Baz Luhrmann, de Richard Linklater et de  Wes Craven.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet d’Electro-Cute?

 

Taryn Hough :Electro-Cute est basé sur une série de sketches que j’ai mis en ligne. Dans l’un, je parle à un évier dans la salle de bain, dans un autre, je parle à une tasse à café. C’était plus pour le fun et un exercice d’animation qu’autre chose. Ces petits films ont eu du succès, je me suis alors demandée comment je pouvais développer ces concepts en un court métrage? Initialement, mon personnage principal quittait sa maison et interagissait avec d’autres gens, mais ça ne collait pas avec les éléments animés. Après plusieurs changements, j’ai décidé que mon personnage resterait à la maison, permettant au spectateur de vivre en directe tout ce que vit l’acteur principal.

 

Fantasticmovies : Electro-Cute est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Taryn Hough :J’ai travaillé avec une équipe géniale, Ils ont rendu la post-production facile.

Electro-Cute a été tourné par une photographe professionnelle, Cherrie Hamilton . Avoir quelqu’un derrière la caméra, qui est habitué à cadrer pour une image a vraiment aidé à  obtenir l’esthétique que je recherchais pour le film. Elle a aussi compris l’importance du “temps réel” dans Electro-Cute. Son expertise et son utilisation des couleurs a rendu le processus de montage facile.

Le design sonore et la musique ont été réalisés par Phillip McCollum. Comme le film ne montre qu’un acteur “live”, il fallait que les sons soient les plus réels possibles concernant les objets parlants et les cartoons. Filip a fait du bon boulot. La musique qu’il a composée a capturé l’essence du court. Elle permet au spectateur de s’immerger dans l’univers d’Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des éléments d’animation et des effts spéciaux dans le film.

 

Taryn Hough :L’animation fut l’aspect le plus difficile d’ Electro-Cute.

Quand je réalise un court, je me challenge en essayant quelque chose que je n’avais pas fait avant. Dans  Electro-Cute, les défis étaient : l’animation et le mix de médias. L’idée était d’avoir une animation complexe qui paraisse simple comme dans South Park.  J’ai réalisé l’animation en dessinant les personnages ou une partie de ceux-ci sur des morceaux de papier que j’ai ensuite scannés. Je les ai colorisés avec Photoshop puis animés avec After Effects. Ca a donné le résultat d’ une animation rudimentaire mais étrangement complexe. Dans le court j’ai aussi beaucoup utilisé les fonds verts. Je voulais construire les décors animés et des éléments en premier lieu à l’ ordinateur, puis y ajouter  ce qui a été filmé en live. Construire ces scènes m’a pris beaucoup de temps alors que dans le film elles paraissent couler de source et rapides. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Taryn Hough :Le tournage d’Electro-Cute a été marrant. Il a duré cinq jours. La scène dans laquelle mon personnage s’électrocute avec un taser a été très drôle à tourner. Je devais tomber raide sur le sol tout en grognant. J’ai du recommencer la scène encore et encore car je ne pouvais m'empêcher de rire. 

Une question reviens souvent lors des projections dans les festivals: est-ce que je planais quand j’ai fait le film? Je l’ai chaque fois prise pour un compliment, mais non, je ne planais pas quand j’ai fait Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Taryn Hough :Je travaille sur un court et un long avec d’autres réalisateurs, mais je ne sais pas ce que je suis autorisée à en dire. Ce sont des films d’horreur, l’un un drame horrifique, l’autre, un thriller horrifique.

En ce qui concerne mes projets, je travaille sur un documentaire sur un programme scolaire qui s’intitulait Dolls for Democracy . On l’a arrêté il y a vingt ans de cela mais un des professeurs tente de le faire redémarrer . Le documentaire parle de son combat. Nous le tourneront au courant 2015.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Taryn Hough :Mon but avec Electro-Cute était de faire rire l’audience. C’est un court fou destiné à divertir. J’ai fait une chouette tournée des festivals, dans lesquels il a été très bien reçu. Ce qui n’aurait pas été possible sans une super équipe et un bon casting. J’apprécie le travail énorme que chacun a fait pour rendre Electro-Cute réel.  Si vous désirez en apprendre plus sur le court, n’hésitez pas à visiter le site de la production: www.chainsmokingmonkey.com 

 

 

 

 

 

31/10/2014

ZOMBIE CASSEROLE: CRITIQUE /INTERVIEW DES REALISATEURS

 

ZOMBIE CASSEROLE

 

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Résumé : Les invasions de zombies, c’est du passé. Maintenant les morts vivants essayent de s’intégrer dans la société. Wally est un bigot anti zombies. Il sera obliger de ravaler quelque peu sa haine lors du dîner de famille qui lui réservera une belle surprise.

 

Réalisateurs: Sanj Surati,John Iwasz

 

Scénaristes:Sanj Surati,John Iwasz,Bara Jay Hellman

 

Acteurs:Andrew Prokurat,Bruce Clifford,Dara Swisher Carman,Jesse Gruberg,Baxter Guilfoyle

 

 

Pays :Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 28 min.

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Critique : 

 

Zombie Casserole est l'archétype même du film réalisé par des passionnés avec les moyens du bord.Des effets cheaps, un son en prise directe craspec, de nombreuses erreurs de raccords et un jeu d'acteurs approximatif. On serait vite tenté de passer à autre chose. Mais le film de Sanj Surati et de John Iwasz est, malgré ses maladresses, assez plaisant à suivre. Wally,le personnage principal est un anti zombies notoire. Alors que ceux -ci mènent un combat pour améliorer leur condition, lui les envoie bouler sans ménagement. L'originalité dans la manière dont les zombies sont dépeints, rend le film intéressant. Ces êtres en décomposition sont en fin de compte des citoyens qui demandent une  place dans la société. Zombie Casserole revient donc aux fondamentaux des films de zombies de Romero: la critique sociale.  

L'ensemble s’avère être bien rythmé et sympathique. L'humour à deux balles fonctionne.

Bref, Zombie Casserole est une zombédie imparfaite mais accrocheuse qui a le mérite de proposer un divertissement  fun et original au message anti discrimination. 

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Note : 15/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview de Sanj Surati et de John Iwasz, les co-scénaristes et co-réalisateurs

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Bonjour, nous sommes John Iwasz et Sanj Surati, deux amis qui ont décidé, un jour, en brassant de la bière, de réaliser des courts métrages "tutoriels"avec des zombies  postés sur youtube. Après en avoir réalisés quelques uns (Brewing for Zombies, Grilling for Zombies,First Aid for Zombies et Cocktails for Zombies). Nous nous sommes vraiment amusés. Donc après avoir réussi à acquérir du matériel amateur, on s'est mis à faire des films avec une intrigue, mettant en vedettes d'autres personnes que nous-mêmes.

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oculus, nous l'avons vu car il nous a été recommandé par un ami réalisateur. Il est vraiment bien fait. La juxtaposition des plans avec les mêmes personnages adultes et enfants rendent l'histoire phénoménale. Ca nous a maintenu intéressés et dans l'attente.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Aux Etats-Unis, les films "mainstream" sont une blague. Les studios essayent d'augmenter leurs profits, en produisant des films "sans risques". Nous avons donc droit à un paquet de séquelles et de remakes. La réelle activité cinématographique et la passion se retrouvent dans le cinéma indé. Ayants rencontré d'autres réalisateurs dans des festivals, constatants leurs efforts et l'amour qu'ils mettent dans leurs projets, nous pouvons dire que c'est génial de se retrouver à faire ce genre de films.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons décidé d'écrire un scripte et de voir si nous pouvions convaincre des acteurs et des maquilleurs de rejoindre notre projet. Nous savions que nous n'allions pas écrire un film post-apo. Après plusieurs faux départs,John a proposé que nous fassions quelque chose dans la veine de Devine Qui Vient Diner?( Guess Who’s Coming to Dinner?) avec des zombies. Nous avons écrit notre premier jet et accepté les dures mais justes critiques de nos confrères et amis.En se basant sur ces feedbacks, nous avons réécrit presque 60 pour-cents de l'histoire, et avons construit un scripte qui pouvait être filmé. Nous avons établi un calendrier de tournage pour la mi-novembre. Une dizaine de jours avant le tournage, nous avions réussi à rassembler un casting qui pouvait perdre une semaine.  

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Zombie Casserole en 5 mots ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Les zombies veulent juste un peu de respect. (Zombies just want some respect )

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oui, nous en avons quelques unes. C'était la première fois que nous travaillions avec des personnes que nous ne connaissions pas. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous avions très peur que personne ne vienne à tel point que Sanj était prêt à jouer n'importe quel role y compris les féminins. Heureusement, tout le monde est venu et nous avons passé un excellent tournage.

Nous avons filmé la scène du grand carnage dans laquelle 10 zombies déchiquètent une victime, dans le jardin avant de John. Nous avons stoppé le trafique. Plusieurs fois nous avons dû demander à des voitures de bouger du cadre, car les conducteurs restaient plantés là, à regarder la caméra fixement, fenêtre baissée.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Sanj Surati et John Iwasz: C’est très scientifique. Trois mesures de sirop de maïs pour une mesure d’eau. A cela s’ajoute du colorant alimentaire rouge et de la sauce chocolat. 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous sommes en post-production d’un court qui s’appelle Spammer. Il est inspiré librement de la nouvelle:” L’Affaire Charles Dexter Ward” de H.P. Lovecraft. C’est un récit édifiant sur ceux qui inondent nos adresses email de missives indésirables.

En plus de Spammer, nous travaillons dans des productions d’autres réalisateurs en tant que directeur photo pour John et technicien lumière et capture de son pour Sanj. Le plus abouti est un slasher de noël intitulé Slay Bells, réalisé par Tom Smith. Nous travaillons aussi sur un court surnaturel :”Where Is My Golden Arm ?”.

Depuis la fin de Zombie Casserole, nous nous rebaptisé “For Zombies Productions” en “Small Basket Studios”. Bien que nous aimons l’horreur, changer de nom, nous permet de toucher à d’autres genres. L’année prochaine nous tournerons notre premier drame. C’est un court métrage sur la maladie mentale.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons auto-édité le DVD de Zombie Casserole, il est rempli de bonus (commentaires audio, scènes coupées) que nous rendront disponibles online avant la fin de l’année. Allez jeter un oeil sur le site:http://www.forzombies.net/zombie-casserole-film-release/ pour plus d’infos.

En ayant commencé à filmer à 40 ans, nous avons tous les deux appris que si on a assez de passion et de ténacité, vous pouvez arriver à tout.

Aucuns de nous n’avaient fait une formation classique en cinéma. Nous faisons des films et apprenons de nos nombreuses erreurs.  Cinq ans plutôt, nous n’aurions jamais penser réaliser nos propres films et les éditer en DVD. Nous n’avons jamais laissé le fait que nous ne savions pas ce que nous faisions ni le fait que cela nous dépasse, nous empêcher  d’avancer.

 

 

 

 

 

27/10/2014

BURNT GRASS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR RAY WONG

 

BURNT GRASS

 

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Résumé :Un couple découvre quelque chose de bizarre au fond de son jardin qui duplique la vie organique.

 

Réalisateur: Ray Wong

 

Scénariste: Ray Wong

 

Acteurs: Alex Paxton-Beesley,Christopher Jacot

 

 

Pays :Canada

 

Année : 2014

 

Durée: 12 min.

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Critique : 

 

Burnt Grass met en scène un triangle amoureux destructif et original. Sa mise en scène classique et sans fausses notes sert une histoire fantastique mêlant cynisme et jalousie avec une touche de second degré. Un mélange bien dosé qui fait mouche. Le réalisateur en quelques minutes parvient a planter le décors. Un couple pas très folichon est soumis a un fait surnaturel: au fond de leur jardin une petite parcelle de gazon brûlé multiplie les êtres vivants qui y mettent les pieds. La tentation sera trop forte pour la femme, qui ne pourra s’empêcher de tester sur elle le dédoublement. Une action qui aura un effet désastreux sur le couple.  

Formellement, le réalisateur manie à la perfection les ellipses, évitant les longueurs indésirables et favorisant intelligemment le hors champ . Telle une bande dessinée, les images montrées à l'écran servent entièrement l'histoire: pas de superflu ni de remplissage indésirables. Les plans ainsi que l'atmosphère travaillés donnent aux acteurs la possibilité de développer leurs jeux qui, soit dit en passant, sont très bons autant dans le verbal que dans le non verbal. Bref, Burnt Grass est un court fantastique génialement interprété et mis en images.

 

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Note : 17/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview de Ray Wong (le réalisateur et scénariste)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Ray Wong : Je suis un réalisateur canadien qui a travaillé dans la publicité,les clips vidéos et les émissions télé. J'ai toujours voulu raconter une histoire basée sur les personnages avec une touche de fantastique/SF ou du moins dont les éléments surnaturels sont le catalyseur qui conduit au drame humain.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Ray Wong : Je ne m'en rappèle pas. Peut-être Prometheus, pas spécialement pour le film en lui-même mais plutôt pour la manière dont les spectateurs y ont réagi. Pour moi il s'agit d'un film de sf tellement engagé et solide que je ne peux comprendre toute la haine qu'il a suscité. J'attends avec impatience d'être surpris par Inherent Vice de Paul Thomas Anderson et Interstellar de Christopher Nolan. J'en attends beaucoup. Ne me décevez pas les gars.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

 

Ray Wong : Il y a beaucoup de demande pour les films de genre. Ces films qui sont habituellement relégués à un public spécifique sont en train de devenir mainstream, et la norme pour un large public qui est à la recherche d'histoires uniques et de sensations fortes. C'est peut-être pour cela que la production Marvel "geek-chic" a explosé. C'est devenu cool de dire que l'on aime les films de genre. Comme le public devient de plus en plus exigeant, il y a un appétit grandissant pour les surprises originales. L'horreur, le fantastique et les thrillers semblent être ceux qui sont à même de repousser les limites. 

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet de Burnt Grass?

 

Ray Wong : C'est dure de répondre exactement. J'étais en train de nager dans une piscine quand l'idée m'est venue. En fait beaucoup de mes idées viennent quand je fais des longueurs. Il suffit de se perdre dans ses idées sans faire attention au reste. Je sortais à ce moment là avec une fille qui avait une soeur jumelle. J'avais toujours peur de les confondre toutes les deux. C'est certainement de là que l'idée de base m'est venue. 

 

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Burnt Grass en 5 mots ?

 

Ray Wong : Les obsessions d'un couple avec duplication = désastre.(Couple’s Obsession with Replication = Disaster)

 

 

Fantasticmovies: Burnt Grass est vraiment très beau à regarder et le travail du son est très bien. Etait-ce un long travail en post-production?

 

Ray Wong : Merci. J'ai passé beaucoup de temps en post-production, simplement en recomposant l'histoire lors du montage. C'est toujours un vrai challenge de composer avec ce que vous avez et ce que vous attendez parce que souvent certaine choses prennent forme lors du tournage. L'histoire est restée relativement la même. La chose la plus amusante fut le travail du son et de la musique en accord avec les performances et les décisions qui ont été prises lors du tournage. 

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Ray Wong : Nous étions 20 personnes entassées dans une petite maison pleine à craquer.Nous ne pouvions nous offrir uniquement 2 jours de tournages. Nous devions faire vite. Nous ne pouvions faire qu'une ou deux prises par plans. Il faut donc croire en votre casting et en votre équipe. Même les deux chiens ( qui, soit dit en passant, ont obtenu le plus d'attention) ont fait ce qu'il fallait en une ou deux prises. J'étais vraiment inquiet à propos des chiens.

 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Ray Wong : Habituellement, après chaque projet, je retourne dans ma cave pour écrire. Je fais cela jusqu'à obtenir quelque chose d'excitant. Puis je rassemble l'équipe à nouveau. Pour l'instant, je travaille avec un ami pour faire de Burnt Grass un long. Nous avons une bonne histoire. Je croise les doigts pour revoir la lumière du jour

 

 

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Ray Wong : Avec Burnt Grass, nous espérons avoir fait un film bizarre, sombre et qui fait réfléchir.