03/05/2013

ORPHYR: CRITIQUE ET INTERVIEW DU RéALISATEUR JONATHAN DEGRELLE

 

 

ORPHYR

 

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Résumé :Et si la nature vous donnait un petit coup de pouce ? 

Orphyr est paysan. 

Un soir où il quitte le bistrot de la Frédine, il rencontre La Dame Verte. 

Celle-ci lui fait un présent qui changera son quotidien...

 

 

Réalisateur: Jonathan Degrelle

 

Scénaristes:Jonathan Degrelle

 

Acteurs :Corinne Masiero,Stéphane Ropa,...

 

Pays :France

 

Année : 2012

 

Durée:17min.

 

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Le court:


Petit conte mettant en exergue la bonté qui finit toujours par être récompensée, Orphyr est une agréable surprise. 

Orphyr, un fermier alcoolique, amoureux de la nature et ayant le coeur sur la main se voit octroyer par la Dame Verte un âne capable de déféquer de l’or. Hélas, un peu benêt, il se fait extorquer de son bien par les tenanciers de l’auberge dans laquelle il a l’habitude de boire.

Superbement filmé et simplement raconté, le court de Jonathan Degrelle va droit au but et cela, sans chichis.  Le jeu des acteurs est excellent et juste. Les décors minutieux , le travail du son, la musique ainsi que la voix off (un peu redondante) ou encore les effets spéciaux ,simples mais efficaces, apportent au métrage de la crédibilité.

Bref, une belle réussite pour un premier court qui aurait peut-être mérité un travail plus important du scripte. 

 

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Note: 15/20

 

 

 

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Interview du réalisateur : Jonathan Degrelle.


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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Jonathan Degrelle: Je m'appelle Jonathan Degrelle, 28 ans, et je suis nordiste. Après des études d'arts et d'audio-visuel, je réalise des films de façon "professionnelle" depuis 5 ans  maintenant. Comme beaucoup j'ai commencé en faisant des films avec les potes et le caméscope familial, pour au fur et à mesure me professionnaliser, jusqu’à vivre maintenant de la pub, du reportage et de l'institutionnel. Ce qui me permet de me consacrer à mes projets personnels et  à la fiction sur le temps libre qu'attribue ce métier.

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

J.D.: L’Odyssée de Pi a été la claque la plus récente pour moi en salle. La narration et la mise en scène du film, émouvante et touchante, va droit au but pour moi. De plus, j'ai trouvé pour une fois la 3d du film efficace. L'idée de changer le format de l'image lors de certaines scènes était aussi une super idée.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


J.D.:Mes influences sont diverses et variées. Elles partent un peu dans tous les sens. Cela va de certains films de Tim Burton,au cinéma Hong-Kongais (j'adore les vieux films de Kung-Fu de la Shaw Brothers par exemple), en passant par le cinéma de studio américain qui a fait rêver beaucoup de gens de mon âge avec des films comme Retour Vers Le Futur et Indiana Jones. Pour Orphyr, mes influences viennent de films comme Dark Crystal ou encore Le Labyrinthe De Pan, sans doutes, le meilleur conte jamais vu au cinéma. 

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?


J.D.:J'ai l'impression que le cinéma de genre en France se fait rare, mais que quand il est là, il est bon. Des films comme Frontières, ou encore dans un autre domaine, Le Pacte Des Loups, se font trop rare. Les chaines de TV, les producteurs sont peut être trop frileux et préfèrent sans doute amortir le choc financier en produisant et en distribuant des comédies et autres films sociaux. Pourtant de véritables talents existent (notamment, je l'espère fortement, dans la génération de réalisateur à laquelle j'appartiens qui nous sort des films d’horreur, des films d'action où encore de thriller).

 

Fantasticmovies:Quelle est votre plus grande peur?

 

J.D.:A l'instant où je réponds à votre interview, je dirais que ma plus grande peur serait celle de ne pas réussir dans mon métier et de ne pas pouvoir vivre un jour de ma passion: réaliser des films (sous entendu des films de fiction)  !

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

J.D.:Je venais de terminer un court métrage quelque peut amateur intitulé La Fleur de l'Awaï. Je travaillais avec l'association de production audio-visuelle ,La Fabrique sur ce court. Nous avons décidé de commun accord de se lancer ensemble dans un deuxième court-métrage. J'ai toujours adoré certains films de Tim Burton, comme Edward Aux Mains D'Argent, où encore Big Fish, et je voulais à mon tour réaliser un conte (avec mes références propres, comme certains films de Disney par exemple). C'est alors que La Fabrique m'a proposé d'adapter un des contes du recueil Les Contes De La Dame Verte, de Jean le Mauve. J'ai décidé de choisir la nouvelle L'Ane, La Table Et La Maguette qui au fur et à mesure de l'écriture est devenu "Orphyr".

 

Fantasticmovies: Orphyr est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

J.D.:La post-production du film a été beaucoup plus longue que prévue. Une fois le film tourné en Aout 2010, le montage a suivi rapidement via diverses cessions. Ces premières cessions n’étaient pas assez convaincantes . J'ai donc retouché le montage avec une autre monteuse, pour resserrer le film. Ensuite les effets spéciaux ont été assez long. Concrètement, nous n'étions que deux à travailler sur ceux-ci (un argentin avec qui je travaillais à distance et moi même). Même si le nombre de plans à truquer n’était pas exorbitant, nous n'étions que deux et cela a rallongé quelque peu le temps de travail. De plus beaucoup de petit détails invisibles pour le spectateur ont été travaillés (effacement de voitures, de câbles électriques, de grillage, de fenêtre en plastiques contemporaine...). Ensuite on a enchainé sur le travail du son (montage son, sound design, composition musicale et mixage 5.1). Et bizarrement, deux ans étaient passés; sans vraiment que l'on s'en rende compte. 

 

Fantasticmovies:Pourquoi avoir choisi l’univers des contes pour votre court? Etait-ce pour toucher un plus large public?

 

J.D.:J'ai avant tout choisi l'univers du conte dans un but personnel car j'ai toujours aimé les contes depuis tout petit. Le message fort que ceux-ci portent à travers une histoire simple m'a toujours intéressé. Le Petit Poucet nous raconte quand même une histoire d'abandon d'enfant, et Le Petit Chaperon Rouge, une métaphore de la pédophilie (une petite fille trouve un grand méchant loup dans son lit..). Il y a donc un message pour les enfants (le côté magique et merveilleux) mais aussi pour les adultes ( le côté "moral" et aventure).  Le but premier n'était donc pas de toucher un large public, mais le fait est que le concept du conte est perceptible par chacun, d'une manière originale et différente.   

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

J.D.:Les rencontres pour ce film se sont faite très facilement et très simplement. Une fois le directeur de la photographie arrivé sur le projet via un ami commun, celui-ci à entièrement réuni son équipe technique et les chefs de poste adéquats. Ensuite se sont rapidement attachés: costumière, décoratrice et tous les autres postes artistiques et techniques (grâce au bouche à oreille principalement..). Concernant le casting, Corinne Masiero a directement accepté le rôle de Frédine (j'étais super content qu'elle accepte car j'avais écrit ce rôle pour elle). J'avais vu Philippe Wolczek dans un court métrage, où il m'avait bien plus, et je lui ai vite proposé le rôle de Leulruque. Quand au reste des acteurs, ils ont tous été sélectionné par casting. Stéphane Ropa, qui interprète Orphyr a fait forte impression au casting, le rôle lui allait directement comme un gant. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.


J.D.:Les effets spéciaux du film sont assez simples, car pour un premier "vrai court métrage", je ne voulais pas tomber dans une avalanche d'effets juste pour démontrer que je pouvais faire un film contenant de nombreux FX. Je voulais donc peut d'effets spéciaux, mais des SFX justes et pertinents. Ils sont donc très discrets, mais, je l'espère, apportent un véritable plus au récit. 

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage et du budget du film?

 

J.D.:Les conditions de tournage d'Orphyr sont celles d'un tournage associatif. Donc celles-ci ne sont pas 100% optimales. Notamment sur le fait que entièreté de l'équipe était bénévole sur l'ensemble du projet (malgré cela, leur motivation et leur investissement sur le projet a été totale  et je ne les remercierai jamais assez pour cela). Même si les salaires ne pouvaient pas être présents, nous avons mis, je le souhaitais,  le maximum dans les conditions de tournages autres (matériel présent, traveling, tournage en RED, tournage sur 9 jours en Picardie, où toute l'équipe était logée). Bref il fallait faire un vrai film de cinéma dans les conditions que nous avions. Concernant le budget, le film a bénéficié d'une aide du CRRAV Nord Pas de Calais, ainsi que du défi Jeunes (j'avais moins de 25 ans à l'époque où j'ai monté le dossier). Ensuite mon argent personnel et une aide personnelle de la productrice du film a complété le budget (pour le mixage du film notamment).

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

J.D.:Une des journées a été très difficile, c'était un peu la journée des "galères", il y en a toujours une sur un tournage . Sous la fausse pluie faite par les pompiers, Stéphane qui interprète Orphyr et Emmanuelle qui interprète la femme du héros étaient trempés et tremblotaient, alors que le reste de l'équipe était en t-shirt, au soleil. Cette même journée, on tournait une scène d'Orphyr avec son âne. Mais celui-ci n'en faisait qu'à sa tête, et s'est cambré, mettant presque un coup de sabot à Stéphane, puis l'âne s'est précipité sur le second âne du tournage et l'a mordu jusqu’au sang. L'âne était une vraie corvée, il n'obéissait à rien. Cet animal tient bien sa foutue réputation. La dernière nuit du dernier jour de tournage, une fois celui-ci fini. Il fallait mettre l'âne dans son fourgon pour le ramener au village voisin. Têtu comme il était, il n'a jamais voulu y rentré. La productrice du film et la chef déco l'ont ramené à pied au village, à quelques kilomètres, après une grosse nuit de tournage dans le froid de l'été.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

J.D.: Je travaille actuellement sur un projet de Shortcom, dont 6 épisodes ont déjà été tournés. Une diffusion TV devrait avoir lieu sous peu, la chaine ayant aimé les deux premiers pilotes et nous l'ayant fait savoir. Ne reste qu'a signer la diffusion. Ensuite, je travaille sur un second court métrage basé sur Notre Dame de Paris, de Victor Hugo. Il s'agit d'une adaptation en  Steampunk du célèbre roman. J'ai écrit ce film pour certains acteurs avec qui j'ai vraiment envie de travailler, une écriture sur mesure pour des gens que j'admire vraiment. Le projet est actuellement en recherche de production.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

J.D.: Déjà, un énorme merci pour la place accordée à Orphyr dans cette interview et sur votre site. J'invite tous les lecteurs à voir Orphyr lors des projections qui auront lieu près de chez eux (lors d'avant premières, de projections, ou de sélections en festivals). Et surtout, qu'ils n'hésitent pas à m'en faire un retour s'ils le souhaitent. Et je souhaitent une longue vie au cinéma de genre et fantastique en France, que celui-ci fasse preuve d'audace, de courage, de ténacité et de passion.

 

 

 

 

 

 

02/05/2013

LLOYD THE CONQUEROR: CRITIQUE ET INTERVIEW DU RéALISATEUR MICHAEL PETERSON

 

 

LLOYD THE CONQUEROR

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Résumé :Après une nuit de jeux vidéo et de tergiversations, Lloyd et ses meilleurs amis, Patrick et Oswald,sont sur la mauvaise pente car n’ayant pas bossé sur leur exposé de littérature médiévale,ils risquent de perdre leurs prêts étudiants .  Pour sauver leurs médiocres carrières universitaires, les gars concluent un pacte avec leur professeur qui a besoin de nouvelles victimes  afin qu’il soit à nouveau déclaré grand champion du LARP Demons & Dwarves.

 

 

Réalisateur: Michael Peterson

 

Scénaristes:Michael Peterson,Andrew Herman

 

Acteurs : Brian Posehn,Mike Smith,Evan Williams,Jesse Reid,Scott Patey,...

 

Pays : Canada

 

 

Année : 2011

 

Durée:95min.

 

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Critique :

 

 Le larp ou larping (live action role playing) est la dénomination qui est donnée aux jeux de rôles grandeur nature (GN pour le francophones). En gros:: des gens déguisés qui se livrent une bataille fictive chapeautée par un maître du jeu scénariste et dieu omniscient de la partie.


En bon pédagogue, Lloyd The Conqueror nous invite avec humour à entrer dans ce monde obscure pour le néophyte. Le spectateur non initié est pris par la main et le  découvre en même temps que les personnages principaux du film, nouveaux larpers par obligation. 

Un parti pris simple et efficace qui permet au film de s’adresser au plus grand nombre. Lloyd The Conqueror gagne son capital sympathie grâce à ses personnages caricaturaux comme il faut et bien dessinés: la bande d’ados boutonneux flemmarde un peu geek(les gentils), un prof déjanté (le méchant),une jolie blonde bagarreuse et un vendeur de comics (le mentor). En gros, des personnalités archétypales sans réelles profondeurs mais mus par leur sincérité et leurs rôles respectifs dans l’histoire. Du déjà vu mais qui marche à fond pour ce genre de comédie.


Tourné pour presque trois fois rien,Lloyd The Conqueror est agréable à regardé. Un sound design impeccable, de belles images et une B.O. heavy. Seul bémol, un rythme en dents de scie dont certaines longueurs (quelques dialogues interminables) plombent le métrage. 


Gentiment ironique (le générique du début donne le ton), le métrage de Michael Peterson met en scène Lloyd (Evan Williams)et ses deux potes Patrick (Jesse Reid), et Oswald ( Scott Patey), forcés de s’inscrire à un tournoi de larping après avoir raté un travail qui leur a couté leurs bourses d’étudiants. Ils devront, pour les récupérer, vaincre leur prof de littérature (Mike Smith) qui règne en maitre sur le jeu, aidés par Andy leur mentor, vendeur de comics (Brian Posehn) et Cassandra (Tegan Moss), experte en arts martiaux.

Un synopsis assez simple et efficace qui permet surtout d’enchainer les comiques de situations et de dialogues.

 

Rien à redire concernant le jeu des acteurs qui sont en totale adéquation avec le ton du film. Ceux qui ne sont pas fan du style monocorde de Posehn, passez votre tour.


Bref, Lloyd The Conqueror est une comédie un peu lourde mais efficace: un mélange entre de la teenage comedy américaine et un brin d’humour anglais, du canadien quoi. 

 

 

 

Note: 15/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Production: Fresh Dog Productions

 

 

 

Interview du réalisateur : Michael Peterson 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Michael Peterson: Je suis un scénariste,réalisateur et producteur et Canadien. Lloyd The Conqueror est mon premier long métrage. J'ai fait une tonne de courts métrages, de publicités et de docs. Je travaille principalement à Calgary, en Alberta. Je suis un père célibataire et j’exécute des semi-marathons.

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

M.P.:The Comedy avec Tim et Eric. Je l'ai vu à un festival, ne sachant rien à son propos et j'ai pensé que c'était une comédie. Je ne suis pas sûr que c'en est une traditionnelle. Mais ça m’a marqué. Le film  capte vraiment un moment dans le temps et un type de malaise moderne très actuel et puissant.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


M.P. :Je suis à la fois fan de comédies et fan de films. Lloyd est probablement un mélange d’influences des Monty Python,des comédies des années 80 et des films à gros budgets de Ridley Scott. La littérature et la photographie influencent aussi mon travail.

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

M.P. :On sent qu’à nouveau au Canada, les films de genre qui osent bousculer les conventions sont produits. Ca ne s’était plus vu depuis les années 70/80 avec des films comme: Porkys,Rabid,Videodrome et Meatballs

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

M.P.:Je pense que ce serait un excellent sujet pour un documentaire. Mon co-scénariste était un testeur de jeux vidéo et a travaillé avec certains «GNiste»(joueurs de jeu de role live ndr). C’est  comme ça que j’ai été introduit à ce monde. Après avoir fait des recherches et  avoir regardé des documentaires sur le sujet, je me suis dit que ce «nouveau» monde pourrait faire l’objet d’une comédie, ce qui à l’époque n’avait pas encore  été fait. 

 

Fantasticmovies: Lloyd The Conqueror est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

M.P.: Merci. Nous avons été chanceux avec le temps et les changements de couleurs de la nature (celles des feuilles par exemple).Avoir travaillé sur un documentaire est une bonne préparation à tirer des avantages de ces sortes de merveilleux accidents ou de ces moments non planifiés.Le travail du son est mon poste favori. Nous avions une formidable équipe chapeautée par The Forge Audio qui a travaillé sur les différentes nappes de sons. Par exemple, pour la première bataille, nous avons travaillé sur des sons de plastique. Pour la seconde, nous y avons ajouté des sons de véritables armes et pour la troisième, les sons de métal ont été amplifiés. Cela permettait de renforcer le sentiment que le danger était grandissant et que les personnages étaient de plus en plus investis dans leurs combats.

En plus la bande originale tue, composée presque entièrement par le groupe d’heavy Canuck.

 

 

Fantasticmovies:Pensez-vous que Lloyd The Conqueror puisse plaire à un large public?

 

M.P.:Oui bien sur. Certainement. Je pense que les gags sont faciles d’accès. Quand les personnages principaux entre dans le monde du Larp, ils deviennent des sortes de guides pour les non initiés. Enfin j’espère...   

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

M.P.:Oui. C’était génial pour tout le monde.Le tournage était excellent. D’ailleurs,je pense que certaines personnes se sont beaucoup trop amusées.

 

Fantasticmovies: Comment Brian Poshen est-il arrivé sur le projet?

 

M.P.:Il est une légende de la comédie pour moi. Nous lui avons demandé,il a lu le scripte,nous avons discuté et il a dit oui. Ce qui était cool, le film ayant été écrit pour lui.

 

Fantasticmovies: Que pouvez-vous nous dire à propos des conditions de tournage?

 

M.P.:15 jours de tournage!!! Merde. Je me souviens avoir dit qu’il était impossible de le faire en dessous de 25. De plus nous ne tournions pas 18h par jour mais plutôt 11 à 12h.Nous ne pouvions pas nous permettre de faire plus. L’équipe a été formidable.

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

M.P.:J’ai été cherché Evan William à l’aéroport et j’avais couru toute la semaine. J’ai laissé mon portefeuille et mes clefs dans mon camion moteur allumé et nous étions déjà en retard pour des essayages et des réunions.Je lui ai demandé de reculer. J’ai attraper mon démonte-pneu et ai brisé la fenêtre. Je pense qu’à partir de ce moment précis, il a compris que nous allions faire tout ce qu’il fallait pour y arriver ou qu’il s’est dit «ho merde dans quoi je me suis embarqué.»

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Lloyd.

M.P.:Un peu plus qu’un million. Mais pas avant que nous tournions.Nous avons tourné sans l’entièreté.Dieu merci, ma partenaire de production ne m’a pas tenu au courant des problèmes que cela engendrait. Je n’ai pas dû y penser durant le tournage. La communauté locale a aussi participé au budget.Du commissaire de Calgary Film, Luke Azevedo au magasin de jeu local en passant par le SCA. Nous n’aurions rien su faire sans eux.

Fantasticmovies:  Pouvons-nous espérer une sortie de votre film en Europe?

M.P.:Je l’espère bien. Appelez moi ou Koan qui est notre vendeur pour l’étranger. Il y a quelques projets mais pas de véritable date de sortie.

Fantasticmovies:  Etes -vous un joueur de LRPG?

M.P.:Non, mais j’aimerais en faire. En ce moment je me pose mais j’adore les livres de fantasy et les comics de Conan.

Fantasticmovies: Des projets futurs?

M.P.:Je prépare une comédie musicale théatrale qui va être stupide et drôle et j’ai quelques scriptes en cours d’écriture. Le prochain, Spawning Ground sera un film   de sf noir, violent et sexuel.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

M.P.:Profitez du film. Si vous ne rigolez pas au moins huit fois, appelez-moi et je vous rembourserai.Huit c’est le minimum, en moyenne c’est trente-sept. J’adore aborder les maths dans une comédie.

 

 

 

 

 

 

 

08/03/2013

HATE CRIME: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR JAMES CULLEN BRESSACK

HATE CRIME

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Résumé :

 

Une famille est prise en otage par une bande néo nazis le jour de l’anniversaire du plus jeune fils.  

 

Réalisateur:James Cullen Bressack

 

Scénariste:James Cullen Bressack,Jarret Cohen


Acteurs:Jody Barton,Nicholas Clark ,Greg Depetro,Debbie Diesel,Tim Moran,...

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année : 2012

 

Durée: 73 min.

 

 

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Critique :


Cela fait du bien de voir que certains cinéastes osent entrer encore dans le lard et déranger le public habitué aux oeuvres formatées à petits ou à gros budgets. James Cullen Bressack nous propose un film non consensuel et ultra violent sans pour autant verser dans le subversif facile.

«Found footage» que l’on pourrait comparer dans son propos à Funny Games de Haneke, Hate Crime nous fait vivre en temps réel le calvaire d’une famille séquestrée et torturée par trois nazis aussi fous que pervers.

Une grande claque dans la tronche du spectateur «voyeur» impuissant face à ce qui se passe à l’écran. Hate Crime est une oeuvre qui fait mal par où elle passe. Tournée avec un appareil photo et montée intelligemment, elle parait avoir été réalisée en un seul plan séquence, ce qui renforce ce sentiment de malaise dû à une cruauté qui ne serait pas atténuée par le filtre senseur d’un banc de montage.

Hate Crime est servi(hormis un surjeu parfois horripilant des «méchants») par des acteurs habités par leurs personnages et les situations scabreuses auxquels ils sont soumis. Quelques effets gores physiques convaincants ponctuent le métrage de James Cullen Bressack qui s’est évertué à nous proposer des images lisibles, une rareté dans l’univers sans cesses grandissant du «found footage».

Bref, éprouvant , intelligent et malsain, Hate Crime offre tous les ingrédients pour nous faire passer un agréable «mauvais moment». 

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Note: 16/20

 

 

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

Production: Psykik Junky Pictures 

 

 

 

Interview du réalisateur JAMES CULLEN BRESSACK.


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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

James Cullen Bressack:Salut, je suis James Cullen Bressack, je suis le scénariste/réalisateur des films Hate Crime et My Pure Joy

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué? 

 

J.C.B: A Serbian Film m’a vraiment étonné.Un film dans lequel on voit un nouveau né se faire violer c’est très surprenant.Je pense que c’est la dernière chose à laquelle vous vous attendez quand vous commencez à regarder un film. 

 

Fantasticmovies: Que pensez -vous du cinéma de genre actuel?


J.C.B.:Je pense qu’il y a trop de remakes. J’aime les films d’horreur et les histoires originales. Il faut aller de l’avant avec des idées fraiches à la place de recycler de vieux films.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?


J.C.B.: Je suis très influencé par Quentin Tarantino, Eli Roth, Chan Wook Park, Kubrick et Robert Rodriguez. Je suis aussi influencé par les événements de la vie. Souvent, je regarde autours de moi et je vois des choses qui m’inspirent.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

J.C.B.: Le concept de Hate Crime est né de différentes idées. J’ai toujours voulu faire un film de «home invasion» parce-que depuis tout petit, j’en ai toujours eu peur. Mais ce qui m’a donné l’idée des néo nazis, est une rencontre effrayante que j’ai faite au Texas. Mon collaborateur et moi étions dans un bar et nous nous sommes fait harceler par des skinheads qui nous ont demandé de partir. Nous nous sommes sentis, en tant que juifs, très blessés par cette haine aveugle que nous avons analysée pour le film.Effectivement il y a beaucoup de crimes haineux aux États-Unis par an et ceux contre les juifs ne cessent de croitre et sont violents.Je savais que je devais réaliser Hate Crime.

 

Fantasticmovies: Hate Crime semble avoir été tourné en un seul plan séquence. Comment avez-vous procédé?

 

J.C.B.: Mon intention était qu’il ait l’aspect d’une seule longue séquence mais en fait il est composé de 36 scènes différentes. Un montage intelligent et le jeu de caméra cachent les coupes entre les plans.

 

Fantasticmovies: Le personnage du père de famille est un vrai lâche. Vouliez-vous casser cette image du père protecteur?

 

J.C.B.: Oui, j’ai voulu casser chaque personnage dans le film. Plus tard, le père gagne en courage , mais je voulais montrer que la peur et l’instinct de protection sont naturels quand on est confrontés à des atrocités.

 

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

J.C.B.: J’ai été chanceux d’avoir trouvé le groupe le plus dévoué et motivé du monde. Je suis très heureux d’avoir travaillé avec chacun d’eux et je continue à les considérer comme une famille.

 

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

J.C.B.: J’ai essayé de convaincre Jody Barton de se coucher sur le plateau d’un camion de déménagement pour la scène finale quand il a commencé à neiger. Après une longue discussion, il a accepté. Je lui ai fait savoir que je n’étais pas sérieux.

 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

J.C.B.: J’ai été très chanceux de travailler avec une équipe des effets spéciaux talentueuse qui savait ce qu’elle faisait. Je voulais que l’aspect du film soit le plus réaliste possible, surtout concernant les effets spéciaux et je crois que ce qui a été réalisé l’est dû à cette équipe. Ashley Hooker etKatie Middleton, je vous aime.


 

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

J.C.B.: To Jennifer, que j’ai écrit et que je suis en train de tourner. Voici la page facebook du film:https://www.facebook.com/ToJenniferMovie

Pernicious, qui est tourné en Thailande, dont je suis le scénariste et réalisateur. www.perninciousthemovie.com . Jetez-y un oeil.

Je réaliserai aussi un film qui s’appelle White Crack Bastard en mars.http://www.whitecrackbastard.com/

 

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

J.C.B.: Merci beaucoup d’avoir pris le temps de m’interviewer. C’était un plaisir et un honneur.