13/10/2013

L'HOMME QUI A TUE DIEU:CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR,NOE

 

 

 

 

 

L’Homme Qui A tue Dieu

 

affiche.jpg

Résumé :Wem Tom, un jeune Indien d'Amazonie, réalise qu'il n'y a plus de gibier dans la forêt et décide de se mettre à la chasse à l'homme blanc...

 

Réalisateur: Noé

 

Scénaristes: Noé

 

Acteurs :Xidot Arowa, Tribu Wari, Noé

 

Pays :France/Brésil

 

 

Année : 2012

 

Durée: 18 min 23

 

Production: Autoproduit


 

vlcsnap-2012-10-14-16h41m37s65.png


 

Critique :

 

Démarrant sur une course poursuite entre les arbres de la forêt amazonienne, L’Homme Qui A Tué Dieu est un concentré d’énergie, de violence et un hommages aux bandes gores des années 70 (sans les effusions de sang). Caméra à l’épaule et en noir et blanc, le métrage suit la tribu des indiens wari, menée par Wem Tom, qui a décidé de chasser l’Homme blanc, celui-ci étant accusé d’avoir détruit ses ressources .

Les scènes chocs (un bébé se fait manger tout de même), toujours pudiques, alimentent violemment ce survival aux messages écolo (la déforestation entraine un manque de gibier qui oblige les waris à tuer des hommes) et foncièrement altermondialiste( Wem Tom qualifie Dieu(en fait le mondialisme et l’uniformisation des cultures) de prédateur des prédateurs, son rêve est de le tuer).

Le découpage en flashbacks successifs est bien maitrisé, apportant à l’histoire tout son rythme et sa dramaturgie confrontant la forme fictionnelle (la course poursuite) à la réalité (le docufiction en noir et blanc) du moins jusqu’au final qui va bouleverser ses propres codes.

Réalisé par Noé (tout court)(en fait le gars a tout fait sur place), L’Homme Qui A Tué Dieu offre un dépaysement anxiogène féroce qui vaut le coup d’oeil averti du spectateur.

Bref, L’Homme Qui A Tué Dieu est un court métrage talentueux et bougrement efficace qui reste dans la mémoire longtemps après visionnage. En plus on peut le voir gratuitement ci dessous. Alors allez-y!


 

vlcsnap-2012-12-05-14h22m03s201.png


 

Note : 17/20

 

 

 

Le court:


L'Homme qui a tué Dieu (O Homem que matou Deus) from Noé V on Vimeo.


 

 

 

 

 

 

 

Sites Internet :

 

Page Facebook

 

Blog du réalisateur

 

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste:Noé


Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Noé: On va faire court... Noé, 29ans, réalisateur/scénariste.

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

N.: Springbreakers : le film en soit, je ne suis pas entré dedans a 100% mais la fin, elle, m’est restée gravée dans l’esprit pendant des semaines.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

N.: Il y en a tellement : Jim Jarmusch, David Fincher, Jean Pierre Jeunet, Gattaca,  Terminator 2, The killer, la Cité de Dieu, La Haine, Fucking Amal…

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

N.: En France je trouve le cinéma de genre de cette dernière décennie très pauvre, sans grande originalité. Mais ce n’est pas une fatalité, des mecs comme Jeunet, Kounen, Kassovitz, Boukhrief… ont prouvé qu’on pouvait faire des films de genre de qualité en France. Je pense que le souci vient plus des financiers et de ce qu’ils choisissent  de financer désormais… mais c’est un long débat.

Quant au cinéma de genre hollywoodien : de plus en plus pauvre (reboot du remake de la suite du prequel avec conversion en 3D…). Mais je pense que ça va changer en France comme aux US…il faut juste que ça pète. Et c’est aussi à nous en tant que réalisateurs de faire en sorte que ça pète.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

N.: En réalité j’ai tenter de tourner un long-métrage (de fiction) dans cette même tribu  en 2008 puis a nouveau en 2011, à chaque fois ça s’est soldé par un échec.Le projet à du être abandonné par manque d’argent, et ça a été très dur. Mais entretemps,  les indiens s’étaient attachés au projet. Ce n’était pas seulement un film sur eux . Ils en étaientt à la fois les acteurs, les techniciens,  les héros, etc. C’était devenu « le film des waris » (c’est le nom de ce peuple) et quand le projet est tombé à l’eau ça a été perçu comme un échec de la tribu, par les Waris qui sont déjà pas mal complexés face aux blancs. Donc un an plus tard je suis revenu pour aller jusqu’au bout d’un projet avec eux. Et c’est comme ça que ce court-métrage est né.

 

Fantasticmovies: L’Homme Qui A Tué Dieu est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

N.: Oui, et non. 

Oui c’était beaucoup de travail car j’ai tout fait tout seul en dehors de la musique (composée par Hadrien Federiconi). 

Et non car si on oublie le fait que j’étais tout seul, ça représentait peu de travail  au final.

 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

N.: On me demande souvent si le crocodile dans la scène de bataille était un vrai. Donc oui c’était un vrai, et il était vivant, on lui a seulement amarré la bouche pour qu’il ne mange pas des bouts d’acteur principal durant la scène de combat entre ces deux-ci. Puis pour ce qui est du bébé qui est dévoré : c’était un singe cuit. Sinon il n’y a aucun effet de post-prod. 

 

 

Fantasticmovies: La forme du film et son sujet (une tribu indienne anthropophage)  rappellent les films gores, sans le côté sanglant des années 70 (Deodato et consort). Etes-vous un fan de ce genre?

 

N.: Non, ce ne sont pas du tout des sources d’inspirations. J’ai détesté Cannibal Holocaust par exemple, l’image des Indiens y était pire que désastreuse et ce n’était pas le pire défaut du film, qui était  en lui-même exactement ce qu’il cherchait à dénoncer.

 

Fantasticmovies: Avez-vous tout tourné dans la jungle amazonienne?

 

N.: Oui.

 

Fantasticmovies: Dieu est-il le prédateur des prédateurs ?

 

N.: Je suis agnostique…mais le film contrairement a son apparence n’est pas une attaque envers la religion, mais plus envers le comportement de l’homme blanc en général. Quand je fais allusion au « Dieu blanc » le dieu blanc serait plus le « mondialisme », l’uniformisation des cultures (et des religions) vers la seule culture occidentale, et tel serait le « prédateur de tous les prédateurs », en tout cas pour ce héros indien...

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

N.: Non. Premièrement il faut savoir qu’il n’y avait pas réellement d’équipe. J’étais seul et j’ai formé quelques jeunes Indiens sur place pour m’aider…enfin j’en ai surtout formé un : Wao Xinto qui est devenu l’assistant-réalisateur/régisseur et sans qui je n’aurais pu faire le film. Puis pour les acteurs : on a créé un groupe de théâtre Wari et après quelques semaines les jeunes de ce groupe sont devenus les acteurs du film. En réalité l’histoire est un peu plus complexe, mais je résume. Depuis deux jeunes que j’ai formés ont continué a tourner seuls des documentaires dans plusieurs villages avec du matos que je leur avais donné.  Et le groupe de théâtre a fait plusieurs représentations en ville, dont une, devant plusieurs milliers de personnes.

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

N.: Quand j’ai dit aux jeunes acteurs indiens qu’on allait faire un film dans lequel ils seront des tueurs qui massacres des blancs au fusil à pompe ;  ils étaient À FOND. Un peu trop d’ailleurs car durant la scène du massacre, l’un d’eux un peu trop dans son personnage, a commencé à s’enflammer et à crier dans sa langue « Bon maintenant enlevez moi tous leurs vêtements, on va tous les violer !!! ». Mais pourquoi il sort un truc pareil ?!? Parce qu’il y a 60 ans c’est exactement ce que faisaient les blancs en entrant dans les villages des Indiens qu’ils venaient massacrer. Il ne faut pas oublier que les parents et grands-parents de ces jeunes acteurs sont tous des survivants du génocide.

 

Fantasticmovies:Parlez-nous du budget de L’Homme Qui A Tué Dieu. 

N.: Si on ne compte que le tournage on arrive à un budget de 500€. Après il faut ajouter le prix du billet d’avion, le cout du matériel vidéo offert aux indiens, le cout de la post-prod et des musiques, puis le cout de l’envoi du film en festival.On arrive dans les 4500€. Mais c’est des chiffres approximatifs, le film a été autoproduit (avec un appel a dons dans le cercle famille/amis) et j’ai eu du mal a tenir des comptes précis.

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

N.: Des tonnes de projets…mais la question c’est toujours : «Comment trouver une boite de prod qui s’intéresse a ce que je fais ?» «Comment trouver les moyens de financer ne serait-ce qu’un seul de ces projets ?» 

Parmi différents projets, j’essaye d’en développer un,  sur  un Super héros qui vient des favélas de Rio Janeiro ; Une sorte de Robin Hood Brésilien qui ne s’attaque qu’aux riches et aux puissants…

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

N.: Oui, une petite clarification :  

Au Brésil où le film a été vraiment très bien accueilli, plusieurs personnes et critiques de cinéma on fait des comparaisons  entre mon court-métrage et le « Django Unchained » de Tarantino. J’apprécie le compliment cependant je tiens juste à préciser que ce n’était pas une de mes sources d’inspiration et que d’ailleurs, la toute première projection de mon film s’est faite six mois avant la sortie de Django. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:31 Publié dans Courts Métrages, Interview | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | Killg

27/09/2013

HELL'S BELLES: CRITIQUE, BANDE ANNONCE, PHOTOS ET INTERVIEW DU RéALISATEUR CHRISTIAN ACKERMAN

HELL’S BELLES

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , interview de Christian Ackerman, Chuck Foster, Black Box TV, Christian Ackerman,James Cavlo,Buffy Dakan,Paul Gebeau,Bonjah Kele,Trista Robinson,Ariel Teal Toombs,court métrage,horreur,monstre,filles sexy,chasseuse, Etats-Unis, Bludgeoned Films,Hell’s Belles,short,comedy,horror

Résumé : Alors qu’elles se rendent dans un bar, deux amies spécialistes de l’occulte inexpérimentées, Adria et Helena sont contactées pour sauver une adolescente des griffes d’un démon venu de l’enfer.Elles devront utiliser leur peu de connaissance en démonologie pour trouver comment l’arrêter.

 

Réalisateur:Christian Ackerman

 

Scénariste:Christian Ackerman

 

Acteurs :James Cavlo,Buffy Dakan,Paul Gebeau,Bonjah Kele,Trista Robinson,Ariel Teal Toombs

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2012

 

Durée: 15 min

 

Production: Bludgeoned Films

 

Critique :

 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , interview de Christian Ackerman, Chuck Foster, Black Box TV, Christian Ackerman,James Cavlo,Buffy Dakan,Paul Gebeau,Bonjah Kele,Trista Robinson,Ariel Teal Toombs,court métrage,horreur,monstre,filles sexy,chasseuse, Etats-Unis, Bludgeoned Films,Hell’s Belles,short,comedy,horror


 

Le spectateur, même aguerri peut souvent être surpris par la qualité cinématographique d’oeuvres indépendantes à petit budget.

Hell’s Belles est un court métrage de Christian Ackerman qui fait partie de ces petites pépites faites par et pour l’amour du cinéma. Photo parfaite, montage enjoué, acteurs convaincants (et sexy), son nickel et musique entrainante, Ackerman nous fait une démonstration de technicité.

Comme pour un bon plat au resto qui se dévore d’abord avec les yeux, l’esthétique travaillée d’un  film est primordiale pour accrocher l’oeil et attirer l’attention. Ca le réalisateur l’a très bien compris en nous servant sa comédie horrifique dans un très bel écrin. Les quelques menus défauts tels que le trop de blabla, l’attitude clownesque du monstre (alors que son maquillage est parfait, rappelant la créature de Jeepers Creepers) et un rythme pas trop soutenu, sont très vite oubliés.

Bref, Hell’s Belles est une comédie grindhouse d’horreur rondement menée à l’image des rondeurs aguichantes de ses héroïnes.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , interview de Christian Ackerman, Chuck Foster, Black Box TV, Christian Ackerman,James Cavlo,Buffy Dakan,Paul Gebeau,Bonjah Kele,Trista Robinson,Ariel Teal Toombs,court métrage,horreur,monstre,filles sexy,chasseuse, Etats-Unis, Bludgeoned Films,Hell’s Belles,short,comedy,horror

 

 

Note: 16/20

 

 

 

Bande-annonce :

 

 

Hell's Belles-Trailer from Bludgeoned Films on Vimeo.

 

 

Sites Internet:

Site officiel

Page Facebook

Twitter


 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste:Christian Ackerman

 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , interview de Christian Ackerman, Chuck Foster, Black Box TV, Christian Ackerman,James Cavlo,Buffy Dakan,Paul Gebeau,Bonjah Kele,Trista Robinson,Ariel Teal Toombs,court métrage,horreur,monstre,filles sexy,chasseuse, Etats-Unis, Bludgeoned Films,Hell’s Belles,short,comedy,horror


Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Christian Ackerman: Je suis un réalisateur/scénariste de films d’horreur vivant à Los Angeles. L’année passée, j’ai réalisé un court métrage qui se nomme Hell’s Belles at qui continue à faire le tour des festivals. J’en ai écrit une version longue avec mon pote Chuck Foster et nous espérons en trouver le financement bientôt. J’adore tuer des gens artistiquement parlant biensur.

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

C.A.: Je dirais le docummentaire The Imposter qui est sorti l’année passée. C’est l’histoire incroyable et sombre d’une famille dont le fils est porté disparu. C’est tout ce que je peux dire sans spoiler l’histoire du film.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Hell’s Belles en 5 mots?

 

C.A.: Déchire, sympa, démon, combattre, gonzesses.

 

Fantasticmovies: Pourriez-vous faire un acrostiche avec les lettres de Hell’s Belles?

 

C.A.: Hell is my firey home

Enter if you dare

Lovely little mortals

Lay down before me there

Seal your fate in my tomb of doom!

 

 

Beleth is my name

Everyone must bow to me

Ladies of the night

Let me into your world

Evoke my name and forever

Submit to my vast power

 

Traduction:

 

L’enfer est ma maison de feu

Entrez si vous osez

Chaemants petits mortels

Prosternez-vous devant moi

Scellez votre desin dans ma tombe de malheur.

 

Beleth est mon nom

Tout le monde doit s’incliner devant moi

Femmes de la nuit

Laissez moi entrer dans votre monde

Evoquez mon nom pour toujours

Soumissez-vous à mon grand pouvoir.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

C.A.:Quand il s’agit d’horreur, rien ne m’inspire plus que l’obscurité. La vraie obscurité, les coins sombres de l’esprit, et les arts sombres. L’inconnu. Une mort prématurée. En fait tout ce que je vois m’inspire. En tant que réalisateur, je crée des univers, j’essaye donc d’observer ce qui se trouve autours de moi et de me l’approprier pour le recréer. Je n’ai pas à proprement parler de réalisateur favorit, tous m’inspirent les bons comme les mauvais.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?


C.A.: Je viens de finir un projet pour Black Box TV  sur Youtube. C’est un court métrage sur une adolescente qui invoque les fantomes pour le plaisir d’être possédée.

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

C.A.: Merci de m’avoir interviewé et promu mon travail. J'ai vraiment hâte de faire plus de films pour les amateurs d'horreur du monde!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/09/2013

CHANNELING:CRITIQUE, BANDE ANNONCE,PHOTOS ET INTERVIEW DU REALISATEUR:DREW THOMAS

 

CHANNELING

 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , Andrew Huebscher, Dan McCoy, Greg Nash, Kip Brown, Peter Poot, Sebastian Brown, Patrick Giraudi, Drew Thomas, Etats-Unis, 2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,Laila Ansari

Résumé : Un soldat en permission retourne chez lui suite au décès de son frère.Il découvrira que sa mort accidentelle ne l’était pas. Il a 72 heures pour résoudre le mystère. Jonas prend alors l’identité de son frère et pénètre dans un monde de voyeurisme et d’exhibitionnisme très dangereux car il crée une dépendance; C’est un monde dans lequel les gens diffusent leurs vies en temps réel à un public aussi large que possible.


Réalisateur: Drew Thomas

 

Scénariste: Drew Thomas

 

Acteurs : Landon Ashworth,Bernardo Badillo, Kyle C. Beach, Linn Bjornland, Teri Bocko, Ben Bray,Christian Camargo,Stacey Danger,Skyler Day ,Dominic DeVore,Josh Feldman ,Brandon Fobbs,Kate French,Joe Rudy Guerrero Jr.,Georgie Guinane

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année : 2013

 

Production: Rocket Punch Productions


 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , Andrew Huebscher, Dan McCoy, Greg Nash, Kip Brown, Peter Poot, Sebastian Brown, Patrick Giraudi, Drew Thomas, Etats-Unis, 2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,Laila Ansari


 

Critique :

 

Mettant en garde contre les dérive des réseaux sociaux qui  s'immiscent chaque jour un peu plus dans la sphère de notre vie privée, Channeling nous montre par l’absurde à quoi ressembleraient nos vies si celles-ci étaient constamment partagées au sein de la communauté d’internautes «followers». De l'exhibitionnisme/voyeurisme à son paroxysme. Loin néanmoins d’être moralisateur, le film de Drew Thomas utilise cette toile de fond pour raconter un thriller somme toute convenu mais bougrement convaincant. 

Dans un futur proche, un nouveau réseau social très addictif permet aux gens de partager instantanément leurs moments de vie à l’aide d’une lentille de contact «caméra» qui envoie directement images et son vers l’application installée sur le smartphone de son utilisateur. Un soldat en permission va enquêter sur la mort de son frère en prenant l’identité de celui-ci sur le réseau.

Ce qui frappe, et ce dès la première seconde du métrage ,c’est sont aspect technique minutieux et bluffant aux allures de grosses production. Formellement, Drew Thomas offre une véritable leçon de cinéma, faisant oublier que son film fait partie de la scène indépendante. Le souci du détail va jusqu’aux clignement d’yeux perceptibles à l’écran lorsque les personnages portent le dispositif oculaire. La caméra subjective porte ici parfaitement son nom. Sans oublier l’apparition de pubs/spams/pop ups (quelque peu ironiques)(exemples au bas de cet article) qui surgissent en plein milieu de l’action. Un soucis du détail qui fait du bien aux mirettes.

Channeling n’est cependant pas dénué de défauts. Epinglons sa durée trop longue, son rythme en dents de scie et son jeu d’acteur parfois approximatif.

Des scories rattrapées par une histoire ambitieuse(à tiroirs) mais surtout par son aspect ultra léché.

 

Bref, Channeling, ce thriller/drame d’anticipation est une belle surprise à l'écrin parfait. A voir. 

 

Ciné,cinéma,infos ciné,infos cinéma, résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur, interview , Andrew Huebscher, Dan McCoy, Greg Nash, Kip Brown, Peter Poot, Sebastian Brown, Patrick Giraudi, Drew Thomas, Etats-Unis, 2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,Laila Ansari


 

Note: 16/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

 

 

Sites Internet:

Site officiel


 

 

 

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste:Drew Thomas

 

ciné,rocket punch productions,cinéma,infos ciné,infos cinéma,résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur,interview,andrew huebscher,dan mccoy,greg nash,kip brown,peter poot,sebastian brown,patrick giraudi,drew thomas,etats-unis,2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,laila ansari



Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Drew Thomas: Sans être consensuel , je suis reconnaissant envers les lecteurs de Fantasticmovies. Le cinéma indépendant traverse une période difficile. Le marché est grippé comme l'était celui de la musique dix ans auparavant.

 

Les fans de films, comme ceux qui visitent ce blog, fréquentent les festivals, à la recherche de films étranges et underground, vont sauver le cinéma.

 

Je suis un directeur photo/ metteur en scène qui vit à Los Angeles. J'ai étudié à l' American Film Institute et au National Film School de République tchèque. En tant que réalisateur, j'aime faire des films qui combinent les conventions du genre américain avec l'esprit de rébellion des maitres du cinéma européen.  Les galeries d'art rencontrent le grindhouse.  Des films artistiques avec des poursuites en voiture. La Nouvelle Vague françaises avec des facettes du cinéma d'exploitation. 

 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

 

D.T.: C’est une question difficile. Cependant je ne vais pas voir de films «mainstream» parce que (sauf quelques rares exceptions), ils n’ont pas grand chose à offrir. 

Le film qui m’a le plus surpris est The Asphalt Jungle de John Huston. Même si c'est seulement à cause de mon ignorance que je suis "surpris" par celui-ci. Si j’avais été plus familier avec l’oeuvre de Huston, j’aurais su que j’étais sur le point de voir un chef d’oeuvre.

Voici quelques films (quelques uns nouveaux et d’autres plus anciens) que j’adore et qui pourraient intéresser les lecteurs de ce blog:

Holy Motors,City Baby,Found In Time (plus d’idées que dans 10 films de studio. Critique ici),Rubbur, The Northville Cemetery Massacre (Quand un film de contre-culture de biker/hippie rencontre un shoot-em up à la Sam Peckinpah), Kiss Me Deadly (Un film noir par un réalisateur de génie qui haissait son protagoniste),Murder By Contract (un petit budget qui a influencé Scorsese), The Lineup,Children Of Men (tellement bien qu’il n’existe peut-être pas), Captain Milkshake,Persona,Breathless,Vanishing Point (un de mes films préférés), Le Doulos et tous les films d’Antonioni.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Channeling en 5 mots?

 

D.T.: Ambitieux, maladroit,original,obtus,(et j'espère) intriguant.

 

 

Fantasticmovies: Les nouveaux outils de communication et la vie privée sont-ils compatibles?

 

D.T.: En un mot, non. La vie privée est menacée dans la plupart des pays développés. Je respecte le choix de l'Allemagne d'avoir refusé la cartographie de ses rues par Google. Nous verrons bientôt des mouvements de gens émerger. Ils seront déconnectés."Hors réseaux". Ici aux Etats-Unis, nous avons déjà des pubs  qui brouillent électroniquement les smartphones, forçant les gens à regarder autours d'eaux sans être accaparés par leur téléphone. Channeling est destiné à être édifiant, traitant de nombreux sujet et notamment la destruction de la vie privée. 

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à propos du tournage?

 

D.T.: Nous avons filmé la course poursuite d'ouverture à Griffith Park. Le sud de la Californie est très sec.  Nous trainions un tuyau d'essence qui faisait des étincelles derrière une grosse voiture chargée à bloc. Sur le point d'arriver, mon producteur, Gerry Santos m'a dit:" s'il te plait, n'incendie pas le parc".

Nous n'avions que de 9 heures du matin à 15 heures pour filmer l'entièreté de la poursuite et nous étions assez loin de notre lieu de tournage de base. Je devais aller uriner, je me suis rendu à la lisière d'une forêt pour me soulager. Je rêvassait,essayant d'anticiper tout ce qui devait être fait. Pendant que je pissait en étant dans la lune, j’ai été surpris par plusieurs paires d’yeux qui m’observaient. C’était une meute de coyotes qui se trouvait juste derrière la ligne d’arbres en train de nous regarder filmer notre scène de dingue.

Je ne sais pourquoi, mais voir ses animaux magnifiques m’a recentré et m’a permis de me concentrer.

 

ciné,rocket punch productions,cinéma,infos ciné,infos cinéma,résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur,interview,andrew huebscher,dan mccoy,greg nash,kip brown,peter poot,sebastian brown,patrick giraudi,drew thomas,etats-unis,2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,laila ansari

 

Fantasticmovies: Techniquement Channeling est superbe. Etait-ce un gros travail en post-production?

 

D.T.:Je vous remercie. Mon directeur de la photographie Andrew Huebscher est un peintre et un artisan.

Mon ingénieur du son, Dan McCoy a fait un travail brillant de collecte de sons.En post-prod, j'ai travaillé avec des artistes comme Greg Nash, Kip Brown et Peter Poot, Sebastian Brown, Patrick Giraudi, qui ont beaucoup bossé.

Je dirais que le film n'avait pas besoin de beaucoup de correction des couleurs. Les images capturées à huis clos n'avaient pas besoin de beaucoup de modifications.

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

D.T.: En ce moment, j'essaie d'équilibrer. Faire assez de travail en freelance pour payer mon loyer, tout en développant des projets passionants . 

J'écris un thriller qui traite également de la technologie et de ses possibilités et ses risques.

Fantasticmovies:Un mot pour la fin?

 

D.T.:Je suis chanceux de pouvoir faire ce que je fais. Si ce n'était pas pour les vrais fans de films - comme les lecteurs de ce blog - je ne serais pas en mesure de poursuivre mon art. Je suis reconnaissant.

 

 

ciné,rocket punch productions,cinéma,infos ciné,infos cinéma,résumé,réalisateur,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce,producteur,interview,andrew huebscher,dan mccoy,greg nash,kip brown,peter poot,sebastian brown,patrick giraudi,drew thomas,etats-unis,2013,photos,film,science-fiction,interview,interview de drew thomas,interview channeling,laila ansari