03/11/2013

FOREVER COURT METRAGE: CRITIQUE ET INTERVIEW DE LA REALISATRICE NIAV CONTY

 

 

 

Forever

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Résumé :Une histoire d’amour qui tourne mal. Elle veut le quitter et lui veut la garder pour toujours.

 

Réalisatrice:Niav Conty

 

Scénariste:Niav Conty

 

Acteur:Alex Lora, Aundrea Faris

 

Pays : Etats-Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 13 min



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Critique :

L’amour ou l’orgueil peuvent pousser à des actes parfois complètement irrationnels. C’est le cas du personnage principal de Forever, qui tue sa concubine car celle-ci lui annonce qu’elle le quitte. Mais il ne s'arrête pas là le bougre! Il passe du temps avec son cadavre, puis décide de le découper et de le manger.

Ca a l’air gore dit comme ça, mais la réalisation pudique de Niav Conty évite les scènes putassières en jouant avec le hors champ. Néanmoins, il se dégage de ce métrage un sentiment de malaise et de dégout à l’image de ce concubin frustré qui agit placidement. La mise en scène dépouillée aux couleurs désaturées  à l’esthétique «arty» apporte une atmosphère  travaillée qui prend le temps d’installer son crapuleux personnage. Un court qui n’est pas sans rappeler l’excellent et troublant «Adoration» d’Olivier Smolders.

Bref, Forever est un court métrage aussi beau qu’il est dérangeant. 

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Note : 16/20

 

 

Site Internet :

 

http://www.niav-film.com/

 

Commentaires de la réalisatrice à propos de son film:

 

Forever est le portrait d'un homme qui aspire à se sentir complet . Il aspire à des choses qui n'ont jamais , ou n'existent plus. Il est dans un état de perpétuelle nostalgie d'un sentiment de plénitude.
Même dans ses tentatives vaines de conserver sa petite amie.  Plus elle est là auprès de lui, moins il la ressent présente. Ce n'est que par procuration à travers l’image qu’il se fait d’elle qu'il se sent capable de ressentir  les parties de lui-même qui lui manquent ,physiques ou psychiques.

Ne pouvant pas trouver dans son regard, un amour qui n'est en fait plus là , et encore moins dans son cadavre une expression de son corps qui n'est plus entier , il commet l'acte ultime du désir: l’union par l’ingestion du corps et de l’âme de sa petite amis
Tourné en couleurs désaturées et composé principalement de plans fixes picturaux , l'objectif tente de rester un œil extérieur , observant Javier dans son espace physique et mentale. Sans commentaires ni explications, nous observons simplement son immense sentiment de nostalgie qui opère.

- Niav Conty

 

 

 

 

 

 

 

Interview de la réalisatrice et scénariste:Niav Conty(qui a fait l’effort de répondre en français)

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Niav Conty:Je suis une cinéaste Franco-Américaine. Mon site: www.niav-film.com 

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

N.C.:"Gravity" et "12 Years a Slave" (les deux films les plus remarquables de l'année à mon avis).

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

N.C.:Influences? Je ne sais pas, mais j'aime beaucoup David Lynch pour son originalité, Steve McQueen pour son intelligence et sa forme, Wong Kar Waipour son sens de l'image, Werner Herzog pour son humanité.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

N.C.:En général, ce qui m'intéresse dans le cinéma de genre est comment on peut arriver a l’esquiver ou à jouer avec. J'aime les films «ovnis». J'aime ne pas pouvoir facilement les «caser», et  quand ceux-ci brisent les conventions et les constructions du langage du genre.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

N.C.: Au départ, c’était un scénario plus longu et développé sur un tueur en série. Mais le personnage principal était assez détestable, ce qui m’ennuyait. Donc j'ai écrit ce petite exercice pour tenter de rend re ce personnage plus aimable. Qu'on finisse par l'aimer un peu, même si cela nous rend mal à l'aise. Ce qui en est sorti, est ce scénario un peu plus doux, un histoire d'amour en sorte, sa premier victime. Puis surtout c'était un choix de casting. Alex Lora est quelqu’un de très doux et à l'air naturellement innocent avec ses grands yeux. J'ai vu plein de gens pour ce rôle et à chaque fois ils ne pouvaient pas s'en empêcher de jouer les méchants, même subtilement. 'Al, lui,ne faisait rien, il était simplement lui même, sans aucune envie de jouer un méchant, même quand je lui demandait de faire des choses atroces.

 

Fantasticmovies: Forever est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

N.C.: Ce fut surtout long car j'ai dû le laisser pendant un long moment avant de le finir. Puis j'étais indécise sur certaines choses. Par exemple le film était tourné en couleur, puis je l'ai mis en noir & blanc  lors de la post, et c’est seulement à la fin que j'ai décidé de le remettre en couleurs.

Pour le son, les prises était très bonnes (merci à Frank et Yasuo). C'était assez simple. Le plus dur était de trouver le rythme du film. Un rythme lent mais inévitable.

Fantasticmovies: Vous contrebalancez l’image habituelle de l’infirme «victime», car dans votre film, c’est lui le bourreau.

Comment avez-vous imaginé ce scripte?

N.C.: Le scénario est tel qu'on le voit dans le film, mais sans aucunes mentions du manque d’un bras du personnage principal. Je n’ai pas du tout choisi Al à cause de son infirmité,c'était son innocence qui m’attirait pour ce rôle. Ceci dit, il est évident que le film change largement avec son physique. Les pulsions derrière ses actions prend un sens autre, et surtout la scène avec le bras dans le lit devient franchement très étrange et horrifiant.

C'est devenu l'histoire d'un home qui essaye de se compléter, de se rend entier. Dans le scénario, c'est pareil mais il essaye de combler une manque métaphorique, avec cette acteur ça devient bien plus littéral.

Al semblait cool avec tout ça, c'était surtout les actes de violence que je lui demandait de faire qui le gênaient . C'est un pacifiste au grand cœur.

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

N.C.: Il n’y  a que du maquillage (sur la fille, la main, et la création d’un faux doigt). Tout était réalisé par la maquilleuse Lisa Forst, qui a fait un super boulot. On voulait rester très subtil et ne pas tomber dans le "gore". A part ça, quelques trucages en FinalCut sur le cadavre pour effacer les respirations de l’actrice, et c'est tout.


Fantasticmovies:Votre recette du faux sang?

 

N.C.: (rire) Je ne sais pas. Faut demander à Lisa. Mais il y en avait vraiment très peu. On aurait pu en mettre un peu plus, franchement.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

N.C.: C'était un film d'école, donc j'ai pu convaincre quelques camarades de classe de m'aider.

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

N.C.: Le tournage a pris deux journées consécutives de 18h,  donc franchement je ne me rappelle pas de grand chose. J'aurais pu penser que c'était juste un long cauchemar, mais j'ai des rushes pour me prouver que ça s'est passé pour du vrai :)

Non, mis à part le planning de folie, on s'est très bien amusés, malgré le sujet quelque peu glauque.

 

Fantasticmovies:Parlez-nous du budget de Forever. 

N.C.:Autour de $300. 

Personne n’était payé, quelques projecteurs prêtés de l'école, la caméra (canon 5D) est la mienne.

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

N.C.: Je viens de finir un autre court métrage qui s’appelle Outworld dont voici le site:

http://outworldthefilm.wordpress.com/

Maintenant je commence l'écriture du long métrage de’Outworld.

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

N.C.: Merci. 

J'espère que le film vous effrayera doucement et insidieusement:)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


28/10/2013

AND THE WINNER IS : CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR BAPTISTE ROUVEURE

 

 

 

 

 

 

AND THE

 

 WINNER IS

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Résumé :Seul sur un ring, un boxeur, porté par un public acquit à sa cause, livre un combat imaginaire. Un adversaire inattendu va venir interrompre sa démonstration et faire vaciller ses convictions. Commence alors un combat contre le doute et la résignation.

 

Réalisateur:Baptiste Rouveure

 

Scénariste:Baptiste Rouveure

 

Acteur:Nicolas Umbdenstock

 

Pays :France

 

Année : 2012

 

Durée: 9 min

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Critique :

 

"Soi-même", est peut-être le pire ennemi que l’on peut avoir. 

Baptiste Rouveure nous propose un exercice de style somme toute bien mené. Son personnage, un boxeur professionnel se bat contre un adversaire de taille:sa propre personne.

Allégorie de tout combat que peut mener l’homme contre lui-même, le métrage laisse libre court quant à son interprétation.

La mise en scène sacrément réussie de Rouveure donne vie à un match musclé qui ne lésine pas sur les coups. Sueur et sang deviennent des personnages à part entière filmés tels des oeuvres d’art . Deux lignes de dialogues suffisent pour renforcer la dramaturgie. L’acteur principal (il ne peut que l’être car il est seul) joue parfaitement son rôle de boxeur schizophrène.

Techniquement parfait, And The Winner Is est un savant mélage de «champ, contre-champ», de caméra à l’épaule,de gros plans; le tout rythmé par un excellent montage et accompagné d’une belle musique.

Bref, du plus bel effet, And The Winner Is est un régal pour les yeux et la psyché.

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Note : 17/20

 

Bande-annonce :

AND THE WINNER IS - teaser 2 from baptisterouveure on Vimeo.

Sites Internet :

 

www.pagesimages.com/courts-metrages-3

 

www.baptisterouveure.com/fictionandthewinneris1.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste:Baptiste Rouveure

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Baptiste Rouveure:Je suis réalisateur depuis une quinzaine d’année. En dehors d’une maîtrise obtenue à Paris I Sorbonne, j’ai appris sur le tas la technique à travers la mise en scène de fictions, clips, documentaires, institutionnels, et autres prestations photographique !  

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

B.R.:Une Femme Sous Influence de John Cassavetes. Peter Falk et Gena Rowlands  marchent tout deux en équilibre sur un fil où le moindre écart les fait basculer dans la folie. J’aime beaucoup ces personnages tout en tension, où la fragilité d’une émotion débordante côtoie une violence qui traduit une impuissance à dominer des situations ou à se conformer à un moule. Reste maintenant le talent de John Cassavetes de créer des situations explosives, sublimées par une approche réaliste dans la mise en scène.

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

B.R.:Difficile de faire une synthèse de ce qui nous influence ! Mais, je reste friand d’un cinéma qui propose comme récit, un voyage initiatique, avec de nouvelles règles à appréhender, de nouveaux codes. Maintenant, j’apprécie les films et réalisateurs qui ont une identité visuelle très marquée, presque comme une signature. Des réalisateurs où l’élégance visuelle va de pair avec leurs propos. Du coup les influences sont vastes et forment un tout ! Ca va de Sergio Leone à Woody Allen en passant par David Fincher et Alfred Hitchcock.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

B.R.:L’étiquette cinéma de genre me parait toujours un peu réductrice ou alors identifiée à un cinéma mineur. Je préfère parler de cinéma alternatif, celui qui à défaut d’avoir des moyens financiers, comble cette absence par une énergie et une inventivité débordante. 

Les moyens techniques actuels donnent le sentiment qu’avec peu d’outils mais une bonne connaissance et maîtrise de la technique, on peut parvenir à une image ne souffrant pas de comparaison avec des productions plus importantes. De ce fait, de plus en plus d’amateurs ou de passionnés de cinéma, ne considèrent plus le 7ème arts comme un milieu cloisonné et inaccessible.

Au vue de la richesse des festivals de cinéma proposés dans l’hexagone, on a le sentiment que le cinéma réalisé en dehors des circuits conventionnels, est non seulement sur une bonne dynamique, mais est de plus plus riche au niveau des contenus.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

B.R.:Pour  And The Winner Is , j’avais en tête l’image d’un homme en lutte avec son double.

En creusant la thématique, j’aimais l’idée de retranscrire le thème de la lutte contre soi-même sous la forme d’un tableau, avec une unité de lieux et de temps. Un film sans paroles mais traduisant une émotion brute sous la forme d’un huis-clos nécessitant peu de moyens mais de belles idées ! Retrouver en somme, l'intensité expressive d'un tableau comme "Jacob luttant contre l'ange" de Delacroix qui peut-être perçu comme une allégorie sur un combat interne entre deux forces qui s'affrontent.

 

 

Fantasticmovies: And The Winner Is est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

B.R.: Au départ, je souhaitais un film en noir et blanc avec juste quelques dominantes de rouge, comme le sang et les gants des boxeurs. Et Kevin Brunet (le directeur de la photo) m’a suggéré de préserver des teintes de chair sur le corps des combattants. Un peu comme Tom Stern l’a fait sur le « J. Edgar » de Eastwood. On évitait ainsi des écarts de couleur trop importante, voir surréaliste.

Pour le son, je souhaitais une présence très forte d’un public imaginaire ! On ne le voit pas à l’écran, il est simplement suggéré par le ressenti du premier boxeur, il est le témoin de ses émotions. A défaut de paroles, il fallait que ce public joue le rôle, entre autre, d’une tierce personne appuyant les états d’âme du boxeur.

Et avec l’aide de Pages et Images et de son producteur Youssef Charifi, le film a bénéficié d’une aide pour la post-production. Du coup on a obtenu un bon montage et mixage sonore réalisé dans de bonnes conditions avec Jean-François Terrien et Frederic Maury. Idem pour l’étalonnage, nous sommes passés par Jean-Luc Fauquier et son studio.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.

 

B.R.:Les effets spéciaux se limitent à un maquillage, témoignant des coups reçus et donnés au visage. Pour cela, Coralie Calistrie est parvenue à préserver une belle graduation des marques à mesure que le combat s’intensifie.

On nous parle beaucoup également du travelling circulaire opéré autour du ring. Pour cette scène, les combattants se transforment en une masse de chaire informe, où les convictions divergentes se rejoignent et ne forment plus qu’un tout. Elvis Fontaine-Garrant, opérateur image, a descendu le shutter à 6 ou 8 images secondes, ce qui donne cet effet de trainé et de filage des corps.

 

Fantasticmovies:Ca a dû être un casse tête au montage votre court.

 

B.R.:Effectivement, il y avait le pari de réaliser le combat d’un boxeur contre son double tout en préservant une clarté dans la narration. Nicolas Umbdenstock qui s’est affranchi de la difficulté de proposer deux boxeurs aux expressions et à l’allure différente, a donc joué les deux premiers jours le boxeur n°1, et le dernier jour tous les contre-champs du boxeur n°2.

Pour qu’il n’y ait pas de fausses notes au montage, tout a été entièrement story-boardé. Chaque coup était donc pensé et construit en amont afin d’éviter des erreurs de raccords. Du coup le montage avec Ludovic Raynaud s’est déroulé sans heurts ! On découvrait au fur et à mesure du montage des champs et contre-champs, l’enchaînement des coups et le combat dans son intégralité.

 

Fantasticmovies: Sommes-nous notre pire ennemi?

 

B.R.: J’aime cette idée qu’au fond de nous, et face à des événements majeurs de notre vie, il y est une part de doute. Ce doute qui se traduit par une dualité qui nous tiraille d’un côté et de l’autre. Et certain cas nous mettent face à nos limites physiques ou morales, que l’on se décide de franchir ou pas !

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

B.R.:A ce stade de réalisation, tout les techniciens sur le tournage étaient du même niveau d‘expérience. On avait tous chacun de notre côté et dans nos domaines respectifs, eu quelques expériences sans pour autant être des professionnels reconnus. Ce qui nous a réunis, c’est l’envie de faire du bon travail, à la hauteur d’autres productions avec des équipes plus chevronnées. Chacun avait besoin de faire encore ses preuves et souhaitait gagner en crédibilité pour d’autres productions plus confortables financièrement.

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

B.R.: On bénéficiait d’une salle de sport prêtée par la ville de Montpellier pendant l’été. Passé 23h, l’alarme se déclenchait. Plus on se rapprochait de l’heure fatidique, et plus chacun se tenait prêt sur les starting block. 22h45, 22h50, 22h55… L’ultime « couper » de la journée faisait office de coup de feu pour un départ de 100m ! Il fallait ranger et sortir de la salle tout le matériel en sprintant en moins de 5mn. Alors qu’une demi heure le matin était nécessaire pour la mise en place !

 

Fantasticmovies:Parlez-nous du budget d’And The Winner Is. 

B.R.:Le film a coûté au tournage 6 000 euros. 4000 ont été investis par Pages & Images, société de production sur Montpellier et 2000 euros proviennent de la vente de mon piano ! Le plus gros est parti dans le défraiement de chacun et la cantine, et le reste dans la location de matériel de tournage (camera red + optiques anamorphiques). Ensuite 5000 euros ont été débloqués par la région Languedoc-roussillon pour la post-production.

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

B.R.:J’avance sur l’écriture d’une nouvelle fiction !

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

B.R.:Des blogs comme fantasticmovies sont précieux. Ils mettent en lumière toute une production cinématographique et permettent de faire partager les expériences de chacun. Alors longue vie à fantasticmovies !

 

 

 

 

 

 

 

 


27/10/2013

INTUS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR GARY SEGHERS

 

 

 

 

 

 

Intus

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Résumé :Un homme se réveille, en sursaut, emmuré dans une chambre. Confronté aux événements qui s'enchaînent dans cet environnement clos, l'homme se retrouve face à lui-même et à son passé.

 

Réalisateur:Gary Seghers 

 

Scénariste:Gary Seghers, Laurent Vieilletoile

 

Acteur:Jérémie Renier, Sozyone Gonzalez, Lisa Debauche, Maïlyse Hermans, Jacky Druaux

 

Pays :Belgique

 

Année : 2013

 

Durée: 12 min

 

Production: Sherpah vidéo projects

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Critique :

 

Cela fait du bien de voir que des acteurs reconnus osent encore mouiller leur chemise dans des courts-métrages. C’est le cas ici dans Intus, un huis-clos claustrophobique dans lequel on retrouve l’excellent Jérémie Renier. 

Rappelant la première partie de Old Boy de Parl Chan-wook , Intus confronte son personnage principal à l’angoisse de l'enfermement arbitraire .Il ne sait pas où il est, ni ce qu’il doit faire et encore moins pourquoi il est séquestré.

Visuellement éblouissant, Gary Seghers nous offre sur un plateau d’argent son histoire fantastique allégorique. 

La force du jeu de Renier couplé à une mise en scène léchée font de ce court un petit bijou visuel. 

Rien n’a été laissé au hasard: photo sublime, montage parfait, sound design maitrisé, et plans et mouvements de caméra variés font de ce court une réussite technique et artistique. 

Bref, Intus est un bout de pellicule travaillé et ambitieux qui mérite visionnage.

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Note : 18/20

 

Bande-annonce :

INTUS DE GARY SEGHERS - TRAILER from Seghers Gary on Vimeo.


 

Site Internet :

 

Page Facebook

 

 

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste:Gary Seghers

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

Gary Seghers: Je suis Belge, j'ai 37 ans et je suis autodidacte.J'ai commencé par la photographie avant de me diriger vers le cinéma en passant par tous les postes sur un plateau. Je suis aussi monteur pour une télévision Belge. Intus est mon premier film en tant que scénariste et réalisateur.

Fantasticmovies: Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué?

G.S.: Rundskop de Michäel R.Roskam

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

G.S.: Il y en a beaucoup, surtout en tant que "jeune réalisateur". Stanley Kubrick est sans doute le réalisateur qui m'a donné envie de faire ce métier, pour ne pas être très original.

  Une prof de Français nous avait montré "Orange Mécanique", je devais avoir 14 ans, ce fut un choc.

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

G.S.: Comme pour tous les autres styles de cinéma, il y a du bon et du très mauvais.

Pas vraiment d'avis sur ça, pour être honnête.

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet?

 

G.S.: Avec le co-scénariste, Laurent Vieilletoile, que j'ai rencontré en travaillant pour la télé. Nous étions tous les deux en pleine rupture amoureuse (chacun de notre côté!! ;) )  et nous nous sentions renfermés sur nous mêmes. On a commencé à écrire sur ce thème là. Intus était initié..

 

Fantasticmovies: Intus est vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

G.S.:Oui, plus ou moins 3 mois pour toute la post-prod. Pour un court métrage, c'est long! 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des effets spéciaux.


G.S.:Ils ont été imaginés au moment du découpage.

  C'est Quentin Ransart, de Sherpah Video Projects, qui les a conçus.

  La difficulté était de rester simple et efficace. Ils sont surtout présent pour accentuer le côté irréaliste de cette pièce! 

 

Fantasticmovies:Comment Jérémie Renier est-il arrivé sur le projet?

 

G.S.: Très simplement.

J'avais la chance de le connaître via une amie en commun. Après, il est très accessible et il m'a fallut simplement lui demander. Il a lu le scénario et il a dit oui dans la foulée. 

 

Fantasticmovies:Du cinéma francophone de genre belge, c’est extrêmement rare. Avez-vous pu obtenir un quelconque soutien auprès des institutions?

 

G.S.: Oui. Aide de la commission et du tax shelter.

 

Fantasticmovies:Pourquoi selon vous, nos cinéastes belges (surtout francophones) sont si peu médiatisés dans notre pays surtout s’ ils font du genre?

 

G.S.: Je n'en sais rien, le cinéma d'auteur prend peut être beaucoup de place dans notre pays, vu sa réputation mondiale. Mais cela ne me dérange pas! Il est plutôt de qualité.

 

Fantasticmovies: Expliquez-nous le titre «Intus».

 

G.S.:Intus veut dire "à l'intérieur" en Latin.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver des acteurs et une équipe motivés pour le film?

 

G.S.: Assez facile oui, à part pour un machino, que nous n'avions pas jusqu'à la dernière minute!

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

G.S.: Il y en a évidemment beaucoup! 

Peut être le jour du tournage en piscine! 

  Jérémie dans l'eau, du matos électrique dans et autour de la piscine. On ne pouvait s'empêcher de penser à Cloclo!

  On avait tous très peur!! Mais tout s'est passé comme sur des roulettes!

 

Fantasticmovies:Parlez-nous du budget d’Intus. 

G.S.:  Sur le papier , une centaine de milliers d'euros, mais on l'a fait avec beaucoup moins!

 

Fantasticmovies:  Des projets futurs ?

G.S.: Oui, plusieurs, mais je suis aussi à la recherche de producteurs avant tout!Sinon, j'ai écrit 2 courts métrages et je commence l'écriture d'un long, sur la vie de mon grand père, qui fut soldat de la brigade Piron pendant la 2ème guerre mondiale. Brigade Belge qui délivra Bruxelles en 1945.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

G.S.: Merci à "Fantasticmovies" pour son intéret porté à Intus!