08/08/2014

NAKED ZOMBIE GIRL: CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR

 

NAKED ZOMBIE GIRL

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Résumé :Un film «grind house» dans lequel une femme nue tue des zombies avec une tronçonneuse. 

 

Réalisateur: Rickey Bird Jr.

 

Scénariste: Rickey Bird Jr.

 

Acteurs:Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 28min.

 

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Critique : 

En voilà un court qui ne ment pas dans son titre! Si vous aimez les péloches totalement barrées, les femmes nues, le gore et les zombies,lisez ce qui suit, ça risque bien de vous intéresser. 

Effectivement Naked Zombie Girl, c’est du pur amusement, un condensé d’action hyper bien foutu servi par des acteurs qui donnent de leur personne. L’imagerie kitsch, dans la plus pure tradition «grindhouse», avec ses couleurs baveuse et son gros grain ravira les nostalgiques des regrettées années 1980.

D’ailleurs c’est dans l’air du temps, les films  à l’esthétique vintage pullulent,surtout dans le circuit indé de genre. Est-ce une réponse à la morosité de notre société? Les éditeurs poussent le vice coloré jusqu’à vendre des éditions VHS de leurs films. Ou, est-ce un retour en arrière, syndrome d’un cinéma de genre actuel qui ne se trouve pas d’identité? Quoiqu’il en soit, aller chercher de l’inspiration dans le passé pour une nécessaire pérennité du genre n’est pas une mauvaise chose. Faut-il encore que cela soit bien fait et respectueux des codes de l’époque. 

Naked Zombie Girl fait heureusement partie de ses films qui honorent leurs racines. Réalisé par Rickey Bird Jr., le métrage se concentre sur son héroïne(Meghan Chadeayne) nue comme un vers,BTS boucherie option tronçonneuse en poche, qui se débat (et non s’ébat)avec des morts vivants belliqueux.

Le spectateur est directement plongé dans le vif du sujet. Pas de temps morts, ni de mise en situation et encore moins de dialogues. Cela donne l’impression d’avoir pris un film en cour de route au meilleur moment au hasard d’un zapping désespéré. Et ça marche. Le film surprend et attire l’attention, pas seulement grâce à la plastique généreuse de Meghan Chadeayne mais aussi grâce à l’extrême professionnalisme de l’ensemble.

Bref, Naked Zombie Girl est sympathique et nourri à la vitamine «série»B, un petit (s)trip zombièsque que ne renierait pas Robert Rodriguez.

 

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Production:Hectic Films, Solid Weld Productions

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

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Interview du réalisateur et scénariste : Rickey Bird Jr.

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Rickey Bird Jr. :Je m’appelle Rickey Bird, je suis le scénariste,réalisateur et producteur de Naked Zombie Girl. Que puis-je dire de plus? J’aime les zombies et ...les filles.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Rickey Bird Jr. : Le Transperceneige (Bong Joon-Ho) que j’ai eu la chance de voir en salle. Je n’en savait pas grand chose avant de le voir, la surprise en a été plus grande. Le concept est original et le casting excellent. J’ai aimé tout ce qui concernait le train et la majorité de l’histoire.  

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons quelques bons films de genre aux Etats-Unis, mais étonnement d’excellents viennent souvent de l’étranger, comme par exemple mon film de zombie préféré, Cemetery Man (DellaMorte DellAmore de Michele Soavi). Dans mon pays, l’horreur c’est un peu n’importe quoi. Si un film est vraiment bon, ils en font des suites et des suites qui, selon moi, sont prévisibles et répétitives.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Queen Of Blood en 5 mots ?

 

Rickey Bird Jr.: Grindhouse,kitsch,amusant, horreur,zombies

 

Fantasticmovies : Naked Zombie Girl est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Rickey Bird Jr.: Merci. Oui, pour notre monteur et co-fondateur d’Hectic Films, Jason Sanders, ce fut une quantité non négligeable de travail. Je pense que nous avions cinq montages du film avant d’être prêts. Jason a fait beaucoup pour rendre l’histoire sans dialogues cohérente. Il a aussi rendu l’imagerie du film kitsch grâce à un ajout de grain à l’image et à des effets sanglants.La majorité de la musique a été composée par Rohan Cowden et Blake Tedder.Ils y ont passé quatre semaines. Mais l’aspect du film doit beaucoup à notre équipe de maquilleurs dirigée par Nick Reisinger,qui est à la tête de notre département maquillage et effets spéciaux.

 

Fantasticmovies: Pourquoi avoir opté pour le style «grindhouse» qui est en vogue pour le moment, surtout dans le cinéma indé?

 

Rickey Bird Jr.:Oui, ça l’est.Je pense qu’il devrait y avoir plus de qualités cinématographiques dans ces films à l’aspect kitsch. Nous avons passé beaucoup de temps à travailler la lumière,la manière de filmer et sur les zombies pour produire un métrage un échelon au dessus du reste. Dans la limite de ce que nous pouvions faire avec notre budget.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile pour Meghan Chadeayne de jouer nue?

 

Rickey Bird Jr.:Au départ, elle était un peu gênée, mais au plus nous tournions, au plus elle se sentait à son aise. Le plus dingue, c’est qu’elle ne s’est jamais plainte. Elle était toujours prête pour la prise suivante. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Rickey Bird Jr.: Si vous regardez attentivement, vous pouvez nous voir pousser la voiture sur un plan. Nous attendions que le soleil se couche pour commencer à tourner afin de filmer la voiture sur la route au crépuscule. La voiture n’a pas voulu démarrer, donc nous avons dû la pousser. Elle était  énorme et lourde. La pousser, le jour suivant au sommet d’une cote, n’a pas été un jeu d’enfant.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget.

 

Rickey Bird Jr.: Le budget était de 8000 dollars que nous avons utilisés pour les quatre jours de tournage,le plateau,réparer la voiture,acheter une tronçonneuse et en jeter deux versions,commander un trailer,etc.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Rickey Bird Jr.: Vous devez poser la question à Nick Reisinger à ce propos. Tout ce que je sais c’est qu’il nous fallait le bon sang pour le tournage.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons signé un accord avec la société FRI et nous préparons un long métrage de Naked Zombie Girl. J’écris aussi un script avec mon ami et auteur Nick Belardes, ça sera un film de démons très effrayant.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Rickey Bird Jr.: Merci pour l’intéret que tu portes à notre film. Je voulais encore remercier l’équipe d’ Hectic Films pour leur énorme travail. Nous travaillons sur un comic de Naked Zombie Girl qui plaira certainement aux fans de Grind house. Voici le lien pour plus d’infos sur le film et le comic: Facebook.com/nzgmovie

 

 

 

 

 

07/08/2014

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE): CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR/LE COURT

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE)

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Résumé :Une jeune fille mène un combat contre son «moi» masculin.

 

Réalisateur:Joseph Catté

 

Scénariste:Joseph Catté, Roland Topor(texte)

 

Acteur: Pauline Helly

 

Pays :France

 

Année : 2014

 

Durée: 5 min 19.

 

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Critique : 

Adaptation de «La Bataille Intime» de Roland Topor, Like A Doll est un voyage sanglant dans l’esprit torturé d’une jeune fille qui, face caméra nous explique comment elle est venue à bout de sa masculinité. 

Esthétiquement travaillé et singulier, le court montre que son auteur,Joseph Catté a déjà une sacrée personnalité cinématographique. Like A Doll est beau et bien joué (au vu de son budget riquiqui)! Le court bénéficie d’une superbe photographie et surtout du charisme de son actrice principale(Pauline Helly) qui, à elle seule, apporte toute la dramatisation nécessaire pour rendre l’ensemble convaincant. Grace au travail sur la lumière qui est tout simplement bluffant et au montage  maitrisé,les deux univers, le réel et le fantasmé, se croisent sans perturber l’essence narrative du court basé sur un monologue.

Comme quoi, l’hexagone est un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à émerger pour renouveler un cinéma frenchie qui a la caméra un berne, enlisé dans le télévisuellement correct. 

 

Bref, Like A Doll est une petite surprise trop courte mais intense à voir.Ca tombe bien, il est juste en -dessous.

 

 

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Note : 16/20

 

Le court

Like a Doll - Comme une Poupée from Joseph Catté on Vimeo.

 

 

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Interview du réalisateur: Joseph Catté

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Joseph Catté: Je m'appelle Joseph Catté et je suis un jeune réalisateur basé en région parisienne. Graphiste de formation, je travaille également dans les effets spéciaux numériques pour le cinéma et la publicité.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Joseph Catté: Sans aucuns doutes La Grande Aventure Lego. Au delà de son humour génial et de sa richesse visuelle, j'ai surtout été bluffé par la qualité d'un scénario incroyablement intelligent, à plusieurs niveaux de lecture. C'est presque un film politique, qui délivre de vraies leçons de vie sans jamais être niais. A montrer à tous les enfants, juste après Le Géant de Fer et Happy Feet !

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Joseph Catté: Si je suis sensible à tous les cinémas,  je suis surtout un grand fan de mélanges de genre. Je suis souvent gêné par la capacité qu'ont beaucoup de films à ne jamais s'aventurer au-delà de leurs codes. Par exemple, le blockbuster hollywoodien aura tendance à enchaîner les scènes d'action sans repos ni émotion sincère et le drame intimiste à s'interdire tout trait d'humour qui pourrait relâcher la tension. Je suis donc un grand admirateur de réalisateurs comme Danny Boyle (Une Vie Moins Ordinaire), Emir Kusturica (Underground) ou encore James Gunn (Super).  Leurs oeuvres mélangent l'humour, le drame, l'horreur, le fantastique, la romance et n'en sont que plus riches et surprenantes !

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Joseph Catté: Il est évident que le cinéma de genre n'est absolument pas reconnu en France, ce qui  témoigne d'une énorme fermeture d'esprit et d’une frilosité dramatique de la part des financiers. On se donne bonne conscience  en produisant un Cavayé par-ci et un Gans par là mais il serait peut-être temps de réellement donner les moyens de leurs ambitions à tous les français envieux de tirer notre cinéma vers le haut. Pourtant, des films comme Largo Winch (sorti en même temps que Quantum of Solace) prouvent que nous pouvons largement faire le poids face aux américains, qui nous ont semés depuis longtemps sur le plan culturel. En laissant tous nos talents partir là bas, le cinéma français risque bien de devenir une terre désertée où ne se bousculeront plus que les films de Louis Garrel et de Frank Dubosc...

 

Pour ce qui est du cinéma américain, le genre semble reconnu et respecté depuis toujours. On y trouve donc absolument de tout et il est difficile d'émettre un jugement général quand on voit se côtoyer Twilight, Hostel, Avengers, Stoker et The Grey. Chacun peut y trouver son bonheur. J'ai juste le sentiment que les films ont de plus en plus de mal à combiner transgression et ambition, comme le faisaient Friedkin ou Verhoeven, mais c'est une tendance qui ne devrait pas tarder à revenir.

 

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet?

 

Joseph Catté: Initialement, je cherchais à travailler avec la comédienne Pauline Helly, sans avoir de projet spécifique en tête. Elle m'a alors proposé quelques textes qui lui plaisaient particulièrement, dont la pièce 'Bataille Intime' de Roland Topor qui a attiré mon attention. J'y ai vu une bonne occasion de m'essayer au genre horrifique.

 

Fantasticmovies : Like A Doll est vraiment beau à regarder et le travail du son est vraiment bien. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Joseph Catté: Merci ! C'était en effet beaucoup de travail, principalement car j'ai dû effectuer seul toutes les étapes de post-production (montage, étalonnage, effets-spéciaux, mixage). Je ne regrette pas car, entre mes rushs bruts et le résultat final, c'est le jour et la nuit et je pense qu'il est primordial de ne pas sous-estimer ces étapes, d'y passer du temps pour avoir un rendu digne de ce nom. Cela demande de la patience.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Joseph Catté: Le court-métrage comporte peu d'effets-spéciaux ambitieux à part le relighting, qui s'apparente plus à de l'étalonnage. J'ai fait un peu de retouche beauté, effacé quelques objets du cadre (pour épurer la composition ou éviter des faux-raccords), intégré des gerbes de sang, de la fuméeetc. J'ai également dû faire de l'extension de décor pour permettre le travelling arrière final, qui avait été tourné en plan fixe.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du vrai «faux sang» de cinéma?

 

Joseph Catté: Il me fallait une recette peu coûteuse car j'avais besoin d'une très grande quantité de faux-sang. J'ai donc opté pour un mélange composé de 50% de soupe de tomate et de 50% de sauce tomate. J'obtenais alors la viscosité voulue mais la couleur tirait d'avantage vers le orange vif que vers le rouge sombre. Heureusement, ma formation en effets-spéciaux m'a permis de modifier cette couleur à posteriori afin d'obtenir la teinte adéquate. Mais cette recette est déconseillée à toute personne ne souhaitant pas passer du temps en retouche...

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Joseph Catté: Ce que je peux simplement vous dire, c'est qu'il est plus confortable d'être réalisateur qu'acteur sur ce genre de tournage. Rester allongée des heures dans de la sauce tomate puante et glacée au milieu de la nuit, dans un hôtel désaffecté sans eau chaude pour se laver, n'est certainement pas l'expérience la plus confortable vécue par ma comédienne. D'où l'intérêt de travailler avec des gens motivés et sympathiques.

 

 

Fantasticmovies: Fut-il facile de trouver une équipe motivée pour le film?

 

Joseph Catté: L'équipe était extrêmement réduite sur le plateau. Lors des deux premiers jours de tournage, j'étais seul avec la comédienne. Les deux jours suivants, nous étions quatre. Il ne fut donc pas difficile de trouver une équipe étant donnée qu'elle n'était composée que de deux amis, que j'avais spécialement sollicités pour leur engouement !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Like A Doll

 

Joseph Catté: Au total, je n'ai pas dépensé plus de 350 euros. Tout le monde était bénévole sur le film et la majorité du matériel m'appartenait ou m'a été prêté par des amis. J'ai dépensé environ 250 euros en costumes et accessoires ainsi que 100 euros en essence et nourriture.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Joseph Catté: J'ai quelques nouveaux projets de courts-métrages et de clips, que je vais chercher à financer dans des boîtes de productions. Rien de réellement officiel pour l'instant mais cela ne devrait pas tarder !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Joseph Catté: Merci à vous pour cette interview et merci aux lecteurs pour avoir eu le courage de me lire jusqu'à la fin ! Si mon travail vous a plu, n'hésitez pas à jeter un oeil au reste de mes réalisations sur ma chaîne Vimeo : vimeo.com/josephcatte

 

 

 

 

07/07/2014

QUEEN OF BLOOD: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

 

QUEEN OF BLOOD

 

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Résumé :La vampire Irina est un fléau, une force naturelle qui attire ses victimes comme la lumière les insectes.Elle aspire leur sang avec ses doigts.Elle portera son dévolu sur une veuve enceinte qui pourrait bien être la clé de son destin.

 

Réalisateur:Chris Alexander

 

Scénariste:Chris Alexander

 

Acteurs: Nivek Ogre,Shauna Henry,David Goodfellow,Carrie Gemmell

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 82 min.

 

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Critique : 

Film singulier et très personnel, Queen Of Blood de Chris Alexander est une expérience cinématographique qui peut paraître déconcertante. Le réalisateur, l'annonce lui-même , il fait des films principalement pour lui ( voir interview en bas de cette critique) sans se soucier d'un quelconque accueil d'un potentiel public. Si ses films sont apprécies, tant mieux, sinon,tant pis.

Effectivement, Queen Of Blood, son dernier méfait, n'est pas facile d'accès. Il faudra au spectateur téméraire une certaine ouverture d'esprit pour apprécier comme il se doit cette œuvre atypique. Tourné en vidéo avec les moyens du bord, le métrage (le deuxième d’une trilogie centrée sur le personnage d’Irina) met en scène un vampirisme qui renoue avec son aspect gothique «de jour», le tout, dénué  de dialogues, ce qui accentue l'aspect «arty» de l'entreprise. Alexander nous offre un spectacle fantasmagorique mettant en image des visions de rêverie cauchemardesque à l'aide d'artifices, certes basiques , mais qui fonctionnent : ruptures de rythmes entre les plans, couleurs grisâtres , gros plans saccadės, musique dissonante,...

Bref, Queen Of Blood est une œuvre personnelle qui n'a d'autre dessein que de faire plaisir à son auteur et est totalement hermétique au spectateur qui n'entrerait pas dans l'univers du réalisateur. Un happening pelliculė construit comme une œuvre d'art qui a au moins comme qualité d'interpeller.

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Production:Autonomy Pictures

 

Note : 14/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview du réalisateur et scénariste :Chris Alexander

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Chris Alexander:   Je m’appelle Chris Alexander, et je suis un enthousiaste obsessionnel du cinéma étrange et obscure, de la culture pop trash et de l’art abstrait depuis que je suis enfant. J’ai pu combiner cet enthousiasme avec ma vie professionnelle: je suis un écrivain internationalement publié, un journaliste, un critique de films,un compositeur,un réalisateur et le rédacteur en chef de Fangoria,Gorezone,Fangoria Legends et de Delirium. Je vois l’horreur comme une fenêtre sur le monde, un outil de divertissement mais aussi comme un aperçu de la condition humaine...  

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Chris Alexander: Je suis perpétuellement à la recherche de l’horreur cachée dans les films non horrifiques. A cet égard l’excellent Under The Skin de Jonathan Glazer m’a bouleversé. Aucuns films vus récemment ne m’avaient fait cet effet là à par peut-être le précédent opus de Glazer: Birth. Quelle étrange et belle expérience cinématographique.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Chris Alexander: Étonnamment au Canada, où je vis et travaille, l'horreur est en plein essor.Ce n’est pas pour faire de l’argent, vous vous en doutez.Mais le genre est bien présent surtout dans le circuit underground. Bien sûr, aussi, beaucoup de films d’horreur étrangers sont tournés ici. En dehors de ma petite communauté locale, je pense que nous vivons une renaissance du cinéma fantastique. Nous vivons dans un monde globalisé connecté par les technologies et par conséquent, nous sommes exposés à tous les styles de cinéma.Il y a un embarras de bons films et comme ceux-ci peuvent être tournés pour pas grand chose et distribués facilement,les cinéastes indépendants sont plus courageux et extravagants.Ils n’engrangent pas d’argent, mais leur terrain de jeu est une toile blanche pour l’expérimentation. Et avec tous ces nouveaux labels qui ressuscitent des classiques restés invisibles, nous nous exposons continuellement au passé et découvrons des films qui peuvent être vieux mais «nouveaux» et qui sont une source d’inspiration. C’est une période très excitante pour un fan d’horreur.

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Chris Alexander: J’aime tous les cinémas,mais j’ai un faible pour les films qui mettent en image le monde des rêves. Je ne veux pas de la réalité. Je veux vivre le cinéma dans un état de rêverie. Je veux ressentir le cinéma. Mes influences principales viennent d’artistes européens comme Jean Rollin, Jess Franco, ou des plus contemporains, Lars Von Trier et Nicolas Winding-Refn. J’adore le travail de David Cronenberg, principalement ses premiers films comme Shivers, Rabid et The Brood. Angel Heart d’ Alan Parker, Dawn Of The Dead de Romero. Plus récemment, je suis devenu un grand admirateur du travail deJonathan Glazer. Et bien sûr, le plus grand réalisateur selon moi est Werner Herzog.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Queen Of Blood en 5 mots ?

 

Chris Alexander: Singulier. Abstrait. Onirique. Mélancolique. Méditant. Et si je peux en ajouter un: saignant.

Fantasticmovies : Queen Of Blood est un film expérimental sur le vampirisme sans dialogues. Votre film n’est assurément pas destiné à un large public. Parlez-nous de votre vision du cinéma. 

 

Chris Alexander: J’exerce mon art avec très peu de moyens sans me soucier des retombées commerciales. Cela me libère et me permet d’avoir le contrôle total de mes oeuvres. Je fais ces films uniquement et principalement pour moi.C’est comme un exorcisme. J’écris,réalise,monte,et compose la musique de mes films. Si certaines personnes sont interpellées par mes visions, je suis ravis que cela signifie quelque chose pour elles. Ca veut dire que je suis compris. Mon intention première est de maintenir la pureté de mes visions. Du pure cinéma non entaché par des attentes.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Chris Alexander: Des tonnes. C’est un film plus important que Blood For Irina (le précédent film de Chris Alexander ndr.),nous avions plusieurs lieux de tournage. Je voulais tout tourner en lumière naturelle. Un film de vampires qui se déroule le jour à l’extérieur. Dans mon monde, il ne fait jamais noir. Toujours lumineux. Le décors naturel doit-être un personnage à part entière. C’était compliqué parfois de capturer la beauté dont nous avions besoin. Et parce que nous tournions à la volée, nous étions comme une équipe de dingues cherchant le soleil. Quand nous avions eu l’opportunité de tourner avec Ogre, nous n’avions qu’un jour avec lui. C’était dingue nous courrions partout comme des lunatiques. On a aussi failli se faire tuer par un fermier tarré... Imaginez voir une femme recouverte de sang et le chanteur des Skinny Puppy avec un fermier en colère sur son tracteur qui essayait de les faire déguerpir. Surréaliste et effrayant.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Chris Alexander: Ma «Blood Girl» Lex Robidoux tient sa recette de sang «crayons   fondus», de Tom Savini. Recette qu’il a utilisée sur Dawn Of The Dead. Je le voulais hyper rouge, fluo et je l’ai obtenu.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Chris Alexander: J’aimerais réaliser Blackglovekiller, un giallo avec un personnage principal féminin. Et bien sûr ,Bloody Dynasty, mon troisième film sur Irina.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

 

Je vis pour faire du cinéma. J’espère que vous aller me suivre dans mon voyage...