27/09/2014

TIME LAPSE: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR ,BRADLEY KING ET DU CO-SCéNARISTE ,B.P. COOPER

 

TIME LAPSE

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Résumé :Trois amis découvrent une mystérieuse machine qui prend des photos vingt-quatre heures dans le futur.

 

Réalisateur: Bradley King

 

Scénariste: Bradley King,B.P. Cooper

 

Acteurs:Danielle Panabaker,Matt O’Leary, George Finn, John Rhys-Davies,Amin Joseph,Jason Spisak,David Figlioli,Sharon Maughan,Judith Drake

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 104min.

 

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Critique : 

 

Un presque huis clos, une machine à l’allure steampunk,des polaroids, et trois personnages principaux. Le décor est planté pour un thriller de SF intelligent avec en toile de fond, le voyage dans le temps. Vous êtes sceptiques? C’est tout à fait normal. De nombreux films se sont cassés les bobines en se frottant au paradoxe spatio-temporel. Time Lapse (sans spoiler l’intrigue) évite soigneusement de tomber dans les pièges de ce sous-genre. Tout dans le film est cadré et cadenassé, le voyage dans le temps étant un outil narratif et non une fin en soi.Le réalisateur, Bradley King, et le co-scénariste,B.P. Cooper, contournent le paradoxe temporel en figeant le futur grâce aux actes intentionnels de leurs trois personnages principaux. Trois potes découvrent que leur voisin est décédé. Dans une pièce de son appartement se trouve une machine braquée sur la fenêtre de leur salon qui prend des polaroids du futur. Ils s’efforceront de ne pas perturber cet avenir sur papier en calquant leurs comportements sur ce que leur montrent les photos.

Superbement mis en images, Time Lapse bénéficie d’une photographie classieuse magnifiant son aspect intimiste. Le récit à twists sans fausses notes tient parfaitement la route. Le scénario en béton armé multiplie les rebondissement pour aboutir à un retournement final joliment amené. Aidée par des acteurs franchement convaincants, la mise en scène est réussie.

Bref, Time Lapse est une petite pépite bien écrite qui manie à la fois les codes du thriller à twists et le voyage dans le temps. A voir.

 

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Production:Uncooperative Pictures, Veritas Production

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

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Interview de Bradley King (réalisateur et scénariste) et de B.P. Cooper (scénariste et producteur) 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Bradley King: Je m'appelle Bradley King, je suis le réalisateur et co-scénariste de Time Lapse

 

B.P.Cooper: Je suis BP Cooper, le co-scénariste et producteur de Time Lapse.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Bradley King: Honnêtement, le dernier film qui m'a vraiment surpris fut "Les Gardiens De La Galaxie". Le trailer ne me disait rien, je ne connaissais pas les personnages et j'étais quelque peu inquiet que Marvel tombe dans le piège de penser qu'ils pouvaient faire n'importe quoi au cinéma des comics dont ils étaient propriétaires et que quoiqu'il arrive, les gens viendraient en masse les voir.Inutile de dire que j'ai été agréablement surpris. C'était très divertissant.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord. On l'a vu ensemble et en avions la même appréhension avant de le voir.A peine sortis de la salle, nous nous sommes dit que nous devions le revoir le plus vite possible.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Bradley King: Mes sentiments sont partagés à propose de l’état du cinéma de genre aux Etats-Unis. D’une part le nombre de réalisateurs indépendant oeuvrant dans le genre augmente et cela apporte son lot de belles surprises.D’autre part, les studios semblent prendre de moins en moins de risques, produisent donc moins de films et s’appuient trop sur les remakes,suites et reboots. Parfois ça marche, mais c’est très souvent horrible.

 

B.P.Cooper: Je suis très content de voir que les films de genre ont commencé à gagner un certain respect et ce de façon beaucoup plus large. Internet, en est la raison principale.Nous pouvons voir des films de n’importe quelle période et de n’importe quel pays en appuyant sur un bouton.Le jeunes découvrent les vieux films cultes et les personnes plus âgées, découvrent des films réalisés par des cinéastes étrangers dont ils ignoraient l’existence. Ca crée une nouvelle mane de fans. Le côté négatif de cela c’est qu’il y a trop de merdes et qu’il faut passer au crible la production pour trouver des joyaux, bien plus qu’avant. Mais ça ne me dérange pas.

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

B.P.Cooper: Les histoires passionnantes. C’est une réponse assez vague et large, je l’admets mais mes influences en terme de genre et de réalisateurs vont dans tous les sens. Imaginez la diversité de migrants à Ellis Island (l’endroit où débarquèrent les migrants pour les Etats Unis ndr) en 1900, ça décrit assez bien mes gouts cinématographiques. Un melting-pot total. Cependant, les films qui ont directement influencés Time Lapse sont :Shallow Grave, Rear Window, Primer, Bound, Time Crimes…

 

Bradley King: J’ai grandit dans les années 80, certains réalisateurs à cette époque m’ont marqués: Lucas, Spielberg, Coppola, Kurosawa, Sergio Leone. Puis, au collège, j’ai commencé à vraiment étudier Hitchcock. Je ne regardais rien d’autre. J’ai été aussi très influencé par les compositeurs. J’ai tendance à mettre des musiques de film quand j’écris. Carter Burwell ou Bernard Herrmann ont certainement influencé quelques twists du film que nous avons écrits.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Time Lapse en 5 mots ?

 

Bradley King: Suspense, passionnant, science-fiction ... film. Yep, je suis vraiment créatif là.

 

B.P.Cooper: Cent trois minutes (One Hundred And Three Minutes). Ok je suis un âne mais c’est parce que Bradley a piqué toutes les descriptions. Si je devais en ajouter 5 nouvelles, ce serait: intrigant,prémisses ,fin à réflexion.

 

 

Fantasticmovies : Time Lapse est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Bradley King: Merci pour les compliments. Le directeur photo, Jonathan Wenstrup, en est pour beaucoup concernant l'esthétique du film. Nous avons aussi eu la chance de travailler avec des équipes «  son  » en production et en post-production, très compétentes(Icemen Audio et Juniper Post). Bien que nous avions quelques plans à nettoyer et à truquer en CGI et que nous avons redoubler quelques dialogues, le gros de ce que vous voyez à l'écran, sont les prises faites les jours de production. En grande partie, c'est grace à Cooper que nous avons pu le faire. En tant que producteur, il nous a concocté un calendrier de tournage confortable de 27 ou 28 jours. Ce qui est beaucoup pour un film indépendant. Cela nous a permis de souffler un peu. Quand vous n'êtes pas trop pressé, vous faites moins d'erreurs et tous les artistes impliqués dans le projet ont plus de temps pour réfléchir à leurs choix.

 

B.P.Cooper: Je suis d'accord avec tout ce que Bradley vient de dire,  plus spécialement, la partie élogieuse à mon sujet.

 

Fantasticmovies:Time Lapse est un thriller spatio-temporel et il ne tombe pas dans le piège du paradoxe temporel. Comment avez-vous construit le scripte?

 

B.P.Cooper: Nous avons fait de notre mieux pour éviter les pièges du paradoxe temporel. Avoir vu presque tous les films de voyage dans le temps, ça aide.Comme personne n’a encore voyagé dans le temps physiquement,je pense que nous aurions eu un défi encore plus grand si nous avions dû composer avec cela.En ce qui concerne la façon dont nous avons construit le script, je laisse l’explication à Bradley.

Bradley King: Notre processus d'écriture commence avec des notes accrochées au mur.Pour Time Lapse, nous avions besoin de beaucoup de polaroïdes collés au mur représentant le fil de l’histoire et illustrant les liens de causalités entre les lignes temporelles. Cette organisation visuelle, nous a permis d’éviter de trébucher ou de s’engluer dans des paradoxes inexplicables. Nous voulions que le film ait une logique cohérente, ne laissant aucunes questions sans réponses. 

 

Fantasticmovies: Parlez-nous de l’excellent casting et de l’arrivée de John Rhys-Davies, sur le projet.

 

Bradley King: Il a été génial de travailler avec les acteurs du film. Ca a été éclatant de travailler avec Danielle Panabaker après l’avoir vue dans Girls Against Boys au SXSW cette année. George et Matt ont été castés, nous avons eu de la chance de travailler avec eux. J’étais très excité de travailler avec Sharon Maughan, je la connaissait  via son travail dans The Bank Job.Jason Spisak, en fait, je l’ai connu en jouant au jeu vidéo Fallout: New Vegas, il y a apporté sa voix. Et oui, John Rhys-Davies était de la partie. Hélas sa scène principale a été coupée au montage durant la post -production. Ca a été un véritable honneur et une joie immense de travailler avec lui. C’est sûr vous verrez sa scène dans les bonus du film. C’était un flashback dans lequel on voit comment Mr. Bezzerides découvre pour la première fois « la photo ». Durant la projection test, nous avons réalisé que :A) les informations étaient déjà présentent autre-part dans le film, B) la scène ralentit le rythme là où il doit accélérer. Cependant, ça a été génial de l’avoir dans les brefs caméos et je voudrais intensément retravailler avec lui.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

B.P.Cooper: Voici quelques personnes réelles qui se sont invitées sur le tournage: des ivrognes,des voleurs,des flashers, des flics,….tout ça la première semaine.

 

Bradley King: Il y a eu un incendie dans le building à côté de l’appartement dans lequel nous tournions. Les pompiers et les électriciens ont pris des tuyaux de notre plateau pour l’éteindre. Le complexe d’appartements abandonnés dans lequel nous tournions avait des problèmes de plomberie. Nous avons commencé avec 14 salles de bain en fonctionnement, pour finir avec une seule. 50 ou 60 personnes devaient utiliser la même salle de bain, 12 heures par jour. Je ne sais pas quel a été le budget plomberie pour réparer les désagréments mais ça a dû être cher.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Time Lapse.

 

Bradley King: Hélas, comme nous sommes toujours dans le processus de vente du film, nous ne pouvons pas trop parler du budget. La blague cliché veut que le film a coûté moins qu’Avatar mais plus que Primer.  Le film a beaucoup moins couté que ce que l’on peut penser en voyant le film. Les artistes et les producteurs ont réussi à étirer le budget beaucoup plus que je ne l'aurais cru possible.

 

 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

B.P.Cooper: Nous avons appris assez tot que c’était mieux d’utiliser du vrai sang. Le B négatif est celui qui a la meilleure viscosité mais est très rare. Heureusement j’ai ce type de sang. J’en ai donné quelques pintes.

 

Bradley King:(rire) Je ne connais pas bien la recette . C’était une création des maquilleurs. J’ai une bonne anecdote à ce propos. Danielle Panabaker devait se faire asperger sur la figure avec du faux sang. Elle portait des lentilles de contacte, nous ne devions ne pas en mettre dans ses yeux , et il fallait beaucoup de temps pour le lui enlever afin qu’elle ait l’air « normal ». On avait beaucoup de pression surtout que le maquilleur ne pouvait pas être présent. Après que plusieurs aient essayer, il s’avérait que j’étais le meilleur à l’exercice. Une fois que la caméra s’est mise à tourner, j’ai foiré. J’ai envoyé le sang directement dans ses yeux. Ca a donné une bonne prise et Danielle a été compatissante mais pendant dix secondes j’ai cru que je n’allais plus pouvoir aller déjeuner à Hollywood.

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Bradley King: Cooper et moi, sommes en train d’écrire ce que nous espérons être notre prochain film.  Nous avons ce scripte sur le feu depuis un moment. Nous ne pouvons pas en dire plus pour l’instant. C’est un film de science fiction et de détective.

 

B.P.Cooper: On nous a aussi demandé de travailler sur une version « série » de notre film.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Bradley King: Merci beaucoup pour ces questions perspicaces! La Belgique a une place spéciale dans mon coeur. La première de Time Lapse a eu lieu au BIFFF et ce fut la plus magique des premières mondiales qu’un réalisateur peut espérer. J’attends avec impatience d’y revenir avec notre prochain film, et pouvoir répondre à d’autres chouettes interviews comme celle-ci.

 

B.P.Cooper: Merci à tous ceux qui prendront le temps de lire ceci. Dès que le film est dispo dans votre pays, jetez-y un oeil. Vous devriez adorer.

 

 

 

 

 

 

 

17/09/2014

DEVIL'S DOOR : CRITIQUE

DEVIL’S DOOR

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RésuméQuatre jeunes portoricaines sont hantées par des forces démoniaques

 

Réalisateur: Alpesh Patel

 

Scénariste: Alpesh Patel

 

Acteurs: Camila Monclova, Nashma Amir, Mariana Monclova, Katherine Zoe, Isis Cardona

 

Pays : Etats Unis

 

Année : 2012

 

Production: Vision Storm Entertainment

 

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Critique : 

Enième foundfootage qui vient ajouter sa goute à la rivière intarissable de ce genre, Devil’s Door utilise les ficelles habituelles et blasantes du genre. 

Construit comme un docu-fiction, le film démarre sur une note d’intention destinée au spectateur, le prévenant que les images qu’il va voir  proviennent des archives de la police et ont été montées pour en faire un film. Blair Wich vous avez dit Blair Witch? Un petit copié collé qui peut s’apparenter à un clin d’oeil. Passons. 

Les images pseudos-amateurs font mal à la tête et servent frénétiquement une histoire convenue et sans réelle surprise. Images qui bougent dans tous les sens, jumpscares, palabres, jumpscarse, images qui bougent dans tous les sens,palabres,palabres,jumpscares, images qui bougent dans tous les sens, finale. Un schéma narratif lassant que Devil’s Door n’essayera pas de renouveler. 

La réalisation d’ Alpesh Patel   entre dans le moule du commercialement correcte, évitant de faire un  pas de côté, histoire de rentabiliser rapidement son produit formaté. Les quelques effets de style essentiellement axés sur les changements de points de vue (caméra de surveillance,appareil photo, smartphone) ne cassera pas la plate monotonie de la réalisation. Le jeu des jolies actrices est parfois approximatif et sonne souvent faux. Un comble pour le genre empathique par excellence.

Bref, Devil’s Door a beau être un film indépendant, il n’en est pas moins réalisé dans un but de rentabilité. Un rendez-vous gâché par les sous sous à la banalité déconcertante.

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Note : 9/20

 

 

Bande-annonce :

 

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31/08/2014

LE PASSAGE: CRITIQUE /INTERVIEW DU REALISATEUR: FABIEN MONTAGNER

 

LE PASSAGE

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Résumé :Faustine, 16 ans, adolescente un peu rebelle, vit mal le fait d’être obligée de vivre avec son grand-père, pourtant bienveillant à son égard.

En voulant prendre l’air, un soir où son grand-père lui raconte une nouvelle fois ses souvenirs,  elle va se retrouver dans une aventure hors du temps qui va lui faire prendre conscience de l’importance de ses racines familiales.

Réalisateur: Fabien Montagner

 

Scénariste: Fabien Montagner

 

Acteurs: Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert.

 

 

Pays :France

 

Année : 2011

 

Durée: 18 min.

 

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Critique : 

 

Il existe en France des réalisateurs qui ont un véritable potentiel artistique (oui oui, le cinéma français ne se limite pas aux produits formatés «télévision»). Oeuvrant dans le fantastique, ils se voient,hélas, souvent fermer les portes des studios dits «mainstream». Quand ils arrivent coute que coute à mener à bien leurs projets (merci le crowdfunding), leurs diffusions restent confidentielles. Malgré tout, certains metteurs en scène s’accrochent et continuent à produire dans le genre des métrages (courts ou longs) plus ou moins aboutis. Fabien Montagner fait partie de ces réalisateurs chevronnés kamikazes qui osent s’aventurer dans le «non bankable». Son court métrage, Le Passage n’est certes pas dénué de défauts, il a le mérite de la volonté du «bien faire». Montagner respecte ses spectateurs en leur proposant une oeuvre esthétiquement travaillée à la photographie et aux cadrages conventionnels mais classieux. L’histoire de Faustine, jeune fille de seize ans, à la recherche de ses origines, qui, au court d’une balade dans les bois, sera confrontée à ses aïeux est prenante. Certaines longueurs et le jeu «récité» des acteurs alourdissent quelque peu l’ensemble. Des menus défauts auxquels on ne prêtera pas trop attention, tant l’ensemble tient honnêtement la route. 

Bref, Le Passage est un court métrage fantastique sincère et à l’atmosphère travaillée sur un parcours initiatique axé sur les apprentissages du passé qui mérite une large diffusion.

 

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Note : 15/20

 

Bande-annonce :

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste: Fabien Montagner

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Fabien Montagner: Je suis monteur de profession et je réalise à côté de ça mes courts-métrages car c'est ce que j'aime par dessus tout, écrire et raconter des histoires !J'ai fait une école de cinéma il y a quelques années maintenant (l'ESRA) et "Le Passage" est mon quatrième court, le premier que je qualifierais de Fantastique, alors que c'est un de mes genres préférés ! J'ai mis le temps à sauter le pas...

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Fabien Montagner: Si on reste dans le registre du Fantastique et de la science-fiction, j'ai beaucoup aimé "Oblivion" de Joseph Kosinski. J'ai aussi aimé "The conjuring", "Dark Skies" et évidemment "Gravity"... quelle claque !

Fantasticmovies:Quelles sont vos influences en tant que réalisateur?

 

Fabien Montagner: Assez banal je l'avoue... j'ai eu ma période Hitchcock, une autre période David Lynch ou encore les frères Coen, mais les indémodables à mes yeux restent Spielberg et Zemeckis. Il n'y a pas grand-chose à jeter dans leurs oeuvres pour moi. Dans "Le Passage" il y a des clins d'oeil à certains de leurs films (L'incroyable Vernon Dobtcheff a joué dans le troisième "Indiana Jones", et le magnifique Pierre Hatet est la voix française du Doc. Brown de "Retour vers le futur").

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Fabien Montagner: Je trouve qu'il y a beaucoup de film de genre internationaux de qualité même si des fois ils se ressemblent un peu. En France c'est vrai qu'il est difficile d'exister et de créer des films d'horreur, fantastique ou de science-fiction. J'ai l'impression qu'on a raté le coche il y a quelques années. J'espère que ça va revenir ! D'ailleurs j'ai un projet de longue date de documentaire sur la science-fiction française. Mais l'envie et les talents sont là, je connais beaucoup de jeunes auteurs, réalisateurs, producteurs qui essaient d'en faire.  Mais il va falloir maintenant un vrai succès public, dans le domaine du long-métrage, pour ouvrir la voie !

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet du Passage?

 

Fabien Montagner: L'envie de faire un film fantastique déjà. Ensuite il y avait un projet de long qu'on m'avait proposé et plutôt que de faire un teaser de ce film pour convaincre des diffuseurs ou des distributeurs, je suis plutôt parti sur l'idée  de proposer un court-métrage original, indépendant de l'histoire du long, mais avec un style et quelques idées communes (comme la brume, le wagon, le passage temporel...) et enfin des idées et envies plus personnelles, liées à ma famille notamment.

 

 

Fantasticmovies : Le Passageest vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

Fabien Montagner: Déjà merci pour l'équipe qui a travaillé sur le film. J'en profite pour remercier mon chef-opérateur (Arnaud Carney) et l'équipe son du film (François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza sur le tournage, Jules Wysocki au montage son, Daniel Gries au bruitage, François Loubeyre au mixage et Cyrille Aufort à la musique). 

Oui c'est du travail mais j'ai l'impression que ça a été fait dans une bonne ambiance, avec des gens humainement sympas, passionnants et compétents, donc franchement je n'ai pas eu l'impression que c'était du boulot, plus des beaux moments de partages ! La post-production est quand même un des moments les plus agréables d'un film, c'est là où beaucoup de choses trouvent un sens !

Fantasticmovies:Pourquoi situer l’histoire du film en 1989? 

Fabien Montagner: Pour une simple et bonne raison, il fallait être crédible dans les dates. Je suis juste parti de l'âge de mes propres grand-parents qui ont vécu la seconde guerre mondiale, et ils avaient dans les 75/80 ans à cette période et non en 2010. Après j'aurai aimé faire un lien avec ces films des années 80 qui ont bercé mon enfance, mais le film ne s'y prêtait pas trop en fait. Il y a bien un vieux walkman à cassette au début du film mais on ne le voit pas. 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver une équipe et des acteurs motivés pour le film?

Fabien Montagner: Pour les comédiens j'ai été assez chanceux, ceux que je voulais ont dit oui très vite ! 

Pour les techniciens, ceux que je ne connaissais de mes précédents films sont revenus, après les autres c'est toujours difficile de les faire entrer dans des aventures un peu longues. Le tournage a duré 5 jours, on a du avoir presque deux équipes histoire de ne pas bloquer les gens trop longtemps.

Fantasticmovies:Comment étaient les conditions de tournage?

Fabien Montagner: Des conditions de court-métrage évidemment. Même si on essaie de gommer au maximum les faiblesses de ce genre de tournage low cost, c'est à dire en assurant un minimum les repas du midi et que tout le monde puisse travailler dans de bonnes conditions, avec le matériel le plus performant possible.

 

Fantasticmovies:Parlez-nous de la musique du film.

Fabien Montagner: La composition a été assurée par mon ami Cyrille Aufort, qui est un mec hyper talentueux et très gentil. On peut discuter de tout et on a à peu près les mêmes goûts musicaux. J'aime sa façon de jouer avec des atmosphères tout en les rendant mélodiques. Ca me parle, surtout pour ce film où je voulais vraiment créer l'ambiance fantastique avec l'aide de la musique, puisqu'il n'y pas d'effets visuels de dingue, le fantastique est plutôt suggéré et réaliste, il fallait réussir à immerger le spectateur avec l'aide de quelques notes bien placées. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Fabien Montagner: On est tombé sur la semaine où la France a été en pénurie d'essence. Donc je vous laisse imaginer la peur qu'on avait pour le groupe électrogène, les transports et les quelques camions qu'on avait avec nous. Mon frère qui s'occupait de la production du film a bien assuré le coup et on s'en est bien sorti grâce à lui !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget du Passage.

 

Fabien Montagner: Le film est sur fond propre, en totale indépendance pour le coup. On a dû dépasser les 10 000 euros.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Fabien Montagner: J'ai plusieurs projets de courts en tête, notamment un autre fantastique, j'aimerai continuer à tracer quelque chose dans cette voie là. J'ai aussi une comédie que j'aimerai réaliser bientôt. Et je développe des projets de longs évidemment, mais c'est assez dur de trouver le bon sujet !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Fabien Montagner: Longue vie au fantastique, à l'imaginaire et au rêve !! Vive le cinéma !