19/11/2014

DEAD KANSAS: CRITIQUE ET INTERVIEW DU REALISATEUR

 

DEAD KANSAS

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Résumé : Dans un pays ravagé par les « Infectés »,une jeune fille et son père essayent de survivre. Pendant ce temps, un groupe de dégénérés a comme plan d’enlever la fille pour la vendre au plus offrant. 

 

Réalisateur: Aaron K. Carter

 

Scénaristes: Aaron K. Carter,Nicholas A. DeNicola

 

Acteurs:Erin Miracle,Alexandria Lightford,Aaron Guerrero,Michael Camp,Kevin C. Beardsley,Juliette Danielle,Irwin Keyes,Ben Woolf,Joe McQueen,Anthony Della Catena,Adam Ledezma,Juan Martinez,Jose Blackman Jr.,Darryl Dick,Jorge Barba

 

Pays : Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 64 min.

 

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Critique : 

Dans un monde post apocalyptique se résumant au Kansas, c’est l'hécatombe. Suite à la propagation fulgurante d’ un virus touchant en primeur le sexe faible, l'humanité se retrouve sans boniche procréatrice . Il n'y a plus mémé pour faire la popote, le ménage et perpétuer la race humaine.  

La testostérone  est  donc livrée à elle- même et à ses packs de bière. 

C'est dans ces conditions que doivent survivre un père bigot et sa fille immunisée. Perpétuellement sur le qui vive, ils sont  à  l'affût de la moindre attaque de zombies ou d'affreux métaleux en ruth. Aaron K. Carter met en scène un petit film de zombies (en fait une websérie de cinq épisodes réunis en un métrage) sans prétention et quelque peu bancal. Certes le jeu des acteurs laisse à désirer, les effets sont cheaps, l'histoire est banale et les codes cinématographiques de base, pas toujours respectés, il n'en demeure pas moins que le métrage reste regardable.  

La narration garde un rythme de croisière constant sans de gros ralentissements,le récit est correctement découpé et les personnages sont attachants. Voulu ou pas, les zombies ne sont jamais montrés mais prennent néanmoins vie à l’écran via le procédé de la caméra subjective. Une touche d’originalité artistique qui apporte un plus à ce petit film.  

Les pinailleurs auront relevé que le personnage principal est joué par deux actrices qui ne se ressemblent pas. Effectivement, mais ce sont les aléas des petits budgets et en fin de compte cela n’entache en rien la narration.

Bref, Dead Kansas est un micro budget sans prétention, éminemment sincère, qui, à défaut d’une mise scène travaillée, propose une histoire de zombies distrayante et correctement rythmée.

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Note : 14/20

 

Bande-annonce :

 

Liens Internet :

 

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Interview du réalisateur : Aaron K. Carter

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Aaron K. Carter:Bonjour. Je m’appelle Aaron K. Carter, à ne pas confondre avec le chanteur pop Aaron Carter. J’ai dû ajouter l’initial de mon deuxième prénom à mon nom “professionnel” pour ne pas que l’on nous confonde. J’ai découvert récemment sur Youtube qu’il existe un autre chanteur qui s’appelle, lui, Aaron K. Carter. Bordel!

Quoi qu’il en soit, j’ai écrit,réalisé et produit une websérie de cinq épisodes réunis en un film qui s’appelle Dead Kansas. Le fil suit Emma, une jeune fille qui survit dans un monde post-apocalyptique rempli d’infectés, de crapules et de fêlés. Le film commence à gagner en popularité et devient culte.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Aaron K. Carter:Croyez le ou non, je vais rarement au cinéma. Quoi qu’il en soit deux films m’ont impressionnés dernièrement: Edge Of Tomorrow et Sin City 2. Dommage qu’ils n’aient pas connu le succès qu’ils méritaient. Si vous ne les avez pas vu, jetez-y un oeil.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Aaron K. Carter:Les films de genre font partie du cinéma depuis sa création. On peut soutenir que chaque décennie engendre ses propres films d’horreur. Mais, moi, j’aime les films d’horreur des années 1980. Regardez The Shining, American Werewolf In London, Evil Dead, Nightmare on Elm Street, Friday The 13th, etc. Ce sont tous des classiques. Ce que j’apprécie particulièrement, dans ce cinéma, ce sont les effets spéciaux traditionnels ringards. Je suis un peu déçu des films d’horreur modernes. Il y a trop de gore,de torture et de remakes. Ils n’ont pas le charme des anciens films. Des films comme Jaws ou Psycho vous collent à la peau. Ils vous hantent pour toujours.

Avoir pu montrer Dead Kansas dans le circuit des festivals, m’a donné foi en l’avenir des films d’horreur. Tous ces réalisateurs indépendants (qui n’ont pas 200 millions de dollars et Brad Pitt) font des films très créatifs. Ils comprennent le genre horrifique. Heureusement, les studios sont en train de les remarquer.

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir votre film en 5 mots ?

 

Aaron K. Carter:Ne ressemblant à rien de ce que vous avez vu auparavant. (Unlike anything you've seen before.)

 

Fantasticmovies: Parlez nous du casting et pourquoi le personnage d’Emma est joué par deux actrices différentes?

 

Aaron K. Carter:Mon casting principal est composé d’amis proches. Je sorts plusieurs fois par semaines avec Michael Camp (Jebediah), Kevin Beardsley (Zeke & Rusty) et Adam Ledezma (co-director and co-producer). La raison pour laquelle j’ai travaillé avec mes amis est que faire un film prend beaucoup de temps et est très difficile. Vous devez travailler avec des personnes de confiance sur qui vous pouvez vous reposer. Alexandria Lightford est tombée enceinte à la moitié du tournage. Nous l’avons remplacée par Erin Miracle. Les deux actrices ont fait de l’excellent travail d’interprétation du personnage d’Emma. Pour ceux qui se plaignent, regarder cela sous cet angle: maintenant, il y a deux jolies actrices dans le film! 

 

Fantasticmovies: Un film de zombies, sans zombies visibles à l’écran, était-ce un choix artistique ou une contrainte de budget?

 

Aaron K. Carter:En apparence cela a l’air d’une restriction de budget? Bien , dans Dead Kansas, ne pas montrer les infectés est intentionnel. C’était plus une vision artistique. Dans les gros budgets comme The Walking Dead ou Zombieland, la norme est de montrer les créatures. Dead Kansas est différent, nous voulions donc que les zombies soient différents. On voit  à l’écran leurs points de vue, et les acteurs réagissent face caméra. A ma connaissance cela n’a jamais été fait dans un film de zombies auparavant.

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Aaron K. Carter:Oui, beaucoup d’histoires et de choses marrantes se sont déroulées durant le tournage de Dead Kansas. Dans le deuxième épisode, nous avons filmé dans un bar à la décoration de cirque dans le nord d’Hollywood. Nous n’avions que quatre heures pour y tourner, ce qui n’est pas énorme. Il y avait à l’extérieur du bar un groupe de gars bizarres qui se baladaient dans la rue. Vous imaginez bien que le trafic ralentissait pour regarder. En parlant de cela, dans l’ épisode trois, quand nous tournions à l’extérieur, il y avait des voitures qui n’arrêtaient pas de faire le tour du bloc, histoire d’apercevoir  notre actrice principale,Erin Miracle.  Certains la sifflaient , ce qui est devenu très perturbant.  Je leur ai dit qu’ils pouvaient rester et regarder. Ils ont fini par le faire mais avaient leur radio de voiture allumée, ce qui était pire. Je peux aussi dire que beaucoup de bière a été consommée durant le tournage.

 

Fantasticmovies: Comment s’appelle le groupe qui a fait la b.o. ?

 

Aaron K. Carter:Le groupe s’appelle Power Of Aggression. Adam Ledezma (le co-réalisateur et co-producteur) et moi-même jouions dedans. Nous avons utilisé pour le film une démo que nous avions enregistrée il y a à peu près 10 ans.  Si vous êtes fan de punk ou de heavy metal, vous allez adorer les morceaux. 

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Aaron K. Carter:Qui a dit que c’était du faux? L’un de nos acteurs avait une infection urinaire et pissait du sang. Une pinte de ce liquide faisait l’affaire. En fait, dans Dead Kansas, nous avons évité les scènes gores. Nous étions plus intéressés par l’histoire et les personnages. 

Entre parenthèse, je pense que c’était un mélange de  sirop de maïs avec du colorant alimentaire. 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Aaron K. Carter:Des gens me demandent de continuer la série” Dead Kansas”. Peut-être que je devrais...

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Aaron K. Carter:Allez voir quand vous le pouvez Dead Kansas gratuitement sur Youtube. Les cinq épisodes y sont. Dites-le à vos amis.

 

 

 

 

 

 

 

12/11/2014

ELECTRO-CUTE!: CRITIQUE/INTERVIEW DE LA REALISATRICE TARYN HOUGH

 

ELECTRO-CUTE!

 

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Résumé :Pandora obtient plus que ce dont elle pouvait espérer en utilisant un nouveau dispositif électronique qui lui promet d’attirer les autres à elle.

 

Réalisateur: Taryn Hough

 

Scénariste:Taryn Hough

 

Acteurs:Taryn Hough,Jaclyn Carmichael,Blake Hogue,Michele Knotz,Bill Rogers

 

Pays :Etats Unis

 

Année :2012

 

Durée:11 min.

 

Production:Chain Smoking Monkey

 

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Critique : 

Réalisé, scénarisé, animé et joué par Tarhyn Hough, Electro Cute! est un sympathique court métrage complètement décalé. 

Tout commence quand une jeune fille au look "geek je ne sors pas de chez moi" reçoit de sa gentille maman un paquet contenant l'Electro Cute. 

C'est une machine d'électro stimulation à appliquer sur le visage aux propriétés stupéfiantes, rendant son utilisateur socialement désirable. Hélas pour notre héroïne, rien ne se passera comme prévu.

Mêlant animation, prises de vue réelles et effets spéciaux volontairement cheap, Electro - Cute! se déguste avec le sourire. Cette comédie désinvolte surprend par son aspect délirant totalement maîtrisé. En effet, le court dose parfaitement son rythme et monte en puissance de manière crescendo, un peu comme des touches de punk dans un morceau classique qui se feraient de plus en plus entendre sans dénaturer la musique. D'un point de vue technique, le film est de bonne facture et sa mise en scène est simple mais efficace. Sur le fond, il n'est pas non plus dénué d'intérêt. Si on creuse le questionnement, le métrage met en lumière l'aliénation de l'apparence et de l'avoir. Jusqu'où sommes nous capables d'aller pour rentrer dans les standards communément admis? 

Bref, Electro- Cute! est un court métrage déjanté et amusant qui surprend agréablement par son traitement original et désinvolte. 

 

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Note : 17/20

 

Bande-annonce :

Electro-Cute! trailer from Taryn Hough McCollum on Vimeo.

 

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

 

 

 

Interview de Taryn Hough (réalisatrice,scénariste et actrice principale)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Taryn Hough :Je m’appelle Taryn Hough, et je suis la  propriétaire de Chain Smoking Monkey Productions. Electro-Cute est le projet le plus récent dans lequel je joue et je filme.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Taryn Hough :J’ai vraiment adoré Cashback. Je ne savais rien à propos du film avant de le voir, mais après quelques recherches, il m’a parut encore plus intéressant. Il provoque un sentiment bizarre qui correspond au thème de l’histoire. Chaque effet spécial est là pour servir la narration et ça fonctionne très bien. J’ai découvert que le film était basé sur un court-métrage et que celui-ci est en fait dans le long sans avoir subi de changements. Cashback est l’exemple réussi d’un court adapté en long.

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Taryn Hough :Singulier, dessins animés,films d’horreur(“Oddly enough, cartoons and horror movies”)

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Taryn Hough :J’ai grandi en regardant des dessins animés. Je suis toujours une énorme fan de Scooby Doo, des Simpson, de Futurama, de Regular Show, d’Adventure Time, des Silly Symphonies de Disney, etc…

Mais autant j’aime les dessins animés, autant j’aime avoir peur. Enfant, mes parents ne m’ont pas laissée regarder des films d’horreur. Chaque fois que je voulais voir un film d’horreur à la télé, je devais me cacher, de peur de me faire gronder si je me faisais prendre. L’un de mes plus prégnants souvenirs était la vision de Vendredi 13 à la télé, expurgé des scènes les plus intéressantes. Je n’en ai vu que la moitié car je ne cessais de regarder au-dessus de mon épaule pour ne pas me faire attraper par mes parents. Voici quelques uns de mes films d’horreur préférés: Black Christmas (l’original), Trick ‘r’ Treat,Tremors,The Monster Squad.

En général, j’aime les choses qui sont un peu particulières, ce qui peut se voir dans mes films. Je me concentre d’abord sur l’histoire . Je fais ensuite de mon mieux pour que le visuel serve le mieux possible mon histoire .

Comme beaucoup d’autres réalisateurs, je suis une fan d’ Alfred Hitchcock, de Danny Boyle, de Baz Luhrmann, de Richard Linklater et de  Wes Craven.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet d’Electro-Cute?

 

Taryn Hough :Electro-Cute est basé sur une série de sketches que j’ai mis en ligne. Dans l’un, je parle à un évier dans la salle de bain, dans un autre, je parle à une tasse à café. C’était plus pour le fun et un exercice d’animation qu’autre chose. Ces petits films ont eu du succès, je me suis alors demandée comment je pouvais développer ces concepts en un court métrage? Initialement, mon personnage principal quittait sa maison et interagissait avec d’autres gens, mais ça ne collait pas avec les éléments animés. Après plusieurs changements, j’ai décidé que mon personnage resterait à la maison, permettant au spectateur de vivre en directe tout ce que vit l’acteur principal.

 

Fantasticmovies : Electro-Cute est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Taryn Hough :J’ai travaillé avec une équipe géniale, Ils ont rendu la post-production facile.

Electro-Cute a été tourné par une photographe professionnelle, Cherrie Hamilton . Avoir quelqu’un derrière la caméra, qui est habitué à cadrer pour une image a vraiment aidé à  obtenir l’esthétique que je recherchais pour le film. Elle a aussi compris l’importance du “temps réel” dans Electro-Cute. Son expertise et son utilisation des couleurs a rendu le processus de montage facile.

Le design sonore et la musique ont été réalisés par Phillip McCollum. Comme le film ne montre qu’un acteur “live”, il fallait que les sons soient les plus réels possibles concernant les objets parlants et les cartoons. Filip a fait du bon boulot. La musique qu’il a composée a capturé l’essence du court. Elle permet au spectateur de s’immerger dans l’univers d’Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous des éléments d’animation et des effts spéciaux dans le film.

 

Taryn Hough :L’animation fut l’aspect le plus difficile d’ Electro-Cute.

Quand je réalise un court, je me challenge en essayant quelque chose que je n’avais pas fait avant. Dans  Electro-Cute, les défis étaient : l’animation et le mix de médias. L’idée était d’avoir une animation complexe qui paraisse simple comme dans South Park.  J’ai réalisé l’animation en dessinant les personnages ou une partie de ceux-ci sur des morceaux de papier que j’ai ensuite scannés. Je les ai colorisés avec Photoshop puis animés avec After Effects. Ca a donné le résultat d’ une animation rudimentaire mais étrangement complexe. Dans le court j’ai aussi beaucoup utilisé les fonds verts. Je voulais construire les décors animés et des éléments en premier lieu à l’ ordinateur, puis y ajouter  ce qui a été filmé en live. Construire ces scènes m’a pris beaucoup de temps alors que dans le film elles paraissent couler de source et rapides. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Taryn Hough :Le tournage d’Electro-Cute a été marrant. Il a duré cinq jours. La scène dans laquelle mon personnage s’électrocute avec un taser a été très drôle à tourner. Je devais tomber raide sur le sol tout en grognant. J’ai du recommencer la scène encore et encore car je ne pouvais m'empêcher de rire. 

Une question reviens souvent lors des projections dans les festivals: est-ce que je planais quand j’ai fait le film? Je l’ai chaque fois prise pour un compliment, mais non, je ne planais pas quand j’ai fait Electro-Cute.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Taryn Hough :Je travaille sur un court et un long avec d’autres réalisateurs, mais je ne sais pas ce que je suis autorisée à en dire. Ce sont des films d’horreur, l’un un drame horrifique, l’autre, un thriller horrifique.

En ce qui concerne mes projets, je travaille sur un documentaire sur un programme scolaire qui s’intitulait Dolls for Democracy . On l’a arrêté il y a vingt ans de cela mais un des professeurs tente de le faire redémarrer . Le documentaire parle de son combat. Nous le tourneront au courant 2015.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Taryn Hough :Mon but avec Electro-Cute était de faire rire l’audience. C’est un court fou destiné à divertir. J’ai fait une chouette tournée des festivals, dans lesquels il a été très bien reçu. Ce qui n’aurait pas été possible sans une super équipe et un bon casting. J’apprécie le travail énorme que chacun a fait pour rendre Electro-Cute réel.  Si vous désirez en apprendre plus sur le court, n’hésitez pas à visiter le site de la production: www.chainsmokingmonkey.com 

 

 

 

 

 

31/10/2014

ZOMBIE CASSEROLE: CRITIQUE /INTERVIEW DES REALISATEURS

 

ZOMBIE CASSEROLE

 

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Résumé : Les invasions de zombies, c’est du passé. Maintenant les morts vivants essayent de s’intégrer dans la société. Wally est un bigot anti zombies. Il sera obliger de ravaler quelque peu sa haine lors du dîner de famille qui lui réservera une belle surprise.

 

Réalisateurs: Sanj Surati,John Iwasz

 

Scénaristes:Sanj Surati,John Iwasz,Bara Jay Hellman

 

Acteurs:Andrew Prokurat,Bruce Clifford,Dara Swisher Carman,Jesse Gruberg,Baxter Guilfoyle

 

 

Pays :Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 28 min.

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Critique : 

 

Zombie Casserole est l'archétype même du film réalisé par des passionnés avec les moyens du bord.Des effets cheaps, un son en prise directe craspec, de nombreuses erreurs de raccords et un jeu d'acteurs approximatif. On serait vite tenté de passer à autre chose. Mais le film de Sanj Surati et de John Iwasz est, malgré ses maladresses, assez plaisant à suivre. Wally,le personnage principal est un anti zombies notoire. Alors que ceux -ci mènent un combat pour améliorer leur condition, lui les envoie bouler sans ménagement. L'originalité dans la manière dont les zombies sont dépeints, rend le film intéressant. Ces êtres en décomposition sont en fin de compte des citoyens qui demandent une  place dans la société. Zombie Casserole revient donc aux fondamentaux des films de zombies de Romero: la critique sociale.  

L'ensemble s’avère être bien rythmé et sympathique. L'humour à deux balles fonctionne.

Bref, Zombie Casserole est une zombédie imparfaite mais accrocheuse qui a le mérite de proposer un divertissement  fun et original au message anti discrimination. 

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Note : 15/20

 

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Interview de Sanj Surati et de John Iwasz, les co-scénaristes et co-réalisateurs

 

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Bonjour, nous sommes John Iwasz et Sanj Surati, deux amis qui ont décidé, un jour, en brassant de la bière, de réaliser des courts métrages "tutoriels"avec des zombies  postés sur youtube. Après en avoir réalisés quelques uns (Brewing for Zombies, Grilling for Zombies,First Aid for Zombies et Cocktails for Zombies). Nous nous sommes vraiment amusés. Donc après avoir réussi à acquérir du matériel amateur, on s'est mis à faire des films avec une intrigue, mettant en vedettes d'autres personnes que nous-mêmes.

 

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oculus, nous l'avons vu car il nous a été recommandé par un ami réalisateur. Il est vraiment bien fait. La juxtaposition des plans avec les mêmes personnages adultes et enfants rendent l'histoire phénoménale. Ca nous a maintenu intéressés et dans l'attente.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Aux Etats-Unis, les films "mainstream" sont une blague. Les studios essayent d'augmenter leurs profits, en produisant des films "sans risques". Nous avons donc droit à un paquet de séquelles et de remakes. La réelle activité cinématographique et la passion se retrouvent dans le cinéma indé. Ayants rencontré d'autres réalisateurs dans des festivals, constatants leurs efforts et l'amour qu'ils mettent dans leurs projets, nous pouvons dire que c'est génial de se retrouver à faire ce genre de films.

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons décidé d'écrire un scripte et de voir si nous pouvions convaincre des acteurs et des maquilleurs de rejoindre notre projet. Nous savions que nous n'allions pas écrire un film post-apo. Après plusieurs faux départs,John a proposé que nous fassions quelque chose dans la veine de Devine Qui Vient Diner?( Guess Who’s Coming to Dinner?) avec des zombies. Nous avons écrit notre premier jet et accepté les dures mais justes critiques de nos confrères et amis.En se basant sur ces feedbacks, nous avons réécrit presque 60 pour-cents de l'histoire, et avons construit un scripte qui pouvait être filmé. Nous avons établi un calendrier de tournage pour la mi-novembre. Une dizaine de jours avant le tournage, nous avions réussi à rassembler un casting qui pouvait perdre une semaine.  

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Zombie Casserole en 5 mots ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Les zombies veulent juste un peu de respect. (Zombies just want some respect )

 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Oui, nous en avons quelques unes. C'était la première fois que nous travaillions avec des personnes que nous ne connaissions pas. Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous avions très peur que personne ne vienne à tel point que Sanj était prêt à jouer n'importe quel role y compris les féminins. Heureusement, tout le monde est venu et nous avons passé un excellent tournage.

Nous avons filmé la scène du grand carnage dans laquelle 10 zombies déchiquètent une victime, dans le jardin avant de John. Nous avons stoppé le trafique. Plusieurs fois nous avons dû demander à des voitures de bouger du cadre, car les conducteurs restaient plantés là, à regarder la caméra fixement, fenêtre baissée.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Sanj Surati et John Iwasz: C’est très scientifique. Trois mesures de sirop de maïs pour une mesure d’eau. A cela s’ajoute du colorant alimentaire rouge et de la sauce chocolat. 

 

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous sommes en post-production d’un court qui s’appelle Spammer. Il est inspiré librement de la nouvelle:” L’Affaire Charles Dexter Ward” de H.P. Lovecraft. C’est un récit édifiant sur ceux qui inondent nos adresses email de missives indésirables.

En plus de Spammer, nous travaillons dans des productions d’autres réalisateurs en tant que directeur photo pour John et technicien lumière et capture de son pour Sanj. Le plus abouti est un slasher de noël intitulé Slay Bells, réalisé par Tom Smith. Nous travaillons aussi sur un court surnaturel :”Where Is My Golden Arm ?”.

Depuis la fin de Zombie Casserole, nous nous rebaptisé “For Zombies Productions” en “Small Basket Studios”. Bien que nous aimons l’horreur, changer de nom, nous permet de toucher à d’autres genres. L’année prochaine nous tournerons notre premier drame. C’est un court métrage sur la maladie mentale.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Sanj Surati et John Iwasz: Nous avons auto-édité le DVD de Zombie Casserole, il est rempli de bonus (commentaires audio, scènes coupées) que nous rendront disponibles online avant la fin de l’année. Allez jeter un oeil sur le site:http://www.forzombies.net/zombie-casserole-film-release/ pour plus d’infos.

En ayant commencé à filmer à 40 ans, nous avons tous les deux appris que si on a assez de passion et de ténacité, vous pouvez arriver à tout.

Aucuns de nous n’avaient fait une formation classique en cinéma. Nous faisons des films et apprenons de nos nombreuses erreurs.  Cinq ans plutôt, nous n’aurions jamais penser réaliser nos propres films et les éditer en DVD. Nous n’avons jamais laissé le fait que nous ne savions pas ce que nous faisions ni le fait que cela nous dépasse, nous empêcher  d’avancer.