06/12/2014

ADAM AND EVE RAISED CAIN: CRITIQUE /INTERVIEW DU REALISATEUR

 

 

ADAM AND EVE RAISED CAIN

 

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Résumé : Les cicatrices d’une enfance entachée par des événements tragiques ont mené Albert à s’enfermer dans le sous-sol de sa maison. Fabriquer des miniatures est sa seule compétence. Cette passion lui permet d’échapper à la réalité et aux tourments que lui causent sa mère. Le dernier voyage qu’Albert fait dans son passé, va le réveiller et le rendre très dangereux.

 

Réalisateur: Francesco Erba

 

Scénariste: Francesco Erba

 

Acteurs: Giuseppe di Simone,Angelo Esposito,Erika Russo

 

Pays : Italie

 

Année : 2014

 

Durée: 21 min.

 

Production: MaDLaB Productions,Onda V.P.

 

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Critique : 

 

En regardant Adam and Eve Raised Cain, on ne peut être qu'ébloui par la maîtrise narrative et technique de ce film d'animation. L'extrême minutie apportée aux détails, rend l'ensemble singulièrement beau.

L'artiste réalisateur nous sert un film original en stop motion rappelant le travail graphique de Tim Burton éclaboussé par la rudesse de l'imagerie des 70's. Glauque, beau et second degré à la fois, le film nous confronte à un personnage enfermé au sens propre comme au figuré dans ses phobies. Il va en chercher la porte de sortie.

Abordant quelques sujets graves comme la grossesse non désirée, le suicide, la maltraitance, Adam And Eve Raised Cain dose avec minutie :effroi, questionnement et ironie, accompagnés de clins d'oeil complices et affectueux au cinéma horrifique.

Bref, Adam And Eve Raised Cain est un petit bijou animé, un impressionnant voyage destructeur mais libérateur qui sonde la souffrance mentale. 

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Note : 19/20

 

Bande-annonce :

 

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Interview de Francesco Erba (réalisateur et scénariste)

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Francesco Erba: Je suis un réalisateur qui affectionne le cinéma de genre. Je m’en  nourris depuis que je suis enfant. Après mes études artistiques, je me suis immédiatement inscrit dans une école de cinéma. J’y ai réalisé que la seule chose que je devais faire pour devenir un réalisateur de films de genre était de retrousser mes manches et devenir un réalisateur complet. Après mon premier court métrage “live” qui a participé à de nombreux festivals,j’ai décidé de passer trois ans sur un court d’animation en stop motion. C’est le style de cinéma que je trouve le plus complet,fascinant, stimulant et compliqué de tous.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Francesco Erba: Cette année au festival de Stiges, comme à mon habitude, j’ai pu, durant sept jours voir une pléthore de films intéressants.  Concernant l’animation, le dernier film de Laika (société de production ndr), , Boxtroll, marque un point de référence pour le cinéma de genre et pour la technique, poussant une nouvelle fois les limites.  Ils sont géniaux: la technique fait penser à du “vieux” cinéma mais à chaque fois ils s'arrangent pour la renouveler et l’élever au sommet sans changer l’essence même du métrage, introduisant des nouveaux thèmes, les fusionnants avec plus de technique. A part cela, les films qui m’ont impressionnés sont : The Canal de Kavanagh,Honeymoon de Janiak,Musarañas d’ Andres et  Roel, quelques segments d’ABC of Death 2 et  Babadook de Jennifer Kent.

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel dans votre pays?

 

Francesco Erba: En Italie, on considère que le cinéma de genre est obsolète. Je ne suis pas le genre de personne à m'apitoyer sur mon sort. Et même si je suis d’accord et conscient que mon pays est considéré comme stérile à la production de films de genre, je crois sincèrement que cela peut changer. Je suis optimiste à propos du tournant qu’a pris mon pays qui habituellement  favorise un cinéma fait “sur mesure” pour vendre des tickets. Cette dynamique peut être détournée et des petits pas sont faits dans cette nouvelle direction. Les gens avec des idées sont nombreux, ils doivent juste trouver des oreilles et des portefeuilles pour concrétiser leurs projets. Grâce au web, de nombreuses possibilités se sont ouvertes aux réalisateurs, poussant même les gens les plus obtus à trouver du potentiel (économique) dans le cinéma de genre. 

 

Fantasticmovies : Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Francesco Erba: La plupart de mes influences en tant que réalisateur proviennent de Carpenter et de  Cronenberg. Cela peut paraître étrange que je mentionne ces deux réalisateurs qui semblent appartenir à un passé lointain. Je ne peux pas faire autrement. Enfant, j’ai grandi avec les films de John et pris en maturité avec ceux de David. J’aime plein de réalisateurs et je m’inspire de la plupart d’entre eux : Dante, Spielberg, Zemeckis, Scott, Jackson, Verhoeven, Del Toro, Snyder, Zombie, Raimi, Wright et beaucoup d’autres. Pour l’animation: d’Harryhausen au dernier chef d’oeuvre de Laika. Je m’inspire même des excellentes nouvelles séries télé. Partout où vous regardez, et tout ce que vous voyez peut vous amener des idées intéressantes. Mais chaque fois que j’ai un doute, je pense toujours à ce que feraient MacReady (personnage principal de The Thing ndr) ou Jack Burton (personnage principal des Aventures de Jack Burton Dans Les Griffes Du Mandarin ndr).

 

Fantasticmovies : Pouvez-vous définir votre court en cinq mots?

 

Francesco Erba: Doux, malade,perdu,cassé,violent ( Sweet – Sick – lost – Broken - Violent)

 

Fantasticmovies : Comment est né le projet d’Adam And Eve Raised Cain?

 

Francesco Erba: Le projet est né d’une envie de raconter une histoire et de donner vie à des personnages grâce à la stop motion, sans subir des restrictions dues au budget. Je voulais raconter cette histoire intime et amère qui prend un tournant violent et je voulais être piégé , comme mes personnages, dans une boite servant de plateau miniature.  Le défi était compliqué: un très petit budget, une durée conséquente pour un film d’animation, une variété de décors et de techniques et une post production conséquente et délicate. Cependant, grâce à l’aide de personnes précieuses, une bonne dose de patience et aux nouvelles technologies de plus en plus abordables et de haute qualité, nous avons réussi à réaliser un petit film auquel je tiens et qui me représente à bien des égards.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des techniques d’animation utilisées dans votre film et comment construisez-vous une scène?

 

Francesco Erba: L’idée d’utiliser la stop motion sur des plateaux miniaturisés pour raconter une histoire à la narration et au visuel à différentes échelles, comme dans Chinese Box fut la chose la plus stimulante depuis le début mais aussi la plus compliquée de toute la production. Pour chaque échelle, il fallait le bon ratio entre les accessoires,les poupées et leurs actions. Il fallait calibrer au millimètre près la position de la caméra et ses mouvements sur le plateau. Si il y a bien quelque chose non admis en animation, c’est l’improvisation. Chaque petit détail a été calculé et décidé des mois avant d’être filmé. Il faut éliminer un maximum d’éléments non désirés. En tant que réalisateur, la très longue et méticuleuse pré-production était clairement la partie la plus créatrice, tandis qu’en tant qu’ animateur c’était le tournage. Pour rendre le film plus intéressant et donner aux poupées de latex, une expression humaine, nous avons digitalisé les yeux d’un vrai acteur pour les mettre sur le visage des poupées. Travailler avec des poupées, comme si elles étaient des acteurs et travailler avec des acteurs comme si ils étaient des poupées fut une expérience très étrange,instructive mais surtout très rare.  

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Francesco Erba: Des futurs projets? Toujours.  Je viens de finir le scripte de ce que j’espère être mon premier long métrage “live”. Pour l’instant je développe un nouveau court d’animation que j’espère être un pilote pour une série centrée sur la célèbre “guerre des courants”sur un ton humoristique et macabre.

 

 

 

 

 

 

26/11/2014

GAME CAMERA: CRITIQUE

 

GAME CAMERA

 

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Résumé : Quatre amis partent pour un week-end de chasse. Tout ne va pas se passer comme prévu.

 

Réalisateur: Ron Ford

 

Scénariste: Ron Ford

 

Acteurs: Ron Ford, Brad Picard,Steve Kane,Tom Steeber, Jason A. Young,Evan Achten,Patrick Treadway

 

Pays : Etats Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 70 min.

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Critique : 

 

Petit  found footage sans grand intérêt, Game Camera nous plonge au cœur d'une forêt et c'est à peu près tout. 

Durant l'heure dix que dure le film, trois pseudo chasseurs et un cameraman sont sur la piste de monstres qui auraient été aperçus à la suite d'une attaque terroriste.

Beaucoup de blabla et un rythme ultra lent ont tôt fait d'annihiler tout effet de surprise. La tentation est grande d'appuyer sur la touche d'avance rapide du lecteur vidéo. On s'ennuie sec et ce ne sont pas les effets maigrelets et convenus qui sauveront l'ensemble de se prendre les pieds sur une vielle racine. Le jeu amateur des acteurs alourdi et ridiculise la trame scénaristique déjà très peu travaillée . 

Found footage oblige, les cadrages sont inexistant (le réalisateur, Ron Ford a quelque peu oublié les règles de base du cinéma). 

Le rendu de l’ensemble est exaspérant.

Bref, Game Camera est un film qui, sous prétexte d’être indépendant et sans budget, se permet de balancer à la vue des spectateurs une oeuvre inaboutie et sans valeur cinématographique.

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Note : 6/20

 

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21/11/2014

THE TRUCK: CRITIQUE

 

THE TRUCK

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Résumé :Roger et Alice prennent un week-end pour aller visiter un terrain de camping dont Roger a hérité. Sur la route, ils croisent un vieux camion. Celui-ci les pourchassera. Qui est derrière le volant? Est-il mué par le mal?

 

Réalisateur: Lee Vervoort

Scénariste:Lee Vervoort

Acteurs:Tim Emery, Andy Grace,John Michael Morris,Rachelle Christine,Danny Lee Ramsey,Jenna Ruiz,Lee Vervoort

Pays : Etats Unis

Année : 2013

Durée: 58 min.

Production: Lee Vervoort

 

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Critique :

 

The Truck est une petite série b qui rappelle la pléthore de films qui mettaient en vedette de méchants véhicules hargneux des années 80. Conduits par d'affreux psychopathes ou mus par une entité qui s'y est incarnée, ces bolides, camions ou gros tas de ferrailles n'avaient qu'un seul but: tuer. Dans The Truck, c’est un  4x4,conduit ou possédé ( le métrage maintient l'ambiguïté), qui traque et s'amuse à dégommer quiconque croise son chemin.

La mise en scène de Lee Vervoort se résume essentiellement au soin tout particulier qui a été porté à l'aspect visuel du film. La photo, le grain de l'image et les cadrages ont un rendu vintage accrocheur presque racoleur.

Hélas c’est à peu près tout ce qu’offre le film. L’histoire qui se résume à une simple poursuite “méchants/gentils” n’est pas très prenante. Le manque d’audace scénaristique est en plus plombé par des personnages horripilants et sur-joués par des acteurs “récitants” en roue libre.

Ce ne sont pas les quelques effets gores gratuits parsemant le métrage, qui empêcheront celui-ci de se prendre les pneus dans le bitume. Le son en prise directe et quelques fautes de rythme, annihilent l'aspect pro de l'ensemble.

Dommage, The Truck aurait pu être une série B pétaradante décomplexée. Elle s’avère plate et sans surprises.

Bref, The Truck est un rendez-vous raté qui sacrifie au nom de l’ambition visuelle, son scénario,son montage et sa direction d’acteurs.

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Note : 10/20

 

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