21/07/2008

Atomic Circus

Atomik Circus


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Résumé

 

Skotlett City est toujours traumatisée par la catastrophique grande fête de la tarte à la vache.

James Bataille a d’ailleurs fini en prison et cette fois –ci il s’en échappe, bien décidé à retrouver Concia, sa fiancée qui veut devenir chanteuse de country.

Les éléments se déchaînent contre lui : des étoiles de mer en provenance d’un autre monde se collent sur les visages des gens, le futur impresario de Concia, Allan Chiasse, se transforme en monstre tentaculaire, sa bimbo, la sexy Kitty également, le Sam Paradiso Bar est décimé. Cela paraît beaucoup pour ce petit village et pourtant ce n’est qu’un début.

 

Acteurs principaux 

Vanessa Paradis : Concia / Jason Fleming : James Bataille / Benoît Poelvoorde : Allan Chiasse/ Jean-Pierre Marielle : Bosco.

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Critique

 

Réalisé par deux frère, Didier et Thierry Poiraud, Atomik Circus est un véritable O.F.N.I (Objet Filmique Non Identifié) tant le métrage touche un peu à tous les genres (comédie, horreur, science-fiction, gore, etc.) et part dans tous les sens.

Regarder Atomik Circus, c’est un peu comme se prendre un gros shoot d’adrénaline couplée à du gaz hilarant.

 

Les acteurs sont excellents : Vanessa Paradis en jeune souillon pleine de rêves, nous démontre que ses talents d’actrice sont aussi bons que ceux de chanteuse, Benoît Poelvoorde, en roue libre maîtrisée, crève l’écran en déclamant une réplique assassine toutes les deux secondes et enfin Jean-Pierre Marielle, vétéran du cinéma franco français n’a pas à rougir face au reste du casting.

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Atomik Circus est une comédie qui vire au gore craspec pour se terminer en film expérimental. Bref, un melting-pot (comme on dit chez nous) qui a eu du mal à passer pour certains spectateurs et certaines critiques ciné. Faute en est due, je pense, à la mauvaise campagne publicitaire entourant le film qui mettait en avant les prestations de Poelvoorde, sans prévenir le spectateur qu’il s’agissait d’un film de genre.

 Il faut aussi avouer que le scénario du film, un brin fouillis, n’a pas amélioré l’image d’Atomic Circus auprès du public. C’est bien celui-ci qui fait soit la force pour certain, soit la faiblesse pour d’autres du métrage.

 

En tout cas, une chose est sûre, on ne pourra pas dire qu’Atomic Circus manque d’originalité, tant dans son traitement que dans son histoire. La photo travaillée, les effets gores physiques et numériques, les cadrages parfois alambiqués, nous montrent que les frères Poiraud sont des réalisateurs pros, qui ne font pas dans l’impro.


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Atomic Circus est donc une expérience cinématographique à vivre.

 

Killg

 

Cote : 18/20

 

Bandes annonces  

 

                         

                        

 

 

 

 

29/06/2008

The Cottage

The cottage

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Cela fait maintenant quelque temps que l’Angleterre renaît de ses cendres d’un point de vue cinématographique de genre via des œuvres tant hilarantes qu’effrayantes que sont Shawn Of The Dead, Creep, Hot Fuzz, The Descent, et j’en passe.The Cottage, dernier né de cette mouvance made in U K n’a pas à rougir face à ses « cultes » aînés. Le réalisateur Paul Andrew Williams, drôle et sympathique, a mis le feu dans la salle avant la projection de son film au BIFFF 2008 ce qui laissait à présager que The Cottage soit aussi déjanté que lui. Ce fut le cas.Le film narre l’histoire de trois apprentis gangsters, David ( Andy Serkis) Peter ( Reece Shearsmith) et Andrew ( Steve O’Donnel),  ayant kidnappé Tracey (Jennifer Ellison) la fille d’un mafieux local. Ceux-ci la séquestrent dans une ferme située non loin d’un village qui cache un lourd secret.

 

 

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Mêlant humour, slasher et film de monstre, The Cottage est un cocktail détonant.Les acteurs jouent formidablement juste, mention spéciale à Andy Serkis (Gollum du Seigneur des Anneaux), qui doit gardé son sang froid face aux gaffes à répétition de son frère complice de l’enlèvement.

 

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 The Cottage est une comédie toute en nuances et fine dans la présentation des personnages. Les dialogues sont croustillants et les gags sont horripilants sans tomber dans le piège du lourd dingue à la Scary Movie.

Le réalisateur s’amuse à jouer avec les codes du cinéma de genre. La musique est parfois en décalage par rapport à l’action qu’elle accompagne, les moments de trouille arrivent quand on ne les attend pas (ou presque), les scènes gores le sont vraiment et font mal (assez surprenant, quand on sait que l’on visionne une comédie) grâce à des maquillages et effets sacrément bien réussis et les personnages haut en couleurs sont eux aussi en décalage par rapport à ce qu’ils représentent. Les gangsters sensés être des durs à cuirs sont , en fait, des poules mouillées gaffeuses et la jeune et jolie jeune fille blonde kidnappée s’avère être en fait une caractérielle qui n’a pas peur de donner des coups de boule et qui prends le dessus face à ses kidnappeurs.


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Là où Williams ne joue pas à parodier le genre, c’est dans le traitement du personnage du tueur. Il s’en est d’ailleurs expliqué au BIFFF en avançant l’argument que le fermier psychopathe a été vu maintes fois au cinéma et fonctionne toujours. Alors pourquoi réinventer ce genre de personnage ? The Cottage est donc un film à voir absolument en espérant qu’il soit distribué en salle chez nous. 

Killg

Cote: 20/20

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 Bande annonce: http://0-a.mymovies.net/player/default.asp?TRID=3465&...