07/08/2014

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE): CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR/LE COURT

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE)

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Résumé :Une jeune fille mène un combat contre son «moi» masculin.

 

Réalisateur:Joseph Catté

 

Scénariste:Joseph Catté, Roland Topor(texte)

 

Acteur: Pauline Helly

 

Pays :France

 

Année : 2014

 

Durée: 5 min 19.

 

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Critique : 

Adaptation de «La Bataille Intime» de Roland Topor, Like A Doll est un voyage sanglant dans l’esprit torturé d’une jeune fille qui, face caméra nous explique comment elle est venue à bout de sa masculinité. 

Esthétiquement travaillé et singulier, le court montre que son auteur,Joseph Catté a déjà une sacrée personnalité cinématographique. Like A Doll est beau et bien joué (au vu de son budget riquiqui)! Le court bénéficie d’une superbe photographie et surtout du charisme de son actrice principale(Pauline Helly) qui, à elle seule, apporte toute la dramatisation nécessaire pour rendre l’ensemble convaincant. Grace au travail sur la lumière qui est tout simplement bluffant et au montage  maitrisé,les deux univers, le réel et le fantasmé, se croisent sans perturber l’essence narrative du court basé sur un monologue.

Comme quoi, l’hexagone est un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à émerger pour renouveler un cinéma frenchie qui a la caméra un berne, enlisé dans le télévisuellement correct. 

 

Bref, Like A Doll est une petite surprise trop courte mais intense à voir.Ca tombe bien, il est juste en -dessous.

 

 

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Note : 16/20

 

Le court

Like a Doll - Comme une Poupée from Joseph Catté on Vimeo.

 

 

Site Internet :

 

Page Facebook

 

 

 

Interview du réalisateur: Joseph Catté

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Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Joseph Catté: Je m'appelle Joseph Catté et je suis un jeune réalisateur basé en région parisienne. Graphiste de formation, je travaille également dans les effets spéciaux numériques pour le cinéma et la publicité.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Joseph Catté: Sans aucuns doutes La Grande Aventure Lego. Au delà de son humour génial et de sa richesse visuelle, j'ai surtout été bluffé par la qualité d'un scénario incroyablement intelligent, à plusieurs niveaux de lecture. C'est presque un film politique, qui délivre de vraies leçons de vie sans jamais être niais. A montrer à tous les enfants, juste après Le Géant de Fer et Happy Feet !

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Joseph Catté: Si je suis sensible à tous les cinémas,  je suis surtout un grand fan de mélanges de genre. Je suis souvent gêné par la capacité qu'ont beaucoup de films à ne jamais s'aventurer au-delà de leurs codes. Par exemple, le blockbuster hollywoodien aura tendance à enchaîner les scènes d'action sans repos ni émotion sincère et le drame intimiste à s'interdire tout trait d'humour qui pourrait relâcher la tension. Je suis donc un grand admirateur de réalisateurs comme Danny Boyle (Une Vie Moins Ordinaire), Emir Kusturica (Underground) ou encore James Gunn (Super).  Leurs oeuvres mélangent l'humour, le drame, l'horreur, le fantastique, la romance et n'en sont que plus riches et surprenantes !

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Joseph Catté: Il est évident que le cinéma de genre n'est absolument pas reconnu en France, ce qui  témoigne d'une énorme fermeture d'esprit et d’une frilosité dramatique de la part des financiers. On se donne bonne conscience  en produisant un Cavayé par-ci et un Gans par là mais il serait peut-être temps de réellement donner les moyens de leurs ambitions à tous les français envieux de tirer notre cinéma vers le haut. Pourtant, des films comme Largo Winch (sorti en même temps que Quantum of Solace) prouvent que nous pouvons largement faire le poids face aux américains, qui nous ont semés depuis longtemps sur le plan culturel. En laissant tous nos talents partir là bas, le cinéma français risque bien de devenir une terre désertée où ne se bousculeront plus que les films de Louis Garrel et de Frank Dubosc...

 

Pour ce qui est du cinéma américain, le genre semble reconnu et respecté depuis toujours. On y trouve donc absolument de tout et il est difficile d'émettre un jugement général quand on voit se côtoyer Twilight, Hostel, Avengers, Stoker et The Grey. Chacun peut y trouver son bonheur. J'ai juste le sentiment que les films ont de plus en plus de mal à combiner transgression et ambition, comme le faisaient Friedkin ou Verhoeven, mais c'est une tendance qui ne devrait pas tarder à revenir.

 

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet?

 

Joseph Catté: Initialement, je cherchais à travailler avec la comédienne Pauline Helly, sans avoir de projet spécifique en tête. Elle m'a alors proposé quelques textes qui lui plaisaient particulièrement, dont la pièce 'Bataille Intime' de Roland Topor qui a attiré mon attention. J'y ai vu une bonne occasion de m'essayer au genre horrifique.

 

Fantasticmovies : Like A Doll est vraiment beau à regarder et le travail du son est vraiment bien. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Joseph Catté: Merci ! C'était en effet beaucoup de travail, principalement car j'ai dû effectuer seul toutes les étapes de post-production (montage, étalonnage, effets-spéciaux, mixage). Je ne regrette pas car, entre mes rushs bruts et le résultat final, c'est le jour et la nuit et je pense qu'il est primordial de ne pas sous-estimer ces étapes, d'y passer du temps pour avoir un rendu digne de ce nom. Cela demande de la patience.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Joseph Catté: Le court-métrage comporte peu d'effets-spéciaux ambitieux à part le relighting, qui s'apparente plus à de l'étalonnage. J'ai fait un peu de retouche beauté, effacé quelques objets du cadre (pour épurer la composition ou éviter des faux-raccords), intégré des gerbes de sang, de la fuméeetc. J'ai également dû faire de l'extension de décor pour permettre le travelling arrière final, qui avait été tourné en plan fixe.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du vrai «faux sang» de cinéma?

 

Joseph Catté: Il me fallait une recette peu coûteuse car j'avais besoin d'une très grande quantité de faux-sang. J'ai donc opté pour un mélange composé de 50% de soupe de tomate et de 50% de sauce tomate. J'obtenais alors la viscosité voulue mais la couleur tirait d'avantage vers le orange vif que vers le rouge sombre. Heureusement, ma formation en effets-spéciaux m'a permis de modifier cette couleur à posteriori afin d'obtenir la teinte adéquate. Mais cette recette est déconseillée à toute personne ne souhaitant pas passer du temps en retouche...

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Joseph Catté: Ce que je peux simplement vous dire, c'est qu'il est plus confortable d'être réalisateur qu'acteur sur ce genre de tournage. Rester allongée des heures dans de la sauce tomate puante et glacée au milieu de la nuit, dans un hôtel désaffecté sans eau chaude pour se laver, n'est certainement pas l'expérience la plus confortable vécue par ma comédienne. D'où l'intérêt de travailler avec des gens motivés et sympathiques.

 

 

Fantasticmovies: Fut-il facile de trouver une équipe motivée pour le film?

 

Joseph Catté: L'équipe était extrêmement réduite sur le plateau. Lors des deux premiers jours de tournage, j'étais seul avec la comédienne. Les deux jours suivants, nous étions quatre. Il ne fut donc pas difficile de trouver une équipe étant donnée qu'elle n'était composée que de deux amis, que j'avais spécialement sollicités pour leur engouement !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Like A Doll

 

Joseph Catté: Au total, je n'ai pas dépensé plus de 350 euros. Tout le monde était bénévole sur le film et la majorité du matériel m'appartenait ou m'a été prêté par des amis. J'ai dépensé environ 250 euros en costumes et accessoires ainsi que 100 euros en essence et nourriture.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Joseph Catté: J'ai quelques nouveaux projets de courts-métrages et de clips, que je vais chercher à financer dans des boîtes de productions. Rien de réellement officiel pour l'instant mais cela ne devrait pas tarder !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Joseph Catté: Merci à vous pour cette interview et merci aux lecteurs pour avoir eu le courage de me lire jusqu'à la fin ! Si mon travail vous a plu, n'hésitez pas à jeter un oeil au reste de mes réalisations sur ma chaîne Vimeo : vimeo.com/josephcatte

 

 

 

 

15/06/2014

THE HOURGLASS FIGURE: CRITIQUE ET FILM

 

 

 

THE HOURGLASS FIGURE

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Résumé :Une femme au foyer débordée découvre un sablier qui lui permet d’avoir une heure en plus dans sa journée.

 

Réalisateurs:Patrick Rea

 

Scénaristes: Michelle Davidson,Amber Rapp

 

Acteurs: Stella Bratcher,Michelle Davidson,Brian Paulette,Vanessa Rapp

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2013

 

Durée: 12 min.

 

Critique :

 

Patrick Rea, comme à son habitude nous offre un court maitrisé tant techniquement que narrativement. The Hourglass Figure met en scène une mère au foyer débordée par ses taches ménagères, l’éducation de ses enfants et les exigences d’un mari macho. Elle va découvrir dans son grenier, un sablier qui lui permettra d’arrêter le temps. Hélas pour elle, gagner une heure par jour n’a pas que des avantages. D’emblée  le court accroche l’oeil dès ses premières secondes. Cadrage, mouvement de caméra,découpage,lumière,plans,son,musique,...rien n’est à redire. Extrêmement professionnel, le film est agréable à regarder et bien rythmé. 

Patrick Rea arrive, grâce à son angle d’approche du sujet et surtout grâce à d’ excellents acteurs à déjouer la banalité d’une histoire très souvent exploitée.

Bref, The Hourglass Figure est une nouvelle preuve du talent prometteur de son jeune réalisateur. 

 

Note : 18/20

 

Le court:

 

 

The Hourglass Figure from Patrick Rea on Vimeo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/03/2014

COURT METRAGE: FIST OF JESUS

 

 

 

FIST OF JESUS

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Résumé :Jésus est toujours prêt à donner un coup de main à ceux dans le besoin, mais il y en a d'autres ...qui vont gouter à son poing.

 

Réalisateurs:Adrián Cardona 

 

Scénariste:David Muñoz

 

Acteurs:Marc Velasco,Noé Blancafort,Salvador Llós,Victoria Roldán,Roger Sotera,José María Angorrilla

 

Pays :Espagne

 

Année : 2012

 

Durée: 15 min.

 

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Critique :

 

Jesus (perso un peu lâche et trouillard) et son pote Judas vont devoir se battre contre des Pharisiens, des romains et des cowboys,... tous zombies.

David Munoz et Adrian Cardona, en sales petits rejetons, nous proposent une vision améliorée de la vie du prophète. Du grand nawak assumé et intelligemment mené gore à souhait et totalement décalé.  Les deux réals ont mis une telle créativité et un tel savoir faire dans leur court, que cela frise l’admiration. Non seulement ils envoient un grand coup de tatane dans le fondement de la bigotterie mais en plus ils le font avec classe. 

Fist Of Jesus est le digne rejeton qu’auraient pu avoir lors d’une grande partouze filmique Sergio Leone (pour l’imagerie) avec la firme Troma(pour les effets gores et l’humour potache) et les Monty Pythons (période La Vie De Bryan pour le contexte décalé) . Du pure entertainment pour bisseux avertis ou non. 

 

Bref, un actionner jouissifement scandaleux en sandales. 

 

News: Les deux réals sont à la recherche de fonds pour la réalisation de leur long-métrage Once Upon A Time In Jerusalem. Voici le lien pour les aider via la plateforme de crowdfunding Kickstarter:https://www.kickstarter.com/projects/alchemy3d/fist-of-jesus-once-upon-a-time-in-jerusalem

 

 

 

Note : 18/20

 

Le court:

 

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