31/08/2014

LE PASSAGE: CRITIQUE /INTERVIEW DU REALISATEUR: FABIEN MONTAGNER

 

LE PASSAGE

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Fabien Montagner, Fabien Montagner,Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert,France, 2011,le passage,court métrage,Arnaud Carney,François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza, Jules Wysocki, Daniel Gries, François Loubeyre, Cyrille Aufort

 

 

Résumé :Faustine, 16 ans, adolescente un peu rebelle, vit mal le fait d’être obligée de vivre avec son grand-père, pourtant bienveillant à son égard.

En voulant prendre l’air, un soir où son grand-père lui raconte une nouvelle fois ses souvenirs,  elle va se retrouver dans une aventure hors du temps qui va lui faire prendre conscience de l’importance de ses racines familiales.

Réalisateur: Fabien Montagner

 

Scénariste: Fabien Montagner

 

Acteurs: Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert.

 

 

Pays :France

 

Année : 2011

 

Durée: 18 min.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Fabien Montagner, Fabien Montagner,Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert,France, 2011,le passage,court métrage,Arnaud Carney,François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza, Jules Wysocki, Daniel Gries, François Loubeyre, Cyrille Aufort

 

Critique : 

 

Il existe en France des réalisateurs qui ont un véritable potentiel artistique (oui oui, le cinéma français ne se limite pas aux produits formatés «télévision»). Oeuvrant dans le fantastique, ils se voient,hélas, souvent fermer les portes des studios dits «mainstream». Quand ils arrivent coute que coute à mener à bien leurs projets (merci le crowdfunding), leurs diffusions restent confidentielles. Malgré tout, certains metteurs en scène s’accrochent et continuent à produire dans le genre des métrages (courts ou longs) plus ou moins aboutis. Fabien Montagner fait partie de ces réalisateurs chevronnés kamikazes qui osent s’aventurer dans le «non bankable». Son court métrage, Le Passage n’est certes pas dénué de défauts, il a le mérite de la volonté du «bien faire». Montagner respecte ses spectateurs en leur proposant une oeuvre esthétiquement travaillée à la photographie et aux cadrages conventionnels mais classieux. L’histoire de Faustine, jeune fille de seize ans, à la recherche de ses origines, qui, au court d’une balade dans les bois, sera confrontée à ses aïeux est prenante. Certaines longueurs et le jeu «récité» des acteurs alourdissent quelque peu l’ensemble. Des menus défauts auxquels on ne prêtera pas trop attention, tant l’ensemble tient honnêtement la route. 

Bref, Le Passage est un court métrage fantastique sincère et à l’atmosphère travaillée sur un parcours initiatique axé sur les apprentissages du passé qui mérite une large diffusion.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Fabien Montagner, Fabien Montagner,Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert,France, 2011,le passage,court métrage,Arnaud Carney,François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza, Jules Wysocki, Daniel Gries, François Loubeyre, Cyrille Aufort

Note : 15/20

 

Bande-annonce :

 

 

 

 

 

Interview du réalisateur et scénariste: Fabien Montagner

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Fabien Montagner, Fabien Montagner,Cindy Colpaert,Pierre Hatet,Vernon Dobtcheff,Fanny Capretta,Philippe Ohrel,Rainer Sievert,France, 2011,le passage,court métrage,Arnaud Carney,François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza, Jules Wysocki, Daniel Gries, François Loubeyre, Cyrille Aufort

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Fabien Montagner: Je suis monteur de profession et je réalise à côté de ça mes courts-métrages car c'est ce que j'aime par dessus tout, écrire et raconter des histoires !J'ai fait une école de cinéma il y a quelques années maintenant (l'ESRA) et "Le Passage" est mon quatrième court, le premier que je qualifierais de Fantastique, alors que c'est un de mes genres préférés ! J'ai mis le temps à sauter le pas...

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Fabien Montagner: Si on reste dans le registre du Fantastique et de la science-fiction, j'ai beaucoup aimé "Oblivion" de Joseph Kosinski. J'ai aussi aimé "The conjuring", "Dark Skies" et évidemment "Gravity"... quelle claque !

Fantasticmovies:Quelles sont vos influences en tant que réalisateur?

 

Fabien Montagner: Assez banal je l'avoue... j'ai eu ma période Hitchcock, une autre période David Lynch ou encore les frères Coen, mais les indémodables à mes yeux restent Spielberg et Zemeckis. Il n'y a pas grand-chose à jeter dans leurs oeuvres pour moi. Dans "Le Passage" il y a des clins d'oeil à certains de leurs films (L'incroyable Vernon Dobtcheff a joué dans le troisième "Indiana Jones", et le magnifique Pierre Hatet est la voix française du Doc. Brown de "Retour vers le futur").

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Fabien Montagner: Je trouve qu'il y a beaucoup de film de genre internationaux de qualité même si des fois ils se ressemblent un peu. En France c'est vrai qu'il est difficile d'exister et de créer des films d'horreur, fantastique ou de science-fiction. J'ai l'impression qu'on a raté le coche il y a quelques années. J'espère que ça va revenir ! D'ailleurs j'ai un projet de longue date de documentaire sur la science-fiction française. Mais l'envie et les talents sont là, je connais beaucoup de jeunes auteurs, réalisateurs, producteurs qui essaient d'en faire.  Mais il va falloir maintenant un vrai succès public, dans le domaine du long-métrage, pour ouvrir la voie !

 

Fantasticmovies:Comment est né le projet du Passage?

 

Fabien Montagner: L'envie de faire un film fantastique déjà. Ensuite il y avait un projet de long qu'on m'avait proposé et plutôt que de faire un teaser de ce film pour convaincre des diffuseurs ou des distributeurs, je suis plutôt parti sur l'idée  de proposer un court-métrage original, indépendant de l'histoire du long, mais avec un style et quelques idées communes (comme la brume, le wagon, le passage temporel...) et enfin des idées et envies plus personnelles, liées à ma famille notamment.

 

 

Fantasticmovies : Le Passageest vraiment très beau à regarder et le travail du son est vraiment bien, était-ce  beaucoup de travail en post-production?

 

Fabien Montagner: Déjà merci pour l'équipe qui a travaillé sur le film. J'en profite pour remercier mon chef-opérateur (Arnaud Carney) et l'équipe son du film (François Sempé, Joseph de Laage, Marine Haziza sur le tournage, Jules Wysocki au montage son, Daniel Gries au bruitage, François Loubeyre au mixage et Cyrille Aufort à la musique). 

Oui c'est du travail mais j'ai l'impression que ça a été fait dans une bonne ambiance, avec des gens humainement sympas, passionnants et compétents, donc franchement je n'ai pas eu l'impression que c'était du boulot, plus des beaux moments de partages ! La post-production est quand même un des moments les plus agréables d'un film, c'est là où beaucoup de choses trouvent un sens !

Fantasticmovies:Pourquoi situer l’histoire du film en 1989? 

Fabien Montagner: Pour une simple et bonne raison, il fallait être crédible dans les dates. Je suis juste parti de l'âge de mes propres grand-parents qui ont vécu la seconde guerre mondiale, et ils avaient dans les 75/80 ans à cette période et non en 2010. Après j'aurai aimé faire un lien avec ces films des années 80 qui ont bercé mon enfance, mais le film ne s'y prêtait pas trop en fait. Il y a bien un vieux walkman à cassette au début du film mais on ne le voit pas. 

Fantasticmovies:Fut-il facile de trouver une équipe et des acteurs motivés pour le film?

Fabien Montagner: Pour les comédiens j'ai été assez chanceux, ceux que je voulais ont dit oui très vite ! 

Pour les techniciens, ceux que je ne connaissais de mes précédents films sont revenus, après les autres c'est toujours difficile de les faire entrer dans des aventures un peu longues. Le tournage a duré 5 jours, on a du avoir presque deux équipes histoire de ne pas bloquer les gens trop longtemps.

Fantasticmovies:Comment étaient les conditions de tournage?

Fabien Montagner: Des conditions de court-métrage évidemment. Même si on essaie de gommer au maximum les faiblesses de ce genre de tournage low cost, c'est à dire en assurant un minimum les repas du midi et que tout le monde puisse travailler dans de bonnes conditions, avec le matériel le plus performant possible.

 

Fantasticmovies:Parlez-nous de la musique du film.

Fabien Montagner: La composition a été assurée par mon ami Cyrille Aufort, qui est un mec hyper talentueux et très gentil. On peut discuter de tout et on a à peu près les mêmes goûts musicaux. J'aime sa façon de jouer avec des atmosphères tout en les rendant mélodiques. Ca me parle, surtout pour ce film où je voulais vraiment créer l'ambiance fantastique avec l'aide de la musique, puisqu'il n'y pas d'effets visuels de dingue, le fantastique est plutôt suggéré et réaliste, il fallait réussir à immerger le spectateur avec l'aide de quelques notes bien placées. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Fabien Montagner: On est tombé sur la semaine où la France a été en pénurie d'essence. Donc je vous laisse imaginer la peur qu'on avait pour le groupe électrogène, les transports et les quelques camions qu'on avait avec nous. Mon frère qui s'occupait de la production du film a bien assuré le coup et on s'en est bien sorti grâce à lui !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget du Passage.

 

Fabien Montagner: Le film est sur fond propre, en totale indépendance pour le coup. On a dû dépasser les 10 000 euros.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Fabien Montagner: J'ai plusieurs projets de courts en tête, notamment un autre fantastique, j'aimerai continuer à tracer quelque chose dans cette voie là. J'ai aussi une comédie que j'aimerai réaliser bientôt. Et je développe des projets de longs évidemment, mais c'est assez dur de trouver le bon sujet !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Fabien Montagner: Longue vie au fantastique, à l'imaginaire et au rêve !! Vive le cinéma !

 

 

08/08/2014

NAKED ZOMBIE GIRL: CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR

 

NAKED ZOMBIE GIRL

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Rickey Bird Jr., Rickey Bird Jr., Etats-Unis, Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty, 2014, Hectic Films, Solid Weld Productions,naked zombie girl,page facebook,site officiel,court métrage,short,court,zombie,girl,fille,naked,nu,grindhouse.

 

 

Résumé :Un film «grind house» dans lequel une femme nue tue des zombies avec une tronçonneuse. 

 

Réalisateur: Rickey Bird Jr.

 

Scénariste: Rickey Bird Jr.

 

Acteurs:Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty

 

 

Pays :Etats-Unis

 

Année : 2014

 

Durée: 28min.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Rickey Bird Jr., Rickey Bird Jr., Etats-Unis, Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty, 2014, Hectic Films, Solid Weld Productions,naked zombie girl,page facebook,site officiel,court métrage,short,court,zombie,girl,fille,naked,nu,grindhouse.

 

Critique : 

En voilà un court qui ne ment pas dans son titre! Si vous aimez les péloches totalement barrées, les femmes nues, le gore et les zombies,lisez ce qui suit, ça risque bien de vous intéresser. 

Effectivement Naked Zombie Girl, c’est du pur amusement, un condensé d’action hyper bien foutu servi par des acteurs qui donnent de leur personne. L’imagerie kitsch, dans la plus pure tradition «grindhouse», avec ses couleurs baveuse et son gros grain ravira les nostalgiques des regrettées années 1980.

D’ailleurs c’est dans l’air du temps, les films  à l’esthétique vintage pullulent,surtout dans le circuit indé de genre. Est-ce une réponse à la morosité de notre société? Les éditeurs poussent le vice coloré jusqu’à vendre des éditions VHS de leurs films. Ou, est-ce un retour en arrière, syndrome d’un cinéma de genre actuel qui ne se trouve pas d’identité? Quoiqu’il en soit, aller chercher de l’inspiration dans le passé pour une nécessaire pérennité du genre n’est pas une mauvaise chose. Faut-il encore que cela soit bien fait et respectueux des codes de l’époque. 

Naked Zombie Girl fait heureusement partie de ses films qui honorent leurs racines. Réalisé par Rickey Bird Jr., le métrage se concentre sur son héroïne(Meghan Chadeayne) nue comme un vers,BTS boucherie option tronçonneuse en poche, qui se débat (et non s’ébat)avec des morts vivants belliqueux.

Le spectateur est directement plongé dans le vif du sujet. Pas de temps morts, ni de mise en situation et encore moins de dialogues. Cela donne l’impression d’avoir pris un film en cour de route au meilleur moment au hasard d’un zapping désespéré. Et ça marche. Le film surprend et attire l’attention, pas seulement grâce à la plastique généreuse de Meghan Chadeayne mais aussi grâce à l’extrême professionnalisme de l’ensemble.

Bref, Naked Zombie Girl est sympathique et nourri à la vitamine «série»B, un petit (s)trip zombièsque que ne renierait pas Robert Rodriguez.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Rickey Bird Jr., Rickey Bird Jr., Etats-Unis, Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty, 2014, Hectic Films, Solid Weld Productions,naked zombie girl,page facebook,site officiel,court métrage,short,court,zombie,girl,fille,naked,nu,grindhouse.

Production:Hectic Films, Solid Weld Productions

 

Note : 18/20

 

Bande-annonce :

 

 

Sites Internet :

 

Site officiel

 

Page Facebook

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Rickey Bird Jr., Rickey Bird Jr., Etats-Unis, Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty, 2014, Hectic Films, Solid Weld Productions,naked zombie girl,page facebook,site officiel,court métrage,short,court,zombie,girl,fille,naked,nu,grindhouse.

 

 

Interview du réalisateur et scénariste : Rickey Bird Jr.

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,bande annonce, producteur, interview , interview de Rickey Bird Jr., Rickey Bird Jr., Etats-Unis, Shaun Paul Piccinino,Meghan Chadeayne,Robin Steffen,Rickey Bird Jr.,D.T. Carney,Jason Sanders,Kenny Mount,Coryn McBride,Joshua Keith Mathews,Rob Hanks,Ali Dougherty, 2014, Hectic Films, Solid Weld Productions,naked zombie girl,page facebook,site officiel,court métrage,short,court,zombie,girl,fille,naked,nu,grindhouse.

 

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Rickey Bird Jr. :Je m’appelle Rickey Bird, je suis le scénariste,réalisateur et producteur de Naked Zombie Girl. Que puis-je dire de plus? J’aime les zombies et ...les filles.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Rickey Bird Jr. : Le Transperceneige (Bong Joon-Ho) que j’ai eu la chance de voir en salle. Je n’en savait pas grand chose avant de le voir, la surprise en a été plus grande. Le concept est original et le casting excellent. J’ai aimé tout ce qui concernait le train et la majorité de l’histoire.  

 

Fantasticmovies : Que pensez-vous du cinéma de genre actuel en général et dans votre pays?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons quelques bons films de genre aux Etats-Unis, mais étonnement d’excellents viennent souvent de l’étranger, comme par exemple mon film de zombie préféré, Cemetery Man (DellaMorte DellAmore de Michele Soavi). Dans mon pays, l’horreur c’est un peu n’importe quoi. Si un film est vraiment bon, ils en font des suites et des suites qui, selon moi, sont prévisibles et répétitives.

 

 

Fantasticmovies:Pouvez-vous définir Queen Of Blood en 5 mots ?

 

Rickey Bird Jr.: Grindhouse,kitsch,amusant, horreur,zombies

 

Fantasticmovies : Naked Zombie Girl est très beau à regarder et le son est excellent. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Rickey Bird Jr.: Merci. Oui, pour notre monteur et co-fondateur d’Hectic Films, Jason Sanders, ce fut une quantité non négligeable de travail. Je pense que nous avions cinq montages du film avant d’être prêts. Jason a fait beaucoup pour rendre l’histoire sans dialogues cohérente. Il a aussi rendu l’imagerie du film kitsch grâce à un ajout de grain à l’image et à des effets sanglants.La majorité de la musique a été composée par Rohan Cowden et Blake Tedder.Ils y ont passé quatre semaines. Mais l’aspect du film doit beaucoup à notre équipe de maquilleurs dirigée par Nick Reisinger,qui est à la tête de notre département maquillage et effets spéciaux.

 

Fantasticmovies: Pourquoi avoir opté pour le style «grindhouse» qui est en vogue pour le moment, surtout dans le cinéma indé?

 

Rickey Bird Jr.:Oui, ça l’est.Je pense qu’il devrait y avoir plus de qualités cinématographiques dans ces films à l’aspect kitsch. Nous avons passé beaucoup de temps à travailler la lumière,la manière de filmer et sur les zombies pour produire un métrage un échelon au dessus du reste. Dans la limite de ce que nous pouvions faire avec notre budget.

 

Fantasticmovies:Fut-il facile pour Meghan Chadeayne de jouer nue?

 

Rickey Bird Jr.:Au départ, elle était un peu gênée, mais au plus nous tournions, au plus elle se sentait à son aise. Le plus dingue, c’est qu’elle ne s’est jamais plainte. Elle était toujours prête pour la prise suivante. 

 

Fantasticmovies:Avez-vous une anecdote à propos du tournage à raconter ?

 

Rickey Bird Jr.: Si vous regardez attentivement, vous pouvez nous voir pousser la voiture sur un plan. Nous attendions que le soleil se couche pour commencer à tourner afin de filmer la voiture sur la route au crépuscule. La voiture n’a pas voulu démarrer, donc nous avons dû la pousser. Elle était  énorme et lourde. La pousser, le jour suivant au sommet d’une cote, n’a pas été un jeu d’enfant.

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget.

 

Rickey Bird Jr.: Le budget était de 8000 dollars que nous avons utilisés pour les quatre jours de tournage,le plateau,réparer la voiture,acheter une tronçonneuse et en jeter deux versions,commander un trailer,etc.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du faux sang?

 

Rickey Bird Jr.: Vous devez poser la question à Nick Reisinger à ce propos. Tout ce que je sais c’est qu’il nous fallait le bon sang pour le tournage.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Rickey Bird Jr.: Nous avons signé un accord avec la société FRI et nous préparons un long métrage de Naked Zombie Girl. J’écris aussi un script avec mon ami et auteur Nick Belardes, ça sera un film de démons très effrayant.

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Rickey Bird Jr.: Merci pour l’intéret que tu portes à notre film. Je voulais encore remercier l’équipe d’ Hectic Films pour leur énorme travail. Nous travaillons sur un comic de Naked Zombie Girl qui plaira certainement aux fans de Grind house. Voici le lien pour plus d’infos sur le film et le comic: Facebook.com/nzgmovie

 

 

 

 

 

07/08/2014

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE): CRITIQUE/INTERVIEW DU REALISATEUR/LE COURT

LIKE A DOLL (COMME UNE POUPEE)

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,court métrage,court,like a doll,comme une poupée,page facebook, interview , interview de joseph catté,fantastic, horror,horreur, France, La Bataille Intime

 

 

Résumé :Une jeune fille mène un combat contre son «moi» masculin.

 

Réalisateur:Joseph Catté

 

Scénariste:Joseph Catté, Roland Topor(texte)

 

Acteur: Pauline Helly

 

Pays :France

 

Année : 2014

 

Durée: 5 min 19.

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,court métrage,court,like a doll,comme une poupée,page facebook, interview , interview de joseph catté,fantastic, horror,horreur, France, La Bataille Intime

 

 

Critique : 

Adaptation de «La Bataille Intime» de Roland Topor, Like A Doll est un voyage sanglant dans l’esprit torturé d’une jeune fille qui, face caméra nous explique comment elle est venue à bout de sa masculinité. 

Esthétiquement travaillé et singulier, le court montre que son auteur,Joseph Catté a déjà une sacrée personnalité cinématographique. Like A Doll est beau et bien joué (au vu de son budget riquiqui)! Le court bénéficie d’une superbe photographie et surtout du charisme de son actrice principale(Pauline Helly) qui, à elle seule, apporte toute la dramatisation nécessaire pour rendre l’ensemble convaincant. Grace au travail sur la lumière qui est tout simplement bluffant et au montage  maitrisé,les deux univers, le réel et le fantasmé, se croisent sans perturber l’essence narrative du court basé sur un monologue.

Comme quoi, l’hexagone est un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu’à émerger pour renouveler un cinéma frenchie qui a la caméra un berne, enlisé dans le télévisuellement correct. 

 

Bref, Like A Doll est une petite surprise trop courte mais intense à voir.Ca tombe bien, il est juste en -dessous.

 

 

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,court métrage,court,like a doll,comme une poupée,page facebook, interview , interview de joseph catté,fantastic, horror,horreur, France, La Bataille Intime

 

 

Note : 16/20

 

Le court

Like a Doll - Comme une Poupée from Joseph Catté on Vimeo.

 

 

Site Internet :

 

Page Facebook

 

 

 

Interview du réalisateur: Joseph Catté

Ciné,cinéma,infos ciné,film,infos cinéma, résumé,réalisateur,photos,scénariste,acteurs,pays année,durée,critique,note,court métrage,court,like a doll,comme une poupée,page facebook, interview , interview de joseph catté,fantastic, horror,horreur, France, La Bataille Intime

 

Fantasticmovies:Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de fantasticmovies?

 

Joseph Catté: Je m'appelle Joseph Catté et je suis un jeune réalisateur basé en région parisienne. Graphiste de formation, je travaille également dans les effets spéciaux numériques pour le cinéma et la publicité.

 

Fantasticmovies : Quel est le dernier film que vous avez vu qui vous a le plus marqué ?

 

Joseph Catté: Sans aucuns doutes La Grande Aventure Lego. Au delà de son humour génial et de sa richesse visuelle, j'ai surtout été bluffé par la qualité d'un scénario incroyablement intelligent, à plusieurs niveaux de lecture. C'est presque un film politique, qui délivre de vraies leçons de vie sans jamais être niais. A montrer à tous les enfants, juste après Le Géant de Fer et Happy Feet !

 

Fantasticmovies: Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

Joseph Catté: Si je suis sensible à tous les cinémas,  je suis surtout un grand fan de mélanges de genre. Je suis souvent gêné par la capacité qu'ont beaucoup de films à ne jamais s'aventurer au-delà de leurs codes. Par exemple, le blockbuster hollywoodien aura tendance à enchaîner les scènes d'action sans repos ni émotion sincère et le drame intimiste à s'interdire tout trait d'humour qui pourrait relâcher la tension. Je suis donc un grand admirateur de réalisateurs comme Danny Boyle (Une Vie Moins Ordinaire), Emir Kusturica (Underground) ou encore James Gunn (Super).  Leurs oeuvres mélangent l'humour, le drame, l'horreur, le fantastique, la romance et n'en sont que plus riches et surprenantes !

 

 

Fantasticmovies: Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

Joseph Catté: Il est évident que le cinéma de genre n'est absolument pas reconnu en France, ce qui  témoigne d'une énorme fermeture d'esprit et d’une frilosité dramatique de la part des financiers. On se donne bonne conscience  en produisant un Cavayé par-ci et un Gans par là mais il serait peut-être temps de réellement donner les moyens de leurs ambitions à tous les français envieux de tirer notre cinéma vers le haut. Pourtant, des films comme Largo Winch (sorti en même temps que Quantum of Solace) prouvent que nous pouvons largement faire le poids face aux américains, qui nous ont semés depuis longtemps sur le plan culturel. En laissant tous nos talents partir là bas, le cinéma français risque bien de devenir une terre désertée où ne se bousculeront plus que les films de Louis Garrel et de Frank Dubosc...

 

Pour ce qui est du cinéma américain, le genre semble reconnu et respecté depuis toujours. On y trouve donc absolument de tout et il est difficile d'émettre un jugement général quand on voit se côtoyer Twilight, Hostel, Avengers, Stoker et The Grey. Chacun peut y trouver son bonheur. J'ai juste le sentiment que les films ont de plus en plus de mal à combiner transgression et ambition, comme le faisaient Friedkin ou Verhoeven, mais c'est une tendance qui ne devrait pas tarder à revenir.

 

 

Fantasticmovies: Comment est né le projet?

 

Joseph Catté: Initialement, je cherchais à travailler avec la comédienne Pauline Helly, sans avoir de projet spécifique en tête. Elle m'a alors proposé quelques textes qui lui plaisaient particulièrement, dont la pièce 'Bataille Intime' de Roland Topor qui a attiré mon attention. J'y ai vu une bonne occasion de m'essayer au genre horrifique.

 

Fantasticmovies : Like A Doll est vraiment beau à regarder et le travail du son est vraiment bien. Fut-ce beaucoup de travail en post-production?

 

Joseph Catté: Merci ! C'était en effet beaucoup de travail, principalement car j'ai dû effectuer seul toutes les étapes de post-production (montage, étalonnage, effets-spéciaux, mixage). Je ne regrette pas car, entre mes rushs bruts et le résultat final, c'est le jour et la nuit et je pense qu'il est primordial de ne pas sous-estimer ces étapes, d'y passer du temps pour avoir un rendu digne de ce nom. Cela demande de la patience.

 

Fantasticmovies : Parlez-nous des effets spéciaux.

 

Joseph Catté: Le court-métrage comporte peu d'effets-spéciaux ambitieux à part le relighting, qui s'apparente plus à de l'étalonnage. J'ai fait un peu de retouche beauté, effacé quelques objets du cadre (pour épurer la composition ou éviter des faux-raccords), intégré des gerbes de sang, de la fuméeetc. J'ai également dû faire de l'extension de décor pour permettre le travelling arrière final, qui avait été tourné en plan fixe.

 

Fantasticmovies: Quelle est votre recette du vrai «faux sang» de cinéma?

 

Joseph Catté: Il me fallait une recette peu coûteuse car j'avais besoin d'une très grande quantité de faux-sang. J'ai donc opté pour un mélange composé de 50% de soupe de tomate et de 50% de sauce tomate. J'obtenais alors la viscosité voulue mais la couleur tirait d'avantage vers le orange vif que vers le rouge sombre. Heureusement, ma formation en effets-spéciaux m'a permis de modifier cette couleur à posteriori afin d'obtenir la teinte adéquate. Mais cette recette est déconseillée à toute personne ne souhaitant pas passer du temps en retouche...

 

Fantasticmovies: Avez-vous une anecdote à raconter à propos du tournage?

 

Joseph Catté: Ce que je peux simplement vous dire, c'est qu'il est plus confortable d'être réalisateur qu'acteur sur ce genre de tournage. Rester allongée des heures dans de la sauce tomate puante et glacée au milieu de la nuit, dans un hôtel désaffecté sans eau chaude pour se laver, n'est certainement pas l'expérience la plus confortable vécue par ma comédienne. D'où l'intérêt de travailler avec des gens motivés et sympathiques.

 

 

Fantasticmovies: Fut-il facile de trouver une équipe motivée pour le film?

 

Joseph Catté: L'équipe était extrêmement réduite sur le plateau. Lors des deux premiers jours de tournage, j'étais seul avec la comédienne. Les deux jours suivants, nous étions quatre. Il ne fut donc pas difficile de trouver une équipe étant donnée qu'elle n'était composée que de deux amis, que j'avais spécialement sollicités pour leur engouement !

 

Fantasticmovies: Parlez-nous du budget de Like A Doll

 

Joseph Catté: Au total, je n'ai pas dépensé plus de 350 euros. Tout le monde était bénévole sur le film et la majorité du matériel m'appartenait ou m'a été prêté par des amis. J'ai dépensé environ 250 euros en costumes et accessoires ainsi que 100 euros en essence et nourriture.

 

Fantasticmovies: Des projets futurs?

 

Joseph Catté: J'ai quelques nouveaux projets de courts-métrages et de clips, que je vais chercher à financer dans des boîtes de productions. Rien de réellement officiel pour l'instant mais cela ne devrait pas tarder !

 

Fantasticmovies: Un mot pour la fin?

 

Joseph Catté: Merci à vous pour cette interview et merci aux lecteurs pour avoir eu le courage de me lire jusqu'à la fin ! Si mon travail vous a plu, n'hésitez pas à jeter un oeil au reste de mes réalisations sur ma chaîne Vimeo : vimeo.com/josephcatte