30/07/2012

SUTURES

SUTURES

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Résumé :

La vie d’un groupe d’amis de longue date prend un détour mortel lorsque leur chemin croise celui d’Alexander Tatum, un chirurgien militaire. C’est un chasseur, traquant ses victimes avec le plus grand soin. Très vite, ces jeunes se rendent compte qu’Alexander n’est que le début des ennuis. Ils se retrouvent empêtrés dans une lutte pour leur survie face à un homme d’affaire sociopathe et son équipe démoniaque. Ces monstres ne reculeront devant rien pour continuer leur trafic d’organes…

 

 

Réalisateurs:Tammi Sutton

 

Scénaristes:Brian Moon , Carlos Lauchu,Jacqueline A. Kelly

 

Acteurs :Andrew Prine, Jason London, Carlos Lauchu, Allison Lange, B.J. Britt, Azie Tesfai

 

 

Pays :Etats-Unis

 

 

Année :2009

 

 

Durée:77 min.

 

 

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Critique :

 

Au delà d’une mise en scène à l’esthétique sobre mais efficace. Rien de bien folichon à se mettre sous la dent concernant ce Sutures, dont le titre et la jaquette évoquent les standards du torture porn movie. En effets , après visionnage, on ne peut que constater le conformisme de l’entreprise. Ne sortant aucunement des sentiers battus, la réalisatrice Tammis Sutton, nous offre un spectacle fade et sans surprises. L’histoire du sempiternel groupe de jeunes, parti en vacances dans un lieu isolé pas si tranquille que ça. C’est bon, on a déjà donné!

Lorgnant sans vergogne sur le Hostel d’Elie Roth, le scripte en reproduit la narration et le style en oubliant d’y incorporer du rythme, de la hargne et de l’audace. Servi par des acteurs peu convaincants, seul sort son épingle du jeu, Andrew Prine qui joue le grand méchant de l’histoire, le Dr. Hopkins, un dérangé du bulbe qui a pour sympathiques petits hobbys :la séquestration, la torture et la vente illicite d’organes.  

Retenons pour les amateurs de bidoche certains effets gores bien redus mais passons le twist final qui n’a aucuns sens. Une vraie cerise pourrie sur un gateau de supermarché. 

Bref , Sutures est à ranger dans la catégorie: «je copie et je fais moins bien mais je le fais quand-même parce-que ça marche». 

 

 

 

 

 Note : 10/20

 

 

 

Bande Annonce :

 

 

 

 

 

Editeur:Emylia

 

DVD:Image: 1.85/ Langue: Français, Anglais/Sous-titres:Français/Son: Dolby Digital,Dts 5.1/Bonus: Making-of

 

 

 

20/07/2012

DANS L'OMBRE: LE COURT+INTERVIEW DU REALISATEUR

DANS L’OMBRE

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Résumé:

Une ombre raconte sa vie avec son "Portant", ce double de chair et de sang, qu'elle décide un jour d'éliminer...

 

Réalisateur:Fabrice Mathieu

 

Scénariste:Fabrice Mathieu

 

Narrateur:Roger Candy

 

Pays:France

 

Année:2011

 

Durée: 7min.50

 

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Le court:

Fabrice Mathieu nous propose un exercice de style bluffant et franchement efficace. Ayant monté les plans de pas moins de 50 films pour raconter son histoire d’une ombre qui va éliminer son «portant».Dans L’Ombre est un Travail d’autant plus réussi, qu’il est en parfaite adéquation avec le récit  brillamment écrit, compté par la voix grave et suave de Roger Candy.

Bref une belle réussite que le réalisateur présente comme le préquel d’un futur long métrage.  

 

Note: 18/20

 

Dans L’Ombre:


 


 

Interview du réalisateur:

 

Quel est le dernier film que vous avez vu et qui vous a le plus marqué?

Fabrice Mathieu :C'est difficile de ne penser qu'à un seul film... Récemment,
Buried et Shutter Island m'ont beaucoup impressionné, à plusieurs niveaux. Si on remonte un peu le temps, 28 Semaines Plus Tard et Bug sont également des films très surprenants et marquants ! Tous ces films ont continué à m'habiter après les avoir vu. Et je n'avais qu'une envie, les revoir, les partager, ou les redécouvrir avec un autre point de vue. Ce cinéma m'attire beaucoup.
Dans des registres différents, d'autres films me viennent à l'esprit comme :
Agora, A Bitter Sweet Life, et côté animation, Mary & Max, Ghost In The Shell 2: Innocence ou encore Le Géant De Fer.


Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

F.B.:Au cinéma, les films et les réalisateurs que je préfère sont ceux qui m'emportent dans leurs univers. Je pense à Jacques Tati, Terry Gilliam, Spike Jonze, Tim Burton, Jeunet & Caro, Jim Henson, Alfred Hitchcock, Guillermo del Toro, Mamoru Oshii, Pixar avec John Lasseter et Brad Bird, et bien d'autres… dans des styles et des genres différents.
J'essaie de travailler dans cette direction. Ce qui m'intéresse, c'est parler de sujets qui nous concernent, tout en puisant dans ce qui nous entoure, et ceci de manière décalée et imaginaire… C'est ce que j'ai tenté de faire avec
Dans L'Ombre !


Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

F.B.:Aujourd'hui, je pense que le style peut parfois faire de l'ombre au genre. Trop d'effets "clippés" par exemple, ne rendent pas forcément service à l'histoire : c'est elle qui est primordiale et il faut essayer de la raconter le mieux possible, tout en utilisant les nouvelles possibilités offertes par la 3D et le relief. La technique doit être au service de la narration et des émotions du spectateur. Aujourd'hui, dans les films, tous les rêves sont réalisables. Le cinéma de genre actuel ne s'en porte donc que mieux et s'enrichit par l'arrivée de nouveaux codes. L'inspiration n'a plus, maintenant, qu'à être au rendez-vous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/07/2012

LES FANTASTIQUES AVENTURES D'ATHANASE:LE COURT+INTERVIEW DES REALISATEURS

LES FANTASTIQUES AVENTURES D’ATHANASE 

 

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Résumé :

 

Athanase est un trentenaire bedonnant et paresseux, vivant seul dans son appartement bordélique. Après une recherche désespérée de nourriture, sans résultat, il décide de se faire livrer à domicile. Il fait appel par mégarde, à une compagnie de fast food de la constellation d'Orion...

 

 

Réalisateurs:Victor Druillet, Norman Bosse-Platière

 

Scénaristes:Victor Druillet, Norman Bosse-Platière

 

Acteurs :Fabrice Trojani, Amandine Cailleau, Romain Redler

 

 

Pays : FRANCE

 

 

Année :2011

 

 

Durée:11 min.56

 

 

 

 

 

LE COURT

 

Huis Clos mêlant SF, humour, dérision et malle bouffe, Les Fantastiques Aventures D’Athanase est une réelle bonne surprise. Victor Druillet et Norman Bosse-Platière, les deux réalisateurs rendent un gentil hommages aux bandes de cinoche de genre des années 80-90. Filmée et montée intelligemment et avec professionnalisme l’histoire d’Anasthase aux prises avec un petit Alien belliqueux dans son appartement de célibataire glandeur est un gros clin d’oeil complice aux fan de films fantastiques. 

 

 

 Note : 15/20

 

 

 

Les Fantastiques Aventures D’Athanase :

 

 

 

 

 

Interview des deux réalisateurs:

 

Quel est le dernier film que vous avez vu et qui vous a le plus marqué?

Victor Druillet: Question difficile, je dirais Paul de Pegg et Frost car c'est tout à fait le genre de film que j'aurais aimé faire. Drôle, SF et geek. Il se permet en plus un peu de rentre dedans anti-créationnistes et ça fait toujours du bien. Après, le terme "marqué" est très fort et là, je cherche et je remonte beaucoup plus loin avec des films d'un autre genre comme Pusher ou There Will Be Blood.

Norman Bosse-Platière:Le dernier film que j'ai vu et qui ne m'a pas laissé indemne, c'est Le Couvent de Mike Mendez. Je l'ai vu tout à fait par hasard et ce fut une sacrée surprise à prendre au treizième degré. Sinon, j'ai vu Antichrist il n'y pas longtemps, et là on peut dire qu'il ma marqué...

 

Quelles sont vos influences en tant que cinéaste?

 

V.D. :Mes influences fantastiques proviennent majoritairement des films fantastiques/sf/horreur des 80's en vrac : Evil Dead, Nightbreed (j'adore malgré tous ses défauts),Society, Gremlins, Re-animator, Bad Taste etc. Mes premiers émois cinématographiques étaient par contre liés à Ray Harryhausen (Simbad et Jason Et Les Argonautes) et au film Jack Le Tueur De Géants (1962), j'ai du le voir 50 fois. 

A côté de ça, j'ai toujours adoré l'humour et la comédie. Que ce soit à la Française (Le Père Noel Est Une Ordure, Coluche, Desproges, les Inconnus, les Nuls) ou à l’ anglo-saxonne (Les Monty Python, les films de Zucker, les Simpson,South Park et tout ce que font Trey Parker et Matt Stone).

N.B.:Mes influences concernant Athanase proviennent beaucoup, comme Victor, des films d'horreurs des année 80, 90. Je rajouterai Braindead à la liste de Victor qui est absolument incroyable niveau rythme. On a essayé aussi de beaucoup s'enrichir des musiques de l'époque, du Synthé de Carpenter, en passant par les œuvres de Goldsmith jusqu'à Poledouris. Sinon, les deux réalisateurs qui m'ont le plus abreuvés dans le fantastique, je dirais que ce sont David Cronenberg et Terry Gilliam.

Que pensez-vous du cinéma de genre actuel?

 

V.D.:J'ai beaucoup de retard sur le cinéma de genre actuel ! C'est très divisé géographiquement. Pour la France, j'ai suivi un peu en diagonal. J'ai vu des choses intéressantes (le film dont je n'ai plus le titre en tête qui se passe dans une cellule de prison (Maléfique ndlr)) mais ça semble être toujours aussi compliqué de monter un film de genre dans notre hexagone. Notre culture considère l'horreur/sf/fantasy comme une sous culture. A côté de ça, en France, je trouve que l'on est trop premier degré. Quand on sort un film, j'ai l'impression qu'on veut absolument faire très peur, voire qu'on aborde le truc de manière un peu intello. Je préfère largement un Freddy vs Jason à un A L'Intérieur (ce qui ne veut pas dire que c’ est un mauvais film). 

Les Espagnols ont l'air d'être en forme. De temps à autres je regarde aussi des films nippons débiles genre The Machine Girl ou Tokyo Gore Police. J'adore, mais je ne sais pas si c'est représentatif. Je suis passé à côté de la folie Marvel et des supers héros aux States à part les derniers Batman dont l'approche très terre à terre me convient beaucoup moins que la magie d'un Burton (même d'un point de vue psychologique, Batman est finalement beaucoup plus barré dans les Burton que dans les Nolan). 

Désolé si je passe un peu à côté de la question, Dernièrement, quand j'ai le temps de regarder un film de genre, je comble mes lacunes 70's, 80's et 90's avant de suivre ce qu'il se passe aujourd'hui. J'adore le latex et les effets en dur.

N.B.:Je suis un peu comme Victor, je suis un nostalgique du latex (rien de sexuel encore). Je suis un peu largué concernant le cinéma de genre actuel mais j'ai quand même l'impression d'être rarement surpris. Si j'ai vu Moon il n'y a pas si longtemps, j'ai trouvé ça bien dans l'ensemble mais j'ai pas été totalement pris par le film. Alors je sais pas si ça vient de moi mais parfois j'ai l'impression qu'il manque une âme. C'est très dur d’insuffler une âme dans une œuvre, et j'ai peut-être l'impression qu'on y arrive un peu moins bien actuellement et que l'image de synthèse y est parfois pour quelque chose. On a perdu je pense, l'art de "ne pas tout montrer", si bien exploité dans Alien de Ridley Scott par exemple. Mais je suis plutôt optimiste, viendra le temps ou on ne fera plus de la 3D au service de la 3D mais au service du film.