29/06/2008

The Cottage

The cottage

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Cela fait maintenant quelque temps que l’Angleterre renaît de ses cendres d’un point de vue cinématographique de genre via des œuvres tant hilarantes qu’effrayantes que sont Shawn Of The Dead, Creep, Hot Fuzz, The Descent, et j’en passe.The Cottage, dernier né de cette mouvance made in U K n’a pas à rougir face à ses « cultes » aînés. Le réalisateur Paul Andrew Williams, drôle et sympathique, a mis le feu dans la salle avant la projection de son film au BIFFF 2008 ce qui laissait à présager que The Cottage soit aussi déjanté que lui. Ce fut le cas.Le film narre l’histoire de trois apprentis gangsters, David ( Andy Serkis) Peter ( Reece Shearsmith) et Andrew ( Steve O’Donnel),  ayant kidnappé Tracey (Jennifer Ellison) la fille d’un mafieux local. Ceux-ci la séquestrent dans une ferme située non loin d’un village qui cache un lourd secret.

 

 

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Mêlant humour, slasher et film de monstre, The Cottage est un cocktail détonant.Les acteurs jouent formidablement juste, mention spéciale à Andy Serkis (Gollum du Seigneur des Anneaux), qui doit gardé son sang froid face aux gaffes à répétition de son frère complice de l’enlèvement.

 

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 The Cottage est une comédie toute en nuances et fine dans la présentation des personnages. Les dialogues sont croustillants et les gags sont horripilants sans tomber dans le piège du lourd dingue à la Scary Movie.

Le réalisateur s’amuse à jouer avec les codes du cinéma de genre. La musique est parfois en décalage par rapport à l’action qu’elle accompagne, les moments de trouille arrivent quand on ne les attend pas (ou presque), les scènes gores le sont vraiment et font mal (assez surprenant, quand on sait que l’on visionne une comédie) grâce à des maquillages et effets sacrément bien réussis et les personnages haut en couleurs sont eux aussi en décalage par rapport à ce qu’ils représentent. Les gangsters sensés être des durs à cuirs sont , en fait, des poules mouillées gaffeuses et la jeune et jolie jeune fille blonde kidnappée s’avère être en fait une caractérielle qui n’a pas peur de donner des coups de boule et qui prends le dessus face à ses kidnappeurs.


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Là où Williams ne joue pas à parodier le genre, c’est dans le traitement du personnage du tueur. Il s’en est d’ailleurs expliqué au BIFFF en avançant l’argument que le fermier psychopathe a été vu maintes fois au cinéma et fonctionne toujours. Alors pourquoi réinventer ce genre de personnage ? The Cottage est donc un film à voir absolument en espérant qu’il soit distribué en salle chez nous. 

Killg

Cote: 20/20

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 Bande annonce: http://0-a.mymovies.net/player/default.asp?TRID=3465&...